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aux exercices gymnastiquea. Ces récompenses sont données au nom du ministre de la guerre le jour de la distribution des prix.
Le décret du G juillet 1882 exige, pour la constitution d'un bataillon scolaire, un effectif d'au moins 200 enfants âgés de plus de douze ans et connaissant l'école de compagnie. Cette disposition avait fait naître des doutes relatirement aux conditions dans lesquelles l'instruction militaire pourrait être donnée aux enfants réunis en nombre insuffisant pour constituer un bataillon ou à ceux qui, en raison de leur instruction incomplète, ne font pas encore partie d'un bataillon. Une circulaire du ministre de la guerre a donné à ce sujet les explications suivantes: « L'admission des enfants dans le bataillon scolaire exige de leur part des connaissances militaires assez étendues 6t qui ne peuvent leur être données que par des exercices préparatoires nombreux. D'autre part, certains centres de population relativement faibles et isolés des centres voisins ne peuvent que difficilement arriver à former le groupement minimum de 200 enfants prévu par le décret. Afin de permettre le développement le plus complet possible de l'enseignement de la jeunesse, il importe de tenir compte de ces circonstances et de laisser aux établissements scolaires les plus grandes facilités pour donner aux enfants l'instruction dont il s'agit. Ces facilités sont d'ailleurs implicitement accordées par le décret, qui, en précisant le degré d'instruction du bataillon scolaire au moment de sa constitution, ne pouvait interdire aux enfants les exercices militaires indispensables pour leur donner cette instruction. En conséquence, les établissements scolaires sont autorisés à exercer en armes à l'intérieur et à l'extérieur, dans les conditions prévues par le décret du 6 juillet 1882, les enfants dont l'instruction militaire est encore incomplète, ou ceux qui, bien que suffisamment instruits, ne sont pas assez nombreux pour former un bataillon. »
Sur les 52 600 fusils scolaires fabriqués pour servir aux exercices de tir, il en a été distribué, de 1881 à juin 1884, -il 320, dont 4763 aux écoles normales d'instituteurs à raison d'un fusil par élève, et le reste h des écoles primaires publiques de garçons, à raison do trois fusils par école.
La distribution de drapeaux aux bataillons scolaires, prévue par le décret du 6 juillet 1882, a lieu chaque année h l'occasion de la fête nationale. En 1882, il a été distribué 39 drapeaux h des bataillons formés dans les localités suivantes: Gap, La Voulte (Ardèche), Annonay, Belfort, Délie, La Rochelle, Périgueux, Besançon, Montbéliard, Pontarlier, Authon (^Eure-et-Loir\ Châteaudun, Bordeaux, Grenoble, Cherbourg, Reims, Soippe (Marne\Gerbeviller (Meurthe-et-Moselle), Toul, Bar-le-Duc, Châtillon (Nièvre), Dunkerque, Tardets (Basses-Pyrénées), Jussey (Haute-Saône;, Sillé-le-Cuillaume (Sarthe), Bourg Saint-Maurice (Savoie), Paris, Meaux, Meluu, Saint-Germainen-Laye, Chevreuse .Seine-et-Oise\ Le Havre, Yvetot, Maromme (Seine-Inférieure), Besse (Var), les Sables-d'Olonne, Epinal, Remiremont, Saiiit- Dié. En 1883, le nombre des drapeaux distribués a été de 38 ; les bataillons qui les ont reçus ont été formés dans les localités suivantes : La
Firminy ^Loire\ Saint-Etienne, Tourlaville (Manche^, Lille (2 drapeaux), Cambrai, Belfort, Lyon (2 drapeaux) Bressuire ;Deux-Sèvres). Amiens, pf'f IJ'^/!"' 9\«"' Bar-le-Uuc (lycée), Clermont- Ferrand (lycée), Nancy (lycée), Chambéry (lycée et écoles communales), Lunéville (collège^ Libourne ^college\ Beauvais (collège).
