PARTIE
ciens monuments qu'elle nous ait laissés sont les murs cyclopéens, blocs de pierre entassés sans ordre apparent (murs de Tirynthe, de Gorinthe), auxquels succédèrent les constructions polygonales, comme celles de Mycènes, en pierres taillées, et les constructions en pierres carrées, comme le trésor des Atrides (tombeau d'Agamemnon à Mycènes).
On ignore la date de l'apparition des ordres en Grèce ; l'ordre dorique est le plus ancien. Les temples doriques primitifs sont lourds et massifs (temple de Némésis à Rhamnonte) ; mais bientôt, sans rien perdre de sa force et de sa majesté, l'édifice prend des proportions plus harmonieuses et plus belles : le Parihénon et le temple de Thésée à Athènes, le temple de la Concorde à Agrigente en Sicile, sont les plus parfaits modèles de l'ordre dorique.
L'ordre ionique, qui fit son apparition au vi* siècle avant J.-C., a plus d'élégance et de légèreté que l'ordre dorique (temple de Diane h Ephèse).
Après l'invasion des Perses, il fallut de toutes parts relever les monuments publics et privés ; comme l'Europe après l'an UOO, la Grèce, après les guerres médiques, se revêtit d'une blanche robe de temples, aux formes harmonieuses, qui se détachaient au soleil sur l'azur du ciel. Dans ces demeures, vraiment dignes des dieux, comme dans les théâtres, les odéons, les propylées, les portiques, le marbre remplace la pierre et l'on accumule toutes les ressources de l'art arrivé à son plus haut développement. C'est le siècle de Périclès, que l'on devrait appeler aussi le siècle de Phidias. Le temple de Thésée, à Athènes, datait de Cimon ; sous la direction de Phidias, Ictinus élève le Parthénon, etMnésiclès, les Propylées. Le temple d'Eleusis, commencé par Corœbus, est continué par Métagènes. Les ouvrages d'utilité publique couvrent toute la Grèce et les îles : ce sont des salles de musique, des hippodromes à gradins, des galeries, des théâtres contenant jusqu'à 150,00u spectateurs.
A partir de 404 fprise d"vthènes par Lysandrei, l'architecture n'est plus qu'au service des particuliers : les maisons reconstruites deviennent plus luxueuses, les rues sont élargies, le Pirée est rebâti.
Alexandre transporta l'art grec en Asie^ et le génie d'Athènes asservie rayonna encore sur le monde : à Antioche, à Alexandrie, l'influence de l'art grec est sensible ; cette période est celle de l'ordre corinthien, dont l'invention est attribuée à Callimaque, plus riche mais moins élégant que l'ordre ionique. Sous la domination romaine, les arts de la Grèce continuèrent à régner exclusivement, en conservant toute leur originahté ; l'architecture byzantine n'apparut qu'à la fin de l'empire.
La peinture grecque. — Nous pouvons juger l'architecture grecque par les monuments qu'elle nous a laissés : nous n'avons pour apprécier la peinture que les jugements des anciens.
La peinture grecque naquit peut-être à Gorinthe etàSicyone, où les potiers ornaient déteintes plates leurs vases gro>siers. Ce ne fut qu'après les guerres médiques qu'elle se dégagea de la céramique et de la sculpture, et elle n'atteignit la perfection qu'à l'époque d'Alexandre. Polygnote, contemporain de Cimon et de Périclès, s'essaya dans les temples de Thésée, dans ceux de Delphes et de Platée, dans la Pinacothèque d'Athènes, avant de représenter la prise de Troie, le départ des Grecs et l'évocation des morts par Ulysse sur les murs de k Lesché à Gnide, la lutte des Mèdes et des Perses dans le Pœcile, à Athènes. Micon et Panœnos, frère de Phidias, furent les collaborateurs de l'oiygnotc. Apollodore, son successeur, par une savante distiibution des ombres et de la lumière, fit faire à la peinture un pas décisif.
GRÈGE
GRIMPEURS
Maîtres de presque tous les procédés de leur art, les peintres du cinquième siècle, Zeuxis, Parrhasius, Tiniantlie, purent rechercher et atteindre l'expression, la gradation des sentiments. Au quatrième siècle. Pamphyle eut pour élèves Protogènes et Apelie. Ce dernier est considéré comme le plus grand peintre de l'antiquité; nature tendre, peutêtre sensuelle, il consacra son pinceau à la reproduction des figures de femmes ou de dieux aux formes presque féminines : la Vénus Anadyomène fut son chef-d'œuvre.
