‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 424 sur 593 · CS · texte numérisé non relu

CS

cens 78

OWOi 88

CHiO 32

— d'éther acétique

— d'esprit de bois

Cyanogène

HCAz 27

La recherche de la densité des gaz et des vapeurs présente beaucoup de difficultés. Il faut avoir le poids d'un volume exactement connu du gaz donné, dans des conditions connues de température et de pression; puis, en second lieu, le poids du même volume d'air, absolument dans les mêmes conditions. Le faible poids des gaz, les variations qu'il subit avec la pression et la température font, de cette expérience, l'une des plus difficiles de la physique. Elle n'a été conduite à bien que par les expérimentateurs les plus habiles.

Expériences et applications. — 1. Déterminer la densité du fer en mesurant les dimensions d'une règle de fer et en cherchant son poids par la balance; — la densité d'un minerai, par le flotteur de Nicholson.

2. Calculer le poids d'un corps dont on connaît le volume et la densité; le volume d'un solide ou d'un liquide dont on adonné la densité et le poids.

3. Calculer le poids d'un volume connu à 0" d'un gaz simple ou composé, en prenant sa densité par rapport à l'air et, en second lieu, par rapport à l'hydrogène.

Chercher quel volume doit occuper à 0° un poids donné d'un gaz. [Haraucourt.]

DE>TS. — Zoologie et Physiologie, XXXIIL — Les dents sont des produits de la peau comme les poils, de consistance osseuse, implantés dans les mâchoires et sur leurs bords de façon à constituer les arcades dentaires, et servant à la division des substances alimentaires. — Elles doivent être étu- ! diées chez l'homme : 1° en général, 2° en particulier, et ensuite chez les animaux vertébrés.

I. Des de.nts chez l'homme. — Dents en général. — Toute dent est enfoncée dans un cul-de-sac creusé sur le bord inférieur de la mâchoire su- \ périeure ou le bord supérieur de la mâchoire in- \ férieure et qu'on nomme alvéole : celui-ci est tapissé tout entière par un repli de la muqueuse ' qui a produit la dent, ainsi que nous le verrons.

Létude de la dent en général comprend celle ' de ses parties, de son développement, de sa struc- ' tare.

1° Parties d'une dent. — La région de la dent contenue dans l'alvéole se nomme racine; celle qui en émerge s'appelle couronne; et la région intermédiaire, ordinairement un peu étranglée, est le col ou collet.

La racine (ou les racines, car la dent peut en avoir de une à quatre) est creusée intérieurement d'un canal en cul-de-sac, ouvert à son extrémité par le méat deritaire, et dirigé suivant l'axe de la dent.

2° Structure des dents. — Ces organes sont formés d'un tissu mou et de tissus pierreux. Le premier est renfermé dans le canal dentaire, dans lequel il pénètre par le méat ; il est constitué par un nerf sensible, une artériole et une veinule. Les tissus durs sont au nombre de trois, ïivoire, l'émail et le cément.

h'ivoire occupe tout l'intérieur, sauf le :anal dentaire. C'est une substance blanc jaunâtre , calcaire et poreuse ; elle est en effet creusée de canalicules ramifiés, d'une ténuité extrême, qui rayonnent des parois du canal dentaire, dans lequel ils s'ouvrent, à la périphérie de la dent jusque sous les tissus extérieurs à l'ivoire. Vémail est extérieur et recouvre l'ivoire sur la couronne; c'est un corps très blanc, très dur, très cassant et très dense. Il est formé de petites fibres à section hexagonale, juxtaposées sans laisser entre elles d'intervalle, et par conséquent faisant fonction d'un tégument protecteur. Le rément recouvre la surface de la racine comme l'émaii recouvre celle de la couronne, mais son épaisseur est moindre chez l'homme. C'est des trois tissus dentaires le seul qui soit identique à la substance osseuse ; ce qui explique la possibilité du phénomène de la dent barrée, consistant en une soudure du cément et de l'os maxillaire à travers la muqueuse de l'alvéole.

Développement des dents. — Les dents se développent chez l'homme dans l'épaisseur des mâchoires et dans l'intérieur de petits sacs à parois vasculaires constituant la capsule dentaire. Dans la capsule dentaire est renfermé le bulbe, bourgeon pulpeux recevant, du dehors de la capsule, des vaisseaux nourriciers et des filets nerveux. Sur ce bulbe apparaît d'abord par petits Ilots séparés l'ivoire, qui peu à peu le coiffe complètement en le comprimant de plus en plus,' l'émail se déposera alors à la surface de l'ivoire, et ce sont les parois do la capsule qui le produisent; quand la couronne est formée, la racine apparaît, ou n'apparaît pas si les dents (ce qui arrive pour Vhomme) doivent être remplacées ultérieurement par d'au-

DENTS

DENTS

très. Dans les dents définitives, le bulbe peut disparaître complètement, ou devenir plus ou moins rudimentaire (pulpe dentaire) ; mais la cavité centrale, quoique très diminuée, persiste. D'autres fois le bulbe conserve toute sa vitalité, et alors la dent, en s'usant par son extrémité, repousse par sa base {rongeurs. Quand l'organe masticateur est formé dans l'épaisseur des mâchoires, il s'accroît de bas en haut, et n'a. pour ainsi dire, que la gencive à percer pour faire saillie au dehors, le plan osseux qui la sépare de l'extérieur étant extrêmement mince.

