‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 379 sur 593 · Savoir. Donnez les temps primitifs de ce verbe (1 point · texte numérisé non relu

Savoir. Donnez les temps primitifs de ce verbe (1 point

4. // est sur la paille. Remplacez cette expression par une autre équivalente (1 p.),

5. Je me lève deux lieures plus tôt. Justifiez l'orthographe de plus tôt dans cette phrase (1 point).

6. Je me lève, Je puis céder, si je possédais. Quel accent mettez-vous sur l'e qui précède la terminaison de chacun de ces verbes ? Dites- en la raison (1 p.).

7. S'aider l'un l'autre. Quelle différence y a-t-il entre l'un l'autre et l'un et l'autre ? Employez ces expressions dans deux phrases à votre choix (2 p.i

8. Qui eût brûlé. Justifiez l'emploi du mode et du temps de ce verbe (1 p.).

Rédaction, — Lettre (30 points).

Racontez à un ami qu'à la distribution des prix de votre école vous avez reçu votre récompense dos mains de votre grand-père. Émotion de ce digne vieillard ; bonheur de vos parents. Bonne résolution pour l'avenir.

(L'étendue de la lettre devra être de 25 lignes environ).

Géographie {Ib points).

1. Tracez la carte de la Flandre occidentale en y indiquant : 1° les limites; 2" la direction de deux cours d'eau et de quatre canaux ; 3° la situation des villes principales et 4° les cliemins de fer qui aboutissent au chef- lieu de la province (7 points).

2. Faites connaître, en outre, l'aspect général de cette province ainsi que ses productions naturelles et ses principales industries (4 p.).

3. Nommez les pays baignés par la mer du Nord, les capitales de ces pays, et, s'il y a lieu, les fleuves sur lesquels celles-ci sont situées (4 p.).

Calligraphie (20 points).

Écrivez, en reproduisant la phrase suivante, une ligne en gros, deux lignes en moyen, et trois lignes en fin :

« La parole est sans -ioute le plus grand avan- « tage qui ait été réser é à l'homme, mais l'écri-

« ture nous en a procuré un qui n'est guère moins « précieux, celui de transmettre aux absents « l'expression de nos sentiments divers, d'entrer « avec eux en communication de pensées, d'inté- « rôts, d'affections. »

Ajoutez l'alphabet des lettres majuscules et les chiffres.

II. — ÉPREUVES DU CONCOURS CANTONAL DU DÉPAR- TEMENT DE SEINE-ET-MARNE, 1876-1877.

Nous donnons les sujets de la )" et de la 2* catégorie.

2« catégorie {élèves de 12 à 13 ans).

1" épreuve : dictée.

Le besoin et la satisfaction. — Pourquoi l'homme travaille-t-il? Pour satisfaire ses besoins, dont le plus impérieux est de vivre. Tous les êtres animés possèdent l'instinct de la conservation, et tous emploient la plus grande partie de leurs forces et de leur temps à le satisfaire en pourvoyant à leur subsistance, depuis l'araignée qui tisse sa toile et attend le moucheron, jusqu'à l'hirondelle qui poursuit et happe l'insecte au vol, depuis la biche qui va cherchant les meilleurs pâturages de la forêt en tondant l'herbe et les jeunes pousses, jusqu'au lion qui rode et s'apprête à surprendre sa proie. L'homme ne fait pas exception à cette loi. Lui aussi, dans l'état sauvage * il guette sa proie une partie du jour, et il va cherchant les fruits et les racines de la forêt propres à le nourrir. Mais son intelligence supérieure lui apprend qu'il peut, dans certaines limites, soumettre la nature à sa volonté, et qu'il lui est plus profitable d'employer son temps à produire lui-même, ou à diriger la production des choses dont il a besoin, qu'à récolter les choses que la nature produit spontanément. Dès qu'il entre dans cette voie, la civilisation commence, et les phénomènes économiques se produisent. Or, il est bon de remarquer qu'on n'a jamais vu de tribu de sauvages, tout grossiers qu'ils étaient, qui ny fût déjà quelque peu entrée.

2' épreuve : calcul.

Un fermier a acheté 35 800 kilog. de foin pour nourrir 27 têtes de bétail pendant 168 jours d'hiver. Après 42 jours de consommation, son bétail s'accroît de trois têtes. Combien lui faudra-t-il encore acheter de foin s'il ne veut pas diminuer la ration ?

