PERCEPTEURS
PERE
des associations religieuses, cloîtrées ou non cloîtrées, seraient soumises, quant à l'inspection et à 1.1 surveillance de renseignement, aux autorités iDStituées par la loi. — Dans tous les internats de jeunes tilles tenus par des institutrices laïques ou par dos associations religieuses, cloîtrées ou non cloîtrées, l'inspection des locaux affectés aux pensionnaires et du régime intérieur du pensionnat est confiée à des dames déléguées par le ministre de l'instruction publique.
Lorsque, par application des articles 29, 30 et 53 de la loi du 15 mars 1850, un pensionnat se trouve dans le cas d'être fermé, le préfet et le procureur de la République doivent se concerter pour que les parents ou tuteurs des élèves soient avertis, et pour que les élèves pensionnaires dont les parents ne résident pas dans la localité soient recueillis dans une maison convenable.
S'il se présente une personne digne de confiance qui offre de se charger des élèves pensionnaires ou externes, le préfet peut l'y autoriser provisoirement. Cette autorisation n'est valable que pour trois mois au plus. (Décret du 27 octobre 1850, art. 6.)
Mentionnons, en terminant, deux décisions rendues, sur la matière qui fait l'objet du présent article, par l'ancien Conseil royal de l'Université.
A l'occasion de l'existence, dans un certain nombre d'écoles primaires du ressort de l'académie de Douai, et notamment dans l'arrondissement d'Avesnes, d'élèves désignés sous le nom- de logeurs, recevant de l'instituteur, pendant deux ou trois mois de l'année, moyennant une légère rétribution, le logement et la soupe, et se fournissant eux mêmes les autres alimer.ts nécessaires, le Conseil, « considérant que, dès qu'il y a réunion et cohabitation de plusieurs enfants dans une môme demeure, il est indispensable de vérifier le local et de s'assurer que les dortoirs ou les chambres qui en tiennent lieu sont convenablement disposés », a décidé que les élèves désignés sous le nom de logeurs devaient être assimilés aux pensionnaires, c'est-à-dire que les instituteurs chez qui ils sont reçus devaient se munir d'une autorisation préalable (26 février 1836).
Il a été décidé par le môme Conseil (2 février 18 U) que les fonctions de sacristain et de secrétaire de mairie étaient incompatibles avec la surveillance et les soins de tous les instants qu'exigent les élèves pensionnaires. [Ernest Cadet.]
V. au Supplément les dispositions édictées par les articles 170-179 du décret du 18 janvier 1887 (article Règlements scolaires) ; elles ont modifié sur quelques points celles du décret de 1850.
PE.\sr»IS. — V. Punitions.
FEUCEi'TliUUS. — Fonctionnaires chargés d'effectuer et de poursuivre le recouvrement des contributions directes, choisis généralement pour remplir en même temps les fonctions de receveurs des communes, hospices et bureaux, de bienfaisance.
Nous n'avons pas à entrer dans le détail des attributions diverses des percepteurs. Nous nous occuperons seulement ici de celles qui concernent le service de l'instruction publique. Ces fonctionnaires en effet acquittent les traitements des instituteurs et peuvent être désignés comme trésoriers do la caisse des écoles.
Avant la loi du 19 juillet 1875, ils percevaient la rétribution scolaire et payaient trimestriellement les traitements des instituteurs sur la présentation des mandats délivrés par le maire de la comniu>ie. Ce système occasionnait des lenteurs lort préjudiciables aux intéressés et donnaiilieu à de nombreuses réclamations. Aujourd hui les instituteurs sont payés mensuellement (V. Paiement des traitements des instituteurs) au moyen de mandats qu'ils reçoivent directement 4e la pré-
fecture et dont ils touchent le montant dans les bureaux du percepteur.
Nous avons dit que les percepteurs pouvaient aussi administrer la caisse des écoles créée par la loi du 10 avril 1867 dans le but d'encourager et de faciliter la fréquentation dé l'école par des récompenses aux élèves assidus et par des secours aux élèves indigents. L'article 15 de cette loi décide que « le percepteur fait gratuitement le service de la caisse des écoles ». L'on s'est demandé à ce sujet s'il n'était pas possible de désigner une autre personne pour cet emploi. Le ministre de l'instruction publique, dans une circulaire en date du 10 décembre 1877, a interprété le texte de la loi dans le sens le plus large. « Je n'héslie pas à penser, dit-il, et j'ai fait connaître mon appréciation à cet égard à M. le ministre des finances, que le texte précité de la loi du 10 avril l«07 n'implique pas que le percepteur doive nécessairement être chargé du service de la caisse : il signifia simplement que dans le cas où ce fonciionnaire est désigné pour remplir l'emploi de trésorier de la caisse des écoles, il ne peut demander aucune indemnité pour ce s Tvice. Il demeure donc entendu que les municipalités ont le droit de choisir, en dehors du percepteur receveur communal, le comptable chargé de l'administration de la caisse. »
[H. S hmit.]
TERDONNET. — Albert-Auguste Perdonnet, né en l80l, mort à Cannes le 4 octobre 1867, fit ses études au collège Sainte-Barbe, puis à l'Ecole polytechnique et à l'Ecole des Mines, et devint ingénieur civil. Sans parler de la grande impulsion qu'il donna à l'industrie des chemins de fer et à diverses œuvres destinées à améliorer la condition des classes ouvrières, nous devons signaler Perdonnet comme un des principaux fondateurs de VAssocialioîi potijtechnique (V. Associntion polytechnique). Ou peut dire que c'est grâce à son influence, à ses nombreuses relations et à son rare dévouement, que l'Association a pu survivre aux nombreuses crises qu'elle a traversées. Il était en quelque sorte l'âme de cette société, dont il avait été nommé président. On doit aussi à Perdonnet une participation des plus actives à la création des bibliothèques populaires. Il fut nommé en 1860 directeur de l'Ecole centrale des arts et manufactures, et conserva ces fonctions jusqu'à sa mort.
PÈRE. — Il a été traité au mot Famille de l'intervention nécessaire des parents dans l'éJucaiion, dans l'enseignement même, et des rapports que les maîtres doivent entretenir avec eux, sous peine de voir leur œuvre échouer tôt ou tard. L'article Mère a envisagé plus spécialement l'influence maternelle sur le développement des sentiments et des idées pendant le premier âge surtout. Reste-t-il encore à écrire un article Père?
Volontiers on met le père et il se met lui-même à l'arrière-plan quand il s'agit d'enfants à élever. Le seul mot d'éducation fait penser aussitôt à la mère et non à lui. L'âme du foyer, la providence de la famille, l'iuspiratrice des vertns et des affections domestiques, c'est la mère. Elle stule est toujours là, toujours patiente, toujours souriante, toujours prévoyante. C'est d'elle que dépend le bonheur présent de la famille et souvent le bonheur à venir de chacun des enfants qu'elle prépare à la vie. Son action s'exerce dune laçon si douce et si pénétrante dans ce petit monde dont elle a la direction qu'on dirait parfois qu'elle y est tout. Non, elle n'est pas tout, elle le sait mieux que personne; et quelque chose d'irréparable lui fait défaut si le pèro ne peut, ou ne veut, ou ne sait, ou n'ose pas prendre sa part dans le travail de l'éduraiion. Et cette part va grandissant avec les cufantbcuv -mômes.
PERE
PÈRE
Dans les premières années, la mère se suffit à elle-même comme institutrice : tout ce qu'elle peut demander au papa, c'est de ne pas trop gâter son bébé, car abandonné à lui-même il ne saurait pas faire autre chose. Il le voit si peu, il le trouve si gentil, il aime tant à le rendre heureux, à le faire rire, à le promener, à le parer, à l'admirer! Là est le danger, la maman le voit et y veille.
Mais le temps va vite, il n'y a plus de bébé, il y a un garçon ou une fillette qui va en classe ; c'est le commencement de la vie sérieuse. Les difficultés viennent, le travail n'est pas toujours aimable. L'école est parfois ennuyeuse, les leçons arides, la tâche ingrate ; les défauts petits ou grands du caractère commencent à poindre. La mère les connaissait depuis longtemps, elle les avait comme pressentis chez le tout petit enfant. ï>'^ur le père, c'est presque une surprise, et son premier mouvement est de se fâcher. Cela l'irrite de voir cet enfant paresseux ou inattentif, ou obstiné, ou dissimulé. Volontiers, s'il ne se retenait ou si un doux regard ne le retenait à temps, il procéderait à ce que la langue populaire appelle justement une correction paternelle. Seulement ce moyen-là ne produit pas grand résultat, il s'en convaincra vite, très vite, et y renoncera.
Mais que faire? Comment avoir raison des défauts, des vices peut-être que l'on veut extirper? C'est le moment des conférences et des longues causeries sérieuses entre père et mère, le soir, le matin quand les enfants dorment. La mère est toujours la mieux renseigiiée, la plus précise; elle voit les choses de près, jour par jour, dans le détail exact; elle n'outre rien : hier une faute, un mensonge, une désobéissance de l'enfant l'a fait pleurer, c'est vrai, et le père ne pardonne pas cela à l'enfant. Elle a déjà pardonné, elle le ramène à une appréciation plus juste, le calme, lui suggère des moyens d'encouragement, de punition, de récompense, règle d'avance avec lui son intervention pour l'avenir. Cet entretien leur fait du bien et leur rend courage à tous deux; chacun d'eux y a, sans s'en douter, appris ou rappris quelque chose.
L'âge avance, et peu à peu le père s'aperçoit que l'enfant devient une personne ; son fils, sa fille, ce n'est plus le bébé qu'on caresse, ce n'est plus même l'écolier insouciant qu'on gronde bien fort sauf à en rire dès qu'il est envolé; c'est maintenant un adolescent qui a sa volonté, ses idées, ses goûts, ses opinions, ses amitiés, ses petits secrets; c'est une grande fille dont la compagnie est chère à la mère, sans qui la maison paraîtrait^ vide. Voilà le moment où Taction éducatrice du père prend une importance toute nouvelle, au moins en ce qui concerne les garçons. Pour les filles, la mère ne réclamera son intervention que de loin en loin et le plus souvent pour un bon conseil, un avis, une direction à donner avec un peu plus d'autorité. Mais au fils il faut beaucoup plus. Qu'il soit excellent ou médiocre, bien ou mal entouré, en plein succès dans ses études ou en plein désastre, qu'il soit riche ou pauvre, à la veille de quitter la maison comme apprenti ou comme étudiant, la mère sent qu'elle ne peut plus, qu'elle n3 doit plus prétendre à le diriger. Heureuse alors, cent fois heureuse, si le père n'a pas attendu ce moment-iâ pour commencer à s'occuper sérieusement de son fils, si dès longtemps et comme par approches il a pénétré dans l'âme du jeune homme et s'il y a pris l'empire, l'autorité, la confiance, l'ascendant nécessaires. Uien ne devrait être plus ordinaire et plus facile, rien n'est plus rare à vrai dire. Un des plus judicieux observateurs de notre temps l'a très bien montré dans ^jn ouvrage les Pères et les en/'auts, c'est dans
notre société un phénomène plus que fréquent, presque général, que le malentendu entre les pères et les fils. Le père aime profondément, tendrement son fils; le fils, au fond et en dépit de toutes les apparences de frivolité, d'insouciance et d'ingratitude, a du cœur et il a même du respect pour son père. Comment se fait-il alors qu'il y ait comme une glace entre eux, que sans s'éviter ils se tiennent comme à distance, avec un sentiment de gêne, une sorte d'impossibilité réciproque à s'ouvrir et à s'épancher?
Et pourtant l'enfant a-t-il jamais eu plus grand besoin des conseils paternels? Ce n'est pas encore un homme et ce n'est plus un enfant : il a la confiance aveugle, la naïve présomption de l'adolescent qui ne doute de rien, puisqu'il ne sait rien. Son père n'a nulle envie de le gourmander, de jouer le rôle d'un Caton hargneux; au contraire, s'il trouvait le moyen de lui parlera cœur ouvert, il lui montrerait bien qu'il n'a qu'un rêve et qu'un souci, le bonheur et l'honneur de son fils.
Ce qui l'empêche de parler ou ce qui, s'il commence, l'empêche de parler avec l'accent qu'il faudrait pour être entendu, c'est précisément qu'il est trop ému. Il parlerait mieux à tout autre enfant, à n'importe quel camarade de son fils. Mais de son fils, tout lui tient trop à cœur, ses fautes, son attitude, un geste, un regard; il ne sait pas s'y prendre avec l'enjouement, l'honnête diplomatie, la justesse de ton qu'il trouverait pour sermonner quelque étranger, quelque jeune ami; il est son père après tout, et cela le suffoque d'avoir encore une fois tant de détours à prendre, comme s'il n'avait pas le droit, le devoir de commander, et, malgré lui, le voilà qui commande, et tout est perdu. Ce sont deux volontés qui se heurtent et non plus deux âmes qui se pénètrent.
Est-ce là un phén omène aussi nouveau, aussi moderne qu'on le dit? Nous ne le pensons pas. De tout temps il y a eu un âge de transition extrêmement difficile à ménager dans l'éducation des jeunes gens entre l'enfance et la jeunesse ; de tout temps, l'action paternelle, la seule qui puisse encore s'exercer à cet âge, ne le peut qu'à la condition d'être tout à la fois très réelle et très peu apparente. Mais ce qui est vrai, c'est que de nos jours l'organisation de la famille, de la société, met plus en évidence ce problème moral et pédagogique. Les formes de déférence toutes superficielles sont singulièrement oubliées ou affaiblies, la patria ma j estas n'a cessé de décliner depuis les Romains jusqu'à la vieille société française, et de celle-ci à la nôtre. On est de nos jours beaucoup plus exposé qu'autrefois à rencontrer des jeunes gens chez qui le respect filial fait ostensiblement défaut . Mais pour être face à face avec la difficulté, nous n'en sommes ni plus faib les ni plus forts contre elle. Il ne sert de rien de regretter les vertus d'un autre âge, vertus peutêtre bien légendaires et un peu surfaites. Recherchons celles dont le nôtre est capable.
Ce qui est bien sûr, c'est qu'il faut, aujourd'hui, comme il a toujours fallu, un effort pour remplir les devoirs qui demandent à la fois beaucoup de possession de soi-même, beaucoup de gravité dans la pensée et de délicatesse dans l'expression, et par dessus tout une douceur et une patience que ■ rien ne rebute. Or, ce n'est rien de moins que cette réunion de qualités pédagogiques de premier ordre qu'exige l'intervention du père au moment où s'achève pour la vie l'éducation de son fils. Une mère parfaite éducatrice est moins rare qu'un père passable éducateur. C'est que la tâche est tout autremont difficile, c'est que le père prend en mains l'enfant au moment critique, et que ce moment, bien qu'annoncé et prévu, nous surprend toujours. Il n'y a nulle autre ressource que de nous y préparer de longue main. Constituer autour du ber-
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PÈRES DE L'ÉGLISE
ceau de notre premier enfant la vie de famille iclle que nous voudrons qu'elle existe chez nous quand il aura seize ans, et l'entretenir soigneusement, pieusement, avec tout son cortège d'habitudes régulières, d'influences douces et de souvenirs aimés, avec ces leçons indirectes et persuasives, ces exemples plus répétés que les préceptes, avec tous ces liens invisibles qui croissent et se fortifient en môme temps que nos enfants: il n'y a pas d'autre secret pour assurer leur bonheur, c'est-à-dire le nôtre. Or, pour prendre à temps ces mesures, pour créer ces institutions familiales, pour leur donner la force de la permanence, l'amour et les tendresses de la mère ne suffisent pas: il y faut la ferme détermination du père et son autorité. Ne fîL-il rien d'autre pour ses enfants, il aurait fait beaucoup pour leur éducation.
PÈRES DE L'ÉGLISE. — ■ Les Pères de l'Eglise ont été, aux cinq premiers siècles, les témoins et les directeurs de l'éducation chrétienne.
En second lieu, depuis le moyen âge jusqu'à nos jours, leurs écrits n'ont pas cessé d'avoir sur l'éducation une influence dont il faut au moins esquisser l'histoire.
I. !<•■ Pères et l'éducation chrétienne aux cinq premiers alècle*.
Il n'est pas possible d'exposer les idées des Pères sur l'éducation sans avoir d'abord fait connaître leur point de vue. Pour eux, l'éducation était avant tout la préparation à la vie céleste. Comme on commençait à participer à cette vie une fois introduit dans l'Eglise, la véritable éducation était pour eux la préparation de l'homme, quel que fût son âge, à l'entrée dans l'Eglise, c'est-à-dire dans la société chrétienne. Relativem ent aux enfants, ce problème se compliquait de la nécessité de les préparer en même temps à vivre dans la société romaine, dont ils ne pouvaient pas ne pas faire partie, tandis qu'ils pouvaient ne pas devenir chrétiens.
Ce n'est pas sans raison que les Pères considéraient la préparation à l'entrée dans l'Eglise, c'està-dire la catéchèse, comme étant, quel que fût l'âge des candidats, l'éducation par excellence. Il s'agissait d'entrer dans une société réelle, organisée, qui devait grandir en s'assimilant l'empire romain, et l'individu n'y pouvait entrer que par une transformation de sa vie. Jésus-Christ, dont l'activité s'était employée à former des disciples et à enseigner les foules, était considéré nonseulement comme le Sauveur, mais comme un maître au sens pédagogique du mot, et Clément d'Alexandrie appelle le 'Verbe notre « Pédagogue ». De plus, le changement des mœurs n'allait pas sans une culture de l'esprit. La connaissance des Ecritures était un des principaux moyens d'arriver au christianisme. Elle contribuait par elle-même à développer les facultés. Elle y contribua au plus haut degré dans la catéchèse de ceux qui pensaient que toutes les connaissances humaines étaient nécessaires pour l'explication des Ecritures.
