‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 145 sur 573 · EXERCICES MANUELS · texte numérisé non relu

EXERCICES MANUELS

» Section des petits enfants (enfants de 2 à 5 ans). — Jeux. — Petits exercices de pliage, de tissage, de tressage.

» Section des enfants de 5 a 7 ans ou classe enfantine. — Pliage, tissage, tressage, combinaisons en laines de couleurs sur le canevas ou le papier ; petits ouvrages de tricot.

» Écoles primaii^es.

» travaux manuels.

» 1** Pour les garçons.

» Cours élémentaire. — Exercices manuels destinés à former la dextérité de la main. — Découpage de carton-carte en forme de solides géométriques. — Vannerie : assemblage de brins de couleurs diverses. — Modelage : reproduction de solides géométriques et d'objets très simples.

» Cours moyen. — Construction d'objets de cartonnage revêtus de dessins coloriés et de papier de couleur. — Petits travaux en fil de fer ; treillage. — Combinaisons de fil de fer et de bois : cagris. — Modelage : ornements simples d'architecture. — Notions sur les outils les plus usuels.

» Cours supérieur. — Exercices combinés de dessin et de modelage : croquis cotés d'objets à exécuter et construction de ces objets d'après les croquis, pu vice versa. — Etude des principaux outils employés au travail du bois. Exercices pratiques

gradués. Rabotage, sciage des bois, assemblables simples. Boîtes clouées ou assemblées sans pointes. Tour à bois, tournage d'objets très simples. — Etude des principaux outils employés dans le travail du fer, exercices de lime, ébarbaga ou finissage d'objets bruts de forge ou venus de fonte.

» 2<» Pour les filles.

» Cours élémentaire. — Tricot et étude du point ; mailles à l'endroit, à l'envers, côtes, augmenta tion, diminution. — Point de marque sur canevas. — Eléments de couture : ourlets et surjets. — Exercices manuels destinés à développer la dextérité de la main, découpage et application de pièces de papier de couleur. — Petits essais de modelage.

» Cours moyen. — Tricot et remaillage. — Marque sur canevas. — Eléments de la couture : point devant, point de côté, point arrière, point de surjet. Couture simple, ourlet, couture double, surjets sur lisières, sur plis rentrés, — Confection d'ouvrages de couture simples et faciles (essuiemains, serviettes, mouchoirs, tabliers, chemises), rapiéçage.

» Cours supérieur. — Tricot de jupons, gilets, gants. — Marque sur la toile. — Piqûre, froncés, boutonnières, raccommodage des vêtements, reprises. — Notions de coupe et confection des vêtements les plus faciles. — Notions très simples d'économie domestique et application à la cuisine, au blanchissage et à l'entretien du linge, à la toilette, aux soins du ménage, du jardin, de la basse-cour. Exercices pratiques à l'école et à domicile. »

On lit ce qui suit dans l'instruction placée en tête du programme des écoles primaires :

« L'éducation physique a un double but :

M D'une part, fortifier le corps, affermir le tempérament de l'enfant, le placer dans les conditions hygiéniques les plus favorables à son développement physique en général.

» D'autre part, lui donner de bonne heure ces qualités d'adresse et d'agilité, cette dextérité de la main, cette promptitude et cette sûreté de mouvements qui, précieuses pour tous, sont plus particulièrement nécessaires aux élèves des écoles primaires, destinés pour la plupart à des professions manuelles.

» Sans perdre son caractère essentiel d'établissement d'éducation, et sans se changer en ateliers, l'école primaire peut et doit faire aux exercices du corps une part suffisante pour préparer et prédisposer, en quelque sorte, les garçons aux futurs travaux de l'ouvrier et du soldat, les filles aux soins du ménage et aux ouvrages de femme. »

Le programme que nous venons de reproduire ne pouvait naturellement pas être exécuté d'une manière générale et immédiate dans toutes les écoles primaires de France; mais l'année 1883 a déjà vu se produire des applications sérieuses. Plusieurs grandes villes, Paris, Lyon, Clermoiit- Ferrand, Marseille, Bordeaux, etc., ont annexé à un certain nombre d'écoles primaires des ateliers où, sous la direction d'ouvriers compétents, les élèves se livrent à divers exercices manuels, modelage, travail du bois et du fer, etc. Ailleurs, dans des communes rurales, c'est l'instituteur lui-même qui a mis résolument la main à l'œuvre et a cherché à réaliser, dans la mesure du possible, cet enseignement nouveau. Nous pouvons citer, à titre de spécimen, ce que rapportait en juin 1883 l'inspecteur d'académie de l'Aisne de l'ciat de l'enseignement manuel dans les écoles de ce département :

