‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 440 sur 593 · PROPORTION DE LA DETTE DANS LES BUDGETS · texte numérisé non relu

PROPORTION DE LA DETTE DANS LES BUDGETS

Pay». Budget. Dette. Proportion

Prusse 694 000 000 marcs 50 000 000 " Vî%

Grand e-B r e-

tagne 74 000 000 liv. st. 27 000 000 36 O/o

France 2 791 000 000 francs 1200 000 000 43 0/q

Italie 1 400 uOO 000 francs 700 000 OOO 50 O/j

Sauf en Prusse, où le domaine de l'État joue un très grand rôle, on voit pour quelle part la dette entre dans les dépenses publiques : 36 0/0 dans la Grande-Bretagne, 43 0/0 en France, 50 0/0 en Italie. Ici, nous sommes arrivés à la limite extrême, car quand la proportion s'élève au-dessus de ce chiffre, et nous en avons des exemples en Espagne, en Turquie, en Tîgypte, alors la suspension des paiements est inévitable, les recettes provenant de l'impôt étant à peine suffisantes pour faire marcher les services publics.

D'après ces observations, la somme nécessaire pour le service des intérêts de la dette ne devrait jamais dépasser la proportion de 35 à 40 p. 100 des recettes du budget, et, à ce taux, on sent quel efi'ort il faut faire pour le supporter.

* [Clément Juelar.l

DIAMAAT. — V. Charbon. ^

D1COTYLEDO>ES. — Botanique, XVI. — On appelle Dicotylédoius celles des plantes phanérogames dont l'embryon présente deux feuilles sémi-

nales ou cotylédoiis, que ces feuilles soient opposées ou non.

Nous nous bornerons, dans le présent article, i indiquer les caractères généraux de l'embranchement des Dicotylédones, en renvoyant, pour Tétudc des principales familles botaniques qui le composent, aux articles spéciaux que nous leur consacrons.

Le rapport du volume de l'embryon des Dicotylédones à celui do la réserve nutritive [albumen) qui l'accompagne dans le tégument séminal est très variable. Tantôt l'albumen est volumineux et l'embryon très petit, tantôt c'est l'inverse qui a lieu ; toutes les dispositions intermédiaires sont possibles. Ce rapport dépend de la durée de la germination et de la solubilité des substances mises en réserve. Lorsque l'albumen semble faire défaut, c'est que l'embryon l'a consommé avant la germination. Rarement l'albumen est double; alors l'embryon est très petit et la durée de sa germination fort longue.

Lorsque l'embryon des Dicotylédones est fort petit, on ne peut décomposer sa forme en parties distinctes (Monotropa, Pyrola). Le plus ordinairement cet embryon présente une partie centrale que l'on appelle fige/le ou axe hj/pocotylé, terminée inférieurement par un filament très grêle qui est le suspenseur ; c'est ordinairement de la partie inférieure de la tigelle que naît la première racine ipivot). A l'extrémité supérieure de la tigelle, on trouve un bourgeon nommé gemmule ou plumule; ce bourgeon est abrité par les cotylédons qui l'embrassent en s'appliquant l'un contre l'autre. La gemmule est mise en liberté par l'écartement des cotylédons lorsque ceux-ci sont entièrement libres(exemple:germination du haricot); ou par écanement de la base de ces mêmes organes lorsque leur partie supérieure reste enfermée dans la graine (exemple : germination du chêne) ^

Ordinairement chaque embryon dicotylédoné présente deux cotylédons égaux à contours simples ; foliacés lorsqu'ils jouent le rôle d'organes absorbants ; charnus et de grand volume, lorsqu'ils jouent le rôle d'organes de réserve. Dans certaines crucifères, les deux cotylédons de'l'embrj^on sont bifurques et leur disposition simule l'existence de quatre cotylédons. En généralisant cette observation, quelques botanistes ont été conduits à regarder les nombreux cotylédons des conifères comme des lobos de deux cotylédons profondément divisés. Certaines renoncules ne développent qu'un seul des cotylédons de leur embryon. Bien que la Cuscute soit une plante dicotylédonée, son embryon n'a pas de cotylédons.

