‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 129 sur 573 · MAHERAULT · texte numérisé non relu

MAHERAULT

exista chez les Grecs, dit-il, ne peut pas être donné dans la Gelehrtenscftule (l'école classique), car collc-ci est un produit du moyen âge et de l'époque moderne, ni dans la Volksschule {l'école primaire), car celle-ci n'enseigne que les éléments, mais bien dans la liûrgerschule (ou dans la Realschule), laquelle a la mission d'élever cette classe de citoyens qui, sans devenir des savants, doivent être néanmoins des hommes instruits. » De 1840 à 1849, Mager publia une revue mensuelle, la Pùdagogisc/ie tifwue, qui acquit en Allemagne une grande autorité, et dont la collection forme un recueil aussi intéressant, et d'un contenu peutêtre plus original, que les Rheinische Blâtter de Diesterweg.

MAGISTRALES (Ecoles). — Le nom d'écoles magistrales [scuole magistrali) est donné en Iialie à des écoles normales primaires d'un degré inférieur. La loi sur l'instruction publique du 13 novembre 1859 dit à l'art. 370 : a Les provinces auront la faculté de créer des écoles magistrales de l'un et de l'autre sexe, afin de former des instituteurs et des institutrices du degré inférieur, en se conformant, pour l'établissement du programme d'études, au règlement qui sera édicté. » Ce règlement (24 juin 1860) porte que les provinces donneront connaissance au ministère de l'instruction publique de la création des écoles magistrales fondées par elles, et que le ministère se bornera à s'assurer que les programmes de ces écoles ne contiennent rien de contraire à la morale et à l'ordre public, et que le personnel enseignant offre les garanties requises de moralité et de capacité. Le règlement ajoute que les établissements fondés soit par les provinces ou les communes, soit par les particuliers, pourront être assimilés aux écoles normales de l'Etat, sous certaines conditions. Ces dispositions ont été confirmées par le règlement du 9 novembre 1861, qui dit : « Les provinces, les communes et autres personnes morales ont la faculté de créer, avec leurs propres ressources, des écoles normales du degré inférieur ou de l'un et l'autre degré. Quand ces écoles seront organisées de la même façon que celles de l'Etat^ elles pourront, sous l'approbation du Conseil scolaire provincial, leur être assimilées (art. 18). Lesdites personnes morales auront aussi la faculté de créer des écoles magistrales, destinées à former des instituteurs et des institutrices élémentaires, et dans lesquelles s'enseigneront uniquement les matières obligatoires pour lexamen du brevet (art. 19). »

La durée du cours d'études dans les écoles magistrales est ordinairement de deux ans, tandis que dans les écoles normales elle est de trois ans.

En 1877, à côté de 48 écoles normales de l'Iitat, et de 13 écoles provinciales assimilées aux écoles de l'Etat, il existait 51 écoles magistrales, 19 pour les instituteurs et 32 pour les institutrices.

Le ministère italien de l'instruction publique a mis à l'étude, en 1882, un projet de réforme des écoles normales et magistrales. La commission chargée d'étudier la question a reconnu la nécessité de maintenir l'existence de deux brevets de capacité, l'un du degré inférieur, l'autre du degré supérieur. En conséquence, elle a admis aussi le maintien des deux catégories d'établissements, savoir des écoles normales inférieures ou magistrales, pour la préparation des instituteurs qui se destinent à enseigner dans les écoles rurales et qui n'ont besoin que du brevet du degré inférieur, et des écoles normales complètes, préparant leurs élèves à l'obtention du brevet supérieur. Mais elle a proposé de porter à cinq ans la durée da cours d'études dans les écoles magistrales, qui prendraient le titre d'écoles normales pour la préparation des instituteurs des écoles rurales, et à sept ans celle du cours d'études des écoles nor-

males. Les élèves-makres seraient admis dans ces établissements à leur sortie de l'école primaire.

Le décret du 21 juin 1883, qui a réorganise les écoles normales, a prescrit la transformation des écoles magistrales en écoles normales du degré inférieur. — V. NormaUs [Ecoles' , p. :J093.

