CAFE
heures 58, — le 1 mai, onze lieures 57, — le là, onze heures 56 minutes 9 secondes, — le 28, onze heures 57, — le 4 juin, onze heures 58, — le t4, midi juste, — le 28, midi 3 minutes, — le lO juillet, midi 5, — le 19, midi 6, — le 28, midi 6 minutes 15 secondes. — le 2 août, midi 6, — le II, midi 5, — le 21, midi 3, — le l septembre, midi juste, — le 7, onze heures 58, — le 13, onze heures 5G, — le 18, onze heures 54, — le 24, onze heures 52, — le 30, onze heures ôO, — le 6 octobre, onze heures 48, — le 14, onze heures 46, — 16 27, onze heures 44, — le 3 novembre, onze heures 43 minutes 41 secondes, — le 10, onze heures 44,
— le 21, onze heures 4G, — le 21, onze heures 48,
— le 3 décembre, onze heures 50, — le 8, onze heures 52, — le 12, onze heures 54, — le 16, onze heures 56, — le 20, onze heures 58, — le 24, midi juste, — le 20, midi 3 minutes.
Maintenant que les chemins de fer sillonnent la terre et que leurs horloges, dans un pays, marquent toutes la même heure, celle de Paris, par exemple, en France, nous conseillons de s'en servir pour établir le gnomon. On prendra, à la gare la plus voisine, l'heure de Paris avec une bonne montre, on se procurera la longitude du lieu où l'on veut établir le gnomon, on calculera, à raison de 4 minutes pour un degré et de 4 secondes pour une minute, la différence d'heure entre Paris et le lieu en question, et on ajoutera cette différence à l'heure de la gare si on se trouve à l'est de Paris, on l'en retranchera si on est à l'ouest. Avec la montre, un des jours que nous venons d'indiquer à l'alinéa précédent, et à l'heure que doit marquer la montre à midi du soleil, on tracera la ligne d'ombre d'une tige verticale et le gnomon sera établi.
On peut encore placer au sommet de la tige une plaque métallique percée d'une fente, à condition que cette fente soit bien dans l'axe de la tige. Le rayon de soleil qui passe par la fente se distinguera bien mieux sur le sol au mineu de 1 ombre de la plaque que l'ombre de la tige qui a toujours une certaine épaisseur et apporte de l'indécision dans l'évaluation de l'heure.
Mais on n'a ainsi qu'un cadran solaire qui marque midi seulement. Il est vrai que l'usage des montres et des horloges est aujourd'hui si répandu que c'est là le seul cadran solaire nécessaire et vraiment utile en ce sons qu'il suffit, pour régler les horloges d'un lieu, de venir le consulter un des jours indiqués plus haut, et de voir si les horloges ou une montre marquent bien l'heure dite au moment où le gnomon marque le midi du soleil.
En établissant, en face de la direction de la fente dont nous avons parlé, sur la ligne de midi, un petit canon, et en plaçant au-dessus de la lumière du canon une lentille biconvexe ayant son foyer à cette lumière où on laissera quelques grains de poudre après avoir chargé le canon, on aura le nec plus ultra du genre.
Si l'on veut avoir un cadran qui donne toutes les heures de la journée au lieu de donner seulement midi, il faudrait clsoisir entre les différents cadrans perfectionnés, mais qui demandent des connaissances scientifiques supérieures au niveau de l'enseignement primaire. Nous nous bornerons à indiquer la construction du Cadran t':quatorial.
On disposera une tige rigide parallèlement à l'axe de la terre: Pour cela, il suffira d'avoir la direction du méridien sur iin plan horizontal donnée par l'ombre du gnomon à midi, et d'incliner la tige en question sur cette direction, du cùté du nord, d'un angle égal à, la latitude du lieu où l'on est, soit 48 degrés ôO minutes pour Paris. On fixera, en un point de cette tige, une plaque de métal bien dressée, perpendiculairement :'i la direction de cette tige et le cadran équatorial sera tout prêt à être gradué. Comme on le voit, l'établissement préalable d'un gnomon est toujours indiqué.
