‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 451 sur 593 · TEMPS ANCIENS · texte numérisé non relu

TEMPS ANCIENS

Perse. — La dynastie nationale des rois de la Perse ancienne, fondée par Cyrus, porte le nom d'Achéménides. Le légendaire Achéménès, qui a servi de héros patronymique à la famille dont sortit Cyrus, paraît être le même que le Djcmchiddu Zend-Avesta CV. Pe7'se). Les Achéménides régnèrent de 636 à 330 avant J.-C.

Après la conquête d'Alexandre, la Perse fit partie de l'empire des Séleucides (V. plusloini; puis elle devint une province de l'empire des Parthes, sous la dynastie des Arsacides (255 avant J.-G. à 22G après J.-C). En 226, Artaxerxès, fils de Sas^' san, renversa la domination parthe et rétablit le royaume de Perse : ses «uccesseurs forment la dynastie des Sassariides, contre laquelle curent à lutter durant quatre siècles les empereurs de Rome et de Byzance. Le dernier des Sassanides, Yezdedgerd IIl, fut renversé du trône par les Arabes en 652.

Grèce. — Athènes. Les rois d'Athènes, formant la dynastie dite Cécropide, sont antérieurs à la période historique. Cette dynastie tire son nom de Cécrops, le fabuleux fondateur d'Athènes : c'est à elle qu'appartiennent entre autres les rois légendaires Erechthée, Egée, Thésée, Codrus. — Au sixième siècle avant J.-C, Athènes fut gouvernée par la dynastie des Pisistratides, comprenant Pisistrate et ses deux fils Hipparque et Hippias.

Spa7'te. Sparte eut deux dynasties : l'une légendaire, celle des Pélopides, à laquelle appartient jMénélas ; l'autre historique, celle des HéracUdes. Toutefois, les origines de la dynastie héraclide plongent encore dans les temps mythiques; Lycurgue lui-même, dont on fait l'oncle du roi Chariiaiis, ne semble pas un personnage historique. Ce n'est qu'à partir du sixième siècle avant J.-C. que l'histoire de Sparte, comme celle d'Athènes, devient certaine.

On sait que Sparte était gouvernée par deux rois ; ils étaient choisis dans deux branches différentes de la famille des HéracUdes, celle des Proclida et celle des Eurysthénides; Démarate, Agésilas, Agis 111 étaient des Proclides ; Léonidas, Cléomène III, des Eurysthénides.

Après l'extinction des HéracUdes en 219 avant J.-C, Sparte fut gouvernée par des tyrans, dont les Achéens la délivrèrent; bientôt après, elle dut accepter la domination romaine, comme le reste de la Grèce.

DYNASTIES

DYNASTIES

Macédoine. — La première dynastie des rois de Macédoine, celle à laquelle appartiennent Philippe II et son fils Alexandre III le Grand, était aussi une famille à'Héradides, c'est-à-dire prétendant descendre d'Hercule. Elle s'éteignit en 311 avant J.-C, à la mort d'Alexandre Aigus, fils posthume d'Alexandre le Grand.

Après des luttes entre divers prétendants, la couronne resta aux descendants d'Antigone, l'un des généraux d'Alexandre. Cette famille conserva la couronne jusqu'en 168, année où Persée, dernier roi de Macédoine, fut détrôné parles Romains.

Royaumes gréco-macédoniens. — Syrie. La dynastie des Séleucides, qui tire son nom de Séleucus Nicator, l'un des généraux d'Alexandre, fonda en Asie, au commencement du quatrième siècle avant J.-C, un vaste empire dont la Syrie fut le centre.

Au bout d'un siècle et demi, la puissance des Séleucides commença à décliner, leur empire se démembra, les discordes et l'anarchie l'aftaiblirent de plus en plus, et enfin la Syrie devint une province romaine en l'an 63 avant J.-C.

Egypte. La dynastie des Ptolémées ou Lngides eut pour fondateur, comme celle des Séleucides, un des généraux d'Alexandre, Ptolémée, fils de Lagus ; elle gouverna l'Egypte pendant près de trois siècles (323-31 avant J.-C). Elle comprend quatorze souverains qui portent tous le nom de Ptolémée, et sont distingués les uns des autres par des surnoms : les principaux sont les trois premiers, Ptolémée Soter, Ptolémée Philadelphe, et Ptolémée Evergète. Cléopàtre, sœur et épouse de Ptolémée XII et de Ptolémée XIII, et mère de Ptolémée XIV Césarion, est le personnage le plus connu qu'offre cette dynastie.

Rome. — Les sept rois de Rome ne forment pas, à proprement parler, une dynastie ; ce sont des personnages légendaires qui symbolisent les différentes phases de l'histoire de la Rome primitive.

Les empereurs romains, de Jules César à Romulus Augustule, peuvent être partagés en sept séries, dont les unes sont de véritables dynasties, tandis que d'autres forment de simples groupes où l'ordre de succession est souvent déterminé par le hasard des révolutions. Ce sont :

1. Les douze Césars, comprenant : a) Jules César, Auguste, et les quatre empereurs de la famille d'Auguste; b) les trois premiers successeurs de Néron : Galba, Othon, Vitellius ; c) les trois Flaviens : Vespasien et ses deux fils;

2. Les Antcmins-, qui se succèdent par adoption, de Nerva à Marc-Aurèle, et finissent au fils indigne de ce dernier. Commode. Viennent ensuite les règnes éphémères de Pertinax et de Didius Julianus ; ,

3. Les Sévère ou les empereurs syriens, de Septime Sévère à Alexandre Sévère;

4. Les empereurs de l'époque d'anarchie militaire, commençant à Maxiinin, finissant à Gallien ;

6. Les empereurs illyriens, dont les principaux sont Aurélien, Probus, Diocléiien, Constantin. Ils finissent à Julien et à son successeur Jovien ;

0. Les empereurs de l'époque des partages. Ce sont Valentinien et Valens, puis ïhéodose et ses deux fils, Honorius et Arcadius.

7 . Les derniers empereurs d'Occident après Honorius, au nombre de onze, dont le dernier est Uomulus Augustule, déposé en 476 après J.-C.

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