MACilSTIlATUUE. — La loi du 15 mars 1850 avait voulu faire du Conseil supérieur de l'instruction publique et des Conseils académiques des autorités émanant, « non plus de l'Etat, mais de la société tout entière, qui y sera représentée par ses forces les plus vives, » selon l'expression du Mémoire (anonyme) sur le projet de loi relatif à la liberté de l'enseignement. Au premier rang de ces « forces vives » figurait la magistrature. Dans le Conseil supérieur devaient siéger « trois membres de la Cour de cassation, élus par leurs collègues » ; dans chacun des Conseils académiques des départements, « le procureur général près la Cour d'appel, dans les villes où siège une Cour d'appel, et, dans les autres, le procureur de la République près le tribunal de première instance; un membre de la Cour d'appel, élu par elle, ou, à défaut de Cour d'appel, un membre du tribunal de première instance, élu par le tribunal ; » dans le département de la Seine, le Conseil académique comprenait « le procureur général près la Cour d'appel, ou un membre du parquet désigné par lui; un membre de la Cour d'appel, élu par la Cour; un membre du tribunal de première instance, élu par le tribu-

n:il. »

Le décret-loi du 9 mars 1852 laissa aux trois membres de la Cour de cassation leur siège au Conseil supérieur, mais ordonna qu'ils seraient, ainsi que les autres membres de ce Conseil, nommés parle chef de l'Etat ; il décida en outre que les membres des Conseils académiques qui procédaient précédemment de l'élection (dans l'espèce, lès représentants des Cours d'appel et des tribunaux de première instance) seraient nommés par le ministre.

La loi du 14 juin 1854, qui, en rétablissant les anciennes académies, institua dans chaque académie un Conseil académique, et dans chaque département un Conseil départemental, décida que deux membres de la magistrature, nommés par le ministre, siégeraient dans le Conseil académique; et que dans le Conseil départemental figureraient le procureur général près la Cour d'appel (ou le procureur impérial), et un membre de la Cour d'appel (ou du tribunal de première instance) nommé par le ministre.

La loi du 19 mars 1873 sur le Conseil supérieur fut un retour à la loi de 185" : les deui membres de la Cour de cassation qui figurèrent dans le Conseil réorganisé durent être élus par leurs collègues, ainsi que les représentants des autres grands corps de l'Etat.

La loi du 27 février 1880, sur le Conseil supérieur et les Conseils académiques, mit un terme à l'état de choses inauguré en 1850 et perpétué par l'empire et par les législateurs de 1873 ; elle consacra ce principe, que le Conseil supérieur et les Conseils académiques devaient représenter la compétence pédagogique et se composer d'hommes ayant l'expérience de l'enseignement; elle en exclut « ceux qui étaient censés représenter les grands intérêts sociaux »; et, en conséquence, les délégués de la magistrature cessèrent de siéger dans les Conseils universitaires.

31AI1ÉUAULT. — Mahérault, né au Mans en 1764, était avant la Révolution professeur au collège de la Marche, à Paris. En 1790, il fut nommo professeur d'humanités au collège de Montaigu. qui prit à cette époque lo nom de collège du Panthéon français. Il travailla avec Crouzet, principal du même collège, à l'élaboration d'un plan d é-

MAINE-ET-LOIRE — 1766

MAINE-ET-LOIRE

tudes, qui parut dans l'été de 1793 sous le titre de Plan d'études provisoires, imprimé par ordre du département de Paris^ l'an second de la République (V. Crouzet). Il participa à l'organisation de l'ccole de Liancourt en 1795, et à celle de l'Institut des colonies, consacré à l'éducation des enfants de couleur, en 1796. Lors de la création de l'école centrale du Panthéon, il y fut nommé professeur des langues anciennes (frimaire an V); et lorsque cette école devint le lycée Napoléon, il y occupa la chaire de rhétorique. La maladie l'obligea à prendre sa retraite en 1809. il est mort à Paris vers 1833.

MAILHOS. — V. au Supplément.

MAINE. — V. Mayenne et Sarthe.

3IAINË-ET-L0IIIE (Département Je). — Superficie, 7121 kilom. carrés. Population: 523 491 habitants en 1881, au lieu de 517 558 en ISIô. Densité moyenne de la population par kilom. carré : 74 habitants, au lieu de 71 habitants, chiffre de la densité moyenne de la France. Cinq arrondissements, formant six circonscriptions d'inspection primaire, savoir : Angers H", Angers 2*, Baugé, Cholet, Saumur, Segré ; 34 cantons, 381 communes, dont 320 do 500 habitants et au-dessus.

Le service de l'inspection primaire dans le département de Maine-et-Loire est réparti comme suit :

Angers 1" — 2«.

Baugé.. . .

Cholet....