Dents en particulier. — On distingue, d'après leur position sur les mâchoires et leur fonction, les dents en incisives, canines, molaires. Ces dernières, chez l'homme, sont divisées en petites ou fausses molaires, et grosses ou vraies molaires.

On sait que dans l'espèce humaine les dents se renouvellent; l'enfant a d'abord vingt dents caduques qui seront remplacées par vingt-imit autres; puis à l'âge adulte quatre molaires viendront compléter l'armature buccale et portera trente-deux le nombre des organes de la mastication. Quel que soil l'âge, le nombre des incisives et des canines est le même. Les dents de la première dentition ne se distinguent des dents définitives que par l'absence de racines et leur dimension un peu moindre; en indiquant la forme de la couronne de ces dernières, nous décrirons donc en même temps celle des dents de lait.

Les incisives, au nombre de quatre en haut et de quatre en bas, sont situées à la région moyenne et antérieure de la mâchoire. Leur couronne est aplatie en avant et en arrière, convexe antérieurement, à bord taillé en biseau en arrière. Les incisives supérieures dépassent un peu en avant les inférieures, et elles n'ont qu'une racine ; ces dents coupent en agissant comme deux lames de ciseaux. — Les canines sont au nombre de deux à chaque mâchoire, une de chaque côté des quatre incisives; on nomme quelquefois celles du haut œillères . Leui*'couronne rappelle celles des précédentes; elles sont pourtant plus coniques ; elles ne sont pourvues que d'une racine ; comme les suivantes, elles servent à déchirer les substances alimentaires, et surtout la pulpe de la viande. — Les fausses molaires sont au nombre de six chez l'adulte, trois à la suite de chaque canine; nous reparlerons plus loin de leur forme ; elles ont de deux à trois racines. Enfin, les grosses molaires, au nombre de quatre à chaque maxillaire, également chez l'adulte, ont des couronnes propres à broyer, comme des meules larges et divisées en quatre tubercules ; elles peuvent avoir jusqu'à quatre racines, et servent à broyer les substances alimentaires.

C'est à l'âge de six à dix mois qu'apparaissent chez l'enfant les premières dents. Les deux incisives moyennes et inférieures se montrent les premières ; deux ou trois semaines plus tard apparaissent les deux incisives supérieures correspondantes, puis les deux autres incisives inférieures, auxquelles succèdent les dents correspondantes supérieures. C'est à un an que les canines se montrent d'abord en bas, puis en haut ; et, peu de temps après, les huit molaires (deux de chaque côté à chaque mâchoire) complètent la première dentition, constituée par des dents temporaires ou dents de lait, qui commenceront à tomber à l'âge de sept ans pour être remplacées définitivement par des organes semblables [dents permanentes ou de remplacement]. De sept à neuf ans toutes les incisives sont remplacées; la première molaire pousse à dix ans ; viennent alors les canines, puis les deuxièmes molaires et les grosses molaires. C'est de dix à onze ans que se ter aiine l'éruption des dents de remplacement, au nombre de vingt-huit. Enfin de dix-huit à vingt-cinq ans la poussée de quatre molaires (une de chaque côté et à chaque

mâchoire) , qu'on nomme dents de sagesse, termine le travail de la dentition, à moins d'anomalies, et le nombre total des organes de mastication est alors de trente-deux.

On a représenté sous une forme symbolique, appelée formule dentaire, la répartition des différentes dents sur la mâchoire. La formule dentaire de

l'homme adulte est la suivante :

ki, 1c, 4m, GM

Le

4t', 2c, \m, «jM numérateur de cette expression représente la mâchoire supérieure, le dénominateur la mâchoire inférieure, i signifiant incisives, c, canines, m, petites molaires, et M grosses molaires. En ne prenant que la moitié de chaque mâchoire, on a :

2i, le, 1m, .351

Il, le, 1m, 3M

IL Dents chez les animaux vertébrés. — Les mammifères ont pour la plupart les mâchoires armées de dents, mais quelques-uns, comme la baleine, en sont complètement dépourvus. Quand ils en possèdent, il y a lieu, comme chez l'homme, de distinguer des incisives, canines et molaires, suivant leur point d'insertion sur les maxillaires, et le plus souvent suivant leur fonction. Si les trois sortes de dents existent, on dit que la dentition est complète.