Après Alexandre, la peinture grecque comme l'architecture se répand en Orient, puis en Italie où elle rencontre une rivale^, !a mosaïque, et où elle se réduisit à la décoration des villas et des maisons. Abandonnée aux esclaves qui peignaient pour leurs maîtres, elle tomba, sous l'empire, dans le plus entier discrédit.
La sculpture grecque. — Les statues des dieux, telles furent les premiers et longtemps les seuls monuments de la sculpture grecque : les sj'mboles de la religion hellénique, multipliés à l'infini, se prêtaient à tous les besoins de l'imagination comme à toutes les diversités d'exécution; il suffisait de laisser à chaque divinité ses attributs essentiels, l'arc et la flèche à Apollon, le trident à Neptune, etc. L'artiste restait libre d'idéaliser son modèle, et les plus grands étaient ceux qui parvenaient à représenter, sous la forme corporclls, les conceptions immatérielles, les qualités morales de l'esprit.
L'art plastique ne commença à décliner que lorsque les sculpteurs voulurent représenter les passions humaines dans toute leur intensité ; ils excellèrent pourtant dans les statues, dans les bustes, comme ils avaient excellé dans la sculpture symbolicjue : mais l'homme ne peut avoir la calme beauté, la sérénité sublime des personnages divins ; de là l'infériorité de la statuaire grecque à partir du quatrième siècle.
Les lions de Mycènes sont, avec les statues en bois des divinités, les plus anciens ouvrages de la sculpture grecque : ces ébauches grossières se fabriquaient dans l'Attique et h Egine. C'est un Cretois, établi dans l'Attique, Dédale, qui fit faire à l'an ses premiers progrès en u animant ses statues », c'esl^à-dire en leur ouvrant les yeux, en détachant les jambes et les bras jusqu'alors adhérents au corps. Ces perfectionnements furent adoptes à Sicyone ei dans 1 île de Rhodes. Pendant les guerres médiques, le génie grec s'affine au contact de l'Asie , et se débarrasse définitivement des entraves hiératiques; des familles, des cités entières se passionnent pour l'art de Dédale, qui atteint enfin le naturel et l'expression de la vie : l'usage des jeux, des luttes athlétiques ofi're aux yeux la forme humaine dans toute sa souplesse et sa mobilité. Les ouvrages de cette époque sont nombreux : ce sont surtout des bas-reliefs et des terres cuites ; les statues en or et en matières précieuses étaient plus exposées à la spoliation ; elles y ont rarement écliappé. Les œuvres venues jusqu'à, nous senties bas-reliefs de Sélinonteet d'Assos, la Vesta Giusiiniani, l'autel des douze dieux (au Louvre) et les sculptures d'Egine [h. la glyptothèque de Munich.)
La période qui précéda la guerre du Péloponèse, c'est-à-dire l'administration de Cimon et de Périclès, fut l'âge d'or delà sculpture grecque : les frises du Parthénon, œuvre de Phidias, la statue de la déesse, toute d'ivoire et d'or, et le Jupiter d'Olympie en Elide, furent le dernier mot de l'art ; après la guerre du Péloponèse, il abandonne la représentation des dieux impassibles et sévères, de Jupiter, de Minerve, de Junon ; Bacchus, Apollon, l'Amour, Vénus, sont les modèles les plus fréquents d'une époque plus sensuelle et qui recherche moins l'expression surnaturelle de la divinité que celle de ses
formes juvéniles. Phidias (Pallas du Parthénon), Polyclète (Doryphore et Junon d'Argos;, Pulygnote, Callimaque, Alcamène (Aphrodite des Jardins), Socrate le philosophe, appartiennent à la première époque; Scopas de Paros, Lysippe, Praxitèle et leurs élèves, à la seconde. L'Apollon citharède de Scopas, les Niobides de Scopas ou de l'raxitèle, le Satyre ou Faune de Praxitèle, le Sauroctone du Louvre, l'Hercule Farnèse de Lysippe, sont les principales œuvres de cette école, moins forte qu'élégante, moins idéaliste que voluptueuse.