Nous avons indiqué le point de vue général des Pères. Nous n'oublierons ni que notre objet principal doit être ce qui a rapport à la formation de la jeunesse, ni que nous devons, sous peine de tout confondre, nous arrêter à la limite du dogme, et ne nous occuper de la catéchèse que dans le cas oïl, par les proportions qu'elle prend, elle ressemble à notre enseignement supérieur.
Notre exposition se trouve naturellement divisée en deux parties par le fait si considérable de l'avcnement de l'Eglise à la liberté sous Constantin.
A. Les Pères et l'éducation chrétienne aux trois rremiers siècles. — Aux trois premiers siècles
les témoignages des Pères sur les soins à donner à la jeunesse sont rares. Aucun traité; des indications éparses, le plus souvent à propos d'un autre objet. L'Kgli.se s'occupait de s'agrandir et de s'organiser au milifîu des persécutions et des hérésies. Sa véritable jeunesse fut alors les catéchumènes qui lui venaient surtout du dehors.
Dans cette première période, où la diversité des sentiments des Pères est plus marquée, il nous a paru préférable de subordonner l'ordre des matières et celui des temps à celui des races. Nous diviserons les écrivains ecclésiastiques en trois groupes, suivant la prédominance de l'élément juif, de l'élément grec et de l'élcmf-nt romain. Le premier groupe nous renseignera surtout sur la îamilie; le second sur la catcclicso, dans la mesure cù nous voulons nous en occuper; le troisième sur la manière dont les fils des chrétiens devaient participer à l'éducation païenne. Le premier groupe a pour centres principaux P«ome et la Syrie, le second l'Egypte, le troisième l'Afrique proconsulaire.
Premier groupe . — Les conseils aux parents relativement à l'éducation de leurs enfants ne se trouvent que dans un groupe d'écrits très anciens, antérieurs ou indifférents au mouvement paganochrétien des apologètes duii* siècle contre la persécution, et plus ou moins pénétrés de l'espritjuif qui solidarisait la destinée de tous les membres de la famille (V. Pasteur d'il ermas, mand.,xii, .3; sim., V, 3; VII, G; Const. apost., iv, 11). Ils ont tous été composés en langue grecque, et, sauf une exceotion, à Rome ou en Syrie. Ce sont d'un côté 1'^pitre de Clément de Home avec VEpitre de Poli/' carpe qui paraît l'avoir imitée sur ce point ; de l'autre YEnseignement des douze apôtres, le Pasteur d'Hermas^ les Homélies clémentines, les Reconnaissances y et enfin le fond des Constitutions apostoliques, qui est d'une grande antiquité- On y recommande d'abord, il est à peine besoin de le dire, de ne pas se débarrasser des enfants par l'avortement ou après leur naissance (Ens.f c. II ; Const. ap., vu, S). Les Juifs de la dispersion avaient déjà protesté contre la coutume grecque et romaine d'exposer les nouveau-nés (Philon, De specialibus legibus, m, 20 ; t. ii, p. 3l8- 9). Ensuite il faut enseigner aux enfants dès le jeune âge la crainte de Dieu [Clem., c. xxi; Polyc.^ c. IV ; Ens.y c. iv ; Const. ap., iv, 11). Pour ce but on leur apprendra des passages de l'Ecriture (cf. Eus. Hist. eccl., vi, 2), dès qu'ils sauront parler (cf. Const. ap.y ibid.). Telle était aussi la coutume juive (E. Stapfer, la Palestine, p. 141; cf. 2 Tm., m, 15.) De même que chez les Juifs, et comme on devait d'ailleurs s'y attendre, c'est la mère qui sera plus particulièrement chargée de ce soin (Stapfer, ibid. \Polyc.,c. iv). On leur mettait ensuite entre les mains les saintes Lettres {Const. ap., ibid.). Nous pouvons généraliser avec certitude les renseignements qui nous sont donnés p.ir les écrivains de ce groupe et dire que partout où ce fut possible, l'instruction religieuse dans la famille procéda les autres études, quand on appliquait l'enfant à d autres études (Eus., Hist. eccl., VI, 2; Socr., ii, 9; Soz., m, 6).
Nos écrivains recommandent de ne pas se laisser aller par tendresse à une indulgence qui pourrait être funeste [Past., vis.,i,3;ii, 2), mais d être constamment vigilant et ferme {Ens., c. iv) et d'user sans crainte des corrections corporelles [Const. ap., IV, 11). Les Constitutions apostoliques développent cette dernière prescription bien longuement. « Ne craignez donc pas de les châtier: corrigez-les avec sévérité, car en les formant ainsi vous ne les tuerez pas, mais plutôt vous les sauverez. Comme le dit quelque part ^alomon, dans sa Sagesse, châtie ton fils et il te donnera du repos. Car c'est ainsi qu'il deviendra un enfant de bonne espé-
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rance. Tu le frapperas avec la verge, mais tu délivreras son âme de la mort. Il dit encore : Qui ménage le bâton hait son fils. Et encore : Romps-lui les cotes pendant qu'il est enfant, de peur qu'il ne s'endurcisse et ne devienne rebelle. Ainsi, quiconque craint d'exhorter et de corriger son fils hait son propre enfant. » Il est douteux que la tendance juive à courber l'homme sous la loi, à briser les résistances avec le bâton, à faire prédominer non la raison mais la crainte, fût facilement acceptée par les chrétiens grecs.
Dans ce groupe (en mettant de côté Clément avec Polycarpe qui s'y rattachent à peine), on ne peut être que défavorable à l'éducation ou culture grecque, à laquelle les jndéo-chrétiens devaient être d'autant plus antipathiques que, pour le Juif, de même que la loi religieuse, la loi politique et la loi civile n'en faisaient qu'une, de même l'instruction formait un tout original, dans lequel les éléments religieux, juridique et littéraire se confondaient. Seulement, pour les judéo-chrétiens, l'étude de l'ancien et du nouveau Testament remplaçait celle de la Loi.
La culture grecque devait donc paraître à nos auteurs non-seulement dangereuse, mais tout à fait inutile. Elle est en effet condamnée par les Constitutions apostoliques, par les Reconnaissances et les Homélies clémentines (par ces dernières avec une grande énergie) comme contraire au monothéisme et aux bonnes mœurs. On sait que ce qui correspondait chez les anciens à notre enseignement secondaire, c'était surtout l'explication des poètes par les grammairiens, qui donnaient à cette occasion des notions de toute sorte, en insistant sur l'histoire des dieux et celle des héros. Les païens n'avaient pas tardé à sentir que la plupart des aventures de leurs dieux étaient scandaleuses. Alors les philosophes, pour mettre la religion populaire en harmonie avec la conscience et le progrès de la pensée, et les grammairiens pour maintenir Homère et Hésiode entre les mains des enfants, avaient réussi à trouver, au moyen de Texégèse allégorique, toute une physique et toute une morale dans les fables. Ils p^'étendaient qu'elles avaient été composées avec un art savant par des sages pour une élite capable de les entendre. Cet expédient ne désarme pas l'auteur des Homélies. Il s'étonne avec raison qu'on ait voulu cacher des vérités utiles sous une enveloppe, et qu'on ait imaginé comme enveloppe des récits licencieux (vi, 17). En réalité la mythologie est une invention des démons (ibid.). Instruire les enfants par la lecture des poètes, c'est les corrompre, d'autant plus que les habitudes prises à cet âge sont particulièrement douces et difficiles à détruire (iv, 18). Voilà pourquoi ceux qui vivent aux champs et dans l'ignorance sont moins vicieux {ibid.). Il ne faut donc pas exercer la jeunesse à ces études {ibid., 19). On doit aussi se défier des philosophes {ibid., 20). Les parents dans leur prévoyance formerort l'esprit de leurs enfants, avant l'âge des passions, par des livres qui donnent l'habiiude de la vertu et, pour plus de siireté, les marieront de très bonne heure (v, 25). Il est à peine besoin d'ajouter que les hommes faits devront aussi s'abstenir de lire les livres grecs (iv, 19; cf. Const. ap., 1, 16) et, s'ils les avaient auparavant pratiqués, ne s'en souvenir que pour la controverse avec les païens. C'est dans les Reconnaissances, dont le sentiment est d'ailleurs tout à fait analogue, mais un peu plus doux (x, 28, 40, 42), qu'on trouve cette permission (4'2). L'idéal de la littérature clémentine est un chrétien aux trois quarts juif, simple et laborieux (cf. Const. ap., iv, 11), formé par l'ancien Testament et ne connaissant pour ainsi dire pas d'autre lecture. Ce type se modifiera sans doute dans le cours des cinq premiers siècles. Ce n'est pas d'après lui que se formera l'é-
ducation chrétienne, mais la tendance qu'il représente ne disparaîtra pas. Nous la retrouverons dans le recueil définitif des Constitutions apostoliques, et il en restera quelque chose chez le Syrien Chrysostome.
Deuxième groupe. — En Egypte, nous voyons aussi le christianisme sous l'influence de l'esprit juif, mais, cette fois, de l'esprit juif profondément modifié par sa combinaison avec l'élément grec. Dans le milieu alexandrin, le judaïsme était devenu une philosophie: il en' arrive autant au christianisme. Les maîtres chrétiens empruntent la méthode de Philon, ainsi que plusieurs de ses résultats, comme ils en conviennent (Origène, Contre Celse, iv, 51) : ils l'admirent {ibid.), et le citent avec honneur (Clément et Or'ighne, passim). Ici, pour ce qui concerne notre sujet, le centre n'est plus la famille» mais l'école où se pressent les catéchumènes. Elle est un organe ofiiciel de l'Eglise et grandit sous la surveillance de l'évoque. Ainsi chez les Grecs, dans les républiques réelles ou dans les sociétés idéales des philosophes, l'éducation était un des principaux objets de la sollicitude de l'Etat. A Alexandrie, nous ne saurions pas ce qui se passe dans la famille si EusèLe {Hist. eccl., VI, 2) ne nous avait fait entrevoir Origène enfant, tenu chaque jour de réciter ou de raconter à son père quelque partie des Ecritures.
On rivalise avant tout avec les philosophes païens, dont l'enseignement si étendu correspondait à celui de nos Facultés des lettres et des sciences, qui correspondent elles-mêmes aux Facultés de philosophie de l'étranger. Cet enseignement supposait de même une instruction préparatoire qui se donnait plus ou moins dans les écoles des philosophes. On sait, par exemple, que les stoïciens, dans la première partie de leur système, c'est-à-dire dans leur logique, comprenaient, avec la dialectique, la rhétorique et la science grammaticale (Diog. Laert., vu, 41, 44; Cic, De Fin., II, 6, 17 ; Sen., Ep., 89, 16, etc.). Ils commentaient les poètes, et ce sont eux qui les premiers avaient appliqué systématiquement l'allégorie aux poèmes d'Homère et d'Hésiode (cf. Zeller, iv, p. 321, 3^ édit.). Philon, faisant tout aboutir à une philosophie éclectique qu'il retrouvait par l'aliégorie dans le Pentateuque, avait exigé de ceux qui voudraient étudier fructueusement les livres de Moïse la connaissance préalable des philosophes païens, et, en remontant : celle de la dialectique, afin qu'ils fussent capables de réfuter les sophismes; celle de la rhétorique, la raison s" exprimant par la parole ; celle des mathématiques et de l'astronomie, non seulement pour habituer l'esprit à la généralisation et lui faire admirer l'ordre du monde, mais aussi pour le rendre capable de saisir, parmi les sens mystérieux des Ecritures, ceux qu'il expliquait par la science des nombres; enfin, en premier lieu, celle des poètes, dont les fables ne le scandalisaient pas, puisqu'il y voyait avec les stoïciens et les grammairiens un sens profond (V. t. I, pp. 139, 158, 303, 320, 539, etc.). C'était, à rencontre des Palestiniens, non seulement permettre, mais nécessiter la culture grecque dans toute son étendue. Cette préparation est justement celle que le premier maître chrétien d'Alexandrie dont les ouvrages nous soient parvenus, Clément, exige du chrétien gnostique [Strom., x, G et 11), c'est à-dire du chrétien qui tend à la perfection par la science. Les vues de son successeur Origène seront les mêmes, et après les avoir exposées, après avoir énuméré toutes les sciences qui sont nécessaires à linterprétation des saintes Lettres (et qui pour lui viennent de Dieu comme toutes les parcelles de la vérité dans quchiue ordre que ce soit, Innum., hom. XVIII, 3), il ajoutera, comme pour mieux , nous faire comprendre qu'il s'agit de rivali&cT
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avoc les écoles des philosophes : « Ce que disent les philosophos au sujet de la géométrie et de la musique, de la grammaire, de la rhétorique et do l'astronomie, qu'elles sont les auxiliaires de la philosophie, nous le dirons de la philosophie relativement au christianisme » {Epitre à Grégoire le Thaumaturge, c. i).
La science, aujourd'hui encore, n'est accessible qu'au petit nombre. Philon voulait qu'on maintînt lus Juifs du commun, pour leur bien, dans ce qui n'était à ses yeux que superstition, en leur donnant un enseignement conforme à la médiocrité de leur esprit (t. I, p. 282). Une telle dureté était contraire au caractère du christianisme, dont le fond est l'amour, et qui par cela même attirait à lui la foule des malheureux et des ignorants. Cependant il fallait se résigner à la nécessité, et, pour la multitude, une fois les éléments du dogme transmis, s'en tenir aux instructions morales qui d'ailleurs sont aussi comprises pour Clément dans la philosophie {Pxd., m, c. 11, § 78). Clément, le môme maître qui insiste si souvent sur l'utilité de la culture grecque, apprenait avec le plus grand détail aux prosélytes et aux fidèles comment ils devaient se conduire dans les diverses circonstances de la vie. Non seulement il recommandait la simplicité et la sobriété sous toutes les formes, mais il descendait jusqu'aux plus menues instructions relatives aux manières {Pœd.^ II, c. 7), dont la délicatesse est une conséquence de la délicatesse des mœurs. Une partie de ces préceptes de savoir-vivre, donnés dans le Pédagogue aux personnes de tout âge, se retrouveront au xvi<î siècle dans le traité de civilité écrit par Erasme pour les enfants. Dans ces leçons. Clément ne parle que rarement pour la jeunesse et alors en général d'une manière indirecte. Il lui interdit le vin {Pœd., \i, c. 2, §§ 20 et 21) et les festins {ibid., ii, c. 7, § 53), de peur d'exciter les passions. Il tolère à peine pour elle la fréquentation des bains {ibid., m, c. 9 et 5), mais il encourage à celle des gymnases.
Son successeur Origène dut bientôt, à cause de l'affluence des disciples, laisser aux soins d'un aide la direction de ce qu'on pourrait appeler la classe inférieure (Eus., Hist. eccL, vi, 15) et se borner à enseigner les plus avancés, dans un auditoire où se pressaient même des païens qui n'étaient attirés par aucun autre désir que par la curiosité de l'entendre. Il discutait publiquement les systèmes des philosophes; il apprenait les mathématiques aux disciples les mieux doués en les engageant à l'étude de la philosophie; il excitait les ignorants à la culture littéraire en leur disant qu'elle leur serait d'un grand secours pour l'intelligence des Ecritures {ibid., vi, 18). Quand il eut quitté la ville, le même esprit s'y maintint, quoique avec plus de discrétion, sous ses successeurs, au moins jusqu'à la fin du iv* siècle.
A Césarée de Palestine, sous la protection des évoques de Césarée et de Jérusalem, il rouvrit brillamment son école et fit de sa nouvelle résidence une sorte de ville universitaire chrétienne, avec cette ditïérence que conformément à la coutume antique, si propre à développer l'étendue et l'originalité de l'esprit, il portait seul le poids de toutes les parties de l'enseignement. Un de ses disciples, Grégoire le Thaumaturge, nous a transrais dans un discours célèbre son programme, où l'on reconnaît les principales divisions usitées dans les écoles des philosophes. Origène commençait par préparer les esprits à la manière de Socrate, labourant la terre avant de semer (/^an<?^. d' Origène, 7). Puis il enseignait successivement la dialectique {ibid.), la science de la nature et les transformations de la matière ou la physique, ainsi que la géométrie et l'astronomie {ibid., 8), ensuite la morale (i6., 9) et enfin la théologie
{ib., 13), en recommandant à ses disciples de lire tous les philosophes et les poètes, à l'exception des athées : car, disait-il, lorsqu on ne connaît qu'une opinion, elle exerce sur tous une domination nuisible. Il examinait donc avec eux tous les systèmes en séparant le vrai du faux (ibid.). A parcourir î^insi librement toutes les parties du domaine de la science, ils se croyaient, dit Grégoire, dans le paradis {ib., 14). On accourait à l'auditoire d'Origène de plusieurs contrées de l'Asie; des évêques môme venaient de loin pour l'entendre : ses disciples répandirent son esprit en différentes capitales de province, où quelques-uns occupèrent des sièges épiscopaux. Jérusalem, sous l'action de son vieil ami Alexandre, devint un centre de culture chrétienne comme Césarée de Palestine. Il faut en dire autant de Césarée de Cappadoce, dontl'évêque bien connu, Firmilien, avait attiré quelque temps chez lui Origène, et de Néo-Césarée dans le Pont, qui eut pour évoque Grégoire le Thaumaturge (Eus., Hist. eccL, VI, 26, 27). Ainsi se propageait un amour de la philosophie et des lettres que nous retrouverons dans ces pays au iv* siècle.