Dans la classification des mammifères, Cuvier faisait intervenir la dentition comme un caractère des plus importants. Après avoir, en effet, distingué dans cette classe deux groupes, l'un comprenant les mammifères pourvus de quatre pieds, l'autre les mammifères en ayant deux seulement (les membres antérieurs étant disposés en rames), il subdivisait le premier de ces deux groupes en onguiculés et ongulés ; mais il distinguait dans les onguiculés : 1° ceux qui possèdent les trois espèces de dents [bimanes, quadrumanes, carnassiers, marsupiaux) ; T ceux qui n'en ont que de deux sortes, des incisives et des molaires {rongews) ; 3° Ceux dont les mâchoires ne portent de dents (quand elles en portent) qu'à la place occupée par les molaires [édentés).

De Blainville a attaché la même importance à la dentition pour établir les ordres qu'il admet, ainsi que le prouve le tableau suivant :

(Quadrumanes (Singe).

1 \ Chéiroptères (Chauve- Souris).

;Onguiculés< Insectivores (Taupe).

i Rongeurs (Rat).

(carnivores (Chat).

.Proboscidiens (Eléphant).

)Jumentés (Cheval).

I Ruminants (Mouton).

'Porcins (Cochon).

Dents d'une seule

sorte Edentés (Tatou).

Le développement relatif plus ou moins grand de telle sorte de dents peut dans un certain nombre de cas éclairer le naturaliste sur le régime alimentaire de l'animal ; mais c'est surtout la conformation des molaires qui présente des variations liées à la nature végétale ou animale de la nourriture. Généralement^ si l'animal doit mordre la pulpe de végétaux durs, comme le font les lapins, ou tondre l'herbe comme le fait l'âne, les incisives sont à couronne large et plate en avant, taillée en biseau en arrière ; néanmoins, les ruminants n'ont pas pour la plupart (mouton, taureau) d'incisives supérieures.

Le grand développement do« canines caractérise le régime carnassier ; et pourtant chez le gorille, qui est un singe, ces dents ont des dimensions considérables.

Chez l'homme, omnivore, les premières dents molaires présentent une forme rappelant celle des dents correspondantes des carnassiers, c'est-à-dire

Dents de deux ou de trois sortes.

Ongulés.

DEPARTEMENTS

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que la dent est hérissée de pointes ; et ses grosses molaires ressemblent plus aux dents correspondantes des Lerbivorcs ; les couronnes sont larges et divisées par un sillon crucial, ainsi que nous l'avons dit, en quatre masses appelées tuherodes.

Chez les insectivores, les tubercules deviennent plus aigus ; et chez les vrais carnassiers, ces divisions de la couronne sont de véritables pointes placées les unes à côté des autres, et pouvant même être tranchantes comme chez les félins (lion, chat). Chez les herbivores, les molaires sont pourvues de larges couronnes, dans lesquelles l'émail peut pénétrer l'ivoire et former à la surface des crêtes transversales ou longitudinales.

Il existe des mammifères qui, bien que carnassiers, n'ont de dénis qu'à la région occupée par les molaires (les tatous, de l'ordre des édentés, qui mangent des insectes) et même d'autres ayant le même régime (fourmilier, de l'ordre des édentés/ qui n'ont aucune dent. Parmi ces derniers, nous citerons, outre le fourmilier, la baleine (de l'ordre des cétacés}, qui se nourrit de petits animaux marins, et dont les mâchoires sont absolument dépourvues d'organes de mastication. Les fanons qui pendent des mâchoires supérieures de la baleine sont des homologues des dents, bien qu'il n'existe entre ces organes et les dents aucune analogie apparente. D'autre part, un cétacé voisin de la baleine, le cachalot, n'a de dents que sur les parties latérales du maxillaire inférieur. Enfin, chez l'orniihorhynque, animal représentant le type de transition entre les mammifères et les oiseaux, la bouche est armée seulement d'un bec carré, absolument semblable à celui de ces derniers.

Les oiseaux n'ont pas de dents. Les reptiles peuvent en posséder (vipère) ou en manquer (tortue), et, quand il s'en présente, ou bien elles sont implantées dans des alvéoles comme chez les crocodiles, ou bien elles font corps avec la mâchoire comme chez les serpents. Les batraciens ont, sur les bords de leurs mâchoires, de petites aspérités plus on moins serrées et disposées en plusieurs rangées, rappelant les dents de certains poissons.