Chez la plupart des Dicotylédones, la première racine de l'embryon devient la racine principale de la plante. Celles qui se développent dans la suite ont un moindre volume et n'acquièrent jamais la même importance. Rarement cette première racine ou pivot est remplacée par un faisceau de racines secondaires nées de la partie inférieure de la tigelle. Lorsque la première racine de l'embryon se tubérifie, on la nomme pivot. Le pivot peut manquer (exemple : la Cuscute).

Les racines des Dicotylédones se distinguent des racines des Monocotylédones en ce qu elles présentent toujours des couches concentriques de bois et de liber secondaires, productions qui manquent dans les racines des Monocotylédones.

D'une manière générale, la tige d'une plante dicotylédoné est plus ramifiée que celle d'une plante monocotylédone ; de plus, ces tiges croissent en diamètre, et certaines d'entre elles peuvent acquérir plusieurs mètres de circonférence. Une section transversale d'une tige de Dicotylédoné nous montre, du centre à la circonférence : 1" une moelle ou tissu lâche peu développé; 2° des zones concentriques de bois d'autant plus jeunes

DICTEE

DICTÉE

qu'elles sont plus éloignées du centre ; la partie de la zone ligneuse qui touche la moelle est ordinairement désignée sous le nom d'étui médullnire ; chaque zone ligneuse représente la production du bois pendant une année; le bois de printemps est moins dense que le bois d'hiver ; le vieux bois est plus dense que le bois nouvellement formé ; le premier est nommé duramen, le second aiiôiei'; 3° une zone génératrice ou cambiurn, qui produit à sa face interne du bois, et h. sa face externe la partie fibreuse de l'écorce ou liber ; i° enfin vient l'écorce, subdivisée en liber et parenchyme extérieur. Des rayons allant de la moelle à l'écorce, en traversant le bois, ont reçu le nom de rayons médullaires. Bon nombre de tiges de Dicotylédones ont une structure notablement différente de celle que nous venons de décrire (tiges herbacées, et tiges ligneuses dites anormales).

Les feuilles des Dicotylédones sont caractérisées par leur nervaiioii très fréquemment réticulée. Les pièces de la fleur des Dicotylédones sont parfois disposées sur une même li<pie spirale, ou bien elles forment des verticillfs comprenant cliacun cinq pièces, plus rarement quatre, et plus rarement encore deux. Ce type général des fleurs dicotylédones peut être modifié par avortement d'une ou de plusieurs pièces, par interposition de pièces surnuméraires, par superposition de pièces ordinairement alternes, par ramification de pièces ordinairement simples.

La fleur des Dicotylédones peut se présenter avec tous les degrés de complication, depuis l'étamine ou l'ovule complètement nu, jusqu'à la fleur si complexe des nymphes, des renoncules, des passiflores.

Les ovules des Dicotylédones sont orlhotropes, unitégumentés, avec chambre pollinique chez les (jymiiospermes (les gymnospermes sont des plantes dicotylédones sans ovaire). Ils sont généralement anatropes avec un ou deux téguments chez les angiospermes (les angiospermes sont des plantes dicotylédones dont les ovules sont enfermés dans un ovaire). Quelques angiospermes ont clos ovules dépourvus de téguments.

Pour la classification des Dicotylédones, V. l'article Classifications, p. 427. [C.-E. Bertrand.]

DICTÉli. — Grammaire, XXV IIL — Une dictée est un texte suivi devant servir d'exercice d'orthographe, un devoir dicin.', prononcé à haute voix par le maître et écrit au fur et à mesure par l'élève. Ce genre d'exercice tient à juste titre le premier rang dans nos écoles : c'est celui qui apprend le mieux notre langue aux élèves, en les mettant aux prises avec ses difficultés ; c'est celui qui sert à constater les progrès des écoliers dans les classes, leur degré d'instruction dans la plupart des examens. Dès que les enfants savent copier correctement une page de français, il faut leur apprendre à écrire sous la dictée, et cet exercice devrait, selon nous, les suivre jusqu'à la fin de leurs études.