(( Quelques instituteurs, dit-il, ne se sont pas crus en mesure d'appliquer cette importante par-

tie des nouveaux programmes, alléguant leur incompétence et le défaut d'outils. Mais la plupart se sont mis courageusement à l'œuvre et n'ont pas attendu que Técole fût dotée d'un outillage complet pour se conformer à l'arrêté du 27 juillet. Ces instituteurs, aussi dévoués qu'ingénieux, n'ont eu qu'à se féliciter de l'initiative qu'ils ont prise et ont obtenu de remarquables résultats. A Brunehamel, les enfants ont confectionné une certaine quantité de brosses, façonné des pupitres, fait des assemblages de bois et de carton ; ils tressent du jonc, s'exercent au palissage des arbres fruitiers, à la taille de la vigne, etc. L'école d'Erlon possède une collection de planchettes et de cartons que les élèves ont découpés et qu'ils savent assembler pour en faire les objets les plus divers : tous les corps géométriques ont été construits par eux. Les élèves de l'école d'Aubigny s'occupent de travaux de cartonnage. A Froidmont et à Grandlup, les enfants ont été invités à choisir eux-mêmes les objets qu'ils voulaient fabriquer; avec leur couteau, ils ont fait quantité de petits instruments aratoires, rouleaux, herses, râteaux, fourches, bêches, etc. ; ils ont confectionné les corps géométriques et fait fiifTérents tressages avec de la pailUe. Beaucoup d'autres écoles ont commencé à fabriquer de petits ouvrages manuels appropriés à la région. »

M. le directeur de l'enseignement primaire du département du Nord a publié, en 1883, un programme de l'enseignement du travail manuel avec divisions mensuelles, indiquant d'une façon détaillée un nombre considérable d'exercices simples à exécuter dans les trois cours des écoles primaires.

Il serait facile de multiplier ces exemples.

Toutefois, la bonne volonté toute seule ne saurait suffire aux exigences d'un enseignement nouveau ; c'est à l'école normale à donner aux futurs instituteurs la préparation qui leur est nécessaire. Aussi le programme du 3 août 1881 a-t-il placé les travaux manuels au nombre des matières d'enseignement des écoles normales d'instituteurs, en leur assignant quatre heures par semaine dans le tableau de répartition de ces matières.

Mais on manquait de maîtres pour donner cet enseignement dans les écoles normales. Le ministre de l'instruction publique a donc créé, par un arrêté en date du 28 juillet 1882, des Cours normaux préparatoires à l'enseignement du travail manuel dans les écoles normales et dans les écoles primaires supérieures^ et en a confié la direction à M. Salicis, répétiteur à l'école polytechnique, que l'organisation du travail manuel dans l'école de la rue Tournefort avait bien préparé à cette mission.

Ces cours normaux de travail manuel, dont le siège est 10, rue des Ursulines (actuellement rue Louis Thuilller), à Paris, se sont ouverts en décembre 1882. Le programme des cours comprend :

10 L'application et la mise en pratique des sciences diverses étudiées à l'école normale ou à l'école primaire supérieure et professionnelle : géométrie, mécanique, physique, chimie, histoire naturelle ;

20 Le dessin linéaire, le modelage, le moulage, la sculpture sur bois et pierre tendre, le travail du bois à l'établi, des métaux à la forge, à l'étau, le tour et surtout la stéréotomie ;

3° Des exercices divers, marches et mouvements militaires, exercices topographiques, tir, fortification passagère, pompe à incendie, chunt, gymnastique ;

4° Des langues vivantes.

Nous donnons ci-dessous le texte développé de ce programme, pour les parties qui se rattachent plus spécialement aux travaux manuels.

« Chimie. — Manipulations. — Montage d'appareils simples au moyen d'un matériel restreint ; ex-

périences sur l'oxygène, l'hydrogène, le carbone, le soufre, le clilore, l'ammoniaque et leurs principaux composés. — Préparation des oxydes et deg sels les plus importants. — Détermination de l'acide et de la base d'un sel usuel. — Alcalimétrie et hydrotiraétrie. — Préparation de la cellulose, de la fécule, de l'amidon, du gluten; transformations du sucre; expériences diverses sur les propriétés des principes immédiats les plus importants. — Fermentation des liquides sucrés, dosage des alcools. — Extraction des acides organiques et préparation des éthers ; savons. — Préparation des essences hydrocarburées; nitrobenzine et rosaniline.

» Physique. — Manipulations. — Expérienceg simples au moyen d'objets usuels agencés par les élèves eux-mêmes : Travail du verre, à la lampe d'émailîeur, au bec Bensen spécial, et à la lampe à alcool munie d'un chalumeau. Thermomètres (construction). — Expériences sur l'hydrostatique : vases communiquants ; tourniquet hydraulique, pressions sur les parois des vases ; principe d'Archimède ; ludion ; capillarité. — Expériences sur la pression atmosphérique : vide par ébuUition, absorption, œuf dans la carafe, etc. ; tube de Torricelli; force élastique des gaz; ascension de l'eau et du mercure par aspiration; pompe aspirante et foulante, siphons divers, fontaine intermittente. — Expériences d'acoustique : cordes tendues, tubes de verre donnant les principaux accords ; résonateurs, interférences, compteur graphique. — Expériences sur la chaleur : dilatati'tn des solides, des liquides; mesure grossière du coefficient de dilatation de l'air; conductomctres divers. Chaleur de volatilisation de l'eau; vapeur?, variation de la tension. Différences des chaleurs spécifiques. — Expériences d'électricité ; électrisation de feuilles de papier, électroscope et électrophore ; pouvoir des pointes; piles simples; électro-aimants et télégraphe électrique (principe). — Expériences d'électro-chimie : galvanoplastie, dépôts d'oxydes.