Saumur . . Segré

KOMBRE

DE CLASSES

lo6

Popiilotion d'ùqe scolaire. — En 1876 on comptait 59 048 enfants de 6 à 13 ans (29 180 garçons et 29 868 filles), soit 11.42 enfants d'âge scolaire pour 100 habitants. En 1881 on ne compte plus que 5B991 enfants de 6 à 13 ans (28 302 garçons et 28 689 filles), soit 10.88 enfants d âge scolaire pour 100 habitants. C'est une diminution de 2057 enfants de 6 à 13 ans pour une période do cinq années, tandis que pendant la même période la population totale s'est accrue de 5933 habitants.

1. État de l'instruction publique avant 1789. — Le département de Maine-et-Loire a été formé de la plus grande partie de l'ancienne province d'Anjou. La ville d'Angers posséda de bonne heure des écoles placées sous le gouvernement de l'évêque. A la fin du ix* siècle, la direction de ces écoles est confiée à un dignitaire spécial du chapitre, qui prend le titre de scholastique ou maitre-école. C'est à l'évêque Ulger, élu en 1124, qu'on reporte généralement l'honneur d'avoir fondé l'université. Lorsqu'on 1229 les écoles de Paris furent désertées par les maîtres et les écoliers, un grand nombre d'entre eux vinrent s'établir à Angers, qui acquit de la sorte plus d'importance comme centre d'étndes. Ce ne fur. toutefois qu'en 1364 que l'université de cette ville fut reconnue et autorisée par lettres patentes de Charles V.

Elle ne comprenait encore que les facultés de droit canon et de droit civil. En 1394, le scholastique consentit à l'élection d'un recteur, ce qui assura à l'université plus d'indépendance. Les facultés de théologie, de médecine et des arts furent créées en 1432 par le pape Eugène IV.

Auprès de l'université d'Angers se fondèrent successivement divers collèges, ceux de la Portede-Fer, de la Fromagerie, d'Anjou, de Fougères, de Bueil, etc. On trouve aussi des collèges à Beaufort en Vallée et à Segré (fin du xvr siècle) ; àBeaupréau, àChemilléet à Baugé (xvme siècle). Le collège de Saumur (xvii* siècle) était dirigé par les Oratoriens, qui l'abandonnèrent en

La situation de l'enseignement populaire était la même en Anjou que dans les autres provinces de France. La plupart des communes avaient une école. Quant à la ville d'Angers, dit le Dictionnaire historique de Maine-et-Loire de M. Célestin Port, auquel nous avons emprunté les détails qui précèdent, « chacune des dix-sept paroisses avait, à la fin du xviii' siècle, sa petite école, rentée par quelque fondation charitable et desseivie, sous la direction et à la nomination du curé, par quelque pauvre ecclésiastique. Des maîtres laïques, en petit nombre, sous la surveillance immédiate du clergé paroissial et de l'université, enseignaient la lecture, l'écriture, l'arithmétique à de rares élèves. » Les frères des écoles chrétiennes s'établirent à Angers en 1741, mais ils étaient mal vus de la mairie, qui leur refusa un local pour y enseigner; ils n'en prospérèrent pas moins, et leur arrivée fit « déserter plus de vingt maîtres d'école et abandonner le service de nombreuses fondations paroissiales ■». A leur école était jointe une maison de force pour les jeunes gens.

2. Développement de l'instruction primaire depuis 1789 et état actuel. — Époque de la révolution. — Nous manquons de renseignements sur l'état des écoles primaires dans le Maine-et- Loire pendant les premières années de la République. L'école centrale du département fut installée à Angers, en 1796, dans le bâtiment de l'ancien collège d'Anjou ; elle subsista huit années, avec une moyenne annuelle de 150 à 200 élèves, et fut transformée en lycée en 1804.

Statistique comparée de 1829 a 1881-1882. — Voici les données que nous possédons sur le développement de l'instruction primaire dans le Maine-et-Loire depuis la fin de la Restauration, époque où fut faite la première statistique des écoles primaires,

Nombre des communes dépourvues d'écoles. — En 1837, le département comptait 141 communes n'ayant aucune école, et 313 communes n'ayant pas d'écoles de filles. En 1850, il n'y avait plus que 13 communes entièrement dépourvues d'écoles. En 1878, on ne trouve plus de communes sans écoles; mais 76 communes de 500 habitants n'ont pas d'écoles publiques de filles.