Après Alexandre, l'art se vulgarise et transforme toutes les maisons en musées ; les sculpteurs, comme les architectes et les peintres, deviennent des décorateurs pleins de goût et de raffinement : c'est à peine si un ou deux noms de sculpteurs ont surnagé ; l'art semblait être à la portée de tout le monde. Le Laocoon,le Gladiateur d'Agasias au Louvre, le Taureau Farnèse sont les seules œuvres à citer, avec le colosse de Rhodes dû à un élève de Lysippe, Charès.
Après la conquête, presque tous les artistes grecs émigrent à Rome, enrichie des dépouilles de TAchaie; dans cette nouvelle patrie, qui n'eut pas le sentiment de l'art au même degré que les Grecs, qui ne connut ni leur finesse, ni leur délicatesse exquise, la décadence est complète : les procédés matériels se perfectionnent à tel point que Zénodore peut fondre le colosse d'airain de Néron (36 mètres), mais l'inspiration s'éteint, l'idéal disparaît : sauf dans la colonne Trajane et les statues de Nerva (au Vatican) et de Marc-Aurèle lau Capitole), la sculpture ne connaît plus ni l'élégance, ni le fini, ni la justesse des proportions ; du reste, elle se réduit volontairement à la représentation des empereurs et des impératrices : les bustes de cette époque, surtout ceux de femmes, sont innombrables. L'invasion barbare porta le ciernier coup à l'art grec ; mais l'art chrétien ne le remplaça pendant quelques siècles que pour s'effacer de nouveau devant lui.
La musique grecque. — Le système musical des Grecs a été se perfectionnant depuis l'origine jusqu'au cinquième siècle; les instruments primitifs, la flûte dH Pan et l'écaillé de tortue, ont faif- place à la niagadis à vingt cordes. Ce développement musical s'accomplit parallèlement à celui de la pf>ésie lyrique et de la danse. L'instrumentation était si perfectionnée qu'Aristote énumère jusqu'à treri.tetrois instruments à vent. On sait quelles fouhss empressées réunissaient les concerts privés, les odéons, ces conservatoires de l'antiquité, et leiS grands concours de musique. Bien que nous nC connaissions que très imparfaitement le système musical des Grecs, on peut affirmer que le goût de la musique était inné chez cette race si admirablement douée, comme celui de la peinture, de la sculpture, de tous les arts qui ont trouvé en Grèce d'immortels interprètes. [Edgar Zevort.]
GRl.HPEURS. — Zoologie, XV. — Les oiseaux que Cuvier a rangés dans un ordre à part, sous le nom de Grimpeurs, se distinguent de la foule des passereaux par un certain nombre de caractères et entre autres par la conformation de leurs pattes. ^ Leurs doigts, en effet, sont dirigés deux en avant et deux en arrière, ce qui leur permet de saisir les branches avec beaucoup de force, de s'accrocher aux aspérités de l'écorce, et parfois même de grimper verticalement, avec une grande agilité, le long du tronc des arbres.
En tête de cet ordre des Grimpeurs se placent naturellement les Perroquets, auxquels certains naturalistes, comme de Blainville Ci le prmce Ch. Bonaparte, ont assigné un rang encore plus élevé, les mettant en tête de toute la série ornithologique.
Les perroquets ont le bec très duret très robuste avec la mandibule supérieure fortement recourbée
GRIMPEURS
GRIMPEURS
et prolongée en un crochet au-dessus de la mandibule inférieure, qui est coupée carrément à l'extrémité; leur langue charnue, ou plutôt coriace, est faite plutôt pour écraser des graines que pour apprécier la saveur des aliments, et leur larynx, très compliqué, leur donne la faculté dimiter avec une assez grande perfection la voix humaine et les cris des autres animaux. Ils grimpent avec facilité sur les arbres, se suspendent souvent aux branches avec leur bec en prenant les poses les plus bizarres, et se servent de leurs pattes pour porter à leur bouche les fruits et les graines dont ils font leur nourriture. Leur plumage offre généralement des teintes éclatantes, du vert, du rouge, du bleu ou du jaune vif, et leur tête est parfois surmontée d'une petite huppe. Ils vivent en troupes plus ou moins nombreuses dans les contrées tropicales, en Afrique, en Asie, en Amérique et surtout en Oceanie où chaque île, pour ainsi dire, possède une espèce particulière de perroquets.