» Zoologie. — Outillage de dissection et sa pratique. — Préparations des animaux vertébrt^s en peau ou à l'état de squelette. — Collections entomologiques. — Conservation en bocaux.

» Botanique. — Outillage de dissection de botanique et sa pratique pour l'étude de la structure des plantes. — L'herborisation et l'herbier.

» Dessin graphique. — Vérification des règles, des équerres, rapporteur, double décimètre. Té et planche à dessin. — Vérification du papier, homogénéité, transparence, tache ou saillie. — Tracé pratique des axes médians. — Collage de la feuille de papier. Punaises. — Composition essentielle d'une boîte de compas et réparation des différentes pièces. — Taille du crayon, de la plume d'oie. Plumes métalliques. — Encre de Chine, diverses qualités, teintes conventionnelles. — Différentes espèces de lignes employées en dessin. — Théorie des traits de lumière et d'ombre. — Problèmes de géométrie plane. — Echelles. Définition du module. — Courbes usuelles. Problèmes. — Epures diverses de géométrie descriptive. — Croquis et mise au net des établis. Tours et outils principaux. — Méthodes diverses pour le tracé de l'ellipse, de l'anse de panier, de l'ove, de la volute. — Plan de l'école à 0™,005 pour mètre,

» Dessix, modelage, sculpture. — Partie pratique. — Dessin à main levée, d'après la bosse, de la forme apparente de motifs d'architecture : base et chapiteau dorique ; oves ; rais de cœur. Modelage d'après les mêmes modèles. — Dessin ombré de motifs* d'ornement : rosaces; frise du Capiiole; griffon antique; masques tra^'ique et comique. — Enseignement du moulage. — Moulage des meilleures études modelées. — Dessin et modelage de la figure d'après les lôtes romaines

MANUEL (TRAVAIL) — i828 — MANUEL (TRAVAIL)

de l'arc de Trajan. — Dessin et modelage d'après le^ bustes ronde bosse de la Vénus d'Arles, d'Agrippa, d'Ariane. — Sculpture sur bois. — Dessin et modelage d'anatomie, d'après la tête, le bras et la jambe de l'écorché de Houdon ; d'après récorché de Caudron. — Dessin et modelage d'ensemble d'après les statues du Discobole^ d'Achille et de la Vénus de Milo. — Etude de la mise aux points. — Sculpture sur pierre d'une tête en haut-relief. — Dessin d'après la plante vivante. — Composition d'ornement.

« Memuiserie. — Enfourchements. Assemblage à tenons et mortaises. Assemblage à queue d'aronde . Exercices de la scie, du bec-d'âne, du ciseau et corroyage du bois. — Assemblages à queues d'aronde recouvertes en bout, à tenon et mortaise et à panne suivant un angle de G0°, à double onglet avec chanfrein à un parement, d'onglet à un parement ou à demi-champ, d'onglet à deux parements ou à travers champ. — Trait de Jupiter simple. — Trait de Jupiter avec embrèvement sur champ, et avec embrèvement oblique. — Assemblages à moulures : partie de lambris à petit cadre et à'glace, à onglet dans la moulure, à onglet à travers champ, et oblique suivant un angle de bUo. — Exercices de la scie, du bec-d'âne, du ciseau, du guillaume de fil, du bouvet de deux pièces et de l'outil à moulure. — Lambris à petit cadre et à glace composé de quatre assemblages diflférents. Partie rampante. — Corniches volantes et différents profils de moulures, comme cadre, cimaise et chambranle. — Socle à base moulurée. — Escabeau. Auge assemblée à queue.

» Ajustage. — Limer deux fers plats et les mettre d'égales dimensions. - Exercice du bec-d'âne et du burin : dresser les faces d'un parallélipipède et y faire des saignées parallèles aux arêtes. — Faire trois écrous à 6 pans ayant les mêmes dimensions. — Faire un ajustage à queue d'aronde. — Exercice de brasage.

» Forge. — Faire, avec plusieurs soudures, une barre de fer plat. — Faire un lopin. — Souder des rondelles et des écrous à 6 pans.

» Tour a bois. — Exécution de divers profils d'après modèles et d'après dessin.

» Tour a métaux. — Même programme que pour les tours à bois. Exercice de filetage au chariot et au peigne.