On a creusé une cave ayant ISi^SS de longueur, G^ÔO de largeur et 2'"70 de profondeur. Les déblais ont été enlevés à la brouette à raison de 0'''15 le mètre cube, et le creusage a été payé 1"'40 le mètre cube. Combien doit-on pour ce travail?

3' épreuve : histoire et géographie.

Racontez le règne de Louis XI depuis 1461 à

Tracez le réseau des chemins de fer de Seine-et- Marne en partant de Paris et indiquez les principales localités du département desservies par les lignes, en donnant quelques détails géographiques sur chacune de ces localités?

4*' épreuve : style.

N'ayons pas honte d'avouer nos fautes. — Paul, jeune écolier, a apporté en classe des hannetons qu'il a làcliés; grand tumulte parmi les élèves. L'instituteur demande que le coupable se dénonce. Paul n'ose pas le faire. Toute la classe est punie.

De retour chez lui, Paul écrit à son maître. Il se reconnaît comme l'auteur du méfait. Il dit combien

CONDIMENTS

CONDIMENTS

il s'en repent et demande qu'on lui inflige une forte punition, et qu'en même temps ses camarades soient exemptés de la punition générale dont la classe a été frappée. Il promet qu'à l'avenir il ne lui ardvera plus jamais, s'il a le malheur de commettre quelque faute, de la dissimuler.

±" catégorie : élèves de 13 ans révolus.

Style. — Narration.

Le cerisier du grand Frédéric. — Frédéric II, roi de Prusse, aimait passionnément les cerises. Aussi, bien que le climat de la Prusse se prêtât mal à cette culture, il ne négligeait rien pour faire pousser des cerisiers dans son jardin de Potsdam. Lorsque les arbres fm^^!nt en plein rapport, les moineaux fondirent sur les fruits. Colère du roi, qui leur fait faire une chasse d'extermination. Résultat contraire à ce qu'on attendait : les cerisiers ne produisirent rien l'année suivante et même plusieurs années de suite. Frédépic s'aperçoit de l'utilité des moineaux, fait cesser la chasse et se contente de placer des épouvantaiis.

A l'occasion de ce récit, on dimontrera la nécessité de protéger les oiseaux utiles.

Calcul.

I. — Une personne achète une maison. Elle paie immédiatement pour frais de contrat et autres 14'''50 0/0 da prix principal. Au bout de 3 ans 6 mois, elle paie le prix principal et ses intérêts à raison de 5 0/0 et elle se trouve ainsi avoir déboursé en tout 20 658 francs. Quel était le prix net de la maison?

II. — Le mille marin vaut une minute ou la soixantième partie d'un degré. Combien de mètres vaut- il?

III. — Déterminer : 1° le volume, 2° la valeur d'une barre de fer pesant 104'^7468'', la densité étant 7,788 et le quintal valant 78 francs?

CONDIMENTS. — Hygiène, IX. — On peut regarder comme absolument synonymes les mots condiment et assaisonnement : l'un et l'autre indiquent des substances que l'on emploie surtout pouraugmenterla sapidité des aliments. Quelquesuns n'agissent que sur l'appareil nerveux à titre de stimulant : tels sont les aromates, les essences ; d'autres, comme le sel, remplissent en outre des fonctions très importantes dans l'économie et rentrent dans la catégorie des aliments. Le sucre, l'huile, sont surtout des condiments alimentaires.

Les oondiments sont simples ou composés. Dans la première classe on distingue des condiments salins, acides, sulfureux, aromatiques, aromaticoà-eres, sucrés et gras. Les condiments composés peuvent varier à l'infini : citons seulement les anchois, le saucisson, le caviar (œufs d'esturgeon marines), la moutarde, les sauces en flacons.

Condiments salins. — Le tjT)e est le sel commun, substance qui existe naturellement dans tout notre corps et dont le sang contient une quantité notable. Il est indispensable à la santé, et l'on estime qu'un homme se livrant à des travaux manuels a besoin d'en absorber de 15 à 30 grammes par jour, pour remplacer celui qu'il perd dans le même temps. C'est le plus simple et le plus répandu des coEdiments, le seul indispensable. Il rend digestibles beaucoup d'aliments qui sans lui seraient en partie réfraci aires.

