MARINE ET COLONIES — 1842 — MARINE ET COLONIES
blissements d'enseignement secondaire existent dans la colonie, mais le cours d'études n'est complet qu'au lycée.
Les établissements d'instruction primaire sont au nombre de 157, dont 110 publics ou libres subventionnés et 47 libres; il y a 350 instituteurs et institutrices, tant laïques que congréganistes. Ces établissements recevaient, en 1882,11511 élèves des deux sexes. La dépense annuelle s'élève à près de 600 000 francs.
En vue de favoriser le développement de l'enseignement laïque, un arrêté du gouverneur a créé à Saint-Denis, en 1881, une école normale d'instituteurs, qui est placée sous la direction d'un inspecteur primaire délégué et d'un maîtreadjoint envoyé de la métropole.
VIII. Sainte-Marie de Madagascar. — La superficie de l'île de Sainte-Marie est évaluée à 15 500 hectares. Population : 7189 habitants, dont 1235 garçons et 1254 filles au-dessous de 14 ans. La population flottante est de 14 personnes.
Sainte-Marie est rattachée comme dépendance à la Réunion : elle est administrée par un résident placé sous l'autorité du gouverneur de cette colonie.
Il y a deux écoles, l'une de garçons, l'autre de filles, qui coûtent annuellement 8240 francs.
IX. Mayotte. — Population : 8794 habitants, dont 876 garçons et 852 filles au-dessous de 14 ans.
Le service de l'instruction publique est placé dans les attributions du directeur de l'intérieur.
Il y a deux écoles, dirigées par un instituteur et une institutrice congréganistes. Celle des garçons comptait, en 1882, 21 élèves et celle des filles 18.
X. Nossi-Bé. — Population : 9 009 habitants. L'instruction publique relève du directeur de
l'intérieur.
L'école des garçons et celle des filles sont dirigées par des congréganistes. La moyenne des élèves est de 100 à 160 pour les garçons et de 80 à 110 pour les filles.
XI. Inde française. — Les possessions françaises dans l'Inde comprennent : Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé, Chandernagor, et les territoires qui dépendent de ces cinq villes. La superficie totale de ces possessions est de 49622 hectares. Les chifi'res de la population sont les suivants :
Pondichévy. — Population européenne : 1174 habitants, dont 311 garçons et 299 filles au-dessous de 14 ans; population mixte : 1299 habitants, dont 369 garçons et 604 filles au-dessous de 14 ans; population indienne, 153 621 habitants, dont 45 796 garçons et 40120 filles au-dessous de 14 ans.
Karikot. — Population européenne : 217 habitants, dont 15 garçons et 39 filles au-dessous de 14 ans; pas de population mixte; population indienne, 92 299 habitants, dont 10805 garçons et 10838 filles au-dessous de 14 ans.
Yanaon. — Population européenne : 20 habitants, dont 2 filles au-dessous de 14 ans; population mixte, 48 habitants, dont 4 garçons et 19 filles au-dessous de 14 ans; population indienne, 5406 habitants, dont 1103 garçons et 852 filles au-dessous de 14 ans.
Mahé. — Population européenne, 18 habitants, dont 1 garçon et 5 filles au-dessus de 14 ans; population mixte, 115 habitants, dont 30 garçons et 26 filles au-dessous de 14 ans; population indienne, 8309 habitants» dont 1601 garçons et 1473 filles au-dessous de 14 ans.
Chandernagor. — Population européenne,231 habitants, dont 61 garçons et 32 filles au-dessous de 14 ans ; population mixte, 73 habitants, dont 24 g.irçons et 15 filles au-dessous de 14 ans; population indienne, 22192 habitants, dont 5305 garçons et u016 filles au-dessous de H ans.
Le territoire de l'Inde française est divisé en 10 communes.
Le service de l'instruction publique est placé sous l'autorité du directeur de l'intérieur, qui fait fonction de vice-recteur. Un inspecteur primaire est chargé spécialement de la direction du service en ce qui concerne les écoles primaires .
Il existe à Pondichéry une école de droit, instituée par arrêté local du 24 février 1876. L'enseignemeïit secondaire public est représenté par le collège colonial de Pondichéry, dirigé par des congréganistes ; l'enseignement secondaire libre, par le petit séminaire de Pondichéry et le séminairecollège de Karikal.
L'enseignement primaire est donné dans 26 écoles publiques de garçons, qui recevaient, en 1882, 2134 élèves, et dans 15 écoles publiques de filles, qui recevaient 1155 élèves. Les écoles de garçons sont laïques, les écoles de filles sont congréganistes.
L'enseignement primaire supérieur compte trois établissements publics, savoir : le collège Calvé, à Pondichéry, dirigé par des professeurs laïques, avec 471 élèves; l'école primaire supérieure de Chandernagor, dirigée par des frères, avec 363 élèves ; et le pensionnat des dames de Saint-Joseph de Gluny, à Pondichéry, avec 106 élèves. Il y a en outre à Pondichéry un établissement libre d'enseignement primaire supérieur, dirigé par des sœurs, avec 64 élèves.