» Stéréotomie pratique. — Confection de saumons de plâtre. — Epures de l'arc plein cintre, de l'arc surbaissé, de l'arc rampant. — Exécution (d'après ces épures) de l'appareil : pieds droits et voussures, »

Pour se présenter au concours d'admission, il faut être âgé de vingt et un ans au moins et de trente-cinq ans au plus, et être pourvu soit du brevet supérieur, soit du diplôme de bachelier èssciences complet. Le concours porte sur le programme de la partie scientifique du brevet supérieur et se compose de quatre épreuves écrites et d'une épreuve orale. Les épreuves écrites comprennent : 1" une épreuve de dessin linéaire ; 2° une épreuve de dessin d'ornement ; 3" une composition de sciences physiques; 4° une composition d'histoire naturelle ; en outre, une cinquième composition portant sur des questions de géométrie descriptive, de trigonométrie et d'algèbre élémentaire, reste facultative. L'épreuve orale consiste en un examen au tableau noir, pouvant porter sur toutes les matières scientifiques du programme des écoles normales. Les élèves admis reçoivent, pendant la durée des cours, qui est de neuf à dix mois, un traitement de 125 francs par mois; ceux qui étaient précédemment engagés dans l'enseignement conservent leur traitement. Les élèves sont externes ou internes à leur choix; les pensionnaires subissent une retenue de 3 francs par jour sur le traitement

Quarante-huit élèves avaient été admis en 1882 : onze d'entre eux appartenaient au corps enseignant des écoles normales ou des lycées, trentesix à l'enseignement primaire public, et un à l'enseignement libre. Sur ce nombre, quarante-sept ont obtenu, à la fin des cours en juillet 1883, le certificat d'études de l'école, qui leur confère le droit d'exercer dans les divers établissements scolaires les fonctions de professeurs des différents travaux manuels. La deuxième année des cours s'est ouverte en novembre 1883 avec quarantequatre élèves, dont vingt étaient déjà à l'école et ont été autorisés à. faire une seconde année d'études.

Le ministre, sur l'avis du Conseil supérieur de l'instruction publique, a institué, à la date du 20 juillet IF 83, un certificat d'aptitude à l'enseignement du travail manuel dans les écoles nor' 7nales, en attachant à la possession de ce certificat l'avantage d'un supplément de traitement de 300 francs pour les instituteurs et les professeurs d'école normale qui l'auront obtenu. Sont admis à se présenter aux examens de ce certificat d'aptitude non seulement les élèves des Cours normaux de travail manuel, mais toute personne, homme ou femme, ayant atteint l'âge de vingt ans et justifiant de la possession du brevet supérieur ou d'un baccalauréat. Pour les aspirants^ les épreuves générales comprennent: 1° une composition de géométrie ; 2° une composition de dessin géométrique (croquis coté d'un objet en relief et mise au net à une échelle déterminée) ; 3° une épreuve de géométrie descriptive; 4° un dessin d'ornement d'après le plâtre et une épreuve de modelage d'après un modèle simple ; — les épreuves spéciales comprennent : 1" une manipulation de physique ou de chimie ou une épreuve pratique d'histoire naturelle, au choix du candidat ; 2° l'exécution d'une pièce en fer ou en bois, d'après un croquis coté; 3° l'appréciation de travaux d'élèves (travaux graphiques, ouvrages manuels) ; 4"* une épreuve orale portant sur les matières premières mises à la disposition du candidat au cours des épreuves spéciales. Pour les aspirantes, les épreuves générales comprennent : 1» une composition écrite sur l'hygiène ou l'économie domestique ; 2*= une leçon de choses faite devant des élèves d'école primaire ou d'école maternelle ; 3° une composition de dessin d'ornement spécialement applique aux travaux de femmes ; — les épreuves spéciales comprennent : 1° une manipulation très élémentaire de physique ou de chimie ou une épreuve d'histoire naturelle, au choix de l'aspirante ; 2° un travail de ménage d'après le programme d'économie domestique des écoles normales d'institutrices ou l'exécution d'ouvrages d'aiguille (couture, tricot, crochet, broderie, coupe et assemblage des vêtements, etc.). — Les candidats munis du certificat d'aptitude au professorat des écoles normales (ordre des sciences) sont dispensés des deux premières épreuves générales. — Les candidats qui en font la demande peuvent subir une ou plusieurs des épreuves facultatives ci-après énuuicrées, qui donnent lieu à une mention sur le certificat d'aptitude : 1° calligraphie; 2° dessin d'imitation d'après la bosse ; 3" gymnastique, escrime et exercices militaires ; 4' topographie, arpentage, nivellement, jaugeage des cours d'eau ; 5" agriculture et horticulture; 6° exécution d'un ouvrage manuel appartenant à un métier laissé au choix du candidat.