Enfin, les poissons possèdent presque tous aux deux mâchoires un nombre de dents considérable, et de formes très variées, qui peuvent également se montrer sur toutes les parties de la bouche, jusque dans le pharynx. [G. Philippon;.

DÉPARTEMENTS.— Géographie de la France, V. — Origine. — L'origine des départements, en France, remonte à l'Assemblée constituante de 1190, qui pensa « que la France ne devait pas être un tout formé par l'agrégation de diverses parties plus ou moins hétérogènes » comme les anciennes provinces, « mais devait être une, homogène, indivisible, et n'avoir de délimitations intérieures que pour ses nécessités administratives. » (Barrau, Révolution frariçaise.)

Les commissaires de l'Assemblée divisèrent le territoire français en 83 départements à peu près égaux en étendue, et le résultat de cette division uniforme fut de grouper quelquefois dans un même département des hommes difi'érents entre eux par la race et le langage, comme les Béarnais et les Basques dans le département des Basses-Pyrénées.

Les départements furent subdivisés par l'assemblée en districts, ceux-ci en cantom. Chaque ville, chaque ancienne paroisse rurale forma une commune, et plusieurs communes groupées ensemble constituaient les éléments, mais non les subdivisions, d'un canton.

Modifications survenues dans la division primitive. — Cette organisation subsiste encore aujourd'hui, avec ces deux différences toutefois : le Consulat, en 1800, a remplacé la division du départe-

ment en districts par la division en arrondissement?, généralement plus grands que les anciens districts ; et en second lieu, le nombre primitif des départements a été modifié par des annexions nouvelles, par des cessions de territoire, ou par un groupement nouveau des départements.

Les annexions comprennent :

1° Le département de Vaucluse, formé en 1791 de la principauté d Orcnge qui avait été confisquée sous Louis XIV, et d'Avignon avec le Comtat Venaissin, dont les papes cédèrent définitivement la propriété à la France au traité de Tolentino, en 17û7;

2° La principauté de Montbéliard, réunie en 1793 au département du Doubs;

3' Les départements de Savoie et de Haute- Savoie, cédés à la France en iStîO par le roi de Sardaigne ;

4° Le département des Alpes-Maritimes, formé à la même époque du comté de Xice, que venait aussi de nous céder le roi de Sardaigne, et d'une partie de l'ancien département du Var.

Les cessions comprennent des fragments de territoire cédés par la France en ISU et 1815, et VAlsace-Lorraiîie perdue en 1871.

La dernière guerre a enlevé à la France tout le département du Bas-R/ii7i ; le département du Haut-Rhin presqu'en entier, y compris la ville libre de Mulhouse, qui était devenue française en 1798 ; une partie du département des Vosges; la moitié du département de la Meurthe, et la plus grande partie de celui de la Moselle.

Les groupements nouveaux ont consisté :

1° Dans la division, en 1793, du département unique de Rhône-et- Loire, en deux départements distincts, celui du Rhône et celui de la Loire ;

2° Dans la formation du département de Tarn-et- Garonne, aux dépens des départements voisins, en 1808 ;

3° Dans la réunion des parties restées françaises des départements de la Meunhe et de la Moselle en un seul département, celui de Meurthe-et-Moselle, en 1871.

Administration et autorités diverses du département. — V. aux mots Droit a'/ministratif et Commune, pour ce qui concerne l'administration proprement dite du département et de ses subdivisions.

Sous le rapport judiciaire, chaque canton possède un Juge de paix, et chaque arrondissement un tribunal de première instance, qui siège, à peu d'exceptions près, au chef-lieu de l'arrondissement, et qui relève d'une cour d'appel comprenant dans son ressort plusieurs départements. La cour d'assises siège en général au chef-lieu du département.

Au chef-lieu réside aussi un inspecteur dacadémie, relevant du recteur, dont l'académie comprend plusieurs départements.

Le département forme généralement un diocèse, à la tête duquel se trouve un archevêque ou un évoque. Cependant plusieurs diocèses comprennent dans leur circonscription des départements difl"crents, et les départements des Bouchesdu- Rhône et de la Marne ont chacun deux sièges éoiscopaux. Celui de la Savoie en a trois.

Pour l'administration de la guerre, le département est placé sous le commandement d'un des dix-huit généraux en chef qui se partagent le territoire.

Nous donnons ci-dessous le tableau des départements, rangés par ordre alphabétique, en indiquant, pour chacun d'eux, son chef-lieu, le siège de la cour d'appel dans le ressort de laquelle il se trouve, l'académie à laquelle il appartient, le diocèse dont il fait partie (les sièges des archevêchés sont suivis de la lettre A), le chef-lieu de corps d'armée dans la région duquel il est rangé.

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CHEF-LIEL'.

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