Mais comment faut-il dicter et que faut-il dicter? Deux questions délicates, peu étudiées jusqu'à présent, et qui attendent encore une réponse précise. Pourtant la manière de dicter influe sur la manière d'écrire, et le môme texte sera plus ou moins régulièrement orthographié par les élèves selon qu'il aura été plus ou moins bien lu par le maître. Il est à remarquer que l'enfant encore jeune répète tout bas le mot dicté avant de l'écrire ; mal dit par le maître ou estropié par l'élève, ce mot peut se trouver tout à fait défiguré ; aussi les enfants sourds ou bègues mettent-ils, d'ordinaire, très mal l'orthographe. Dicter est un art comme déclamer, comme lire ; il faut, pour y réussir, des qualités variées qui se trouvent rarement réunies. Nous n'en voulons pour preuve que la déconvenue qu'on éprouverait si par hasard on se déchargeait de ce soin sur un élève. Nous allons donc exami-

ner en premier lieu comment il faut dicter; nous examinerons ensuite ce qu'il faut dicter, et comment on doit corriger la dictée.

10 Commeid faut-il dicter? — Il faut d'abord proportionner l'efl^ort de la voix à l'étendue do la salle, et la rapidité de la dictée à l'âge des élèves, à leur degré d'instruction, même au sujet plus ou moins facile qu'on aura choisi. Cola dit, supposons une salle de médiocre étendue et des élèves du cours moyen ; toute la classe est attentive ; le maître prend son livre et lit : « La Touraine.

« Connaissez-vous cette partie de la France que l'on a surnommée son jardin ; ce pays où l'on respire un air pur dans des plaines verdoyantes, arrosées par un grand fleuve? Si vous avez traversé dans les mois d'été la belle Touraine, vous aurez longtemps suivi avec enchantement la Loire paisible; vous aurez regretté de ne pouvoir déterminer entre les deux rives celle où vous choisiriez votre demeure... etc. » Cette lecture préparatoire fait connaître aux élèves le sujet qu'on va traiter, les difficultés qu'on y pourra rencontrer, et surtout le sens et la liaison des idées, choses qui, une fois comprises, peuvent épargner bien des bévues à ces jeunes intelligences. Inutile d'ajouter que c'est dans un pareil exercice que le maître peut et doit déployer toutes ses qualités de lecteur, pour faire mieux apprécier à ses élèves le devoir qu'il va leur donner.

La lecture achevée, le maître commence la dictée :

« En titre : La Touraine un point.... à la

ligne. »

Tout cela doit être dit presque à demi-voix pour imposer l'attention et faire cesser tout bruit importun.

Le maître reprend vivement pour presser les retardataires et donner le coup de fouet du départ : « Connaissez-vous.... cette partie.... de laFrance.... que Voua suryiommée so7i jardi7i? n La première pause doit être plus longue pour permettre aux traînards de rentrer dans le rang et de marcher avec les autres ; les pauses suivantes doivent varier d'étendue d'après le nombre des mots dictés. En général, il faut couper la phrase en plusieurs parties, ne dire que quelques mots à la fois, ne répéter presque jamais, prononcer plutôt distinctement que fort, ne jamais se promener en dictant. Si, dans le cours d'un devoir de vingt lignes, comme le passage que nous avons là sous les yeux (La Touraine, d'Alfred de Vigny), on rencontre des mots tels que Touraine, Loire, etc., qui prêtent aux développements, on va jusqu'au point, et, la phrase achevée, on suspend la dictée pendant deux ou trois minutes pour interroger les élèves sur la valeur de ces termes géographiques. Ce repos est utile, nécessaire même, si vous ne voulez pas éteindre l'ardeur de vos élèves et les fatiguer avant la fin. Le devoir terminé, quelques élèves relisent successivement à haute voix, lentement, pour que les mots sautés ou déformés par quelques-uns soient redressés ou remis à leur place.