Une première session d'examen pour le certificat d'aptitude à l'enseignement du travail manuel a eu lieu en 1883. Les 20 aspirants qui ont obtenu le certificat sortaient tous de l'école normale de travail manuel : treize d'entre eux ont reçu un poste dans une école normale, trois ont été nom-

MANUELLlilS (ÉCOLES) — ^8^'^ — MANUELLES (ÉCOLES)

mes maîtres dans des écoles primaires sup(^rieures, et dix ont été admis en deuxième année à l'école de Saiiit-Cloud. Le nombre des aspirantes diplômées a été de quatorze.

Par décret du lerjanvier 1884, les Cours normaux de la rue Louis Thuillier ont été transformés en une Ecole normale spéciale pour l'enseignement du travail manuel. Cette école a cessé d'exister en septembre 1884.

MAiNLELLES D'APPRENTISSAGE (ECOLES).

— Nous complétons ici, vu l'importance du sujet, les indications sommaires qui ont été données au mot Ecoles manuelles (V apprentissage.

Une loi qui porte la date du 11 décembre 1880 a mis au nombre des établiissements d'enseignement primaire public les écoles d'apprentissage fondées par les communes ou les départements.

Cette loi doit son origine à une proposition faite en janvier 1878 à la Chambre des députés par M. Martin Nadaud et quelques-uns de ses collègues. M. Nadaud demandait qu'un crédit d'un million lût ouvert au ministère de l'agriculture et du commerce pour encourager la création d'une école professionnelle dans chaque département. L'organisation de l'enseignement professionnel, disait l'auteur de la proposition, était la meilleure solution pour suppléer à l'imperfection actuelle des contrats d'apprentissage : et il citait, comme pouvant servir de type pour les créations souhaitées, l'école d'apprentissage du boulevard de la Villette, à Paris. La proposition fut renvoyée à l'examen d'une commission, qui présenta son rapport dans la séance du 8 mai 1878, et conclut à encourager la création, dans toutes les communes où le conseil municipal le jugerait nécessaire, à'écoles manuelles d'apprentissage annexées aux écoles primaires; l'Etat accorderait des subventions aux communes dont les ressources seraient insuffisantes, et à cet effet un crédit d'un million serait inscrit au budget, non plus du ministère de l'agriculture et du commerce, naais du ministère de l'instruction publique.

Au cours de la discussion, la commission modifia les dispositions de la proposition de loi présentée par elle. Elle renonça à rattacher les écoles manuelles d'apprentissage aux écoles primaires, et en donna une définition nouvelle, qui les plaçait au nombre des établissements relevant du ministère de l'agriculture et du commerce, Elle proposa le texte suivant : « Des subventions peuvent être accordées par le ministre de l'agriculture et du commerce aux écoles d'apprentissage fondées par les départements, les communes, les chambres de commerce et les associations de patrons ou d'ouvriers. Elles peuvent être également accordées à des particuliers, après avis favorable du conseil municipal. La loi de finances déterminera, chaque année, le crédit mis à cet effet à la disposition du ministère. »

Sous cette forme, la proposition de loi fut adoptée par la Chambre en février 1879.

Au Sénat, la commission nommée pour examiner la loi votée par la Chambre substitua au projet ci-dessus un projet nouveau en dix-sept articles. Le rapporteur, M. Tolain, développa cette idée, que les écoles manuelles d'apprentissage devaient former l'un des organes essentiels d'un système général d'enseignement dans lequel seraient combinées, dès le plus jeune âge, la pratique et la théorie du travail. Et pour assurer à ces écoles manuelles d'apprentissage des ressources permanentes et mieux proportionnées à la grandeur des besoins à satisfaire, la commission proposait la création d'une Caisse des écoles manuelles d apprentissage, établie sur les mêmes bases que la Caisse pour la construction des écoles primaires.

La discussion qui eut lieu au Sénat, dans la séance du 3 mai 1880, montra que l'idée de ce