Cette culture qui attirait au christianisme les intelligences autant que les âmes, et qui avait, au moyen de l'explication allégorique des Ecritures, transformé la foi primitive en un système complet et hardi, n'allait évidemment pas sans opposition. Dans Alexandrie même (car un extrême en appelle un autre et il en était arrivé autant à Philon), tout un parti que Clément combat souvent et qui rappelle celui que représentent les Homélies clémentines, prétendait par horreur de la civilisation païenne que la philosophie et les lettres venaient du diable {Strom.. i, c. 16, § 80, etc.). Mais s'il gêna l'essor des Clément et des Origène, il ne réussit pas à l'empêcher.
Troisième groupe. — Les écrivains ecclésiastiques des premiers temps, avec les judéo-chrâtiens de Rome et de la Syrie, nous ont dit comment ils entendaient les devoirs des parents ; les Alexandrins nous ont renseigné sur le catéchuménat, tel qu'ils le concevaient ; le reste des auteurs chrétiens des trois premiers siècles se tait d'une manière à peu près complète sur l'éducation.
On comprend le silence des apologètes, dont il faut pourtant excepter les invectives d'un Tatien contre la philosophie, la rhétorique et la grammaire (Jrfy. Gr<a?co5,ii,26), mais sans oublier qu'il s'agit d'un homme échaufTé par la lutte et qui serait sans doute bien fâché d'être étranger à la culture contre laquelle il déclame. Un Irénée est absorbé par la réfutation du gnosticisme. Mais le silence des autres est bien surprenant, surtout celui des deux grands écrivains latins de rA'^^iue proconsulaire. Tertullien, dont il nous reste tant d'ouvrages, qui règle sur tant de points la conduite des fidèles, n'a pas un conseil à leur donner sur leurs enfants. Il s'occupe avec détail de la femme vierge ou mariée, réprime son luxe, analyse les difficultés créées à l'épouse chrétienne par les unions mixtes, et n'a rien à dire à la mère. Cyprien, dans sa correspondance et dans les exhortations de toute sorte qui remplissent ses traités, ne s'occupe qu'une fois et en passant do notre sujet.
On peut d'abord dire, afin d'expliquer leur abstention, que l'Afrique représente au plus haut degré l'esprit romain, et que la législation romaine, qui ne craignait pas d'intervenir d; ns la vie privée pour borner le luxe et gêner le célibat, n'a jamais pensé, par une singularité dont on s'est étonné (Marquardt, vu, p. 7U), mais qui s'explique par le respect absolu pour l'autorité du père de famille, à réglementer l'éducation. On peut ajouter que l'Eglise était d'autant plus
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disposée à laisser toute liberté au père de famille, que les chrétiens avaient par leur baptême renoncé au monde pour vivre dans une société entièrement différente, et que, tant que leurs enfants restaient dans le monde, l'Eglise, à laquelle ils étaient étrangers, n'avait pas à s'en occuper. On serrerait ainsi la vérité de plus près ; car cette scission, si peu judéo-chrétienne, dans l'intérieur de la famille, est marquée parCyprien, au moins h, deux reprises, avec énergie. Dans son traité sur VOraison dominicnle, il dit que les chrétiens ont, depuis leur naissance, c'est-à-dire depuis leur baptême, et dès les premiers mots qu'ils ont alors prononcé, en appelant Dieu « Notre Père », renoncé à leur père terrestre et charnel, et qu'ils ne reconnaissent dorénavant pour père que « celui qui est aux cieux ». Car, ajoute-t-il, il est écrit : « Ceux qui disent à leur père et à leur mère : je ne te connais pas, et qui ne reconnaissent plus leurs fils, ceux-là ont gardé tes préceptes et conservé ton alliance (c. 9). » Dans son discours sur les oeuvres et les aumônes, s'adressant à ceux qui mettaient en avant la nécessité de réserver leur fortune à leurs enfants, il leur répète la citation sur les vrais fidèles qui ne connaissent ni parents, ni fils, leur fait un crime de préférer leurs enfants aux frères pauvres, et ne voit dans une nombreuse famille que la nécessité de racheter par des aumônes les péchés d'un plus grand nombre de personnes (c. 16-18). Tel est le seul passage où il s'occupe des devoirs des parents.
Le respect tout romain de la liberté du père de famille, et surtout le soin de séparer les deux sociétés, expliquent sans doute en quelque mesure le silence des deux écrivains d'Afrique sur les études littéraires des fils des fidèles; mais ils n'expliquent pas d'une manière tout à fait satisfaisante leur indifférence relativement à l'éducation domestique.il faut aller plus loin, jusqu'aux causes qui font de l'enfant, dans la famille chrétienne elle-même, pour nos deux écrivains, un objet secondaire et un embarras. TertuUien, dans son premier livre A sa femme^ manifeste à la fois cette tendance et ses causes, qui sont surtout l'ascétique élan vers le ciel et la violence du conflit entre les deux sociétés dans la partie occidentale de l'empire. Pour lui, le plaisir d'être père, le plus amer de tous, doit être étranger au chrétien. A quoi bon désirer des enfants^ puisque, dès que nous les avons, nous souhaitons qu'ils nous devancent dans le ciel à cause des dangers de toute sorte qui les menacent? Vraiment, ajoute-t-il avec ironie, une postérité est bien nécessaire au serviteur de Dieu ! Nous sommes en effet assez assurés de notre salut pour y joindre la responsabilité des enfants 1 II faut aller chercher des charges, que la plupart des païens évitent, que les lois imposent, auxquelles on se dérobe par des infanticides, qui en un mot nous sont extrêmement importunes et mettent la foi en péril! {Ad uxorem, \, 6.) En conséquence, il préconise non seulement la virginité, mais aussi la continence absolue dans le mariage, dont il y avait déjà de son temps de nombreux exemples. [Ibid., I, 6.)
Qu'on ne s'en prenne pas au montanisme de TertuUien. Cyprien est dans les mêmes sentiments {De habiiu virginum, 2*2). Il déclare que l'ordre de croître et de muliiplior, bon au commencement pour peupler la terre, e^t remplacé, maintenant que le monde est plein, par l'exhortation à la continence {Ibid., 23).
Les parents chrétiens auraient donc été laissés ici sans direction à nous connue, si, dans ses Témoignages, sorte de manuel de religion, composé de passages de l'Ecriture à apprendre par cœur, et qui devait naturellement être complet, Cyprien n'avaU inséré les préceptes de saint Paul
relatifs aux parents et aux enfants {Test., m, 70-71). Ces préceptes, pleins de bon sens et de mesure, où le devoir de l'obéissance exprimé sans rudesse est tempéré par la recommandation aux pères de ne pas aigrir leurg enfants, respectaient la liberté des parents dans les cas particuliers et les guidaient excellemment d'une manière générale.
C'est cependant dans cette littérature africaine, si stérile en fait d'éducation, que nous trouvons un renseignement capital, à la fois par son objet, (puisqu'il concerne la nature des études et le choix des maîtres), et par son étendue (puisqu'on peut l'appliquer avec quelque confiance à la partie occidentale de l'empire). Nous devons ce renseignement à TertuUien, sans qu'il ait eu l'intention de le donner. On le trouve dans un traité où il s'occupe de déterminer quelles sont les pratiques et les professions qu'un chrétien peut se permettre sans tomber dans le péché d'idolâtrie.
Il y reconnaît sans hésitation {De idololatria, c. 10; voir aussi De corona, 8) que la culture littéraire est indispensable aux rapports avec les hommes et que sans elle les études sacrées sont impossibles. On ne devait pas attendre moins dun aussi grand homme et qui savait mieux que personne combien les études étaient nécessaires dans la lutte contre les païens pour la victoire définitive du christianisme. Mais en même temps c'était concéder, à moins de porter ses réflexions sur un plan d'études, ce qui, nous l'avons dit, était étranger à ses préoccupations, qu'il fallait confier les enfants à des grammairiens. En effet, il ne paraît pas soupçonner qu'on puisse instruire la jeunesse autrement que par leur méthode. Pour lui, comme pour eux, Homère est le père des études libérales {De anima, 33). Maintenant, pouvait-on s'attendre à le trouver favorable à l'établissement de grammairiens chrétiens qui adouciraient les inconvénients d'une instruction toute païenne? En aucune façon, car l'intérêt des disciples n'est pas ce qu'il cherche : c'est à l'âme des maîtres quil fait attention. Or, quoique l'enseignement fût libre, il fallait, pour l'exercer sans être inquiété, se conformer à des coutumes que le sévère docteur, élevant la voix dans l'Église dont il était encore membre, considérait comme idolâtriques. Il condamne donc formellement les professions de maître d'école et de grammairien. Il ne lui restait alors qu'à indiquer la fréquentation des maîtres païens. C'est ce qu'il fait expressément pour les fidèles, car il ne dit pas un mot des fils non convertis de parents chrétiens. Mais cette règle s'appliquait à eux à plus forte raison.
Elle dut être d'un usage général, car, quand môme il n'y aurait pas eu les difficultés des familles mixtes, il n'est pas dans la nature que les parents s'opposent au développement de leurs enfants et les condamnent, lorsqu'ils peuvent faire autrement, à occuper un rang inférieur dans la société. L'abstention recommandée par les Homélies clémentines était d'ailleurs de plus en plus difficile à mesure que les communautés d'origine juive étaient de plus en plus absorbées par la grande Eglise, et que les familles de distinction entraient en nombre de plus en plus grand dans les rangs chrétiens. Ceux qui ne savaient pas lire se contentaient de savoir par cœur des passages des Ecritures; d'autres, un peu plus instruits, se bornèrent à lire les Ecritures; mais, dans les classes aisées, les fils des fidèles, prémunis autant que possible par l'éducation domestique, furent généralement envoyés aux écoles païennes, sauf peut-être dans quelques parties de l'Asie, où l'étendue de la population chrétienne et la largeur d'esprit alexandrine facilitaient aux maîtres chrétiens l'exercice de leur profession.
C'est de cette double éducation, chrétienne h la maison, païenne au dcliors, que nous partirons au iv" siècle, en poursuivant dorénavant cette exposition dans l'ordre chronologique, qui devient le plus important; les diversités, sans disparaître, s'étant de plus en plus subordonnées à 1 uniformité do l'EglisG.
B. Les Pères et 1 éducation des chrétiens aux IV« et V siècles. — Au iv« siècle on pouvait s'attendre à voir l'Eglise, devenue libre, s'opposer à l'envoi des fils des fidèles chez les maîtres païens et penser à organiser pour les générations de plus en plus nombreuses dont elle avait la charge une éducation nouvelle. Il n'en fut rien. On ne tarda pas à interdire les sacrifices et toutes les manifestations du polythéisme, mais ni un canon de concile, ni un décret impérial ne furent dirigés contre les écoles païennes ou n'eurent pour objet de les remplacer. Bien plus, dans la période qui s'étend jusqu'à Julien, ou plutôt qui comprend la vie entière des principaux Pères qui étaient nés dans les premiers temps de la liberté, l'instruction païenne fut en faveur, et on voit de grands évêques liés d'amitié avec les maîtres qui la donnaient, quoique ceux-ci se considérassent comme les soutiens de la religion et de la civilisation anciennes.
Il est facile de trouver les causes de cette situation. D'abord, sous le régime précédent, une longue habitude s'était formée. Ensuite, les empereurs chrétiens n'avaient eu qu'à rester fidèles à l'esprit des lois romaines pour laisser l'enseignement des païens entièrement libre. Mais surtout l'Eglise, en recevant les multitudes qui trouvaient avantage à entrer chez elle, était devenue moins sévère. Elle prenait les mœurs du monde au lieu de lui imposer les siennes. Quand elle cédait sur tant de points pour le conquérir, comment aurait-elle songé à lui ôter ce qu'il avait de plus cher et de plus beau, et à procéder violemment contre la coutume qui faisait de la culture grecque le meilleur moyen d'arriver aux honneurs et aux dignités? D'ailleurs, la supériorité que donnait cette culture paraissait plus que jamais nécessaire aux évêques.
Depuis longtemps le but de l'éducation païenne était la science de la parole. On apprenait tout, mais pour charmer par ses discours. La philosophie elle-même s'était vue subordonnée à la rhétorique. Déjà sous Marc-Aurèle, en organisant les écoles d'Athènes, on l'avait placée au commencement des études (Petit de Julleville, la Grèce sous la domin. rom., p. 308.) Or, dans un temps où on ne persécutait pas encore les païens, mais où on cherchait à les attirer, les églises étaient devenues comme les rivales des auditoires des rhéteurs et elles retentissaient des applaudissements de la foule (Hier., ad. Gai. y m, prx/'., et Ep., 52, 8, alias 2; Chry s., passim). Le panégyrique, un des genres alors les plus en faveur, y alternait avec l'homélie. Comment n'aurait-on pas été généralement disposé à envoyer la jeunesse chrétienne aux écoles de rhétorique pour qu'elle y apprît à combattre plus tard les païens avec leurs propres armes? (Cf. Socr., m, 16, etc.)
Ce n'est pas tout. En face du christianisme, les maîtres païens avaient pris plus de gravité et même quelque chose de réellement religieux, en môme temps que dans la lutte, et au sortir des misères du iii« siècle, leur influence s'était agrandie.
Dans ces circonstances le nombre très petit des grammairiens et des rhéteurs chrétiens devait augmenter. Ils n'étaient plus tenus de se conformer aux pratiques de l'idolâtrie et pouvaient expliquer les poètes avec un esprit nouveau. Nous en connaissons quelques-uns. Le plus ancien, de souche chrétienne, et père lui-même de saint Basile et de saint Grégoire de Nysse, était à la fois
grammairien et rhéteur dans le Pont, qui avait été pour ainsi dire colonisé, nous l'avons vu, par les disciples d Origène. Grégoire de Naz-anzc, qui nous le fait connaîtra', nous dit dans son langage un peu emphatique que le Pont le montrait comme un maître public de vertu [Orat. 43, in lau lem lianlii ningni; alias 20, § 10). Tioi* de ses fils se firent entendre dans les auditoires : deux d'entre eux, saint Basile et saint Grégoire de Nysse, furent quelque temps professeurs de rhétorique. (Pour Basile, v. Rufin, //zs^ ecc^, ii, 0.) Le dernier ne fut blâmé par son ami, Grégoire de Naziauze Gr. Naz., Ep. Il, alias 43), que parce qu'il avait quitté les rangs du clergé pour entrer dans une vole qui le conduisait aux honneurs, et avait ainsi causé du scandale. Vers le même temps, à Laodicée en Syrie, deux chrétiens, le père, natif d'Alexandrie, et son fils, étaient à la fois, l'un grammairien et prêtre, l'autre rhéteur et lecteur. On ne trouvait pas ce cumul des Apollinaires blâmable : seulement on s'inquiétait de les voir cultiver l'amitié et applaudir les leçons d'un rhéteur païen ; on craignait qu'ils ne fussent gagnés à l'hellénisme (Socr., II, 46 ; Sozom., v, 25). La diffusion de la culture païenne se faisait d'ailleurs singulièrement sentir dans le langage des évêques. Ils se plaisent souvent aux allusions mythologiques, d'une manière qui aurait choqué leurs prédécesseurs des trois premiers siècles.
Julien voulut arrêter les progrès du christianisme en le refoulant dans l'ignorance. Par une mesure avant lui sans exemple, il limita la liberté de l'enseignement et interdit aux professeurs chrétiens la lecture publique des auteurs grecs. On vit combien le coup avait porté, à l'indignation des chrétiens et à leurs réclamations, après la mort de l'empereur, pour le rétablissement de l'ancienne liberté. C'est alors que Grégoire de Naziaoze exprima avec un sentiment si vif son amour pour les lettres {Invcd., i, § 100). Pendant la proscription de Julien, les Apollinaires purent garder leurs chaires et continuer de mettre leur culture au service de l'Église grâce à un expédient qu'ils imaginèrent (Socr., m, 16; Sozom., v, 18). Ils eurent l'idée, puisque on leur interdisait les aiiteurs anciens, de composer sur des sujets chrétiens des ouvrages de diverses sortes pour en faire le thème de leurs leçons. Ainsi le père fabriqua une épopée en vingt-quatre chants sur l'histoire des Israélites, pour remplacer Homère : il fit de môme des tragédies, des comédies et des odes pour remplacer Euripide, Ménandre et Pindare : tout cela en hâte, mais de manière à pouvoir faire connaître à ses élèves, par des exemples, les divers genres de la poésie et leur en expliquer tout le mécanisme. Le fils de son côté mit les Évangiles et les Épîtrcs en dialogues à la manière de Platon. On nous dit qu'ils furent ainsi très utiles, sans doute parce que leurs ouvrages furent aussitôt adoptés dans plusieurs écoles et qu'on put ainsi donner publiquement aux fils des fidèles une sorte d'éducation libérale. Mais il n'y avait là qu'un expédient, qui fut abandonné à la mort de Julien. Un système sérieux eût été de substituer aux auteurs classiques les œuvres des Pères, qui formaient déjà toute une littérature. L'idée des Apollinaires, de ces maîtres qui passaient de leur chaire à l'auditoire d'un rhéteur païen pour aller l'applaudir, avait été toute différente.