Nombre de •^- écoles primaires publiques et libres. — Le nombre total des écoles primaires était, d'après V Almanach de l'Université, de 162 en 1821. Le progrès du nombre des écoles à partir de 1829 est résumé dans le tableau ci-après :

J834 1S50 18ii3 lS7»i- ISSI-

d'après la statistique offic"»

T'>oles

Écoles

ToUl

publiques

libres

MAINE-ET-LOIRE

MAINE-ET-LOIRE

Division des écoles publiques et libres en écoles de garçons, écoles mixtes et écoles de filles.

Écoles

de garçon» mixtes

1850 392 (y compris les

écoles mixtes)

ToUl

de Cllei

Division des écoles publiques et libres en écoles laïques et écoles congréganistes.

Écoles laïques Écoles congréçtanisles

de garçons ou mixtes

de filles

de garçons ou mixtes

de filles

ToUl

"Nombre d'instituteurs et d'institutrices, y compris les adjoints et les adjointes.

Instit

uteurs

Instit

itrices

Total.

Laïques.

Congrcg.

Laïques.

Congrég.

Nombre total d'élèves et nombre des élèves gratuits dans les écoles primaires de toute nature.

Total des élèves Élèves gratuits

1832 (année civile)....

1876-77 (année scolaire)..

Gratuite

En 1832, il y avait 312 élèves inscrits sur 10 000 habitants ; en 1840, 645; en 1863, 1090; en 1876- 1817, 1088, et 1162 en 1881-1882.

Ecoles maternelles {Salles d'asile).

des établissements

des élèves

il 175

Nombre des cours d'adultes et de leurs auditeurs,

Nombre de court Nombre d'andiieiin

Hommes Femme* Boumei Femmes

Brevets. — Le nombre des brevets délivrés de 1833 à 1882 inclusivement a été le suivant :

Instituteurs.

1833-1850. 407 brevets élémentaires, 38 brevets supérieurs. 1851-1867. 264 — obligatoires, 43 — complet*. 1868-1880. 288 — — 42 — facultatifs

uu complets.

1881 73 — élémentaires, 5 — supérieurs.

Institutrices.

1836-1830. 358 brevets élémentaires, 14 brevets supérieurs. 1851-1867. 3ô5 — obligatoires, 6 — complets. 1868-1880. 422 — — 98 — facultatifs

ou complets.

1881 213 — élémentaires, 3 — supérieurs.

Certifier! ts d'études primaires. — Les examens du certificat d'études primaires ont été introduits dans le département de Maine-et-Loire en 1867 ; mais les résultats connus ne remontent pas audelà de 1872. En voici le tableau :

Nombre de candidats Certificats obtenus

Garçons Filles Garçons Fille»

1878 Manque

Résultats de l'instruction. — Les deux tableaux ci-dessous indiquent le degré d'instruction des conscrits et des conjoints :

Nofnbre de conscrits sachant au moi7is lire^ de 1827 à ISSI inclusivement.

Examinés

ONSCRIT

Sachant

au moins

lire

Combien pour 100

is31-3o

MAINE-ET-LOIRE

MAINE-ET-LOIRE

En 1827 1829 la moyenne de l'instruction des conscrits était de 44.8 0/0; dans le Maine-et- Loire cette moyenne était de 28. 7 0/0, soit 10. 1 0/0 au-dessous de la moyenne générale. La classe de 1881, en portant l'instruction des conscrits dans le département de Maine-et-Loire à 86.2 0/0, réalise ainsi un progrès total de 57.5 0/0 pour la période de cinquante-deux années qui s'est écoulée de 1829 à 1881, soit un progrès annuel de plus de 1.1 0/0, tandis que pour toute la France le progrès n'a été durant la même période que de 0.85 0/0.

Nombre de conjoints, sur 100, ayant signé leur acte de mariage.

Années 1854-55...

Hommes

Femmes 49,1 53,2 50,8 61,7 69,9 76,2 77.7 73,6 75,1

Hommes et femmes

Budget de l'instruction primaire. — Nous donnons ci-dessous le tableau des dépenses ordinaires de l'instruction primaire pour les vingthuit dernières années de 1855 à 1882 :

nÉTRIBU-

SUBVENTIONS

TION

sa S. "•■

ANNEES

scolaire

du

À. PAIIT.

on -a)

département

de l'Etat.

Gratuité.