On les divise naturellement, pour la commodité de l'étude, en un certain nombre de groupes, dont les principaux sont :
1" Les Ai^as, au bec énorme, aux joues souvent dénudées, à la queue longue et étagée, au plumage ordinairement multicolore ;
2'Les Perruches, de taille plus faible que les Aras, à lirrée moins brillante, généralement d'un vert relevé par quelques taches rouges ou jaunes;
3'^ Les Cacatoès, à la queue courte, carrée, h la tête ornée d'une huppe élégante ou d'un cimier qtie l'oiseau peut redresser à volonté ; ces perroquets sont quelquefois de couleur sombre, plus souvent d'un blanc rosé, ou d'un blanc pur avec quelques plumes jaunes ou orangées ;
4° Les Perroquets pi^oprement dits, qui ressemblent aux Cacatoès par leur queue courte, mais qui sont dépourvus de huppe; leJacquot om Perroquet gris à queue rouge d'Afrique, que l'on voit souvent en cage, peut être considéré comme le type de ce groupe.
Quelques perroquets, et entre autres les Aras, les Cacatoès, les Microglosses, les Nestors et les Strigops ou Perroquets- chouettes de la Nouvelle- Zélande, rivalisent de grandeur avec les oiseaux de proie ; d'autres au contraire, comme les Loriquetf des Moluques et les Nositenies de la Nouvelle- Guinée, peuvent être comparés pour la taille à nos plus petits passereaux.
Les Pics, eux, sont des Grimpeurs par excellence. Ils peuvent monter verticalement ou en spirale sur le tronc des arbres les moins rugueux, et sont aidés dans ces mouvements de progression parleur queue, composée de plumes à tiges rigides, sur laquelle ils peuvent s'arc-bouter. Ils ont un bec puissant, de forme conique, avec lequel ils fendent l'écorce, en élargissent les fissures, afin de découvrir les insectes et les larves dont ils font leur nourriture et qu'ils saisissent adroitement avec leur langue. Celleci est généralement épineuse à l'extrémité, enduite dune salive gluante, et peut, grâce à une disposition ingénieuse, être projetée subitement à une assez grande distance. En détruisant les larves de coléoptères qui rongent le bois, les pics rendent des services incontestables ; on les accuse cependant de nuire aux forêts en creusant de larges cavités dans des arbres qui ne sont que légèrement attaqués, et pour ce motif on leur déclare, dans la plupart de nos départements, une guerre assez injuste.
En France on trouve plusieurs espèces de pics. La plus grande est le Pic noir, qui a presque la taille d'une corneille, et dont le plumage est tout noir, sauf sur la tête, qui est couverte par une calotte rouge beaucoup plus étendue chez le mâle que chez la femelle. Il se tient de préférence dans les forêts de conifères, et se nourrit d'abeilles, de guêpes, de fourmis et de larves d'insectes xylophages. Le Pic vert ou Pivert, qui est beaucoup
plus commun dans nos forêts que le précédent, est sensiblement plus petit et porte une livrée verte en dessus, blanchâtre en dessous, avec une bande jaune sur le croupion et une calotte rouge sur le sommet de la tête (chez le mâle). Il creuse dans le tissu d'un chêne un trou où il dépose au printemps cinq à six œufs d'un blanc pur. Son cri ordinaire est dur et précipité, et son chant d'appel ressemble un peu à un éclat de rire ; en outre, dans certains cas, et surtout, disent les gens delà campagne, lorsque le temps se met à la pluie, le pivert fait entendre un son plaintif et traîne. Enfin le Pic épeichette ou Petit épeiche, de taille encore plus faible que le Pic vert, est moins répandu chez nous que les deux précédents et habite plutôt le nord de l'Europe et la Sibérie. Le dos et les ailes sont variés de noir et de blanc, la tête est ornée, au moins chez le mâle, d'une calotte rouge, le front est blanc, de même que le dessous du corps, et les joues sont ornées de moustaches noires.
En Amérique, en Asie et en AIrique vivent beaucoup d'autres espèces de pics, de formes variées; mais en Australie on ne connaît point de représentants de cette famille.
Tout à côté des pics se placent les Torcols, qui doivent leur nom à l'habitude singulière qu'ils ont de tourner la tète en tous sens, et de prendre des poses bizarres. L'espèce qui vit en France est d'assez petite taille et porte, comme tous ses congénères, un plumage d'un brun terreux, rayé transversalement de noir.