Parmi les Pères de la môme génération que Julien et qui furent en général favorables aux lettres, il nous faut citer saint Grégoire de ISazianze et saint Basile, de pays origéuistes, et saint Ambroise. , .,,
Grégoire,né en Cappadoce dans une famille pieuse et pieusement élevé, paraît cependant avoir parcouru le cycle entier de ses éludes aux écoles des païens. On sait qu'il était lié avec des rhéteurs
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païens et. que tout en essayant de les amener à sa foi il leur envoyait des élèves {Ep., passim). On sait qu'en particulier il insiste auprès d'un de ses parents pour qu'il envoie son fils compléter son éducation aux écoles les plus célèbres {Poem., sect. II, n° 4). On sait que, dans son invective contre Julien, tout en maintenant très haut la supériorité du christianisme, il réclame avec énergie pour les chrétiens le droit à la culture grecque. Dans son panégyrique de Basile, il va jusqu'à déclarer en pleine église qu'elle est, avec la science chrétienne, le premier des biens ; que, si grand que soit le grand nombre de ses adversaires, ils ont tort ; que sans douie il faut en user avec discernement, puisque elle peut conduire au vice comme à la vertu, mais qu'il faut s'en aider pour fortifier la vraie doctrine, et enfin que ceux qui la méprisent sont des gens grossiers et sans instruction, qui voudraient, pour n'avoir pas à rougir de leur ignorance, que tout le monde fût comme eux
Quanta saint Basile, disciple par l'intermédiaire de son aïeul d'un des plus brillants disciples d'Origène {Ep., 204, 6; alias 75), et plus tard compagnon de saint Grégoire aux écoles de Césarée et d'Athènes, c'est avec raison que son Discours sur la lecture des auteurs profanes, qu'il écrivit à un âge dont il invoque l'autorité, pour des enfants dont il était le proche parent, est demeuré comme l'expression de la sagesse sur ce sujet, tout incomplète qu'en soit la pensée. En effet il ne voit dans la lecture des auteurs profanes qu'une préparation à la science chrétienne et ne les considère qu'au point de vue de l'honnête. Mais, sous ce rapport, il ne craint pas de dire qu'Homère est un manuel de vertu, comme il le tient d'un grammairien (§ 4 ; peut-être de son père). La patience de Socrate frappé au visage, la chasteté d'Alexandre qui ne veut pas voir les filles de Darius, le refus d'un pythagoricien de prêter serment, lui paraissent des réalisations anticipées des préceptes de Jésus (§ 5). Que si, dans un passage souvent cité (Ê'p.,22^, 2; alias 79), il regrette d'avoir perdu sa jeunesse â l'acquisition d'une sagesse qui n'est que folie aux yeux de Dieu, souvenons-nous qu'au retour d'Athènes il avait été enivré de ses talents jusqu'au plus dédaigneux orgueil (Gr. Nyss., Vita Macrinse), qu'à la suite d'une crise intérieure il se jeta dans la vie solitaire, et que dans ce passage il rappelle cette crise. N'oublions pas non plus qu'en parlant ainsi, ce qu'il en a vue c'est plutôt l'art de discourir, auquel aboutissait l'enseignement des sophistes, que la lecture des auteurs chez les grammairiens, et enfin que dans cette lettre il se disculpe, il fait son apologie.
Chez les Latins, saint Ambroise, qui florissait vers le même temps, ne se prononce pas au sujet de l'éducation païenne, mais il l'a reçue et il en profite.
Cependant le nombre de ceux qui n'étaient chrétiens que de nom allait en augmentant. Le commun des parents poussait les enfants aux études, uniquement en vue des avantages de la vie présente. Des femmes et des prêtres, môme des moines, avaient à la bouche des poésies mythologiques ou licencieuses (Jérôme, Ep., 21 et 50 ; alias 140 et 51). D'un autre côté, les maîtres chrétiens qui nécessairement se multipliaient (tandis que leurs confrères païens, depuis la mort de Julien, se décourageaient, et, s'ils n'étaient pas persécutés directement, étaient en butte à l'accusation de magie: cf. Socr., m, 1), les maîtres chrétiens s'enfonçaient de plus dans les études profanes et participaient au relâchement général.
Dans ces circonstances le parti de Taustérité devait réagir avec une notable vigueur. En 3'.)8 le quatrième concile de Carthage interdit aux évo-
ques la lecture des livres païens (Canon xvi, dans Mansi, t. m, p. 952). Est-ce alors aussi que les Constitutions apostoliques, dans leur forme définitive, font à peu près avec les mêmes termes la même défense à tous les fidèles, en leur montrant que la loi de Dieu contient tous les genres de littérature par lesquels on peut cultiver l'esprit (i, 6)?
La virginité et le monachisme, qui formaient depuis longtemps une classe de purs dans l'Eglise même, eurent leur effet sur l'éducation. Les moines recevaient des enfants et les élevaient dans l'ignorance des lettres profanes {Règle de saint Basile, etc.). La sœur de saint Basile, vivant en vierge à la maison, éleva un de ses frères uniquement dans les saintes lettres et l'inclina à se faire moine (Gr. de Nysse, Vie de Macrine) : ce fait ne fut certainement pas isolé. Enfin des parents offraient souvent leurs enfants au Seigneur avant leur naissance, c'est-à-dire les destinaient à la virginité et les élevaient chez eux en conséquence, ou les envoyaient chez les moines. Quelque hommage qu'on doive en général à cette lutte contre la corruption du siècle au moyen de la virginité, on ne peut pas ne pas condamner avec force cette manière de disposer à l'avance de la liberté des enfants.
Nous avons à signaler, dans cette seconde et dernière période, saint Chrysostome, saint Je' rôme et saint Augustin.
Saint Chrysostome sort d'un centre théologique syrien et de la ville la plus voluptueuse de l'empire. Dans le traité où il s'étend sur les études {Contre les adversaires des moines, livre III), il blâme avec vivacité les parents qui envoyaient leurs fils aux écoles. Partant de l'idée que la véritable éducation est celle qui mène au salut, il ne voit dans l'autre, telle qu'on la donnait alors, qu'un obstacle ou même la perte des âmes, par les passions ou l'ambition qu'on développe chez les enfants, ainsi que par la corruption des maîtres. Il adjure les parents d'envoyer leurs fils chez les moines pour y apprendre la vertu dès leurs premiers ans, avant d'avoir commencé leurs études, et de les laisser sous cette discipline jusqu'à ce que leur caractère se soit formé, pendant dix ans, vingt s'il le faut, ou môme davantage (§ 18). Est-il donc par principe ennemi de toute culture? Non, répond il, mais il faut commencer par sauver les âmes. Qu'on lui indique un autre moyen, il est tout disposé à le suivre (§ 12). Ici encore on s'étonne, car l'Eglise n'avait-elle pas le devoir de chercher elle-même cet autre moyen, de porter ses réflexions sur un plan d'études? La pensée ne lui en était pas encore venue. Saint Chrysostome ne renouvelle d'ailleurs dans aucun autre de ses écrits ni le conseil d'envoyer ainsi les enfants chez les moines, ni la condamnation des écoles. Seulement il insiste à plusieurs reprises sur la responsabilité des parents, sur leur devoir de faire passer la piété avant tout, et d'être sévères (hom. sur Vidua eligatur, 7, 10; //* Kom., hom. vu, 8 et 9 ; In Ephes., hom. xxi, 1, 2 ; In 1 Tim., ix, 2). Quant aux prêtres, il veut qu'ils soient sérieusement préparés par la dialecti^iue et la rhétorique à l'exercice de leur ministère {De sacerd., iv, 13 et 5).
Jérôme a la passion des lettres ; elles font partie de son être, même lorsqu'il s'élève contre elles. Je ne connais pas d'autre solitaire qui ait emporté une bibliothèque profane au désert. Il ne varie pas sur la nécessité des études libérales pour les enfants. Il la reconnaît pour eux, même dans l'épître si souvent citée où il compare ces études aux gousses que les pourceaux mangeaient {Ep. 2 1 , aliiis 140). Longtemps après sa décision de ne plus lire les auteurs profanes, il les expliquera à des enfants dans le monastère de Bethléem (Rufin, Apologie, ii, 8). Certainement il ne veut pas quo
les fidèles et surtout les prêtres se nourrissent des œuvres des poètes, mais il veut que le prêtre ait été mis en état, par une forte culture, de bien raisonner et de tenir tôtoaux adversaires de toute sorte {Ep., 48 et 50, alias 60 et 51). Suivant la coutume, il accuse d'orgueil les philosophes païens, mais il maintient avec énergie pourle prôtre la nécessité de les lire et de faire passer dans le trésor chrétien ce qu'ils ont de bon. Il en dit même autant en faveur des poètes, dont il ne condamne que la lecture pour le plaisir, et non l'usage intel- \\g;eni{Ep., 2\, alias 140). Je me contente de rappeler ses débats sur ce point avec Riifin (cf. Rufin, ApoL, II). Attaqué par un rhéteur chrétien qui, tout entier à la lecture de Cicéron, faisait sans scrupule comme laïque ce qu'il réprouvait chez un prôtre, il lui répond dans une lettre fameuse par l'exemple de la série des auteurs ecclésiastiques grecs et latins {Ep. 70, ad Magnum, alias 84).
Saint Jérôme est bien connu pour les directions qu'il a données à diverses dames romaines relativement à l'éducation de leurs filles, dans des lettres dont le type est la lettre à Laeta {Ep., 107, alias 7), qui fait pendant avec le discours de saint Basile aux jeunes gens. Déjà la Vie de Macrine par Grégoire de Nysse avait fait connaître avec détail comment une mère pieuse devait élever sa fille. Elle la tient toujours à ses côtés. Pas d'auteurs profanes, les passions qu'inspirent les femmes faisant trop souvent le sujet de leurs compositions. Mais l'Ecriture sainte, surtout celles de ses parties qui dès le jeune âge peuvent le mieux former les mœurs, en particulier la Sagesse de Salomon. On apprendra par cœur les psaumes, dont le chant ouvrira et terminera les diverses occupations de la journée. Le travail de la laine et les soins du ménage alterneront avec les études. C'est ainsi qu'on élevait la fille d'un grammairien dont les frères faisaient de si brillantes études et qui devait elle-même, à l'âge de douze ans, être fiancée à un homme réputé pour son éloquence. Un peu plus tard saint Ghrysostorae avait donné sur le même sujet des conseils courts et praiiques.il avait ajouté qu'en faisant des jeunes filles de bonnes femmes on travaillait pour leurs maris, pour leurs enfants et pour toute leur descendance {In 1 Tim, ix, 2).
C'est pour des jeunes filles vouées à la virginité, comme celle de Laeta, que sont données les directions de saint Jérôme. Ici plus que jamais tout est tourné vers le développement de la piété et le raffinement de la pudeur. Ne sortir qu'avec sa mère, craindre d'être seule, filer la laine, être simple dans ses habits, vivre sobrement, ne lire aucun autour profane, se nourrir de l'Ecriture sainte et des œuvres choisies d'auteurs ecclésiastiques (qu'on voit entrer pour la première fois dans un plan d'études), tels sont les principaux devoirs de la vierge chrétienne dont le portrait servira en même temps (^e modèle aux jeunes filles. L'Eglise, obligée de livrer les jeunes gens à la société, retenait pour elle la femme et formait un type d'une pureté céleste, jusqu'alors inconnu, qu'on peut trouver excessif et incomplet, mais devant lequel il est difficile de rester insensible.
Si saint Jérôme est un lettré, saint Augustin, quoiqu'il ait été professeur de rhétorique, est par excellence un philosophe idéaliste. Il ne voit guère dans les études profanes que l'immoralité des fables et de frivoles exercices; allant plus loin que saint Chrysostome, il désapprouve l'éducation des grammairiens en elle-même, et voudrait qu'on exerçât les enfants sur des sujets tirés non de Virgile, mais des Ecritures. Il ne faut pas croire que ses Confessions où il parle ainsi ^I, 17) ne donnent pas la véritable expression de sa pensée. 11 ne faut pas chercher cette pensée dans son traité de l'Ordre, un de ses premiers ou-
vrages, car il en a dit : « Il me déplaît d'avoir beaucoup accordé dans ce traité aux études libérales que beaucoup de saints ignount beaucoup, tandis que d'autres qui y sont habiles ne sont pas saints (Relracf., i, ii, 2;. » Il ne faut pas dire non plus que dans sa Doctrine chrétienne il est réellement favorable à la culture profane. Dans cet ouvrage, composé surtout pour les membres du clergé, il veut comme saint Chrysostome qu'ils soient en état de bien raisonner f t de bien parler et qu'en conséquence ils aient appris la dialectique et la rhétorique; il veut qu'ils connaissent les sciences et l'histoire pour bion entendre les Ecritures et que pour le même but ils lisent les philosophes, surtout les platoniciens ; sous ce rapport il suit les Clément et les Origène : mais il ne dit un mot des fables (ii, 39j que pour les rejeter; c'est aux auteurs chrétiens qu'il demande des modèles d'éloquence; c'est saint Paul, ce sont (-yprien et Ambroise qu'il cite pour le style simple, tempéré et sublime {Doct. chr., iv, 39-50). — Pour saint Augustin, voyez Lalanne, Influence des Pères de lEgtise sur l'éducation publique aux cinq premiers aiècleff, 1850, combattu à tort par Leblanc {Essai sur l'étude et l'enseignement des lettres profanes dans les premiers siècles de l'Eglise, 1852).
Pendant ce temps le système païen régnait plus que jamais dans les écoles publiques. Elles périrent par les invasions des Barbares plutôt que par la défaveur de l'Eglise, qui leur demeurait indiff'érente et concentrait de plus en plus son action sur l'éducation de ses futurs ministres.
Au vic siècle l'Occident, où nous allons nous borner, est définitivement possédé par les Barbares. L'âge des Pères de l'Eglise, dans le sens restreint où nous l'avons pris, est à peu près clos. De leur influence pédagogique sur leur temps nous passons à celle qu'ils vont exercer dans les siècles suivants.
II. Influence de» Pères de l'ÉglUe «or l'édaeatlon depuis le moyen âge |uaqu'à nos lours.
Les deux créations originales du christianisme avaient été une éducation domestique fondée sur les Ecritures, et l'instruction en commun du catéchuniénat. L'invasion du monde dans l'Eglise et celle des Barbares dans l'empire, c'est à-dire les progrès de l'indifférence et de l'ignorance, les avaient peu à peu ruinées. D'un autre côté la barbarie n'avait pas été moins funeste aux écoles publiques où s'enseignaient les lettres profanes. Alors parut un nouvel ordre de choses. Du vi* au xiie siècle, l'instruction fut donnée uniquement, saut en Italie, par les moines ou les membres du clergé, pour faire des moines ou des membres du clergé. C'est à une telle instruction que ' participèrent d'une manière plus ou moins restreinte les rares laïques que leurs parents ne laissèrent pas dans l'ignorance (cf. Léon Maître, les Ecoles épiscopales et moyiastiques de l'Occident, p. 174-177; p. 252^. Ainsi l'Eglise, contrairement à ce qui avait eu lieu aux cinq premiers siècles, commença pour ainsi dire sans s'en douter et par la force même des choses à prendre la direction générale des études.
En conséquence de ce qui précède, le but des études fut la théologie, c'est-à-dire avant tout la connaissance des Ecritures. Mais les Ecritures furent uniquement interprétées d'après les commentaires des Pères qui, depuis le iV siècle, étaient considérés comme les dépositaires de 'a vraie doctrine et comme les organes dont le Saint-Esprit s'était servi pour perpétuer son action dans l'Eglise. On les appelait sainte, leur autorité était regardée comme sacrée. C'est d'après leurs homélies qu'on instruisait le peuple et autant que possible d'après leur argumeulation qu'on réfutait
les hérésies. Leurs ouvrages, dont on fit des quantités d'extraits, devinrent la principale matière de l'enseignement dans les écoles. La nécessité de continuer à les comprendre fut certainement une des causes qui maintinrent dans l'Eglise et qui conservèrent au monde la connaissance de la langue latine.
L'étude des Ecritures par les Pères était Impossible sans la culture préalable qui avait été jusqu'alors donnée dans les écoles publiques et que l'Eglise avait jusqu'alors désignée sous le nom d' « études du dehors ». Mais maintenant les membres du clergé et les moines, s'étant chargés de toute l'éducation, devront aussi donner cette culture. Ils le feront, soit en s'en tenant aux règles indispensables de la grammaire, de la dialectique, etc., connues sous le nom de trivium et de guadrivium, soit en y joignant avec des restrictions plus ou moins grandes la lecture des auteurs profanes. Dans ce dernier cas ils en appelleront à l'autorité de saint Augustin ou de saint Jérôme, surtout à celle du premier qui, dans notre sujet comme en tout, sera jusqu'au xii^ siècle le maître du moyen âge.
L'éducation a lieu en commun, sous la forme de l'internat. Les enfants donnés par leurs parents pour devenir membres du clergé sont élevés dans la maison de l'église sous la haute direction de l'évêque (2* conc. de Tolède, can. 1 ; Labbe, iv, p. 1733); les enfants donnés par leurs parents pour devenir moines avaient pris, au moins depuis le iv'' siècle, une place importante dans l'économie générale des monastères, où se formeront aussi de plus en plus les futurs membres du cle-gé. Il fallait une sévère discipline pour maintenir ces candidats à la vie ecclésiastique qui n'avaient pas toujours la vocation, ces ji unes Barbares (4^ conc. de Tolède, can. 22; Labbe, v, p. 1713. Cf. Bouret, l'Ecole chrétienne de Séville, p. G6-67). Les Pères ont participé à la formation de l'internat par les règles de saint Basile et de saint Benoît ainsi que par les conseils de saint Chrysostome.