En 1863, la dépense moyenne par tète d'élève des écoles publiques était de 7'%60, soit V',81 au-dessous de la moyenne générale qui était à la même date de 9",47. En 1876, cette dépense était de 17'',22, la moyenne générale étant de 17^',83. En 1882, la dépense par tête d'élève en Maine-et- Loire était de 21'%03, tandis que la moyenne générale était de 2F%77.

Etat actuel de l'instruction primaire. — Voici la situation de l'instruction primaire dans le département de Maine-et-Loire pendant l'année scolaire 1882-1883,

Nombre d'écoles. — Le nombre des écoles primaires est de 869 (689 écoles publiques et 180écoles libres). Deux communes seulement sont entièrement dépourvues d'écoles. 56 communes de plus de 500 habitants n'ont pas encore d'école publique de filles (ce nombre était de 66 en 1882). Sur les 869 écoles primaires du département, il y a 442 écoles laïques (326 écoles de garçons, 88 de filles et 28 mixtes) et 427 écoles congréganistes (51 de garçons, 344 de filles et 32 mixtes).

Division des écoles de toute nature.

1° D'après le nombre de classes quelles possèdent.'

Publiques. Librss.

Ecoles à 1 classe

et au-dessus.

Totaux.

20 D'après le nombre des élèves que les classes reçoivent :

Classes de 50 élèves et au-dessous 659, soit 64,10/0

— de plus de 50 élèves 189, — 18,40/0

Les moyennes correspondantes pour toute la France sont : 53.2 0/0, 18.9 0/0, 12.3 0/0, 7 0/0, 6.6 0/0. D'où il résulte que sous le rapport de la répartition du nombre d'élèves par classe, le département se trouve dans une bonne situation.

Nombre d'élèves. — Les enfants qui ont fréquenté les écoles primaires pendant Tannée scolaire 1882-1883 sont au nombre de 61 260 (au lieu de C0 828 en 1881-1882). Ce nombre peut se décomposer en :

Elèves des écoles publiques 48 745

— — libres 12515

Garçons 30 294

Filles 30 966

Elèves des écoles laïques 29 525

— — congréganistes.. 31735

Elèves des écoles î de filles 29 444

mixtes.

Les élèves d'âge scolaire figurent dans ce nombre de 61 260 pour 5ô 368. D'après le recensement de 1881, le nombre des enfants de cet âge pour le département de Maine-et-Loire est de 56991, d'où il résulterait que 1623 enfants d'âge scolaire ne fréquentent pas les écoles primaires. Il convient toutefois de retrancher de ce nombre 1316 enfants de 6 ans et au-dessus, inscrits dans les écoles maternelles publiques ou libres, ce qui réduit à 307 le nombre des enfants de 6 à 13 ans qui ne fréquentent pas les écoles primaires. Ce nombre de 307 équivaut probablement à celui des enfants recevant l'instruction dans des établissements d'enseignement secondaire ou dans leurs familles.

Certificat d'études primaires. — Le résultat des examens pour le certificat d'études primaires a été le suivant en 1883 :

Garçons.

Filles...

Totaux.

Noiiibri»

Nombre de cerlifical»

obtenus

Personiul enseigyvmt. — L'enseignement primaire a employé dans l'année scolaire 1882-1883

MAINE-ET-LOIllE

MAlNE-ET-LOIllE

un effectif de 1540 maîtres ou maîtresses, dont nous donnons le détail en deux tableaux. p Pour les écoles publiques:

Titulaires avec brevet supérieur

Titulaires avec brevet élémentaire

Titulaires sans brevet

— non brevetés ....

2° Pour les écoles libres

Titulaires brevetés

— non brevetés. .

Adjoints brevetés. . . . . .

— non brevetés. . ,

In«titi

leurs Congr.

Inslilutriccs

Laïques

Laïques

Congr.

ires :

Institi

ileurB CoBgr.

Institutrice?

Laïques

Laïques

Congr.

Maisons d'école. — La situation au 1*' septembre 1883 est résumée dans le tableau suivant :

Nombre et nature des maisons d'école.

auxwmmÛnes. Prêtées. Louées.

De parçons ou mixtes. 385 9

De filles 209 46

Totaux.... 594 55

Total.

Parmi les maisons d'école appartenant aux •communes, 167 sont l'objet d'une demande d'amélioration. Le montant des sommes payées pour loyers de maison d'école s'élève à 9454 francs.

Le chiffre des subventions accordées par l'Etat à diverses communes du département de Maineet-Loire pour construction ou réparation de maisons d'école et pour acquisition de mobilier scolaire, durant les sept dernières années, est le suivant :

Nombre Subventions

des communes, de TËtat.

