‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 127 sur 573 · MAGASIN SCOLAIRE · texte numérisé non relu

MAGASIN SCOLAIRE

la forme ci-dessus indiquée. Si les réparations, i au contraire, sont de nature telle qu'elles ne . puissent être opérées que dans les ateliers du magasin scolaire, l'ordre donné prescrit l'enlèvement des objets et leur remplacement simultané dans l'école par du mobilier neuf. Les objets enlevés sont réintégrés au magasin, le compte particulier de l'école en est décliargé et les objets sont envoyés aux ateliers dont nous avons indiqué plus haut l'organisation.

Lorsqu'ils sont remig en état, ils sont de nouveau inscrits au registre des entrées et figurent en compte dans l'approvisionnement du magasin.

P7'ise en charge des objets par les directeurs et les directrices des écoles. — La comptabilité tenue au magasin scolaire et les souches des bons d'exécution conservées au service du matériel permettent de s'assurer de l'exécution des ordres donnés par la direction de l'enseignement primaire. Mais ces écritures ne permettraient pas, sans des recherches qui seraient longues et compliquées, de suivre chaque objet à partir de sa fabrication, et d'assurer sa conservation par les personnes, directeurs ou directrices, auxquelles sa garde est confiée.

Aussi les garanties nécessaires pour le bon ordre du service ont-elles été complétées par l'institution d'un registre spécial, qui a reçu le titre de « portatif», et qui, pour chaque école, est établi en double exemplaire.

L'un de ces exemplaires est conseivé au service central du matériel, et l'autre est remis au directeur ou à la directrice de l'école. Nul objet ne sort du magasin sans recevoir un numéro de prise en charge.

Dès que le service du matériel a reçu du magasin l'avis d'exécution d'un ordre de fourniture à une école, les agents du contrôle du matériel se transportent dans l'établissement avec l'exemplaire du portatif conservé dans les archives. Le directeur ou la directrice produit l'autre exemplaire du portatif resté entre ses mains, et l'objet livré à l'école est inscrit, séance tenante, sur les deux exemplaires avec son numéro de prise en charge. Cette inscription est faite en présence du directeur ou de la directrice qui, par sa signature apposée sur les deux exemplaires, se reconnaît désormais responsable de l'objet.

Toutes les fois qu'un directeur ou une directrice est changé, il est procédé, en présence des agents du service du matériel et de l'ancien et du nouveau directeur, au récolement des objets inscrits sur le portatif de l'école, objets que le nouveau directeur prend à son compte en en donnant décharge à son prédécesseur.

Mise en vente des objets reconnus hors d'usage pour les écoles de la ville de Paris. — Les objets qui, après avoir subi plusieurs réparations, ne paraissent plus en état de servir, ou ceux qui ont été remplacés par des types nouveaux, sont mis en vente aux enchères publiques par les soins du chef du service du matériel. La mise en réforme des objets à vendre est prononcée par une commission spéciale composée de membres du conseil municipal et de représentants de l'administration.

Lorsque des ventes ont lieu, un droit de préférence est concédé aux communes du département de la Seine ou aux établissements publics (hôpitaux, hospices, asiles d'aliénés, prisons, etc.), qui peuvent, s'ils le désirent, se rendre acquéreurs des objets moyennant un prix fixé à dire d'experts.

ié,ode spécial d'organisation pour la distribution des fournitures scolaires {papeterie et livres classiques). — Le régime qui vient d'être indiqué pour la fourniture du mobilier et du matériel classique, objets durables, susceptibles de faire un long usage et dont, par conséquent, la conservation devait être assurée, aussi bien que la

bonne distribution, ne saurait être appliqué sans modifications aux fournitures scolaires proprement dites : papeterie et livres classiques, qui comprennent des objets fongibles dont il s'agit simplement d'assurer la bonne distribution et le bon emploi.

On a dû, en conséquence, adopter pour lee fournitures de cette nature une organisation spéciale qui, tout en différant sur certains points de celle des fournitures de mobilier, s'en rapproche cependant quant aux bases essentielles.

L'une de ces bases est l'adjudication publique sans laquelle aucun achat important n'est fait par l'administration.

Une commission permanente, composée des inspecteurs de l'enseignement primaire, examino tous les types d'objets classiques : cahiers, plumes, crayons, etc., et tous les livres présentés par l'administration pour être introduits dans les écoles.

Pour ce qui concerne les livres, le comité des inspecteurs primaires joue le rôle de commission de révision, la liste des livres classiques à introduire dans les écoles étant préparée chaque année, conformément aux règlements ministériel^, par les instituteurs réunis en conférence dans chacun des vingt arrondissements.

La fourniture des livres et des objets de papeterie est mise en adjudication pour une durée de trois ans.

Aux termes du cahier des charges, l'adjudicataire est tenu de mettre à la disposition de la ville de Paris un magasin spécial et de tenir ce magasin constamment approvisionné dans les proportions qui lui sont indiquées par l'administration.

Ce magasin spécial constitue, en réalité, une annexe du magasin scolaire de la ville, dont les locaux étaient devenus insuffisants pour contenir à la fois et le mobilier et les fournitures classiques.

Les fournitures déposées dans le magasin spécial par l'adjudicataire sont, avant d'être définitivement acceptées, examinées par une commission nommée par le préfet de la Seine.

Aussitôt après la clôture des opérations de la commission, chaque objet est marqué d'un timbre indiquant qu'il est la propriété de la ville.

Pour les livres, ce timbre est apposé, non seulement sur la couverture, mais encore sur quelques pages prises au hasard, de façon à prévenir toute pensée de détournement.

Voici maintenant comment s'eflectue la distribution des fournitures dans les écoles :

Les directeurs et les directrices ont le droit de choisir, sur les listes des livres classiques et des objets de papeterie acceptés pour les écoles de la ville, les objets ou les livres qu'ils désirent mettre entre les mains de leurs élèves, sous la seule condition de se renfermer dans les limites du crédit assigné à leur école.

Ce crédit est calculé à raison de 4 francs par élève et par an.

Les fournitures sont livrées en quatre distributions, ayant lieu en octobre, janvier, avril et juillet.

Un mois avant chaque distribution, les directeurs et les directrices établissent leurs demandes sur des listes imprimées contenant, en regard de la nomenclature des objets qui peuvent êire fournis aux écoles, le prix net de chaque objet.

Les listes ainsi dressées par chaque école sont soumises aux inspecteurs et aux inspectrices du matériel des écoles (agents municipaux) qui les j révisent, s'assurent que les demandes répondent, comme proportions, aux besoins de l'ocolo, et j qu'elles no dépassent pas les limites du crédit assigné à rétablissement.

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