Enfin, en 1884, deux arrêtés on date du 1" et du 5 juillet ont accordé des drapeaux aux bataillons scolaires organisés dans les localités cidessous : Vounas \\n), Châtilfon-sur-Chalaronne (Ain), Chauny (Aisne), Crécy-sur-Serre {.Khn--' . Saint-Quentin, Caen 'lycée et écol^'scommuna' > . Beaume et cantons circonvoisins ^Doibs), Baumeles-Dames (Doiibs), Romans (Drôme), Bourz-de- Péage (Drôme), Chartres, Auch, Lectoure-Fleurance (Gers), Bordeaux (lycée), Nantes, Armentières, Tourcoing, Douai, le Cateau. Haubourdia (Nord), Clary (Nord), Creil, Méru ,Oise>. Sii- 1- Pierre-lès-Calais, Tarbes, Perpignan Perpignan fécoles), Dijon ^lycée), Bolb; Inférieure^, Niort (lycée\ Oran.
Pays étrangers, — Il existe, en Suisse et en Belgique, une organisation semblable à celle que la France a créée sous le nom de bataillons scolaires. Les élèves des écoles publiques, dans certaines villes suisses et belges, reçoivent l'instruction militaire ; ils ont un uniforme et des fusiîs d'exercice, quelquefois même de petits canons. En Suisse, ces bataillons d'élèves portent le nom de corps de cadets. Comme l'organisation varie d'une ville à l'autre, et qu'elle n'est réglée par aucune loi, nous ne pouvons donner que ces indications générales.
En Italie, M. Baccelli, ministre de Finstruction publique, avait présenté en 1S81 au Parlement un projet de cours complémentaires où tous les jeunes gens de seize à dix-neuf ans eussent reçu, à côté de renseignement primaire, les éléments de l'instruction théorique et pratique du soldat ;V. à l'article Italie, p. 1397, l'exposé du plan Baccelli^. Mais il n'a été donné aucune suite à ce projet, dont l'exécution aurait entraîné des dépenses considérables.
Dans les autres pays étrangers, les élèves des écoles primaires ne reçoivent pas d'instruction militaire proprement dite, à moins qu'on ne veuille considérer comme telle la marche au pas et les évolutions par sections qui font partie de Fenseignement de la gymnastique.
3I1LL. — John-Stuart Mill, célèbre philosophe et économiste anglais, est né i\ Londres le 18 mai ISiG, et mort Ji Avignon le 7 mai 1873. Elu membre de !a Chambre des Communes, il y joua un rôle assez effacé et ne fut pas réélu. Ses deux principaux livres sont un Système de logique et des Princit es d'écoîiomie politique, plusieurs fois réédites' et traduits l'un et l'autre en français. Parmi ses autres ouvrages, nous n'en citerons qu'un seul, intéressant pour la science de l'éducation : c'est son autobiographie, publiée après sa mort et traduite par M. Cazelles sous ce titre : Mes mémoires, histoire de ma vie et de mes idéa (in-8*, Paris, 1874, Germer Baillière). C'est à ce dernier livre que nous emprunterons ce que Von peut trouver d'important pour la pédagogie.
Du point de vue qui nous occupe, ce qui fait l'originalité de ce livre, c'est qu'il n'est pas un traité didactique, mais l'exposé d'un système d'éducalion très personnel, subi par l'auteur et raconté par lui avec une grande sincérité : c'est à rigoureusement parler de la pédagogie en action. Lui-môme le comprend ainsi; car, après s'être excusé au début de ses Mémoires d'exposer au public une vie aussi dépourvue d'événements que la sienne, il ajoute : ^ Mais j'ai cru qu'à une époque où l'éducation et les moyens qui tendent à l'améliorer sont l'objet d'une ttude plus constante qu'ils ne le furent en aucun temps, il y aurait quelque profit à faire le tableau dune éducation conduite en dehors des voies habituelles et dune façon remarquable. Cette éducation, quels qu'en aient pu être les fruits, a pour le moirs démontré qu'il est possible d'enseigner et de bien enseigner beaucoup plus de choses qu'on ne pense, durant
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