Totaux.

14 200 fr.

790 470 fr.

Ecoles maternelles . — Le département compte, en 1883, 120 écoles maternelles (76 publiques et 44 libres). Sur les 76 écoles maternelles publiques, 16 sont dirigées par des directrices laïques et 60 par des directrices congréganistes. Une seule directrice laïque n'est pas munie du certificat d'aptitude; parmi les 60 directrices congréganistes, 26 sont dans ce cas. Sur les 44 écoles maternelles libres, 5 sont dirigées par des laïques et 39 par des congréganistes; 14 directrices congréganistes n'ont pas de titres de capacité. Les directrices publiques laïques sont secondées par 14 sousdirectrices dont une seule est dépourvue de titre de capacité ; les directrices publiques congréganistes sont secondées par 21 sous-directrices dont 10 sans titre de capacité. On trouve également 15 sous-directrices d'écoles maternelles libres congréganistes, dont 9 sans titre de capacité.

Les écoles maternelles ont reçu, pendant l'année 1882-1883, 11 206 élèves (11 339 en 1881-1882), répartis comme suit :

publiques j congréganistes 5 531

Écoles maternelles ( laïques 18 1

libres (congréganistes 3234

Les enfants de 6 ans et au-dessus, c'est-à-dire d'âge scolaire, figurent dans ce nombre pour 13l<;.

Ecole normale et cours normal. — Le département de Maine-et-Loire possède une école normale d'instituteurs fondée à Angers en 1831. Cette école a reçu, en 18S2-1883, 56 élèves. Ce nombre est insuffisant pour assurer le bon recrutement du personnel enseignant primaire du département; aussi l'inspecteur d'académie a-t-il demandé au ministre de fixer à 20 le nombre des candidats à admettre en première année, de manière à porter à 63 le total des élèves pour 1883-

Il n'existe pas encore d'école normale d'institutrices. Le cours normal, qui en tient lieu, est suivi par 6 boursières du département et une boursière de la ville d'Angers.

Ecoles primaires supérieures. — Il en existe actuellement deux dans le département, une à Angers et l'autre dans l'arrondissement deBaugé. L'effectif de ces deux écoles est de 296 élèves.

Bibliothèques scolaires et bibliothèques pédagogiques. — Voici la situation au 1" janvier 1883 :

Bibliothèques scolaires

Nombre de livres de lecture. . ., 20 116 — délivres scolaires.... 16 377

Bibliothèques pédagogiques

Nombre de volumes

En 1863, le département ne possédait que 40 bibliothèques scolaires contenant ensemble il 94 volumes de toute nature.

Caisses des écoles. — 108 caisses des écoles fonctionnent en 1883 dans le département. Voici leur mouvement pendant l'année 1882 :

Recettes de l'exercice 1882 19 182 fr.

Dépenses 3 227

Somme en caisse à la clôture de l'exerci ce 15 955 fr.

Avant l'application de la loi du 28 mars 1882, qui a rendu cette institution obligatoire, le département ne possédait qu'une caisse de ce genre, dont l'actif était en 1881 de 25 francs.

Caisses d'épargne scolaires. — Elles existent dans le département depuis 1874. Voici leur situation en 1879 et en 1883 :

Années.

de caisses.

de livrets.

inscrites à ces livrt'ts.

68 938 fr.

127 0:i8 fr.

Société de secours mutuels. — La Société de secours mutuels entre les instituteurs et les institutrices, fondée en 1867, est en voie de prospérité. Elle ne comptait en 1879 que 352 membres et un actif qui n'atteignait pas 11000 francs Elle compte en 1884 400 membres, et son actif s'élève à 15 364 francs.

Bulletin scolaire. — Le Bulletin scolaire du département de Maine-et-Loire, dont la fondation remonte à 1870, paraît suivant les besoins du service, en format petit in-8°. Il est envoyé gratuitement à toutes les écoles publiques dont il devient la propriété, et reçoit à cet effet une subvention du Conseil général.

Conclusion. — « En résumé, dit le rapport d'inspection académique de 1883, la situation de l'enseignement primaire dans le déparieraent de Maine-et-Loire est satisfaisante dans son ensemble; la situation matérielle s'améliore de jour en jour; le nombre des enfants augaiente ; nos écoles ont presque partout la conliance et la sympalhie des familles... Enfin, nous avons un per-

Page 1