Il semble que le sel joue un rôle important dans la formation des globules du sang, car sa privation rend promptement anémique. S'il se trouve en excès dans l'économie, on en est averti par la soif et l'irritation de la gorge : il est bon alors de boire une astez grande quantité d'eau pour le diluer et en provoquer la prompte élimination.

Dans les villes on emploie le sel blanc de préfé-

2' Partie.

rence au sel gris, cependant celui-ci est plus salubre, en raison même de son impuretéi Le sel gris contient, en effet, de 2 à 7 pour 100 de sels de chaux et de magnésie, entre autres des bromures, des indurés, unis au sel pur (chlorure de sodium). Op ces substances sont très utiles, surtout lorsqu'il s'agit de prévenir ou de combattre le lymphatisme et la scrofule. L'emploi du sel gris naturel est donc bien préférable à celui du sel blanc, dont la couleur ne ^rantit point la pureté.

Condiments acides. — Les plus communément employés sont l'acide acétique, base du vinaigre, et l'acide citrique, qui domine dans le jus de citron.

Le meilleur vinaigre est celui fabriqué avec le vin; ceux de cidre et de poiré viennent ensuite; celui de bière est inférieur. Quant au vinaigre d'alcool, il est moins facilement assimilable, par cela même qu'il est trop pur; ce n'est guère qu'un acide acétique dilué. On vend souvent des vinaigres fabriqués avec de l'acide sulfurique additionné de substances sapides et odorantes ; ceux-là sont dangereux, de môme que le vinaigre impur produit par la distillation du bois.

Les condiments acides excitent la salivation, animent l'appétit, produisent une seneation de fraîcheur agréable : ils neutralisent ou masquent un commencement de décomposition des aliments et facilitent la digestion des corps gras. Cependant ils ne sont utiles qu'en petites quantités ; leur usage ordinaire, même à dose modérée, offre des inconvénients. Pour peu que la dose soit forte, ils irritent l'estomac et, une fois absorbés, causent des troubles sérieux dans la nutrition, un amaigrissement accompagné de désordres souvent très difficiles à réparer. Les jeunes filles qui contractent la malheureuse habitude de boire du vinaigre pour se faire maigrir deviennent infailliblement victimes de maladies chroniques de l'estomac.

Ce que nous disons du vinaigre s'applique au jus de citron, au verjus, et en partie à l'oseille qui est spécialement irritante.

Condiments soufrés. — Cette classe comprend un grand nombre de plantes appartenant à différentes familles (liliacées et crucifères) qui renferment des huiles essentielles piquantes, acres, très stimulantes, dans lesquelles la chimie découvre du soufre, tels sont l'ail, l'oignon, l'échalotte, la ciboule, le raifort, le cochléaria, la moutarde, le cresson.

Au point de vue des convenances, des égards que l'on doit aux personnes avec qui l'on est en rapport, l'ail, l'échalotte et les autres liliacées qui causent une fétidité de l'haleine devraient être bannis du régime des gens civilisés. La sensualité peu délicate qui les fait rechercher n'est innocente qu'à la condition de s'isoler ou de ne se trouver en contact qu'avec des gens adonnés à la même habitude.

Le raifort et la moutarde sont des agents très actifs qu'il est bon de réserver pour les cas exceptionnels, afin de profiter à l'occasion de leurs propriétés stimulantes sans être obligé de recourir à des doses assez élevées pour produire l'irritation de l'appareil digestif.

Com/imentf aromatiques. — Cette classe comprend une foule de plantes (labiées, ombellifères, lauracées, etc.) auxquelles on ne demande guère qu'un parfum agréable : tels sont le persil, le cerfeuil, la pimprenelle, le romarin, le serpolet, le thym, l'estragon, la vanille, la cannelle, le girofle, le zeste, le citron, etc.

Condiments aromatico-âcres. — Ceux-ci contiennent des huiles essentielles abondantes et des principes très énergiques qui en font à la fois des aromates et des irritants : ce sont le poivre, le piment (poivre long), la noix muscade, le gingembre, la badiane, le laurier, etc.

Co7idinients sucrés. — Ce sont le sucre, la mélasse le miel , la glucose (sucre fabriqué avec

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