Cassiodore* paraît avoir été le premier qui introduisit régulièrement les études libérales dans un monastère. C'est ce qu'il fit, comme on sait, à Viviers, en Italie, au vi^ siècle. En donnant dans ses Institutions, qui sont un plan général d'études, une part aux « lettres mondaines », il se couvre de l'autorité des « très saints Pères », qui les ont jugées très utiles à l'intelligence des Ecritures à condition qu'on en fit usage avec sobriété et discernement. « Beaucoup de nos Pères, instruits dans ces lettres et n'en persévérant pas moins dans leur fidélité à la loi du Seigneur, sont parvenus à la vraie sagesse, comme le dit saint Augustin dans sa Doctrine chrétienne. Imitonsles, car, après les nombreux exemples donnés par de tels hommes, qui pourrait hésiter? » [Instit., I, 28). Il faut dire que saint Augustin, dans le passage cité par Cassiodore [Doct. chrét., ii, 60), n'avait recommandé que la lecture des philosophes.
L'Italie conservait encore alors des écoles publiques où les études profanes étaient en honneur {Instit., I, praefatio) et où on les enseignait avec un grand luxe de mythologie (Cf. Ozanam, les Ecoles en Italie). La religion païenne elle-même était encore vivante en plusieurs endroits de ce pays. C'est une des raisons qui font comprendre que Cassiodore se soit cru obligé de justifier Ijs études profanes par l'autorité des Pères et qu'un peu plus tard dans le même siècle Grégoire le Grand, le dernier des Pères latins, se soit montré défavorable à ces études. Il blâme un évoque d'enseigner la giammaire, c'est-à-dire la littérature, on disant que les louanges du Christ ne peuvent se trouver avec celles de Jupiter dans une même bouche [Epist., lib. XI, indict. iv, ep. 54, alias 48). Il dé-
clare même en tête de ses Morales qu'il se soucie peu de la correction du langage, déclaration dont il ne faut pas exagérer l'importance, car le style de Grégoire n'est pas inculte, mais à laquelle il ne faut pas non plus enlever son énergie et son caractère (Cf. Leblanc, thèse latine sur saint Grégoire, 1852).
Dans le reste de l'Occident, où l'on n'eut pas à soutenir la même lutte contre les débris de la religion gréco- romaine,, la culture antique, redevenue comme au temps d'origine la servante de la théologie, parait avoir été acceptée dans les monastères avec moins de scrupule. Cassiodore avait du reste frayé la voie. Le commerce avec les poètes chrétiens, qu'on aimait beaucoup, contribua certainement à la fréquentation des poètes païens (Cf. Bède, De arte metrica), qu'on moralisait, et pour la lecture lesquels on s'appuyait sur l'autorité de saint Jérôme (Raban Maur, De cler. instit.^ III, c. 18). On peut dire que la littérature païenne fut, autant que le permettait le malheur des temps et malgré des oscillations inévitables, en honneur jusqu'à la fin du xii^ siècle (Cf. Le Maître, p. 218-223). De son côté saint Augustin, qu'on croyait suivre en étudiant la dialectique dans un ouvrage qui lui était faussement attribué, et dont les vrais ouvrages formaient plus sérieusement .\ la philosophie, comme on peut le voir par l'exemple de saint Anselme, fournissait encore dans la première moitié de sa Cité de Dieu une sorte d'encyclopédie, surtout pour l'histoire romaine, celle de la philosophie et la mythologie. Sans parler du cas que Charlemagne faisait de ce livre, il faut rappeler qu'Abélard reconnaît devoir à saint Augustin tout ce qu'il sait sur les philosophes de l'antiquité (dans sa Théol, chrét., ii ; p. 1170 dans Migne).
D'un autre côté, la lettre de saint Jérôme à Laeta entre dans la règle d'un couvent de filles (Amalaire, au ix" siècle, Régula sanctimonialiuniy lib. II, c. 22 : puellœ quse in monasteriis erudiuntur, dans Migne, t. 105). Je ne connais pas d'autre exemple que celui de la règle d'Amalaire, mais on peut sans trop de témérité le généraliser et admettre que les instructions de saint Jérôme à la fille de Lœta, qu'on suit à la trace du xvi' siècle jusqu'à nos jours, furent au moyen âge souvent mises à profit pour les novices et pour les jeunes filles du monde qu'on envoyait (Cf. Le Maître, p. 258 ss.) faire leur éducation dans les monas ères.
Au XIII' siècle, la dialectique, envahissant la théologie et prenant pour ainsi dire toute la place dans les études préparatoires, fait oublier dans la théologie les Pères et dans les études préparatoires les auteurs profanes. Nous avons vu que la dialectique, constamment cultivée parles anciens à cause de son importance pour l'art oratoire, avait aussi été constamment prisée par les Pères à cause de son utilité dans les controverses contre les païens et les hérétiques. Clément d'Alexandrie, après Philon, en avait souvent fait l'éloge ; saint Augustin l'avait longuement appréciée dans sa Doctrine chrétienne ; au vi« siècle elle avait passé, à sa place entre la grammaire et la rhétorique, dans le plan d'études chrétien. Il est inutile de rappeler comment la seule faculté de l'esprit à laquelle fut permis un développement entièrement libre en vint à dévorer toutes les autres.
Lorsque arriva la réaction connue sous le nom de Benaissance, Erasme*se servit avec verve des témoignages des Pères contre les scotistes, comme il les appelait, qui s'opposaient à la restauration de la littérature classique dans les écoles. Il faut lire à ce sujet son premier livre des Anti-Barbares (t. ix, p. 1691 ss. de l'éd. de Le Clerc), le seul qui nous ait été conservé et où il en appelle presque à chaque page à saint Augus'
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tin et surtout à saint Jérôme. A côté de lui l'iiumanisu; alsacien Jacques Wiiupheling représente un parti plus timide, qui veut bien admettre les philosophes et les orateurs, mais fait quelques réserves relativement aux poètes. Dès 1475 on avait publié comme une sorte de manifeste le discours de saint Basile sur la lecture des auteurs profanes : Wimpl)eling l'édite aussi en 1507 et s'en fait une arme contre les scotistes; mais il ne permet l'étude des poètes qu'aux enfants, avant l'âge où les passions s'éveillent (v. Ch. Schmidt, Histoire littéraire de L'Alsace, I, p. 148 ss.). Il appuyait certainement cette opinion singulière sur un passage bien connu de la lettre de saint Jérôme à Damase [Ep. 21, 13, quod in pueris necessitalis est).
Les humanistes se contentèrent-ils d'employer les Pères comme auxiliaires? ne les mirent-ils pas aussi entre les mains de la jeunesse?
Certainement ils ne pouvaient penser à les rejeter à cause de leur caractère religieux. On avait réveillé l'étude des Pères avec autant d'enthousiasme que celle des auteurs profanes. Erasme, dont le nom dit tant pour les lettres, avait aussi renouvelé la théologie. Les maîtres de la Renaissance ne séparaient pas l'éducation de l'instruction et l'enseignement religieux de Tune et de l'autre. Ils se chargeaient de former l'esprit de l'enfant dans son entier.
La première conséquence de ces principes devait être une sorte d'obligation pour le maître de ne pas ignorer les Pères de l'Eglise. D« plus, on pensait alors, et c'était expressément l'opinion d'Erasme, que celui qui se proposait d'enseigner devait tout savoir, ou du moins connaître ce qu'il y a d'essentiel dans chaque science. Il fallait qu'il eût tout lu pour éviter cette peine à ses élèves. La théologie ne devait donc pas lui être étrangère, et c'est surtout chez Origène, Chrysostome, Basile, Ambroise et Jérôme qu'il devait la puiser {De ratione instituendi discipulos, éd. Le Clerc, t. I, p. 523). Vivès*de son côté conseille au maître la Cité de Dieu, qui est pour lui un des grands arsenaux de l'érudition, aphilologiâe» [Detradendis disciplinis, m, p. 481, de l'éd. de Baie). Il serait facile de montrer par plus d'un exemple que les maîtres étaient en effet plus ou moins familiers avec les ouvrages des Pères.
Dans les premiers temps de la Renaissance, comme chacun expliquait ce qui lui plaisait, ils les prirent plus d'une fois pour sujet de leurs leçons. C'est ce que firent à Leipzig Mosellanus * et Aesticampianus (Gh. Schmidt, Jemi Sturm, p. 230). Vives veut que les garçons et les filles lisent les poètes chrétiens qui, dit-il, non seulement ont des sens profonds et salutaires, mais rivalisent avec les anciens en élégance et en grâce, quand ils ne leur sont pas supérieurs {De ratione studii; — De institutione puellse). Plus sévère pour les prosateurs, il n'indique aux garçons que les lettres de Sidoine Apollinaire, et encore s'il y a du temps de reste. Mais il recommande aux lilles, auxquelles il faut des auteurs qui règlent les mœurs non moins que le langage, les lettres de saint Jérôme et certains traités de saint Augustin [ibid. — ibid.). Quant à Erasme, moins pieux que Vives et beaucoup plus difficile, il ne signale à ma connaissance que Prudence, et encore se conteiiie-t-il de le prévoir comme possible au lieu de le recommander {De ratione instituendi discipulos, loc. laud.). On continua assez longtemps de lire Prudence dans les écoles les jours de fête (Mosellanus, Pœdologia, iv). Mais peu à peu tous les auteurs chrétiens disparurent des mains des écoliers. On avait le culte de la bonne latinité : on travaillait avec ardeur à purifier la langue latine des souillures du moyen âge : les Pères atins, c'est-à-dire les plus accessibks, ceux
dont il s'agissait surtout dans une éducation foncièrement latine, d'îvinrent de plus en plus un embarras. On finit par les éliminer a cause de leur style plutôt qu'à cause de leurs idées : sans doute aussi les luttes religieuses contribuèrent à rendre de plus en plus complète la' séparation entre les deux domaines.
Pour la France, dont nous allons maintenant nous occuper exclusivement, il est difficile de savoir si les Pères, à la Renaissance, furent jamais expliqués dan» les collèg-^s (en dehors de la section de théologie). Quoi qu'il en soit, à la fin du xvie siècle, dans les statuts de l'université de Paris en 1598, la liste des auteurs de la Faculté des arts est entièrement profane (art. 23 et 39- 42). Il n'est question des Pères de l'Ei^lise que pour la Faculté de théologie (art. 6]. Quelques années auparavant les jésuites avaient publié la première édition de leur plan d'études [Ratio atque institutio studiorum... Romae... 1586; très rare, bibl. Sainte-Geneviève), où il n'était non plus question d'aucun Père. Mais dans l'édition de 1603, très modifiée, et faite à Tournon, on voit figurer saint Chrysostome, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, Synésius, Agapet. Saint Chrysostome y reparaît à trois reprises. Il est probable que l'ardeur pour l'étude des Pères, qui se niainfesta sous Henri IV à l'occasion des controverses relijiieuses, étude à laquelle les jésuites prirent en France une part si brillante, ne fut pas sans inlluence sur cette modification de leur programme.
Au xviie siècle, nous savons que les maîtres de Port Royal commentaient à leurs élèves les Pères de l'Eglise. Il reste un cahier d'extraits de saint Basile faits par Racine quand il étudiait à Port- Royal (Racine, éd. P. Mesnard, t. vi, p. 193-4).
Rollin dans son Traité des études parle souvent des Pères en homme à qui ils étaient familiers. On voit que dans sa pensée ceux qui enseignent doivent en être nourris, comme il l'est lui-môme. Il dit, par exemple, du traité de saint Augustin sur la Doctrine chrétienne, qu'on ne peut trop en recommander la lecture aux maîtres de rhétorique (livre V, ch. ii). D'autres sentiments étonneraient chez un homme qui, d'accord avec les tendances avouées de l'Université, considérait l'article de la religion comme le plus important de tous et qui déclare que « la négligence des maîtres sur ce point serait très criminelle, parce qu'elle aurait des suites d'une conséquence infinie» ^^livre VIII, ch. I, art. 5). Mais quoiqu'il parle souvent des Pères dans son ouvrage, il n'Qn recommande la lecture qu'aux jeunes gens que «Dieu appellerait au ministère ecclésiastique » et surtout en vue de la prédication (livre V, ch. ii).
Après la Révolution, l'attention fut de nouveau appelée sur eux par le brillant Tableau de l'éloquence chrétienne au ive siècle de M. Villemain (1827). En se plaçant au point de vue des éiudos historiques qui se renouvelaient alors, et à celui de l'analyse littéraire des chefs-d'œuvre du xvii° siècle, on fut frappé de la nécessité de faire connaître aux professeurs, pour ce double objet, la littérature chrétienne des premiers siècles. MM. Pierre Dubois et Saint-Marc Girardin, qui dirigèrent longtemps, l'un l'enseignement littéraire, l'autre l'enseignement historique, iudiiiucrent souvent pour l'agrégation des lettres et celle d'histoire des sujets de questions euipr^untés aux œuvres des Pères (V. dans Charpentier, Etudes sur les Pères de l'Eglise, 1853, t. i, p. 13 et suiv., un certain nombre de ces Questions).
Le contre-coup de ces directions se fit sentir d'une manière continue dans les thèses pour le doctorat es lettres et quelquefois aussi dans les chaires de renseignement supérieur (cours de MM. RigauU et Nourrisson). De plus, le catalogue des ouvrages
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PEREIRE
adoptés pour l'enseignement dans les collèges comprend de 1834 à 1851, avec quelques variations dans le titre, un choix de discours des Pères grecs; le programme du baccalauréat, indépendant alors du plan d'études, ne contenant aucune indication de ce genre (communication de M. Paul Delalain).
Une partie du clergé voulut pousser ce mouvement à l'excès, en réclamant la substitution presque totale, dans les classes, des auteurs chrétiens aux auteurs païens. Dans l'ardeur de la lutte contre lUniversité et en profitant d'inquiétudes excitées par la révolution de 1848, on accusait ce qu'on appelait l'éducation païenne d'avoir établi depuis le xv* siècle la séparation entre le christianisme et la société, et d'être la cause du socialisme et du communisme ^l'abbé Gaume, le Ver rongeur des sociélés modernes, 1851, p. 1-^ 32, etc.). L'abbé Gaume, qui Jirigvja avec vivacité cette campagne, eut pour principal adversaire Mgr Dupanlonp (V. Gaume, Lettres à monseigneur Dupanloup sur le paganisme dans l'éducation, 1852, au sujet d'une lettre de l'cvêque d'Orléans aux professeurs de son petit séminaire, qui se trouve à la fin de l'ouvrage). Pour passer de la théorie à la pratique, il publia une série de classiques chrétiens qui sont encore utilisés dans les petits séminaires, ainsi qu'une autre collection faite par M. Dûbner.
Après le coup d'Etat, les questions disparurent des programmes de l'agrégation, où depuis lors on n'a lien inscrit de relatif «iux Pères, à notre connaissance. En revanche le Choix de discours des Pères grecs passa du plan d'études des lycées dans le programme du baccalauréat, où il a été maintenu, avec des variantes, jusqu'en 1864 (inclusivement : réforme du baccajauréat par M. Duruy). En 1874 (arrêté du 11 juillet 1813} et en 1877 (arrêté du 26 décembre 1876) des ouvrages ou parties d'ouvrages de Pères grecs et latins furent inscrits dans le programme de la licence es lettres. Il cessa d'en être ainsi en 1881 (arrêté du 17 juin 1880). Depuis lors les Pères de lEglise ont été compléiement rayés des programmes de l'Université.
Il est facile de voir, même sans tenir compte de la nécessité de rester neutre entre les dogmes qui est imposée à un enseignement donné au nom de l'Etat, que l'étude des Pères de l'Eglise n'est pas à sa place dans l'instruction secondaire. Les lettres profanes, en dehors de leur supériorité sous le rapport du goût, ont l'avantage de faire connaître l'homme dans son activité harmonieuse, avec le jeu de ses passions (évidemment dans la mesure reconnue convenable par ie maître qui doit aussi monirer, quand les auteurs ne le font pas d'une manière suffisante, comment cette acliviié doit être réglée par la raison). La connaissance de l'homme, insinuée ainsi peu à peu, sans appareil théorique, dispose la jeunesse à aimer l'homme en tant qu'homme et à exercer plus tard une action utile et noble dans la société. Les Pères ayant vécu dans un temps de crise, soit pendant la persécution, soit après la victoire, et détachés d un monde dont ils attendaient incessamment la fin, sont au fond contraires au développement de l'activité hum;iine sur la terre, et détruisent les passions au lieu de chercher à les diriger. Sans doute l'homme est sur cette terre dans une phase inférieure de son développement, et pour grandir il doit passer par la mort : mais avant de mourir il faut vivre; il faut que chacun concoure à sa place et suivant ses forces à l'œuvre sociale. Dégoûter d'avance de cette tâche l'enfant, d'abord plein de candeur et despérance confiante, puis d'une généreuse ardeur pour l'œuvre commune, ce serait, à un certain point de vue, fonder l'éducation sur le pessimisme.
De plus, les Pères seraient dilficiles à entendre pour notre jeunesse. D'abord parce que leurs raison-
nements sont souvent très tendus et très subtils ; puis, parce que dans l'état actuel de l'instruction publi(|ue beaucoup trop d'éclaircissements seraient nécessaires pour les expliquer utilement. Il faudrait commencer par donner dans les programmes une large part à l'histoire du christianisme, ce qui serait naturel si l'on reconnaît, à quelque point de vue que ce soit, que les générations successives sont solidaires, que l'intelligence du passé est utile pour le présent, et que nous avons été formés par la civilisation chrétienne. Mais alors la part légitime faite à cette partie de l'histoire dispenserait les jeunes gens de l'étude même des Pères, qui trouverait sa place dans l'enseignement supérieur. Cependant s'il est inutile, dans l'enseignement secondaire, de les mettre entre les mains des élèves, il serait bon qu'on ne les laissât pas ignorer aux maîtres, surtout aux professeurs d'histoire, de philosophie, et même de lettres, et qu'on reprît sur ce point, sinon la tradition d'Erasme et de RoUin, du moins celle que Villemain avait réussi à former, et qui a produit d'heurenx fruits jusqu'au moment où elle a été comprise dans les mutilations opérées sur l'Université après le coup d'Etat. [L. Masspbieau.]