que pouvait être une école d'apprpnti««age était loin d'être nettement définie. MM. Corbon et Tolain essayèrent de la préciser. « Si les choses se passaient comme autrefois, dit M. Corbon, dans l'industrie morcelée où l'apprenti était de la famille du patron, où l'apprentissage se faisait couramment à l'atelier, je ne penserais pas à faire des écoles d'apprentissage, mais bien d<;s écoles primaires dans lesquelles on se contenterait de quelques exercices manuels... Mais il y a une nécessité patriotif|ue et une nécessité économique à créer des écoles d'apprentissage... Le développement des facultés manuelles en même temps que celui des facultés intellectuelles et morales, voilà le fait des écoles primaires : le travail n'y est pas un travail d'apprentissage proprement dit, c'est un exercice manuel. Mais au sortir de l'école primaire, il faut que l'élève trouve des écoles d'apprentissage où le travail manuel est le principal. Ce sont ces écoles que nous voulons; elles serviront à faire des apprentis; on y prendra les jeunes gens de douze à quatorze ans; on les mènera jusqu'à seize ou dix-huit ans, et on en fera de jeunes ouvriers qui pourront ensuite entrer dans les ateliers. » Et, M. Tolain ajoutait : « Quand un apprenti quitte le maître djns l'atelier duciuel il a passé trois ou quatre ans, quand il reçoit son livret d'ouvrier, il a appris quoi? Le maniement dos outils de sa profession, de la profession restreinte dans laquelle il est entré; non pas mômele maniement généi-al de tous les outils usuels, sorte d'enseignement que, par parenthèse, il serait très facile dorganiser dans un atelier adjoint à l'école primaire. Quant à ce qui s'appelle véritablement le métier, la profession, avec ses secrets, avec ses difficultés, pas un de ces enfants ne la sait, pas un ne l'a apprise, parce que tantôt on n'a pas pu, tantôt on n'a pas voulu la lui montrer. Eh bien, l'école d'apprentissage permettra, si elle est organisée sérieusement, de mettre un enfant, au bout de trois années d'apprentissage, en état de gagner sa vie, non seulement dans sa profession, mais dans plusieurs autres. Car ce qui caractérise l'état de notre industrie à l'heure actuelle, c'est la division extrême du travail; il n'y a véritablement plus d'ouvriers, il y a des spécialistes. Or un enfant, sorti au bout de trois ans de l'école d'apprentissage, sera capable d'aborder un nombre considérable de spécialités ; et je ne crois pas exagérer en disant que dans tous les centres industriels un peu importants, où il serait possible d'établir une de ces écoles sur le type, par exemple, de celle de la Villette, où l'on fait spécialement l'apprentissage du fer et du bois, chaque enfant serait capable, en sortant de cette école, d'aborder huit ou dix spécialités. Sans doute, le jour où il entrera dans l'une d'elles, il sera un peu moins habile que les spécialistes de la profession qui l'exercent depuis trois ans, cinq ans, dix ans; mais au bout de quinze jours, d'un mois, si vous voulez, de pratique, cet enfant sera non seulement aussi habile de la main, mais encore beaucoup plus intelligent... Ainsi, l'école d'apprentissage, sans faire positivement de l'enfant ce qu'on appelle un menuisier, un serrurier, le rendra capable, au bout de trois ans, de travailler le bois ou le fer, et d'entrer dans n'importe quelle spécialité où il gagnera, dès l'âge de quinze ou seize ans, une journée supérieure à celle de tous les enfants qui auraient passé trois, quatre ou cinq ans, en qualité d'apprentis, dans un atelier industriel privé. » La suite de la discussion ayant été ajournée, des négociations s'établirent entre la commission et les deux ministères de l'agriculture et du commerce et de l'instruction publique. 11 résulta d» ces conférences une nouvelle modification du projet. Les écoles manuelles d'apprentissage, ai*

Jieu de relever exclusivement du ministère de l'agriculture et du commerce, furent placées en même temps sous la surveillance du ministère de rinstruction publique, et mises au nombre des établissements publics d'enseignement primaire, lorsqu'elles seraient fondées par des communes ou des départements; les écoles publiques d'enseignement primaire complémentaire, dont le programme comprend des cours ou des classes d'enseignement professionnel, furent assimilées aux écoles manuelles d'apprentissage. Ce classement permettait de faire profiter les écoles manuelles d'apprentissage de la Caisse pour la construction des écoles primaires; il devenait donc inutile de créer pour elles une caisse spéciale. De plus, celles de ces écoles qui seraient fondées par des associations libres étaient mises au nombre des établissements désignés dans l'article 56 de la loi du 15 mars 1850 comme pouvant participer aux subventions inscrites au budgvjt de l'instruction publique. Enfin toutes ces écoles, publiques et libres, étaient appelées à bénéficier des subventions inscrites au budget de l'agriculture et du commerce sous le titre de : subvention à des établissements techniques.

Un rapport supplémentaire, expliquant l'économie du projet ainsi modifié, fut présenté par M. Tolain au Sénat le 29 juin 1880. Le projet fut voté sans discussion dans la séance du 9 juillet, ei la Chambre l'adopta à son tour sans nouveaux débats le 30 novembre 1880. La loi fut promulguée le 11 décembre suivant. Nous en avons donné le texte ailleurs (V. Lois scolaires, p. 1703).

Un règlement d'administration publique, en date (^u 30 juillet 1881, a déterminé les conditions d application de la loi. Nous le reproduisons cidessous :

« Art. 1". — Les écoles manuelles d'apprentissage, qui font l'objet de la loi du 11 décembre 1880, sont divisées en deux catégories :

» 1° Les écoles manuelles d'apprentissage publiques ou libres fondées en vue de développer chez les jeunes gens qui se destinent aux professions manuelles la dextérité nécessaire et les connaissances techniques ;

V 2° Les écoles publiques d'enseignement primaire complémentaire dont le programme comprend des cours ou des classes d'enseignement professionnel, et les écoles libres à la fois primaires et professionnelles.

» Titre premier. — Dispositions relatives aux écoles publiques.