Le crédit ouvert par l'instruction publique au budget colonial pour 1881 était de 154 3b2 francs.
XII. Cochinchine. — La superficie du territoire français de Cochinchine est d'environ 60 000 kilomètres carrés. La population est de 1550 497 habitants, sur lesquels 1825 Français, 139 Européens étrangers, 1 483 506 indigènes, et 64 027 Asiatiques étrangers. Les villes de Saigon et de Cholen possèdent un conseil municipal; les autres ;centres ont une organisation communale indigène.
Le service de l'instruction publique relève du directeur de l'intérieur, sous les ordres duquel est placé un directeur de l'enseignement primaire.
Les écoles publiques sont de trois catégories : écoles primaires, écoles dites du premier degré, et écoles du second degré.
Dans les écoles primaires on enseigne l'annamite et quelques éléments de français. Ces écoles sont au nombre de 443, avec 473 instituteurs et 13 299 élèves (13 172 garçons et 127 filles).
Dans les écoles dites du premier degré, on enseigne à lire et à écrire en français, et on donne les premières notions de grammaire, d'arithmétique et de géographie. Ces écoles, au nombre de sept, sont situées dans les grands centres de population; elles comptent 47 maîtres (13 Européens et 34 indigènes) et 1062 élèves.
Dans les écoles du second degré, les élèves reçoivent à peu près l'enseignement primaire français; le cours d'études est de trois années. Il y a deux écoles de ce genre, le collège Chasscloup- Laubat à Saigon et le collège de Mytho ; elles comptent 35 professeurs et 279 élèves.
L'enseignement libre est très développé. Dans un grand nombre de villages, il existe des écoles dites do caractères, où l'on apprend à lire et à écrire les caractères chinois ou cambodgiens. Ces écoles sont entretenues par les cotisations des élèves ou par les dons des particuliers. On en compte 414 dirigées par 417 professeurs donnant l'enseignement à 6008 élèves (5928 garçons et 80 filles). Entin, les écoles de la mission sont au nombre de 64 pour 3384 élèves (1839 garçons et 1545 filles), dirigées par 97 professeurs.
XIII. Nouvelle-Calédonie. — La superficie de la Nouvelle-Calédonie est de 1600 000 her.taros. La population comprend : population civile, 2500 pur-
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sonnes; officiers, employés et leurs familles, ] conforme, autant que possible, à la prononciation; lOiO persiiiines; libérés, 2;}00; transportes, G500. il est d'un bon grammairien, et môme d'un bon Ily a en outre de 20 000 à 4nO0O indigènes. L'île des I citoyen, de s'occuper de cette réforme; mais il Pins et les lies Loyalty, qui dépendent de la colo- j est difficile d'y réussir... Vous vous proposez de nie, ne sont guère habitées que par des indigènes. ; marcher lentement et avec précaution dans cette
L'instruction publique relève du directeur de l'intérieur.
Il y a à Nouméa un externat, ouvert en 1882, qui donne les éléments de l'instruction secondaire. L'enseignement primaire est donné dans 37 écoles (y compris les écoles pénitentiaires), dont 17 pour les garçons dirigées par 30 institu
carrière assez dangereuse : c'est le moyen d'arriver au but. Puissiez-vous l'atteindre! »> Mais bientôt, s'enhardissant, Marie se transforma de réformateur en révolutionnaire, et proposa un système néographique qui réduisait l*is sons de la langue à 22 voyelles et 18 articulations, représentées par autant de caractères simples ou composés.
teurs (12 laïques et 24 congréganistes), et 20 pour | Cette révolution orthographique attira à son aules filles dirigées par 20 institutrices (7 laïques et' teur beaucoup de quolibets; Andrieux, piqué de
13 congréganistes). Le chiff're des élèves de ces écoles est de 1.S79, dont 744 garçons et 835 filles. XIV. Possessions françaises de l'Océanie. — Les possessions françaises de l'Océanie comprennent : 1<» les îles Marquises, au nonnbre de onze, avec 5776 habitants, dont 131 Européens; 2° les îles Taïti et Moorea (îles de la Société), avec
ce que Marie avait publié sa lettre en l'affublant de sa nouvelle orthographe, protesta vivement contre ce procédé; des polémiques acerbes s'engagèrent, dans lesquelles le novateur ne sut pas mettre les rieurs de son côté ; et la néographie tomba promptement dans un complet discrédit. Quelques années plus tard, Marie inventa
10 808 habitants, dont 1565 Européens; 3° les îles j une écriture purement phonétique qu'il nomma Touamotou ou îles Basses, comprenant environ 80 j diagraphie : au moyen de 36 signes figurés lies ou îlots, avec 7270 habitants ; 4° les îles Gam- ! par des lignes droites ou courbes, faibles ou
bier, avec 547 habitants ; 5° les îles Toubouaï, dont deux seulement appartiennent à la France, tavec €93 habitants; 6° l'île Râpa, avec 153 habitants.