Le long de l'ombre de lu tige sur la plaque, au moment où l'ombre du gnomon annoncera midi, on tracera une ligne avec un pinceau imprégné de couleur ou partout autre moyen, et on aura, sur le cadran équatorial, la ligne de midi. La distance qui sépare la tige du cadran équatorial de l'axe autour duquel la terre tourne sur elle-même en 24 heures doit être comptée pour rien relativement à la distance qui nous sépare du soleil, et la distance entre la plaque perpendiculaire à cette tige et l'équateur terrestre auquel la plaque est parallèle, pour rien encore, en sorte que, pour cette opération, notre tige sera l'axe, et notre plaque, l'équateur terrestre, ce qui a valu à l'instrument ainsi disposé le nom de cadran équatorial. Dès lors, de même que l'équateur de la terre tourne régulièrement de 360 degrés en 24 heures ou de 15 degrés par heure, notre plaque va tourner de la même manière. Si donc on trace, de 15 en 15 degrés à partir de la ligne de midi, d'autres lignes partant du point de rencontre de la plaque et de la tige, le cadran équatorial sera gradué d'heure en heure. Cette graduation doit être exécutée sur les deux faces de la plaque, car, dans nos climats, du 21 mars au 22 septembre, le soleil éclairera la plaque par-dessus, et du 22 septembre au 21 mars suivant, la plaque sera éclairée par-dessous.
^ [Joseph 'V^inot.]
CAFE. — Hygiène, XII. — Le café est la graino du caféier, grand arbrisseau de la famille de? Ruhiacées *. Il y a plusieurs espèces de caféiers mais une seule produit les graines dont l'usage s'est répandu dans tout le monde civilisé, c'est le caféier d'Arabie (Co/fea arabica de Linné). Il peut atteindre de G à 7 mètres, mais dans les cultures on ne lui laisse pas prendre ces proportions qui rendraient difficile la récolte. Les feuilles sont opposées, persistantes, d'un beau vert. Les fleurs, disposées par bouquets aux aisselles des feuilles, ressemblent en petit à celles du jasmin ; elles sont blanches et répandent une odeur agréable. La floraison dure presque toute l'année, de sorte que l'on trouve sur le môme arbre des rameaux fleui'is et d'autres charges de fruits à tous degrés de maturité. *
Le fruit est une baie semblable à une petite cerise ; verte d'abord, elle devient jaune, puis rouge, et enfin brune à l'époque de sa complète maturité. Le noyau est divisé en deux loges tapissées d'une membrane coriace qui renferment chacune une graine bombée du côté externe, aplatie et marquée d'une rainure du côté interne.
On croit que ce caféier, originaire de la haute Ethiopie, fut transporté en Arabie vers le xv* siècle. Le calé le plus estime est celui qui croît aux environs de Moka, sur la côte de la mer Rouge.
L'usage du café se répandit assez rapidement en Orient : on le connaissait à Constantinople en I5.')U. En France, Louis XIV fut le premier à en boire.
Les Hollandais firent planter le caféier dans leurs colonies dès 1690. En 1714 le capitaine Desclieux fut chargé de l'introduire à la Martinique. Il n'avait que trois jeunes plants. Deux moururent pendant la longue traversée, et le troisième ne fut sauvé que grâce au dévouement du capitaine qui partagea sa ration d'eau avec la plante pour mener à bonne fin sa mission.
Le café a été sérieusement étudié, depuis quelques années, au point de vue de l'hj^giène. Et on est revenu de beaucoup d'exagérations pour ou contre l'usage du café.
On a cru, il y a quelque temps, découvrir dans le café la propriété de retarder l'usure du corps, de sorte que, par son usage, on pouvait accomplir un surcroît de travail : ce n'était plus une boisson, mais un aliment de premier ordre. IMalheureusement il n'en est pas ainsi; le café est un excitant
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et dire que, sous soa influence, l'homme fournit une tâche extraordinaire, équivaut à. dire que le fouet et l'éperon peuvent remplacer une partie de la ration de foin et d'avoine pour le cheval de travail. ,- - . x
Les substances assimilables que le café cède à l'eau ne jouissent, comme aliment, d'aucune vertu spéciale, mais elles constituent 20 «/q de son poids et l'une d'elles, la caféine, est fortement azotée, de sorte quune tasse ordinaire de café noir équivaut, comme aliment, à 4 ou .i grammes de pain. Xotons d'ailleurs que, dans cette proportion, le café est un peu plus nourrissant que le bouillon.
L'importance du café, comme aliment, étant ainsi réduite à sa véritable valeur, nous n'avons à le considérer que comme boisson excitante.
Pour nous rendre compte de son effet, étudionsle sur une personne qui n'en a jamais pris ou qui n'en fait usage qu'à de longs intervalles. Peu de temps après son ingestion on constate une activité plus grande de la circulation avec augmentation de chaleur. Le sujet en expérience accuse une sensation de bien-être, d'allégement. Bientôt lo cerv(.'au ressent une excitation exhilarante : les pensées se pressent, on parle plus volontiers, on écrit plus aisément. Les impressions n'augmentent pas d'acuité ou de délicatesse, mais on est plus disposé à l'épanchement, la mémoire est vive, l'imagination en éveil, — conséquence inévitable, le jugement est moins sûr. Lne dose assez faible suftit pour obtenir tous ces résultats accompagnés d'insomnie ; une dose plus forte amènerait un véritable accès de fièvre.
