‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 86 sur 593 · I. Quel sera le capital définitif vroduit au · texte numérisé non relu

I. Quel sera le capital définitif vroduit au

{ont de \' ans par des annuités de 1 500', payées 'i la fin de chaque année, les intérêts étant calculés à 6 p. 0/0 ?

Réponse : 67 050'.

II. Quel serait ce capital si les annuités étaient payées au comme7iceme7it de chaque année ?

Réponse : 47 549f,90.

III. Quelle annuité faut- il payer, à la fin de chaque année, pendant 19 ans, pour produire un capital définitif de I20 000f, les intérêts étant calculés à A p. 010?

Réponse : 433..'',63.

IV. Pendant combien d'années faudra-t-il payer une annuité de 1 200f, « la fin de chaque année, pour coiistituer un capital définitif de 25 000f, les iyitérèts éta?it évalués à b p. 0/0?

Réponse : entre 14 à 15 ans.

V. Quelle annuité faut-il payer pendant 35 ans pour constituer un capital définitif de SOOOOf, les intérêts étant calculés à 't ~ p. 0/0, et se capitalisant par semestre?

Réponse : 1826f,42.

VI. Quelle cmnuité faut-il pai/er pendant 50 ans pour proituire un capital définitif de 100 000', les intérêts étant calculés à 3,70 p. 0/0, et se capitalisant par semestre?

Réponse : 704',33 [H. Sonnet.]

ANTHROPOLOGIE. — Zoologie, V. — [Etym. : du grec, « étude de l'homme ».) — L'anthropologie est la branche de l'histoire naturelle qui traite de l'homme et des races humaines. Il ne faut pas la. confondre avec l'ethnologie et l'ethnographie qui étudient l'homme au point de vue de son développement purement social (V. Ethnologie, ethnographie).

Définition. — Afin de bien préciser les limites de la science anthropologique, nous citerons les définitions qu'en ont données les fondateurs mêmes de l'étude scientifique de l'homme. « L'anthropologie, dit M. Broca, est la science qui a pour objet l'étude du groupe humain, considéré dans son ensemble, dans ses détails et dans ses rapports avec le , teste de la nature. » — « L'anthropologie, dit M. de Quatrefages, c'est l'histoire naturelle de l'homme faite monographiquement, comme l'entendrait un zoologiste étudiant un animal. » — « L'homme, dans son entier, appartient à l'anthropologie, dit M. P. Topinard. Personne ne songerait en zoologie à scinder l'étude d'un animal en deux parties, et à les confier à des savants d'ordres différents, les uns se bornant aux caractères anatomiques et physiologiques ordinaires, les autres s'attachant aux instincts et autres manifestations nerveuses. L'anthropologie ne saurait donc être mutilée et divisée en deux sections, l'une pour les hommes de science, l'autre pour les philosophes... Son domaine propre, c'est la morphologie et l'anatomie comparée de l'homme. » (Par morphologie, il faut entendre l'étude des formes extérieures.)

Historique. — L'anthropologie est une science toute jnoderne. Ignorée jusqu'à la fin du siècle dernier, elle n'a pris son élan que ver.s la seconde moitié du xix* siècle. Ses premiers éléments sont dispersés çà et là dans les écrits des médecins et des naturalistes ; les premiers en effet en observant l'homme sous tous les climats, et les seconds e:i le posant comme le type de l'organisme corne v^^^ faisaient de l'anthropologie... de même qu- M. Jourdain faisait de la prose. Tels furent Hippocrate, décrivant dans son livre Des Eaux, des airs et des lieux les caractères physiques des « Scythes et autres nomades » et les déformations crâniennes des macrocéphales, au delà du Palus Méotide ; Aristote comparant les singes à l'homme et parlant des métis humains et des Ethiopiens ; Pline, dont les récits souvent fantaisistes ont été justement critiqués par Geoffroy Saint-Hilaire ; Galien qui en disséquant les singes préparait la

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