» Art. 2. — La création, la construction et l'entretien des écoles publiques, rentrant dans l'une ou l'autre des deux catégories établies par l'article 1er, sont soumis aux dispositions des lois du 15 mars 1850, du 10 avril 1867, du 3 juillet 1880 et du 16 juin 1881.

» Toutefois, s'il s'agit d'établissements de la première catégorie, la création en est autorisée par le ministre de l'agriculture et du commerce, le Conseil supérieur de l'enseignement technique entendu, après approbation du ministre de l'instruction publique pour la partie scolaire.

» S'il s'agit d'établissements de la deuxième catégorie, la création en est autorisée par le ministre de l'instruction publitiue, après approbation, par le ministre de l'agriculture et du commerce, du programme d'enseignement professionnel.

» Art. 3. — Les plans et devis des projets de constructions destinées aux écoles publiques de l'une ou de l'autre des deux catégories seront approuvés par le ministre de l'instruction publique, après avis favorable donné par le ministre de l'agriculture et du commerce, le Conseil supérieur

de l'enseignement technique entendu, sur la disposition des locaux affectés à l'enseignement professionnel.

» Art. 4. — Les modifications à apporter aux programmes des écoles publiques déjà existantes dans l'une ou l'autre des catégories ci-dessus indiquées, en vue de faire bénéficier ces écoles des dispositions de la loi du 11 décembre 1880, seront autorisées suivant la distinction établie par les paragraphes 2 et 3 de l'article 2 du présent décret.

» Art. 5. — La subvention de l'Etat, prévue par l'article 5 de la loi du 16 juin 1881, est imputée, savoir :

» Pour les établissements de la première catégorie, sur le budget du ministère de l'agriculture et du commerce, et, pour les établissements de la deuxième catégorie, sur le budget du ministère de l'instruction publique.

» Titre IL — Dispositions générales.

» Art. 6. — En exécution des articles 2 et 3 de la loi du 11 décembre 1880, il pourra être accordé à tous les établissements énumérés à l'article 1«^' du présent décret, soit publics, soit libres, indistinctement, tant par le ministre de linstruction publique que par celui de l'agriculture et du commerce, des subventions éventuelles sous forme d'allocations pécuniaires, d'outillage, de modèles, de livres et d'appareils d'enseignement, ainsi que de bourses et de subsides alimentaires aux élèves.

» Pour participer à ces subventions, les communes, les départements et les associations libres devront :

» 1° S'engager à entretenir l'établissement en faveur duquel la subvention est sollicitée pendant une durée de cinq ans au moins;

« 2" Justifier que le personnel remplit les conditions nécessaires pour assurer l'enseignement compris dans le programme de l'établissement et que le local répond aux besoins de l'enseignement donné dans ledit établissement.

» Toutefois, les subventions éventuelles ne seront accordées aux associations libres que pour des écoles fondées ou entretenues depuis deux ans au moins, et dont le programme d'enseignement aura été soumis à l'examen de l'autorité à laquelle ces subventions seront demandées.

» Art. 7. — Les communes ou les départements qui solliciteront ces subventions devront assurer k tous les élèves la gratuité de l'enseignement, les frais de pension seulement, dans les internats, restant à la charge des familles.

» Art. 8. — Un arrêté spécial, pris conformément aux prescriptions des paragraphes 2 et 3 de l'article 2 du présent décret fixera, pour chacune des catégories d'écoles, les conditions auxquelles pourront être accordées les bourses et les subsides alimentaires. »

Avant même que le décret qu'on vient de lire fiit promulgué, le ministre de l'instruction publique, d'accord avec son collègue de l'agriculture et du commerce, avait institué (arrêté du 31 mai 1881) une commission chargée d'élaborer « un projet d'école nationale mixte d'enseignement primaire supérieur et d'enseignement professionnel à établir conformément aux dispositions de la loi du 11 décembre 1880. » Six semaines plus tard (9 juillet), un décret du président de la République créait à Vierzon (Cher), en exécution de la loi sur les écoles manuelles d'apprentissage, « une école nationale d'enseignement primaire supérieur et d'enseignement professionnel préparatoire à l'apprentissage, destinée à servir de type pour les établissements de même nature qui seront fondés par application de la loi susvisée. »

Le prosramme de l'école de Vierzon fut pré-

Ronté au ministre de l'instruction publique , le 11 août I8H1, par la commission dont nous venons de parler.

« La commission, disait-elle dans son rapport, a été d'avis qu'un pareil établissement devait comprendre une salle d'asile, une école primaire et une école primaire supérieure professionnelle ; qu'en outre, en vue de préparer pour l'avenir un l)ersonnel apte à surveiller les leçons pratiques données dans les écoles, il conviendrait que lEtat envoyât un certain nombre de maîtres adjoints des écoles normales passer dans cet établissemont le temps nécessaire pour acquérir des connaissances dont ils sont actuellement dépourvus. Il a été également entendu qu'en raison du caractère défini du groupe scolaire projeté, on s'attacherait à éviter toute spécialisation dans l'enseignement manuel. L'école en projet doit donc comprendre :

>) 1° La salle d'asile, recevant les enfants de 3 à 6 ans;

» 2» L'école primaire, recevant les enfants de 6 h Vi ans;

» 3° L'école primaire supérieure, dans laquelle les enfants pourront être admis de 12 à 14 ans;

» 40 La section des maîtres adjoints.