I'ëRCIKE. — Jacob-Rodrigues Pereira, plus connu sous le nom de Pereire, naquit à Berlanga (Estramadure Espagnole) le 11 avril 1715, et mourut, à Paris, le 15 septembre 1780, à l'âge de soixante-cinq ans. Issu d'une famille Israélite adonnée au commerce, il fut de bonne heure associé par son père à ses affaires, et chargé de négociations difficiles tant en Espagne et en Portugal qu'en France. Il devait cette marque de confiance à ses connaissances variées, à son intelligence vive et nette, à la maturité précoce de son esprit. Curieux de toute connaissance, tenté par tout problème, la diversité de ses aptitudes lui permettait d'attaquer un sujet quelconque; mais il a surtout été original en matière pédagogique.
La tendresse qu'il éprouvait pour une sœur sourde et muette lui suggéra, dit-il, la pensée d'instruire les sourds-muets. A ce sujet, on ne remarquera pas sans étonnement que c'est dans la ville natale de Pereire qu'un siècle et demi auparavant avait vécu Pierre Ponce*, un des premiers instituteurs de sourds-muets, et, un peu plus tard, Paul Bonet*, autre instituteur célèbre. Mais on ne saurait en inférer que Pereire ait rien connu par tradition de Pierre Ponce, auijuel Bonet lui-même n'avait rien emprunté, et, s'il a eu entre les mains l'ouvrage de Bonet, on peut dire qu'il n'y a puisé que des indications, car ce que nous savons ée Pereire, de sa méthode, de ses procédés et de ses travaux étrangers à l'enseignement porte une marque essentiellement personnelle.
Préoccupé de cette pensée d'instruire les sourdsmuets, il s'était mis en relations, dans un premier voyage à Bordeaux, avec M. Barbot, président de la Cour des aides et ami de Montesquieu, pour en obtenir quelques renseignements sur les auteurs qui avaient traité le sujet. Dans une lettre datée du 23 août 1734 et adressée à Paris, où se trouvait alors Pereire, M. le président Barbot lui donne une liste d'ouvrages à consulter et ajoute ces lignes caractéristiques : « Voilà les matériaux grossiers que j'ai trouvés dans mes recueils ; ce n'est qu'une table, mais à un entendour comme vous il ne faut qu'un demi mot, et vous surpasserez aisément ceux qui vous ont précédé. » On voit en quelle estime ce magistrat qui occupait une hante, situation tenait ce jeune homme de dixneuf ans.
Quelques années plus tard, la famille Poreiro quitta l'Espagne pour se fixer définitivement à bordeaux, en l"4l.
Pereire dut naturellement chercher à connaître
PERRIRE
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les ouvrages de ses prédécesseurs dans l'art d'instruire les sourds-muets. Or, Pierre Ponce n'a rien laissé; de Paul Bonet on possède un traité où tout se trouve indiqué, mais seulement indiqué; ce sont les gormes, pour ainsi parler, de la plupart d(!S procédés qui ont été en usage. L'Anjilais Walli3*,qui paraît avoir créé une méthode d'enseignement, s'est borné dans ses ouvrages à donner un aperçu de sa méthode; de Hold'T, on no connaît rien, de Van H(îlmont peu de chose; quanta Conrad Amman*, s'inspirant des travaux de Wallis, il faisait surtout consister l'éducation du sourd-muet dans la restitution de la parole.
Il y a loin de ces dissertations philosophiques, de ces généralités plus ou moins ingénieuses, à une métliode d'enseignement, à des procédés praticjues; I^ereire ne put évidemment tirer d'autre profit de ses recherches que des indications sur la voie dans laquelle il devait s'engager. A son tour, lui-même devait laisser ignorer sa méthode, et on en est réduit pour la reconstituer à puiser dans les publications de l'époque, dans les mémoires qu'il lut à l'Académie des sciences et dans les rapports des membres de cette assemblée, enfin dans ce que ses élèves nous en ont fait connaître.
Ce fut en 1745 que Pereire produisit en public son premier élève, Aaron Beaumarin, apprenti tailleur à la Rochelle; le bruit que fit cette restitution de la parole à un muet, l'enthousiasme que suscita ce quasi- miracle, valut aussitôt à l'instituteur un nouvel élève, le fils de M. d'Azy d'Etavigny, directeur des cinq grandes fermes de la Rocljelle. En 1749, Pereire présentait son nouvel élève à l'Académie des sciences, et à cette occasion il lisait un mémoire où nous voyons que u non seulement il apprend aux sourds-muets à prononcer tous les mots, mais à en comprendre le sens et à produire tant verbalement que par écrit toutes leurs pensées comme les autres hommes. » Il ajoute que « pour parler à ses élèves, il faudra se servir de l'écriture ou des signes ordinaires. » Outre ces deux moyens de leur parler, Pereire en emploie un troisième : a C'est un alphabet manuel quil a appris en Espagne, mais qu'il lui a fallu augmenter et perfectionner considérablement pour le rendre propre à parler exactement en français. Il s'en sert avec une brièveté qui approche plus de la promptitude de la langue que de la lenteur de la plume. Cet alphabet est contenu dans les doigts d'une seule main, laquelle suffit encore à Pereire pour exprimer, en chiftVes, toutes sortes de sommes et pour enseigner à ses élèves, bien plus facilement et bien plus sûrement que par les méthodes ordinaires, les quatre règles de l'arithmétique... Les élèves de Pereire auront encore la facilité d'entendre, au mouvement naturel des lèvres, des yeux, de la tête, des mains des personnes qui les fréquentent... Il apprend d'abord au sourd-muet à lire et à prononcer les noms des choses visibles et d'un usage journalier, et, à la suite, le reste de l'instruction... Dès le quinzième jour d'instruction, les élèves commencent, pour l'ordinaire, à prononcer quelques mots intelligiblement ; pour les instruire sur la première partie de son art, il lui suffit de douze à quinze mois; mais pour la parfaite instruction sur la seconde partie, il lui faut un temps plus considérable. »>
L'Académie nomma une commission dont le rapporteur fut Bufi'on. Buffon publiait alors son Histoire uaiureLle de V homme. Il y ajouta aussitôt le passage qu'on peut lire sur Pereire (tome III, p. 350, èdit. in-40). Il y est dit que a Pereire s'est exercé longtemps dans l'art singulier de faire parler les scmrds et muets de naissance et qu'il l'a porté à un grand point de perfection ». Parlant du jeune d'Azy d'Eiavigny, Buffon explitjue qu'au
bout de quatre mois il prononçait déjà des syllabes et des mots, et qu'après dix mois il avait l'intelligence d'environ treize cents mo:8, et les prononçait tous assez distinctement, a Nous avons vu, ajoute-t-il, ce jeune sourd et muet à l'une des assemblées de l'Académie : an lui a fait plusieurs questions par écrit; il y a très bien répondu tant par l'écriture que par la parole... Le peu de temps que le maître a employé à cette éducation et les progrès de l'élève, qui, à la vérité, paraît avoir de la vivacité et de l'esprit, sont plus que suffisants pour montrer qu'on peut, avec de l'art, amener tous les sourds et muets de naissance au point de commercer avec les autres hommes. »
Dans son rapport à l'Académie, Buffon entre dans plus de détails. « Ce n'est point d'aujourd'hui, dit-il, qu'on voit confirmer par l'expcnence la possibilité d'un art si curieux et si utile; mais l'exemple de M. d'Azy d Etavigny est le premier
et le seul dont nous ayons connaissance
On observe que la prononciation de M. d Etavigny est lente, grave, comme tirée du fond de la poitrine, et qu'il ne lie pas assez ses syllabes; M. Pereire en donne pour raison principale l'inaction dans laquelle ses organes avaient demeuré pendant seize ans et le trop peu de temps qu'ils ont eu jusqu'ici pour acquérir par l'usage la flexibilité nécessaire à une articulation aisée. » Les commissaires déclarent que « les progrès de M. d'Azy d'EstavIgny prouvent très suffisamment la bonté de la méthode que M. Pereire suit dans son instruction, et démontrent la singularité de son talent pour la pratiquer. »
et Nous jugeons dune, disent-ils en terminant, que l'art d'apprendre à lire et à parler aux muets, tel que M. Pereire le pratique, est extrêmement ingénieux, que son usage intéresse beaucoup le bien public, et qu'on ne saurait trop encourager M. Pereire à le cultiver et à le perfectionner. »
C'est un élève fort distingue de Pereire, presque célèbre, Saboureux de Fontenay, qui va nous fournir à son tour quelques renseignements sur la méthode suivie par son maître. '» Conformément, dit-il, à la manière dont un enfant apprend le français, M. Pereire s'est attaché d'abord à me donner l'intelligence des mots d'un usage journalier et des phrases fort communes; telles sont par exemple: Ouvrez la fenêtre, fermez la fenêtre; allumez le feu^ couvrez le feu; dressez la tatle, donnez-moi du pain, etc. Me voyant suffis miment au fait des dialogues d'un usage journalier, il a évité de faire les gesticulations devant moi en même temps qu'il me parlait par les doigts de l'alphabet manuel... ; c'était pour me mieux accoutumer au langage, me faire perdre l'habitude de causer par signes à sa manière... » A propos de l'alphabet manuel, Saboureux nous apprend « qu'il est composé de vingt-cinq signes des lettres de l'écriture courante, sans y comprendre k et w... Ainsi, il y a autant de sons de la prononciation, qui sont au nombre de trente-irois ou trente-quatre, et autant de liaisons de lettres de l'écriture ordinaire qui se montent à trente-deux et plus, qu'il y a de signes dans l'alphabet manuel, que je nomme pour cette raison (/«c^^/o/o^ie*.... Dans cette dactylologie on se sert de la main comme de la pluma pour tracer en l'air les points, les accents; pour marquer les lettres grandes et petites et les abréviations usitées; on fait remarquer dans les mouvements des doigts les repos longs, moyens, brefs et très brefs, que l'on observe dans la prononciation. La dactylologie contient aussi les >ignes des chiffres, des unités, des dizaines et des centaines, de façon à exprimer expédiiivement les grands nombres et les opérations d'arithmétique. Ainsi, la dactylologie estau-si commode, aussi prompte, aussi rapide que la prononciation même, et aussi expressive que l'écriture bien faite... Avec le se-
PEREIRE
PERIODIQUES
cours de la dactylologie, on peut également parler aux sourds et aux aveugles. M. Pereire et moi nous nous trouvâmes un jour dans une chambre dans le temps qu'il faisait une nuit si noire que nous ne pouvions nous entrevoir, M. Pereire, ayant besoin de me parler, me prit la main et remua distinctement mes doigts, selon les règles de la dactylologie. »
C'est à une autre de ses élèves, M'^* Marois, que nous devons des renseignements plus détaillés. Par elle, nous savons que la prononciation, les gestes, l'alphabet manuel et l'écriture sont les quatre moyens employés par Pereire; qu'il commençait par la prononciation, passait ensuite à récriture, puis s'aidait des deux autres moyens ; qu'il faisait d'abord prononcer les cinq voyelles, puis les syllabes, des plus faciles aux plus difficiles. Quand il s'agissait d'objets dont il enseignait les noms comme le pam, une chaise, il montrait les objets; lorsqu'il était question d'une idée abstraite, il s'y prenait de diverses manières. Pour faire saisir la signification du mot espérance, par exemple, pleuvait-il au moment de la leçon, il faisait comprendre que peut-être le lendemain il ferait beau, qu'il s'y attendait, qu'il V espérait; de là le mot espérance.
L'étude se composait d'entretiens fréquents et courts. La dactylologie comprenait tout à la fois des lettres et des syllabes, c'était comme un langage sténographique ou télégraphique. A mesure que les élèves devenaient plus capables sur la prononciation, il leur interdisait le langage des signes, qui n'était qu'un procédé de transition. Il forçait ainsi ses élèves à parler, à écrire et à lire sur les lèvres les mots qu'on leur adressait à voix basse.
jviuc Marois qui a fourni les renseignements qui précèdent à l'âge de quatre-vingts ans, en 1828, avait été confiée à Pereire en 1756, à l'âge de sept ans environ, et elle demeura pendant cinq ans auprès de son maître. Ensuite, comme Saboureux, a elle se perfectionna seule par la lecture, en s'aidant du secours du dictionnaire et des explications des personnes qui l'entouraient. »
Buffon et Jean-Jacques Rousseau furent très assidus à suivre les progrès de la jeune Marois. Diderot parle de Pereire avec la plus grande estime. Le célèbre physiologiste Lecat nous fournit un complément précieux de renseignements ; outre ce que nous savons déjà, parles élèves de Pereire, il nous apprend que celui-ci, en prononçant avec force, montrait à son élève sa poitrine et son gosier en mouvement et lui faisait sentir ce mouvement par l'application de la main sur les organes. L'élève répétait ensuite l'exercice jusqu'à ce qu'il fût parvenu à s'exprimer correctement à voix haute et intelligible.
Lecat nous dit ensuite comment Pereire procède dans son enseignement; comment, après la connaissance du nom, il passe à l'adjectif qu'il associe au nom, puis de là au verbe, dont il traduit le sens en exécutant l'action ou en simulant l'état indiqué par le verbe.
« Cette dernière partie de l'art de M. Pereire, dit-il, est un chef-d'œuvre de sagacité, par lequel il l'emporie sur tous ceux qui l'ont précédé, chefd'œuvre d'un détail immense et qui demande grand nombre d'années d'éducation suivie. »
Il est assez aisé à l'aide des rens'iigneraents qui précèdent de reconstituer la mélhodj du célèbre instituteur de sourds-muets. 11 commençait probablement par rétablir le jeu normal des organes respiratoires, passait ensuite à l'émission des sons, à l'expression des articulations, des syllabes et des mots. Il associait l'écriture à ces divers exercices. La lecture était la conséquence de l'écriture. Parler, écrire, lire, telle était la succession des exercices. La lecture sur les lèvres était la
conséquence de la prononciation. L'enseignement de la parole et l'instruction allaient de pair. Tout mot prononcé, écrit et lu, était l'objet d'une leçon, une occasion d'instruction et d'éducation. Le développement de l'intelligence marchait ainsi de conserve avec celui de la parole. Il s'aidait d'autres moyens, mais momentanément, comme d'auxiliaires utiles. C'est à peu près ainsi qu'on procède aujourd'hui, sauf quelques modifications et quelques perfectionnements, dans les institutions où on enseigne par la méthode orale comme à l'institution Pereire, dirigée par M. Magnat.
Ajoutons pour compléter ces indications, que Pereire divisait les sourds en trois classes : ceux dont la surdité est complète, ceux qui entendent les bruits, enfin ceux qui distinguent les sons de la voix. « Le plus ou moins de syllabes ou de mots entiers quun sourd et muet prononce, dit-il, et le plus ou moins de netteté de sa prononciation peuvent faire présumer la nature de sa surdité. » Il ajoute, avec raison, qu'il est facile de se tromper sur l'état des sourds-muets si l'on ne tient pas compte des dispositions naturelles, physiques et morales et des soins dont ils ont été l'objet.
C'est pour la troisième catégorie de sourds qu'il avait inventé un cornet acoustique à l'aide duquel on pouvait parler au sourd-muet et qui permettait en outre à ce dernier de se parler à lui-même et de mesurer ainsi la force de sa propre voix.
Disons en terminant quelques mots des autres travaux de Pereire : car il ne fut pas seulement un pédaj^ogue, mais un esprit souple et pénétrant, doué d'heureuses aptitudes. Passionné pour les mathématiques, il exécuta sur les instances de son illustre ami Necker une machine à calculer; il possédait une connaissance approfondie des langues anciennes et modernes ; enfin, il s'occupa avec succès des questions financières, et proposa d'abord à l'abbé Terray, puis plus tard à Necker des projets d'emprunt pour rétablir l'ordre dans les finances de l'Etat.
Lorsqu'en 1753 l'Académie des sciences mit au concours le sujet suivant: « De la manière de suppléer à l'action du vent sur les grands vaisseaux, soit en appliquant les rames, soit en employant tout autre moyen, » Pereire concourut avec deux savants illustres, Bernouilli et Euler, et obtint un accessit qui n'était pas sans gloire lorsqu'on songe que c'est Bernouilli qui eut le prix.
Quelques années plus tard, en 1759, il fut J nommé membre de la Société royale de Londres, ^ sur la présentation de l'Académie des sciences de Paris, qui le désigna dans les termes les plus flatteurs aux sufi'rages des savants anglais.
Telle est la carrière bien remplie, quoique relativement courte, de Pereire. Il aurait pu rendre encore bien des services, et l'on put un instant espérer que l'Etat lui fournirait des moyens de former des maîtres dans un art où il était supérieur ; malheureusement les chagrins abrégèrent son existence. Ses dernières années furent en ! effet attristées par les attaques de médiocrités en- 1 vieuses qui lui disputèrent sa gloire et tentèrent d'étouffer sa célébrité si justement acquise.
En 1780, Pereire obtint pour les Israélites le droit d'avoir à Paris un cimetière à eux: toutefois l'autorisation n'était accordée qu'autant que « les inhumations auraient lieu nuitamment, sans bruit, scandale, ni appareil. » C'est dans ce champ de repos qu'il avait conquis pour ses coreligionnaires qu'on l'ensevelit le 15 septembre de la même année.