Les Coucous ont des formes plus élancées que les pics, un bec beaucoup moins robuste, largement fendu, un peu arqué en dessus, des ailes longues, une queue très développée et des pattes courtes. Leur plumage est parfois tout noir, d'autres fois roux ou gris cendré, quelquefois d'un vert doré étincelant. Le Coucou vulgaire de France ne présente pas à tous les âges la même livrée ; jeune, il offre du brun foncé, du roux et du blanc sur son plumage; adulte, il a le dessus du corps d'un gris foncé, la gorge et la poitrine plus claires, le ventre marqué de raies transversales noires. Il arrive au printemps dans nos contrées et fait aussitôt retentir les bois de son chant monotone. Il se nourrit principalement de chenilles. Chacun sait que la femelle de cette espèce, mère dénaturée, ne couve pas elle-même ses œufs, mais va les déposer un à un dans les nids de certains petits oiseaux, du merle, du rouge-gorge, de la fauvette. Ceux-ci ne s'aperçoivent pas de la fraude ou du moins la tolèrent; ils couvent l'œuf étranger avec les leurs, et élèvent avec leur progéniture le jeune coucou; mais trop souvent celui-ci récompense bien mal le dévouement de ses parents d'adoption, il abuse de sa force pour rejeter hors du nid ses petits compagnons, et quand il est assez fort il abandonne le nid pour aller rejoindre ses véritables parents, qui n'ont pas quitté le canton et qui achèvent son éducation.
Les Barbus, qui vivent en Afrique, en Asie et en Amérique, doivent leur nom aux soies roides qui environnent la base de leur bec robuste. Us portent presque tous une livrée éclatante.
Les CouRoucous ou Trogons sont encore plus remarquables par la beauté de leur plumage, où des teintes métalliques, vertes et dorées s'associent à du rouge vif, à du jaune orangé, à du noir, à du blanc argenté. Malheureusement ce plumage n'est pas bon teint, et si les teintes métalliques se conservent sans s'altérer, les autres, le rouge et le jaune surtout, passent rapidement à la lumière, chez les individus qui figurent dans les collections. Il paraît que, même chez les oiseaux vivants, lorsque le plumage a été détrempé par la pluie, ces teintes délicates disparaissent momentanément, sauf à se régénérer par la suite. Les anciens Mexicains recherchaient déjà les magnifiques plumes
GUERRES
venes du Cowoucou resplendissant, qui de nos jours encore sont fort estimées comme objet de parure. [E- Oastalet.]
GlERBES. — Nous donnons, dans le présent article de révision, la liste, non de toutes les guerres quoffre riùstoire universelle, mais de celles qui sont connues sous un nom spécial et qu'on peut être tenté de chercher au mot Guerres dans un dictionnaire. Pour celles qui ne figurent pas dans cette énumération, — et de ce nombre sont beaucoup de guerres très importantes, telles que les campagnes d'Alexandre, les guerres de conquête des Arabes, les Croisades, les guerres de la République et du premier Empire, etc., — le lecteur devra consulter, au mot Histoire, le programme du cours d'histoire générale et d'histoire de France : il y trouvera l'indication des articles généraux et spéciaux consacrés à chaque pays et à chaque période.
Nous faisons suivre, dans la liste qu'on va lire, le nom de chaque guerre d'un renvoi annonçant un article donné ci-dessous à la page indiquée. Ces articles sont de deux sortes : les uns, traitant d'une guerre qui forme par elle-même un tout, un chapitre à part dans l'histoire, sont des narrations aussi complètes que notre cadre nous a permis de le faire (par exemple, Guerres servi/es. Guerre dei Deux Roses, Guerre de Trente Ans, Guerre d Amérique) ; les autres, relatifs à des guerres racontées ailleurs, sont un simple ri.emento destiné à coordonner sous une forme aussi brève que possible un ensemble de faits, quelquefois épars dans plusieurs articles, ou même à rappeler seulement le nom, la cause, la durée et l'issue d'une guerre et à indiquer l'article où on en trouvera le récit (par exemple, Guerres médiq'^es, Guerre^ puniques. Guerre de Bourgogne, Guerre de dévolution, Guerre de la succession d'Espagne).
Nous avons rangé les guerres par ordre chronologique, et nous avons conserve ce même ordre pour le classement des articles qui suivront cidessous. Au moyen des renvois indiquant le chiffre de la page, le lecteur trouvera chacun de ces articles plus facilement que si nous avions observé l'ordre alphabétique.