2" Que faut-il dicter ? — Le maître ns saurait apporter un soin trop scrupuleux au choix de ses dictées. La page ainsi écrite par les élèves sera relue, commentée, presque apprise par cœur ; il faut donc qu'elle soit bonne, c'est-à-dire que rien n'y ofl'ense la morale ni le goût ; que rien n'y vienne à l'encontre de cette bonne éducation, but idéal de notre enseignement. Il faut encore que le style soit autant que possible irréprochable, que le sujet traité soit intéressant, instructif, enfin que le devoir ott're quelques applications des règles de la grammaire. Toutes ces qualités se trouvent rarement réunies. En efi'et, si l'on prend un passage de nos auteurs classiques, on aura un excellent modèle littéraire à admirer, mais probablement peu de difficultés orthographiques à résoudre. Il en est de même si l'on choisit un sujet dans un

DICTEE

DIGESTION

de nos traités sp(kiaux d'histoire ou de géographie. Restent les textes composés uniquement en vue de l'élude de tel ou tel paragraphe de la grammaire. Ce o;piire de dictées, oui donne lieu à l'application directe et immédiate des règles par les élèves, n'est pas h dédaigner; mais ces qualités pratiques sont trop souvent balancées par la vulgarité d'un style bizarre et tourmenté. On a essayé de tourner la difficulté en donnant des morceaux choisis de nos meilleurs auteurs comme exercices d'orthographe usuelle, et des phrases détachées comme exercices de syntaxe orthographique. Nous approuvons volontiers la première partie du système, mais en rejetant absolument la seconde. Selon nous, les phrases détachées sont généralement banales, dépourvues d'intérêt, tout au plus bonnes à remplir les exemples d'écriture, et utiles seulement pour des exercices de vive voix ou au tableau. Enfin quelques auteurs ont choisi les passages les plus intéressants de nos grands écrivains, et y ont glissé discrètement des adjectifs tels que demi, quelque, vtème et trois ou quatre participes passés, essayant ainsi de tout concilier en émaillant une belle page de français de quelques bonnes difficultés orthographiques. Le père Girard, dans son Cours éducatif de Langue maternelle, traite ce procédé de profanation ; le mot est sévère et certainement exagéré. Un maître, en dictant un devoir, peut ajouter un mot ou en changer un autre dans l'intérêt de ses élèves sans manquer pour cela de respect à nos classiques ; pourvu toutefois qu'il agisse avec ménagement et qu'il prévienne ses jeunes auditeurs. En résumé, un sujet intéressant et instructif pi'is chez nos meilleurs écrivains et assez difficile au point de vue orthographique pour que l'on puisse se dispenser de remanier le texte, voilà la dictée que le maître doit préférer; c'est là d'ailleurs la seule méthode adoptée aujourd'hui dans nos examens publics.

Peut-on faire de la dictée un exercice à double fin, une leçon de chose en même temps qu'une leçon de mots ? En d'autres termes peut-on se servir de la dictée pour le fond et pour la forme, de telle sorte que non seulement elle soit instructive, mais qu'elle se compose, par exemple, d'un résumé d'histoire, d'une leçon de sciences, d'un 'récit de voyages, d'une description de phénomènes naturels ou de produits de l'industrie ? Ce double usage d'un même exercice nous semble généralement difficile et sujet à bien des inconvénients. La science est une chose, la langue en est une autre. Dans la pratique scolaire, il est assez malaisé d'appeler tout ensemble l'attention de l'enfant sur des faits historiques, scientifiques, géographiques et sur les mots et leur orthographe. Il faut au moins que les deux exercices se succèdent sans se confondre, que le même morceau dicté soit d'abord relu et expliqué au point de vue de la grammaire, puis repris comme leçon à étudier au point de vue des idées. C'est en ce sens que nous indiquons, dans ce dictionnaire même, par exemple, à la suite de certains articles de sciences, d'histoire ou de littérature, sous le titre de Lectures et dictées, un grand nombre de morceaux qui nous paraissent pouvoir être donnés en dictée et en même temps servir à compléter l'étude de la question. {