[Félix Hément.]
PÉRIODIQUES. — Sous ce titre, nous réunissons des renseignements sommaires sur les périodiiiues de France et de l'étranger qui s'occupent des questions d'éducation.
Pour la France, nous avons fait une place à tous les périodiques que nos recherches nous ont
PÉRIODIQUES
PÉRIODIQUES
fait rencontrer, sans prétendre faire un choix, et sans autre classeiucnt que celui de l'ordre alphabéii(|ue.
Pour l'étranger, nous n'avons mentionné que les périodiques principaux, ceux dont nous avons nne connaissance directe, et (|ui figurent soit dans la bibliothèque du Musée; pédagogique, soit dans notre bibliothèque particulière. A l'usage du lecteur qui désirerait des catalogues complets, nous avons indiqué, pour les pays où ces catalogues ont été établis, le titre de la publication où on pourra les trouver.
Nous avons marqué du signe f les périodiques qui ont cessé de paraître.
FRANCE
L'Ami chrétien des familles, journal populaire d'éducation et d'instruction. Rédacteurs : MM. Cuvier et Binzet. Paris, Fischbacher, éditeur. Paraît depuis 1868, deux fois par mois, par numéros de 12 p. in-8°. Prix de l'abonnement : 2 fr. par an.
L'Ami de la jeunesse et des familles. Fondé à Paris, en 1828, sous le patronage de la Société protestante des missions, r.4 mi de la jeunesse est dirigé actuellement par M^'^ Sarah Monod, et paraît deux fois par mois, en numéros de 12 p. gr. in-8°, ilUistrés. Bureaux : 33, rue des Saints-Pères. Prix de l'abonnement : 5 fr. par an. — Pour l'historique, V. l'article Ami de la jeunesse et des familles.
L'Ami de Venfaiice, organe de la méthode française d'éducation maternelle. Paris, Hachette, éditeur. Parait depuis 1882, le 15 de chaque mois, par numéros de 32 pages in-8''. Prix de l'abonnement : h fr. par an. — VAmi de l'enfance comprend deux parties : l'une, pédagogique, s'adressant au personnel enseignant; l'autre, intitulée Mon Journal, plus spécialement destinée aux enfants, et à laquelle on peut s'abonner à part (Voir ci-après). — Sous le titre d'Ami de l'enfance, il avait déjà paru à quatre reprises, à la librairie Hachette, un journal des salles d'asile : la première fois sous la direction de M. Cochin, de 1835 à 1840 ; la seconde fois de 1846 à 1847 ; la troisième fois de 1854 à 1869; la quatrième fois, sous la direction de M™" Pape-Garpantier, de 1869 à 1870. — V. l'article Ami de fenfance.
L'Ami des enfanU., organe de l'Union des amis des enfants, journal populaire. Paris, 4, rue Roquépine. Paraît depuis le l^r janvier 1884, par numéros mensuels de 8 p. in-4o. Prix de l'abonnement : 1 fr. 50 par an.
VAmi des enfants, ou l'éducation à l'école et dans la famille. Directeur : l'abbé Roussel. Paris, 15, rue Pérou. Paraît depuis le 2 mars 1878, tous les samedis, par numéros de 24 p. in-8o. Prix de l'abonnement : 10 fr. par an.
f Annales de l'éducation, rédigées par F.Guizot. Ce recueil a paru de 1811 à 1813 (4 feuilles in-8 par mois); sa collection forme 6 volumes. — V. l'article Annales de l'éducation.
Bulletin administratif du ministère de Vinslruction publique. Paris, imprimerie nationale. Publié sous ce titre depuis 1850. A succédé au liullelin universitaire, qui a paru de 1830 à 1829. Le Bulletin administratif, après avoir été imprimé en dernier lieu par la maison Dupont, est confié, depuis 1882, aux presses de l'imprimerie nationale; il paraît tous les samedis, par numéros d'un nombre indéterminé de feuilles in-8o. Prix de l'abonnement : 5 fr. par an. — Pour l'histo- TKiue, V. l'article Bulletin admi7iistratif du ministère de l'instruction publique.
Bulle Un d'éducation militaire, organe des écoles primaires, écoles normales, lycées, collèges et bataillons scolaires. Directeur: M. Désiré Lacroix. Pans, Charavay frères, éditeurs. Paraît depuis le 1" novembre 1882, le 1" et le 15 de chaque mois 1" Pabtie.
en un fascicule de 12 pages in-4'' illustrées. Prix de l'abonnenient : 2 fr. 50 par an.
Bulletin de l'Association pftilotechnique. Paris, au secrétariat de l'Association, 24, rue Serpente. Paraît depuis le 1er janvier 1880, une fois par mois, les mois de septembre et d'octobre exceptés, par nuniéros de \i; p. in-S", avec une couverture. Ne reçoit pas d'abonnements; est adressé gratuitement aux membres de l'Association philotechnique.
Bulletin de la Société des crèches. Paris, Paul Dupont, éditeur. Paraît depuis 1876, lou^ les trois mois, par numéros de 40 pages in-l2. Il est envoyé gratuitement à toute personne qui souscrit pour 10 fr. à la Société des crèches. — Avant la constitution de la Société des crèches, il a paru, de 1846 à 1859, un Bulletin des cièches rédigé par M. F. Marbeau.
f Bulletin de Viiistruction primaire, journal d'éducation et d'enseignement publié sous les auspices de S. Exe. le ministre de l'instruction publique. Paris, Paul Dupont, imprimeur. A paru depuis le l^"^ janvier 1854 jusqu'en 1857 par numéros semi-mensuels de 64 pages in-S».
Bulletin de la Ligue française de l'enseignement. Paris, 175, rue Saint-Honoré. Paraît depuis janvier 1881, tous les deux mois, par livraisons in-So, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an. — Cette publication a remplacé le Bulletin publié à l'origine par M. Jean Macé à Beblenheim, et qui a paru de 1868 à 1871. — V. Ligue française de l'enseignement.
Bulletin de l'œuvre des écoles d'Orient, Paris, 12, rue du Regard. Paraît depuis le l^r novembre 18()2, tous les deux mois, par numéros de 32 p. in-8o. Prix de l'abonnement : 10 fr. par an.
Bulletin de l'œuvre du vénérable de La Salle pour le recrutement des frères des écoles chrétiennes. Paris, Didron, 6, boulevard d'Enfer prolongé. Paraît depuis janvier 1876, tous les trois mois, par numéros de 48 p. in-8°. Prix de l'abonnement : 1 fr. par an.
Bulletin des examens de l'hôtel de ville. Directrices : xM^es Faiex et Mayet. Paris, au bureau du journal, 29, rue Saint-Louis-en-l'Ile. Paraît depuis 1876 par numéros hebdomadaires de 16 pages in-8°. Prix de l'abonnement: 6 fr. par an.
Bulletin des orphelinats agricoles d'Algérie. Paris, 60, rue de la Victoire. Paraît depuis août 1883, tous les trois mois, par livraisons in-S". Prix de l'abonnement : 2 fr. par an.
Bulletiyi de la Société pour l'encouragement de l'instruction primaire parmi les protestants de France. Paris, 8, rue de Solférino. Paraît depuis mai 1878, tous les trois mois, par numéros de 16 p. in-80. Prix de l'abonnement : 2 fr. par an.
Bulletin de la Société de protection des op/ rentis et des enfants employés dajis les manufactures. Paris, 44, rue de Rennes. Paraît depuis 1867, tous les trois mois, par livraisons de 50 à 60 p. in-b»o. Prix de l'abonnement : 10 fr. par an.
f Bulletin pédagogique de l'enseignement secondaire. Paris, Paul Dupont, éditeur. A paru en 1882 et 1883. La collection forme 2 vol.gr. in-cS". Il a été remplacé par la Revue de l'enseignement secondaire et de l'enseignemejit supérieur.
Bulletin d'éducation et d'instruction populaires des Basses-Pyrénées, organe des institutions cantonales, et spécialement des bibliothèques populaires cantonales. Rédacteur : M. -4. Piche. l'an, 8, rue Monpensier. Paraît depuis juillet 1881, par numéros mensuels de 16 pages in-S°. Prix de l'abonnement : 2 fr. par ai».
f Bulletin universitaire. A paru de 1830 à 1819, e^ a été remplacé par le Bulletin administratif du mi nistère de l'instruction publique. — V. ci-dessus
Bulletins départementaux de l'instruction pri ynaire. — Chaque dépariemeui possède actuelle
PÉRIODIQUES
PERIODIQUES
ment une publication périodique servant de moniteur officiel à l'enseignement piimaire. Pour la liste de ces Bulletins et les détails relatifs à la périodicité, au format, au prix d'abonnement, etc., V. l'article Bulletins départementaux de V instruction primaire.
Le Chant dans les écoles. Paris, 28, rue Meslay. Paraît depuis 18G8, par numéros mensuels de IG p. environ, in-8°. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an.
f Le Conseiller des écoles. Evreux, Blet, libraireéditeur. A paru du l^r janvier 18G8 au 1er octobre 1869 par numéros mensuels de 16 pages in-4°. Prix de l'abonnement : 4 fr. par an.
Le Conseiller des mères et des jeunes filles. Directrice : M^" Jeanne de Montanay; rédacteur en chef: M™'' Jenny Leusia. Bureaux : 62, rue de Bivoli. Paraît depuis le l^r janvier 1882, le l^-^et le IS de chaque mois, par numéros de 16 pages in- 4® illustrés. Prix de l'abonnement : 15 fr. par an.
f Le Courrier de Vavgelas, journal consacré à la propagation universelle de la langue française. Rédacteur: Eman Martin. A paru de 1871 à 1880 par numéros semi-mensuels de 8 pages in-8o. Le prix de l'abonnement était de 6 fr. par an.
Le Dessin, revue de l'enseignement; fac-similés par les procédés phototypiques. Directeur : E. Bernard. Paris, 4, rue de Thorigny. Paraît depuis le 13 octobre 1883, tous les quinze jours, par numéros de 8 p. de texte et 2 planches, in-4o. Prix de l'abonnement : 30 fr. par an ; 34 fr. pour les départements.
f L'Echo de la Sorbonne, moniteur de l'enseignement secondaire des jeunes lilles; rédigé par une société de littérateurs et savants. A paru de 1868 à 1870, trois fois par semaine. La collection du journal forme un cours complet d'enseignement secondaire en trois années (12 volumes gr. in-8° à 2 col.). Le prix de l'abonnement était de 20 fr. par an.
L'Echo des examens de Vinstruction primaire. Paris, Ch. Delagrave, éditeur. Paraît depuis 1881 tous les jours pendant les sessions, par numéros de 16 p. in-8o. Prix de l'abonnement : 12 fr. par an.
f L'Echo des instituteurs, journal de l'enseignement laïque. Rédacteur en clief : Ch. Sauvestre. Bureaux : 175, rue Saint-Honoré, Paris. A paru du pr novembre 1871 au 16 octobre 1872 en 20 numéros de 8 pages in-4. A partir du l^r novembre
1872, VEcho des instituteurs a paru sous le titre de Y Enseignemeiit laïque jusqu'au 16 novembre
1873, en 26 numéros de 8 pages in-4°. Le journal a dû cesser sa publication devant les menaces du parquet (sous le ministère du 24 mai 1873). Le prix de l'abonnement était de 6 fr. par an.
L'Ecole, journal des instituteurs, des institutrices et des familles. Directeur : J. Saint-Martin. Bureaux : Paris, 9, galerie Colbert. A été publié de 1879 à 1882 sous le titre de V École laïque; après le vote de la loi du 28 mars 18S2, il a modifié son titre, et s'est appelé V Ecole. Paraît tous les dimanches par numéros de 8 pages in-4. Prix de l'abonnement : 6 par an.
L'Ecole et la Famille, journal d'éducation, d'instruction et de récréation. Directeur : M. E. Robert. Paris, 82, rue Bonaparte. Paraît depuis 1876, deux fois par mois, par livraisons in-8°. Prix de l'abonnement : 5 fr. par an.
L'Ecole maternelle. Paris, 18, rue Cassette. Paraît depuis le l«r janvier 1882, doux fois par mois, par numéros de lO p. iu-8". Prix de l'abonnement : C fr. par an.
f L'Ecole normale, journal de l'enseignement pratique. Directeur: M. Pierre Larousse. Administration : Paris, 49, rue Saint-Aiidré-des Arls. A paru de 1858 à 18(i6 par numéros hebdomadaires de 16 pages gr. in-S» à deux colonnes. Le prix de l'abonnement était de 10 fr. par an.
•j- VEcole nouvelle, revue de l'éducation intégrale, scientifique, industrielle et artistique, publiée par une réunion de professeurs, d'instituteurs et de travailleurs. Directeur; M. FrancoHn. Administration : Paris, 24, rue de Chabrol. Fondée au mois de novembre 1876, VEcole nouvelle n'a pas paru pendant l'année 1877. La publication a été reprise au mois de février 1878 et s'est continuée jusqu'au mois de mars 1882. VEco/e nouvelle paraissait tous les mois par numéros de 16 pages in-80 à 2 colonnes. Le prix de l'abonnement était de 6 fr. par an.
f L'Ecole primaire, réforme pédagogique, publiée par une société d'instituteurs, sous la direction de M. E. Quix. Paris, aux bureaux du journal; 33, rue de Londres. A paru du 5 octobre 1865 au 25 octobre 1866, par numéros hebdomadaires de 16 pages gr. in-8o. Le prix de l'abonnement était de ti fr. par an.
-f- VEducation, revue de l'enseignement (faisant suite ^V Education pratique publiée en 1838). Directeur: M. Michel. A paru en 1840 et 1841 par numéros mensuels de 48 pages in-h". Le prix de l'abonnement n'est pas indiqué. — Ce journal a été continué sous le même titre de 1851 à 1853, par MM. Michel et Rapet.
f L'Education, journal d'enseignement élémentaire pour les écoles et les familles (faisant suite à VEducation publiée en 1840 et 1841). Directeurs : MM. Michel et Rapet. Paris, aux bureaux du journal, rue Garancière, 10. A paru de 1851 à 1853 par livraisons mensuelles de 60 pages in-8°. Le prix de l'abonnement n'est pas indiqué.
L'Education, journal des écoles primaires. Paris, Poussielgue frères, libraires-éditeurs. Paraît depuis 1875 par numéros hebdomadaires de 16 pages in-8o. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an.
L'Education catholique, revue de l'enseignement primaire, sous la direction d'un comité d'ecclésiastiques. Paris, 3, rue de TAbbayc. Paraît depuis 1881, deux fois par mois, par numéros de 24 p. in-80. Prix de l'abonnement: 5 fr. 50 par an.
f L'Education nouvelle ; iouTna.\ des mères et des enfants. Directeur : M. Jules Delbruck. A paru du mois de janvier 1849 au mois de décembre 1854, par numéros mensuels de 24 pages gr. in-8o. Le prix de l'abonnement était de 12 fr. par an.
f L'Education pratique, revue des écoles et de toutes les branches de l'enseignement, publiée par une réunion d'amis de l'éducation. Directeur : M. Michel, à Paris. A paru pendant l'année 1838 en dix numéros de 64 pages in-8°. — Le prix de l'abonnement n'est pas indiqué. — Ce journal a reparu en 1840 sous le titre d'Educntion.
Les Enfants. Paris, 53, rue de la Chausséed'Antin. Paraît depuis le 8 mai 1881, tous les dimanches, par numéros de 24 p. in-8°. Prix de l'abonnement : 4 fr. par an.
fL'jE'nse?^n^me?ii,bulletin d'éducation publié son s les auspices de la Société des méthodes d'enseignement, par B. Jullien et Hippeau. Paris, Roret, éditeur. A paru durant Tannée 1 840, à raison d'un numéro par mois, et forme un volume de 508 p. iu-8o.
I U Enseignement laïque, de M. Ch. Sauvestre, faisant suite à VEc/iO des instituteurs. — V. cidessus.
L'Enseignement chrétieji, bulletin périodique publié sous la direction de l'abbé Drioux. Paris, Poussielgue. Paraît depuis 1882, deux fois par mois, par numéros de 16 p. in-8°. Prix de l'abonnement : 10 fr. par an.
L'Enseignement libre. Paris, 328, rue Saint- Jacques. Paraît depuis le 15 mai 1884, par numéros mensuels de 32 p. in-8°. Prix de l'abonnement : 8 fr. par an.
L'Enseignement secondaire des jeunes filly, revue mensuelle. Directeur: Camille Sée. Paris, librairie Léopold Cerf, 13, rue de Médicis. Paraît
PÉRIODIQUES
PÉRIODIQUES
depuis le 1^' juillet 188?, le 15 de chaque mois, par fascicules de 2 à 3 feuilles in-8, avec une couverture. Prix de l'abonnement, 12 fr. par an.
j- La famille de Duplessis-Moimaij, journal d'une institution protestante. Paris, typ. HennuyeretC*. A paru de 18C:J à 18G7, par fascicules annuels. La collection forme un volume de 2ô() p. in-8. Servait d'organe à l'institution Duplessis-Mornay, dirigée par M. Gaufrés.
La Femme et i Enfant, revue du progrès social et des questions d'enseignement. Directrice : Louise Koppe. Paris, 5, avenue Victoria. Paraît depuis janvier 1879, par numéros mensuels de 10 p. in-S". Prix de l'abonnement : 6 fr. par an.
La Feuille des jeunes mitumlistes. Directeur : M. Adr. Doit fus. Rennes, Oberthur, éditeur. Parait depuis 1 870 par numéros mensuels de 20 pages in-8o. Prix de l'abonnement : 3 fr. par an.