Pour le café la tolérance de notre organisme s'établit assez vite, et de plus l'habitude n'entraîne que lentement la nécessité d'augmenter les doses, comme pour la plupart des excitants. D'ailleurs l'excès n'est jamais accompagné de ces circonstances plus ou moins dangereuses ou ignobles qui résultent des excès d'opium, d'alcool, de tabac. ^ Quant à lui reconnaître le titre de « boisson intellectuelle » que ses partisans ont réclamé pour lui, nous ne saurions avoir cette complaisance. Le café délie la langue ou la plume, soit; mais les sots ne sont alors que plus ennuyeux. Le café n'augmente pas la puissance de notre esprit. S'il avive en apparence quelques-unes de nos faculté-' mentales, c'est par l'effet d'une excitation passagère, et alors même le jugement et le raisonnement se trouvent dominés par l'imagination.
Sous ces réserves, il faut convenir que le café possède des propriétés précieuses. Son infusion est tonique, légèrement fébrifuge, très utile, par conséquent, dans les contrées marécageuses. L'usage de l'eau bouillante pour sa préparation constitue encore un avantage dans les mêmes régions, puisqu'elle se trouve ainsi assainie. Tous les chefs de corps de nos armées ont constaté, en Algérie surtout, l'heureux effet de la ration de café donnée aux soldats. On a reconnu aussi que la distribution régulière de café diminuait considérablement la consommation de petits verres. C'est là un résultat instinctif que l'on obtiendra partout dès que l'on substituera un excitant relativement inoffensif ù. ceux qui sont devenus des fléaux de l'humanité. Sauf à chercher plus tard, s'il le faut, des remèdes contre l'abus du café, souhaitons, pour le présent, que son usage se généralise et s'impose pour supplanter l'alcool : à une condition toutefois c'est qu'on n'étende pas cette indulgence aux établissements où se débite l'infusion de café. Un lieu où l'on va « tuer le temps » loin de la famille ne sera jamais sans dangers. [D" Saffray].
CAISSE D'EPAllG?ÎE. — Arithmétique, XLVI (c. s.) — L'historique de cet établissement de prévoyance a été fait dans la I" Partie de ce Dictionnaire h l'article E/'Urgne {Caisse d'). Un autre articley a été consacré aux Caisses d'épargne scotaires .
1. La Caisse d'épargne reçoit , tous les dimanches, les dépôts qui lui sont confiés ; chaque déposant ne peut déposer moins de 1 fr. ni plus de :500 francs. Ces dépôts commencent à porter intérêt à partir du dimanche suivant ; le taux de l'intérêt a été fixé à 4 p. 100 par la loi du 7 mai 1853: mais la Caisse retient 1/2 p. 100 pour frais d'administration. Dans le calcul des intérêts, l'année est comptée pour .S2 semaines exactement.
Si, par exemple, on veut savoir ce que rapportera une somme de 85 fr. au bout de 40 semaines à partir du dépôt, on aura à calculer l'intérêt de 8i fr. à 'i 1/2 pour 100 pendant ."iO semaines. En appelante cet intérêt, on aura (V. Intérêts)'.
On voit que pour obtenir l'intérêt d'un dépôt, il faut multiplier la somme déposée par 0,035 et par le nombre de semaines moins une, et diviser le produit par 52.
2. La Caisse d'épargne inscrit au compte du déposant, au moment même du dépôt, les intérêts que produirait la somme versée, depuis le dimanche qui suit le dépôt jusqu'au dernier dimanche de l'année ; c'est ce que, dans la comptabilité de l'établissement, on appelle les intérêts anticipés. Lorsqu'un déposant retire une somme déposée, les intérêts de cette somme cessent de courir le jour même de la demande de remboursement. Les intérêts que cette somme aurait produits jusqu'au dernier dimanche de l'année forment ce que l'on appelle les intérêts rétrogrades. Quand un déposant retire ses fonds, on fait son compte en retranchant les intérêts rétrogrades des intérêts anticipés.
Supposons qu'une personne ait déposé 180 fr. à la Caisse d'épargne 13 semaines après le commencement de l'année, et qu'elle la retire 35 semaines plus tard. Les intérêts anticipés devront être calculés pour 52 — 14 ou 38 semaines, ce qui donnera
180fr. 0,035. 38
ou ^f^60.
Les intérêts rétrogrades devront être calculés pour 52 — 48 ou 4 semaines, ce qui donnera
ou Ûf^iS.
Les intérêts à ajouter au capital seront donc 4'',60 — 0f%48 ou 4",12. Ainsi le déposant touchera 180"^ =4'S12, c'est-à-dire 184",12.