3° Comment f mit-il corriger la dictée? — Les maîtres usent de divers procédés pour la correction de la dictée; les uns font écrire le texte au tableau par un élève, les autres font simplement épeler chaque mot sur le cahier, d'autres enfin font aussi épeler le devoir, mais en donnant à chaque élève une copie autre que la sienne à corriger. Dans le premier cas, les élèves doivent à la fois suivre sur le tableau et sur leur brouillon, c'est-à-dire relever, tantôt leurs erreurs, tantôt celles de leur camarade; ce double elTort lasse bien vite l'attention.

Quand un élève cpello à haute voix, ses condisciples doivent de même signaler ses fautes et corriger les leurs ; le premier travail est facile à constater, mais il est presque impossible de contrôler le second. Au contraire, si l'on confie à un écolier la copie d'un concurrent, l'amour-propre est en jeu, l'émulation est surexcitée ; que le maître ne craigne rien : et on se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain ; » autant le petit correcteur était lent à trouver ses fautes, autant il sera attentif et prompt à biffer d'un trait celles du voisin. Nous avons souvent essayé de ce moyen que nous nous permettons de recommander à 3LM. les instituteurs ; presque toujours la correction était scrupuleuse,

sévère, trop sévère même Le correcteur avait

marqué plus de fautes qu'il n'y en avait.

[J. Dussouchet.]

DIGESTION. — Zoologie, XXIII. — I définition.— La digestion est la fonction de nutrition par laquelle l'homme comme les animaux prend, introduit dans son corps des substances dites substances olimentaires, qui y sont transformées par l'action de liquides, les sucs digestifs, de façon à être rendues absorbnhles en partie.

Idée générale de l'appareil et du travail digestifs. — L'appareil digestif a la forme d'un tube ouvert à ses deux extrémités, en haut et en avant par la bouche, en bas et en arrière du tronc par l'anus. De la bouche il descend verticalement dans le thorax (œsophage), suivant l'axe médian du corps ; après avoir traversé le diaphragme, il se dirige, dans l'abdomen, d'abord de droite à gauche en se dilatant (estomac), puis, rétréci et tubulaire, alternativement de gauche à droite et de droite à gauche jusqu'à la région inférieure et droite de Vahdomen (intesti7i grêle). A ce niveau son calibre augmente (gros intestin], il remonte à droite et en dehors des anses de l'intestin grêle jusqu'à l'estomac, devient alors transverse pour redescendre à gauche, et après s'être projeté en arrière, il s'ouvre à l'extérieur par l'anus. Dans toute son étendue, l'appareil digestif est tapissé par une membrane de nature muqueuse, modification de la peau, commençant aux lè\Tes buccales, et se terminant à l'anus, où elle se modifie de nouveau en peau. La muqueuse, sous laquelle rampent des vaisseaux, peut se laisser traverser : 1° de dehors en dedans par des substances alimentaires transformées sous l'influence des sucs digestifs ; et 2° de dedans en dehors par les liquides que laissent exsuder les vaisseaux sanguins et qui elTectuent sur les substances alimentaires des transformations les rendant absorbables. Les glandes par l'intermédiaire desquelles sont versés ces liquides sont elles-mêmes des replis profonds de la muqueuse.

Division de l'étude de la digestion. — La digestion est la plus longue à étudier des fonctions de nutrition, et voici le plan que nous suivrons pour l'exposer :

I. Anatomie de l'appareil digestif proprement dit chez l'homme, comprenant : 1° une région audessus du diaphragme (bouche, œsophage); 2° une région au-dessous du diaphragme (estomac, intestin grêle, gros intestin).

II. Anatomie des organes annexes, comprenant les dents et les glandes (glandes salivaires, foie, pancréas),

III. Physiologie de la digestion, comprenant : 1° les phénomènes mécaniques ; 1° les phénomènes chimiques (sucs digestifs, aliments, action des sucs digestifs sur les aliments) ; 3° les pliénomènes instinctifs (faim et soif).

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