» Il s'agissait de déterminer au moyen de quelle série ininterrompue d'exercices manuels durant cette période l'enfant, à sa sortie de l'école primaire supérieure, se trouverait posséder la dextérité de la main en même temps quune certaine somme de connaissances techniques.

» En ce qui concerne la salle d'asile (de 3 à 6 ans), l'application de la méthode Frœbel, convenablement étendue et développée, satisfera complètement à toutes les exigences du plan d'ensemble.

» A l'âge de 7 ans, l'enfant entre à l'école primaire; il y restera jusqu'à 12 ans révolus, en moyenne, c'est-à-dire qu'il y séjournera six années.... Les enfants de 11 et 12 ans pourront donc déjà être familiarisés dans une certaine mesure avec la plupart des outils employés au travail du bois, être exercés à l'usage du tour, initiés à la tenue de la lime. L'habileté et la délicatesse de la main seront en même temps entretenues par la pratique du modelage. Quanta la période de 7 à 10 ans, on ne doit songer qu'à développer la dextérité manuelle de l'enfant par de petits travaux n'exigeant presque aucun déploiement de force physique. Le dessin, le découpage, l'assemblage de morceaux da carton permettant d'obtenir des objets de formes et de couleurs variées, exerceront en même temps son attention, son intelligence et son adresse. A ces travaux se joindront l'exécution de petits objets de vannerie, la fabrication de treillages métalliques nécessitant déjà l'emploi d'un outil léger. On devra s'attacher dès cet âge à faire produire réellement aux enfants des objets qu'ils puissent emporter chez eux et montrer comme leur œuvre. Quelques spécimens marqués au nom de chacun resteront à l'école et formeront les éléments du musée scolaire. De 7 à 10 ans, le modelage devra déjà tenir une certaine place dans les exercices scolaires.

» L'enfant quitte l'école primaire et entre à l'école supérieure. L'âge qui paraît le plus convenable, s'il s'agit d'un futur ouvrier, est celui de 12 ans. L'enfant sortant de l'école trois ans après, à 15 ou IG ans, se trouvera dans les meilleures conditions, soit pour entrer dans une école professionnelle spéciale du degré secondaire, soit l)0ur se compléter assez promptement comme ouvrier dans les ateliers de l'industrie.

» Les exercices manuels de l'école primaire supérieure devront avoir pour base, dans l'opinion de la commission, le travail du bois et du fer. En

effet, le trav.'til de ces deux mrtières offre un champ presque illimité pour la préparation génônéralc et sans spécialisation que doivent recevoir les élèves.

» Le travail du bois et celui du 1er alterneront de telle manière qu'à la fin de l'année l'élève aura été exercé durant deux périodes de soixante joura dans chacun des deux ateliers. Les deux genres de travaux enchaînés de la sorte se compléteront l'un l'autre ; c'est ainsi qu'après avoir étudié la pratique du tour à bois on pourra passer avec plus de fruit au tour à métaux, et qu'après avoir achevé la construction d'un assemblage quelconque on sera mieux à même d'apprécier les difficultés que présente l'ajustage de deux pièces métalliques.

» A l'école primaire supérieure, le dessin devra consister, pendant la première année, en exercice de tracé et de lavis qui auront surtout pour objet la précision et la pureté de l'exécution.

» En deuxième année, le dessin d'architecture et d'ornement se combinera avec les travaux de modelage; le croquis à main levée devra tenir une place des plus importantes dans cette branche de l'enseignement.

» En troisième année, les exercices de dessin consisteront principalement dans le croquis et le dessin avec coupes et cotes des différents outils et appareils employés dans les ateliers. Les travaux des élèves seront exclusivement exécutés d'après des croquis pris par eux sur les pièces mêmes. »

A ce rapport sont joints deux programmes détaillés, l'un indiquant les exercices manuels destinés à l'école primaire, l'autre développant les matières d'enseignement et les divers travaux manuels de l'école primaire supérieure et professionnelle. Le premier de ces programmes n'a plus qu'un intérêt rétrospectif, depuis que l'arrêté du 27 juillet 1882 a imposé à toutes les écoles primaires publiques un programme obligatoire pour toutes les branches d'enseignement, y compris les travaux manuels. Le second, par contre, constitue un document des plus utiles à consulter, puisque c'est le programme d'un établissement destiné, aux termes du décret qui l'a institué, à servir de type pour les écoles de même nature.

Nous reproduisons par conséquent le programme de V école primaire supérieure et professionnelle,

PROGRAMME

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