Ce résultat est, en effet, celui qu'on obtient quand on calcule l'intérêt de 180 fr. à 3 1/2 p. 100 pendant 35 — 1 ou 34 semaines.
3. Aucun versement nouveau ne peut être admis (loi du 30 juin 1851) lorsque le compte du déposant a atteint la somme de 1000 fr. Si par suite du règlement d'intérêts qui se fait à la fin de chaque année, son compte \'ient à dépasser cette somme, et s'il laisse passer trois mois sans de mander de remboursement, la Caisse lui achète d'office tO fr. de rentes. Les intérêts continuent à courir jusqu'au moment de l'achat de cette rente : mais les centimes qui accompagnent la somme en francs ne portent aucun intérêt.
Si, par exemple, par suite du règlement annuel des intérêts, le compte du déposant s'élève à 1 008^,75, les 1 OOS'"' continueront à porter intérêt pendant 3 mois, ou 13 semaines, ce qui donnera 8'',S2 à ajouter au compte, lequel s'élèvera ainsi à \i)\'i'',h'. Si. à ce moment, la rente 4 1/2 p. 100 est à 93",'J0, le prix de 10 fr. de rentes sera
î«!;><i^ ou 208'S64;
CAISSE D'EPARGNE
CAISSE D'ÉPARGNE
il restera donc au compte du déposant lOlT^ôT — :;i08",«4 c'est-à-dire 808'S93.
4. Sachant calculer les intérêts produit par un versement quelconque, on calculera facilement ceux qui seraient produits par plusieurs versements successifs.
Supposons, par exemple, qu'un ouvrier ait placé à la Caisse d'Épargne, savoir :
IQfr 7 semainej après le commencement de l'année , 8 3 — après le premier dépôt ;
5 1 — après celui-ci ;
6 2 — après ce dernier; 25 8 — après celui-ci ;
et que l'on demande les intérêts produits au bout de 40 semaines après le premier dépôt.
Les intérêts produits par ces versements auront respectivement pour valeurs
10^.0,035.39 S^.QjVi.S.SG. 5^.0,035.35. 52 ' 5-2 ' 0-2 '
6fr. 0,0:15. 33 2.5f'-.0,M5.25
■ et —
Pour faire commodément la somme de ces quantités, on peut remarquer qu'elles ont pour facteur commun 0,035 et pour dénominateur commun 52 , on fera donc la somme 10'^ 39 + 8''. 3fi -+- 5'^ 35 + &\ 33 -4- '2i>". 25 , ce qui donne 1 676 francs ; on multipliera par 0,<>35 et l'on divisera le quotient par 52 ; on obtient ainsi 1^^128 ou 1M2.
On voit que pour exécuter ce genre de calcul, il faut faire la sonuae des produits de chaque versement par le nombre de semaines moins une éeouiées depuis ce vei-semtnt jusqu'à la demande de remboursemeiit, multiplier cette somme par 0,035 et divise'' par 52.
5. Si, pendant un certain nombre de semaines on déposait cbaque dimanche une même somme, le calcul des intérêts produits se simplifierait encore.
Supposons, par exemple, que pendant 42 semaines un ouvrier dépose chaque dimanche 5 fr., et qu'il demande son remboursement 7 semaines après le dernier dépôt. Les intérêts produits par ces versements successifs auront respectivement pour valeur
52 ' IFl ' 52 '
et ainsi de suite jusqu'à
On voit que 5'',0,035 est un facteur commun, et 52 un dénominateur commun. On fera donc la
somme 4s -j- 47 + i<i + etc + <i, qui est la
somme des termes d'une progression arithmétique ayant pour premier terme G, pour difterence 1, et composée de 43 termes; cette somme est donc 1161. Multipliant par 0,035 et divisant par 52 on trouvera pour les intérêts demandés 0'',78.
On voit que lorsque la somme versée chaque semaine est constante, on obtient les intérêts produits 671 faisant la somme des nombres de semaines {diminués chacun d'une wiité) pendant lesquelles les intérêts doivent courir, multipliant cette somme par le montant du versement hebdomadaire et par 0,035, et divisant le produit par 52.
G. On pourra proposer aux élèves les problèmes suivants :
i- — On demande ce que rapporterait, à la Caisse d'épargne une somme de 75 fr. au bout de 38 semaines à partir du jour du dépôt.
Réponse : l'',8G.
IL — Une personne a placé 235 fr. à la Caisse d'épargne, et se présente pour retirer ses fonds 33 semaines après ; quelle somme recevra-telle?
Réponse : 24r%06.
III. — Un petit commerçant a placé à la Caisse d'épargne, savoir :
25tf un premier dimanche ;
30 6 semaines après;