La ville de Papeete, capitale de l'île de Taïti, est le siège du gouvernement.
Le service de l'instruction publique relève du directeur de l'intérieur.
Il existait à Taïti des écoles congréganistes dirigées par les frères de Ploërmel; mais la laïcisation de ces écoles ayant été décidée, les frères ont quitté la colonie. Une école primaire supérieure de garçons et une école primaire supérieure de filles ont été ouvertes à Papeete en 1882, avec un directeur, un sous-directeur et une directrice envoyés de France.
MARINE (MIJNISTÈRE DE LA). ■— V. Ministère de la marine, i
MARLE. — L. G. Marie, grammairien français, | né à Tournus (Saône-et-Loire) en 1795, mort vers ] 1863, a acquis une certaine célébrité par sa tenta
renforcées, il représentait tous les sons du langage parlé. Ce système fut exposé par lui dans deux ouvrages : Manuel de diagraphie (Paris, Dupont, 1839) et Grammaire théorique, pratique et didactique, ou texte primitif de la grammaire diagraphique {Pa.ris, Dupont, 1839). La diagraphie, après avoir été l'objet de rapports favorables de divers fonctionnaires de l'instruction publique, qui y voyaient une méthode propre à exercer le jugement et l'intelligence des enfants, est tombée dani l'oubli. Marie a publié en outre un Dictionnaire philologique et critique de la langue française (3* édition, 1856). Il avait été, pendant quelques années, directeur de l'école normale d'instituteurs de Saône-et-Loire.
MARNE (Département Je la). — Superficie, 8180 kilom. carrés. Population : 421 800 habitants en 1881, au lieu de 407 780 en 1876. Densité moyenne de la population par kilom. carré : 52 habitants, au lieu de 71 habitants, chiff're
sements, formant 7 circonscriptions d'inspection primaire, savoir : Ghâlons, Épernay, Reims (1'®), Reims (2^), Ste-Menehould, Sézanne et Viiry-le- François; 32 cantons, 6G4 communes, dont 160 de de 500 habitants et au-dessus.
Le service de l'inspection primaire dans le département do la Marne est réparti comme suit:
live de réforme orthographique. Il fit paraître de ! de la densité moyenne de la France. 5 arrondis
1S26 h IS29 le Journal grammatical et didactiqne ' ' .-••.• .>■ •-.
de la langue française, qui forme 4 volumes in-8, et où écrivaient, entre autres collaborateurs. Boniface, Lévi, Quitard, Armand Marrast. En grammaire, Marie, bien loin de vouloir innover, se posait en défenseur des bonnes traditions et de la langue classique ; une des sections de son journal devait être consacrée à « la critique grammaticale ■exercée contre les écarts de romantisme ». Quant à j l'orthographe, il commença par proposer, à l'exemple de Dumarsais, de Duclos, de Beauzée, etc., quelques réformes de détail, suppression des consonnes doubles, de certaines lettres étymologiques, etc. a II ne faut, disait-il, renvoyer personne à l'école ; il faut que celui qui savait lire avant la réforme sache lire après la réforme à quelque degré qu'elle soit arrivée; il faut, en un mot, que les changements proposés ou à proposer soient toujours tellement combinés, que les personnes qui verront pour la première fois l'écriture qui en est le fruit puissent la lire sans hésiter et sans avoir besoin d'explication préalable. Hommes de lettres favorables à la réforme, professeurs qui voulez • la propager, gardez-vous de franchir les limites ! tracées par ce principe, ce serait tout compro- ^ mettre. » La campagne entreprise par Marie en I faveur de la simplification de l'orthographe sem- i bla d'abord devoir aboutir à quelques résultats;! il reçut de nombreuses adhésions, et plusieurs j académiciens lui adressèrent des lettres d'encouragement. Andrieux lui écrivit entre autres : « Il est d'un bon esprit de désirer la réforme de l'orthographe française actuelle, de vouloir la rendre
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Population d'âge scolaire. — En 1876 on comptait 44 553 enfants de 6 à 13 ans (22 270 garçons et 22 283 filles), soit 10.93 enfants d'âge scolairt
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pour 100 habitants. En 1881 on compte 50 300 enfants de 6 à 13 ans (25 991 garçons et 24 309 filles), soit 11.93 enfants d'âge scolaire pour 100 habitants. C'est une augmentation de 1 0/0 enfants de (i h 13 ans pour une période de cinq années, tandis que pendant la même période la population totale s'est accrue de 3.4 0/0.