Le Gymnaste, organe de l'Union des sociétés de gymnastique de France. Directeur : M. C. Laly. Compiègne, imprimerie Lefebvre, ^^l, rue Solférino. Paraît depuis 1874 par numéros hebdomadaires de 16 pages in-8°. Prix de l'abonnement : C fr. par an.
"i* L'insitiwitJMr, journal des écoles primaires, publié avec le concours et sous le patronage de MM. de liarante, Français {de Nantes)^ de Tascher, Villeviain, pairs de France; liaude de Belleyme, etc. Paris, Paul Dupont, éditeur. A paru de 1833 à I83G par numéros mensuels de 3G pages in 8°.
L'Instruction primaire, journal d'éducation pratique pour les instituteurs, les institutrices et les directrices d'écoles maternelles. Rédaction et administration : Paris, H. Belin, libraire-éditeur. Paraît depuis 1879, toutes les semaines, avec supplément de quinzaine, par numéros de 16 pages in-8°. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an.
L'insty^uciion publique, revue des lettres, sciences et arts. Rédacteur en chef: M. Alfred Blot. Administration : Paris, 42, rue du Cherche-Midi. Fondée en juin 1872, V Instruction publique a paru d'abord le l^r et le 15 de chaque mois, puis, à partir du l^r janvier 1876, par numéros hebdomadaires (16 pages in-40). Prix de l'abonnement : G fr. par an.
Le Jeune Age illustré, journal des enfants. Directrice : Mlle i,, Geoffroy. Paris, Palmé, éditeur. Paraît depuis décembre 1880, tous les samedis, par numéros de IG p. gr. in-80, illustrés. Prix de l'abonnement : 10 fr. par an.
La Jeune Mère, ou l'éducation du premier âge, journal illustré de l'enfance. Directeur : le Dr Brochard. Paris, 7, rue d'Assas. Paraît depuis octobre 1873, par numéros mensuels de 16 p. in-80. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an.
Journal d^ éducation, publié par la Société formée à Paris pour l'amélioration de l'enseignement élénieniaire. Fondé en 1815 sous ce titre, ce journal a formé chaque année un volume in-8o. A partir do 1829, il a été publié sous le titre suivant : Jourii'il d'éducation populaire, bulletin de la Société pour l'instruction élémentaire. Il continueàparaî ire tous les trois mois par numéros de 128 p. in-8''. Prix de l'abonnement : 5 fr. par an. — Pour l'historique, V . l'ariicle Société pour l'instruction élémentaire.
t Journal d'éducation et d'instruction pour les pprsonnes des deux sexes. Directeur: le comte de Lasteyrie. Paris, Firmin Didot, éditeur. A paru en 1828 et 1829. La collection forme 3 vol. in-8».
f Journal d'éducation physique, morale et intellectuelle. Fnseignement théorique, pratique et positif. Recueil divisé en deux parties : la première destinée aux parents et aux professeurs sous le titre de Pédagogie (science de léducation) et Didactique (art d'enseigner); la deuxième adressée aux élèves des doux sexes, sous le titre de connaissances diverses, mélanges instructifs et amusants. Directeur: M. A. Clouzet, à Paris. Fondé en 1849,
ce recueil a paru jusqu'en 1870, par numéros mensuels de 24 pages in-S". Le prix de l'abonnement était de 10 fr. par an.
Journal de la jeunesse, nouveau recueil illustré. Paris, Hachette et C'", éditeurs. Parait depuis le l^r janvier 1873, tous les samedis, par numéi-os de 16 p. gr, in-8, illustrés, et formant chaque année deux volumes. Ce recueil contient des contes, des biographies, des récits d'aventure et de voyages, des causeries sur l'histoire naturelle, la géographie, les arts et l'industrie, etc. Prix de l'abonnement: 20 fr. par an.
Journal de l'enseignement priynaire, organe des instituteurs, institutrices, maîtres et maîtresses de pension. Directeur : A/p/i. Viollet. Administration : Paris, 52, boulevard Saint-Michel. Parait depuis le 1" janvier 1878 par numéros hebdomadaires de 8 pages in-8°. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an .
f Journal de l'instruction publique, rédigé par Thiebault*et Borr e II y*. P^ris, de l'imprimerie de la rue do Vaugirard, no 1214. A commencé à paraître en juillet 1793 et a duré jusqu'en 1795. Le tome pr contient 7 numéros, le t. II 6 numéros, le t. III 5 numéros. A partir du tome IV, le journal est publié par Borrelly seul : les t. IV à VIII contiennent chacun 5 numéros. — Ce journal donne des renseignements précieux sur les discussions de la Convention relatives à l'instruction publique.
Journal des bibliothèques populaires, publié par la Société Franklin. Paris, aux bureaux de la Société, 1, rue Christine. Paraît depuis 1867 pur numéros mensuels de 16 pages in-8''. Prix de l'abonnement : 3 fr. par an.
Journal des instituteurs. Paris, Paul Dupont, éditeur. Paraît depuis ir58, tous les dimanches, par numéros de 16 pages in-8°. Prix de l'abonnement : 6 fr. 50 par an.
Journal des religieuses institutrices et des frères instituteurs, manuel juridique, religieux, littéraire, pédagogique de l'enseignement primaire congrcganiste. Direction du journal : Paris, 3. rue de l'Abbaye. Paraît depuis le l^r janvier 1878 par numéros hebdomadaires de 16 pages in-8°. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an.
-f- Journal d'instruction sociale, par Condorcet, Sieyès et Duhamel. Paris^ 17^3. Na eu que quelques numéros.
-f Journal général de ^instruction publique. Paris, Paul Dupont, éditeur. Fondé en 1831, alternativement organe officiel et simple entreprise privée, il a une histoire i)ue nous avons racouiée dans l'article spécial qui lui est consacré. Placé sous une nouvelle direction en 18S2, il a détîniiivement cessé de paraître en 1883. — V. Journal général de l'i7istructio7i publique.
Journal (Mon). Recueil illustré pour les enfants de cinq à dix ans. Paris, Hachette, éditeur. Paraît depuis le l^r janvier 188"J, comme seconde partie de l'Ami de l'tnfance (V. plus haut), par numéros mensuels de 16 p. in-8. Le prix de l'abonnemeni à Mon Journal (^scul) est de 1 fr. 80 par an.
Journal pédagogique des instituteurs et institutrices du Pas-de-Calais. Directeur : M. l'inspecteur d'académie. Arras, imprimerie Sueur-Charrnoy et Delville. Paraît depuis 1878, par numéros semimensuels de 24 pages in-12. Prix de l'abonnement : 4 fr, par an.
f Le livre de famille on Journal des en fants, par Berquin. A paru du mois de novembre 17S9 au mois d'avril 1790, tous les mardis, par numéros de 16 pages in-12. Le prix de l'abonnement n'est pas indiqué. —Ne pas confondre diSQcV Ami des en fants, du môme auteur, qui ne parut pas sous forme de journal. — V. Berquin et A>ni des enfants {L),
Le Livre universel. Dircct-'ur : M. Alfred fijrbou. Paris, rue de la Chaussée-d'Antin, 53. Parait depuis le pr janvier 1883 par numéros mensuels de
PÉRIODIQUES
PÉRIODIQUES
90 pages in- 12. Prix de l'abonnement : 4 fr. par an.
f Le Lycée, journal général de l'instruction, rédigé par une société de professeurs, d'anciens élèves do l'Ecole normale, de savants et de gens de lettres. Paris, Hachette, éditeur. A paru de 1827 à 1829, et forme 4 vol.in-S».
Magasin d'éducation et de récréation. Directeurs : MM. Jean Alacé et Stahl. Paris, Hetzel, éditeur. Paraît depuis 1864, le J^r «t le 15 de cba- (lUH mois, par numéros de 32 pages grand in-S». Prix de l'abonnement : 14 fr. par an. — V. l'article Magasin d^ éducation et de récréation.
I Magasin français {Le nouveau) ou Bibliothèque instructive, par M^'^ Leprince de Beaumont. Londres. A paru par numéros mensuels, de 1750 à 1755. Il a été suivi du Magasin des enfants ou Dialogues entre une sage gouvernante et ses élèves (Londres, 1757), du Magasin des adolescents (Londres, 17641 et du Magasin des pauvres, des artisans, des domestiques et des gens de la campagne (Lyon, 1768) ; mais ces trois dernières publications ne sont pas des périodiques. — V. Leprince de Beaumont (M™*).
Le Magasin pittoresque, journal illustré. Rédacteur en chef : M. Edouard Charton. Paris, quai des Grands-Augustins, 29. Fondé en 183a, hebdomadaire de 1833 à 1850, mensuel depuis 1850; sa collection forme 51 vol. in-4o. Prix de l'abonnement : 10 fr. par an pour Paris et 12 fr. pour les départements. — V. l'article Magasin pittoresque.
Manuel général de Cinstruction primaire, journal des instituteurs et des institutrices. Rédacteur en chef : M. Ch. Defodon. Paris, Hachette et G'*, éditeurs. A commencé sa publication en 18:H. Actuellement le Manuel général paraît tous les samedis, par numéros de 24 p. gr. in-8°; il donne tous les quinze jours un supplément de 16 p. destiné à l'enseignement primaire supérieur et à l'enseignement complémentaire. Prix de l'abonnement : sans le supplément, 6 fr. ; avec le supplément, 11 fr. — Pour l'historique, V. l'article Manuel général de l'instruction primaire.
I La Mère de famille. Journal moral, religieux, littéraire, de législation, d'hygiène et d'économie domestique, destiné à l'instruction et à l'amélioration des femmes, avec une lithographie soignée par chaque volume. Directrice : M^e Sirey, nièce de Mirabeau. A paru de septembre 1833 à septembre 1834 par numéros mensuels. La colleclion forme un volume in-8o.
Le Moniteur des aspirants et des aspirantes au brevet de capacité. Journal d'éducation et d'instruction, rédigé par une société de professeurs. Directeur : M. Victor Coupin. Bordeaux, G. Mâurel, éditeur. Paraît depuis avril 1878 par numéros mensuels de 24 pages gr. in-8°. Prix de l'abonnement : 6 fr. 50 par an.
f Le Moniteur des écoles (école'i professionnelles, écoles normales, écoles primaires de garçons et de filles ; nouvelles de l'enseignement, pédagogie, lettres, sciences usuelles). Paris, André Guédon, libraire-éditeur. A paru du 15 décembre 1863 au 20 novembre 1866, le 5 et le 20 de chaque mois, par numéros de 16 pages grand ^1-8°. Le prix de l'abonnement était de 3 fr. par an.
Le Moniteur du Jeune âge. Directrice : M™e Bellier {Marie Klecker). Rédaction, Bordeaux, 60, cours d'Aquitaine. Paraît depuis le l'"' janvier 1880 par numéros mensuels de 24 pages in-8o. Prix de l'abonnement : 5 fr. par an.
Le Musée da familles. Paris, Delagrave, éditeur. Fondé en 1834 par Ernile de Girardin, il paraît actuellement deux fois par mois, par numéros de 32 pages grand in-S», illustrés. Prix de l'abonnement : 14 fr. par an. — Pour l'historique, V. l'article Musée des familles.
L'Orphelin, revue de la Société de patronage des orphelinats agricoles de l^rance. Paris, 16,
avenue de Villars. Paraît depuis le lo' mars 1879, par numéros mensuels de 24 p. in-S^. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an.
Le Rayon de Soleil. Paris, 4, place du Théâtre- Français. Paraît depuis 1874, par numéros mensuels de 16 p. in-4o. illustrés. Prix de l'abonnement, : 2 fr. par an.
Recueil des lois et actes de V instruction publique. Ce recueil, qui donne exactement tous les actes et documents officiels relatifs à l'instruction publique et libre, paraît depuis 1847 par livraisons d'une à trois feuilles in-8o, au fur et à mesure de la publication des actes officiels et environ une fois par semaine. Paris, Delalain frères, éditeurs. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an.
La Réforme universitaire. Directeur : M. Paul Campana. En vente chez Brasseur jeune, 11, galerie de rOdéon. Paraît depuis 1882, deux fois par mois, par numéros de 8 pages in-4o. Prix de l'abonnement : 7 fr. par an.
t Revue de l'enseignement professionnel. Rédacteurs : MM. Gwe'miec^, G au7nont, etc. Paris. Fondée en 1863, cette Revue n'a eu qu'une courte existence, mais elle a publié quelques travaux remarquables. — V. l'article Manuel [Travail], p. 1824.
Revue de l'enseignement secondaire et de Censeignement supérieur, publiée sous la direction d'un comité composé de conseillers d'État et de professeurs. Secrétaire de la rédaction : M. Jules Gautier. Paris, Paul Dupont, éditeur. Paraît depuis lel" janvier 1884, le 15 de chaque mois, par numéros de 48 pages in-S". Prix de l'abonnement: 15 fr. par an. — A succédé au Bulletin pédagogique de V ejiseignement secondaire.
\ Revue de l'enseignement secondaire spécial et de l'enseignement professionnel. Paris, Hachette et C>*, éditeurs. A paru du 15 janvier 1879 au 1er août 1883, par numéros mensuels, puis semimensuels, de 16 pages grand in-8''. Le prix de l'abonnement était de 8 fr. par an.
Revue des examens, ioumail de l'instruction primaire. Paris, 13, quai Gonti. Paraît depuis octobre 1879, par numéros hebdomadaires de 8 p. in-4. Prix de l'abonnement : 5 fr. par semestre. [f Revue de l'instruction publique. Ce journal a paru du 15 avril 1842 au 15 septembre 1870, à la librairie Hachette et C'^, D'abord mensuelle, puis hebdomadaire à partir au l^r janvier 1843, la Revue de l'instruction publique élargit son cadre en 1864, en prenant le caractère d'un journal politique. La collection de la Revue de Vinstruction publique forme 30 vol. in-8 d'environ 800 p. C'est un recueil des plus précieux à consulter, qui contient des travaux de haute valeur, relatifs à l'enseignement secondaire et à l'enseignement supérieur.
Revue internationale de f enseignement, publiée par la Société de l'enseignement supérieur. Hcdacteur en chef : Edmond Dreyfus-Brisac. Paris, G. Masson, éditeur. Paraît depuis le 1^' janvier 1881, par numéros mensuels d'environ 100 pages in-8°. Prix de l'abonnement : 24 fr. par an.
Revue pédagogique, organe du Musée pédagogique, publiée sous les auspices et avec la collaboration de membres de l'Institut, professeurs et inspecteurs de l'enseignement public, directeurs d'écoles normales et instituteurs libres. Paris, Ch. Delagrave, éditeur. Fondée en 1878, la Revue pé'laqoqique, dirigée d'abord par M. Hanriot, puis par M. Gocheris, a paru jusqu'en juin 1882 dans le format in- 18, par numéros mensuels de 5 à 6 feuilles. A partir de juillet 1882, la Revue est devenue l'organe du Musée pédagogique, et elle parait depuis ce moment dans le format in-8, par numéros mensuels de 6 feuilles. Le prix de l'abonnement était d'abord de 9 fr. par an. Il est de 12 fr. par an depuis juillet 1882. — V. Musée védaaogique (p. 1984}.
PÉHÏODIQUES
PÉRIODIQUES
Saint-Nicolas, journal illustré pour garçons et filles. Paris, Cli. Delagravc, éditeur. Paraît depuis 18S(), tous les jeudis, parnuméros de 16 pages iii-8". Prix de l'abonnement: 18 fr. par an.
La Trihwin des iiutituieurs et des institutrices. Paris, Eugène Weill, libraire-éditeur. Paraît depuis le l^r janvier 1884, le 1" et le 15 de chaque mois, par numéros de 16 pages in-S». Prix de l'abonnement : 4 fr. par an.
V Université^ journal des questions d'instruction publique, contenant le Bulletin de la Société pour l'étude des questions d'enseignement secondaire. Rédacteur en chef : LéopoLd Cerf, Paris, L. Cerf, éditeur, 13, rue de Médicis. Paraît depuis le 10 janvier 1884, le 10 et le 15 de chaque mois, par numéros de 16 p. in-4°. Prix de l'abonnement : 10 fr. par an.
PAYS ÉTRANGERS
Allemagne .
Consulter le Catalogue des journaux publié par la poste allemande (paraît chaque année). Consulter aussi le Beutscher Journal-Katalog de l'éditeur Gracklauer à Leipzig, et le Taschenkatalog dur Pàdagogik des frères Kôppel, à Oschersiebcn (ces deux catalogues se publient chaque année).
Allgemeine deutsche Lehrerzeitung (Gazette générale allemande des instituteurs), organe des Congrès des instituteurs allemands et de la caisse allemande des pensions d'instituteurs. Rédacteur responsable : Moritz Kleijiert. Leipzig, Xulius Kliiickhardt, éditeur. Paraît depuis le \^^ janvier 18411, par numéros hebdomadaires d'au moins une feuille in-4°. Prix de l'abonnement ; 2 marks par trimestre.
f AlU/emeine Schul-Zeitung fur das gesammte Ufiterrichtswesen, Organ des Vereins fur wissenschafliche Pàdagogik (Gazette scolaire générale pour l'ensemble de l'instruction publique, organe de la Société de pédagogie scientifique). Rédacteur en chef : D^ K. V. Stot/, à léna, assisté du D' K. Wagner à Darmstadt, du D"" Firnhaber à Wiesbaden et du D^ Vogt à Vienne. léna, Hermann Duft, éditeur. A paru de 1823 à 1881, par numéros hebdomadaires de 8 p. in-4°. — A servi d'organe, pendant plus d'un demi-siècle, à la fraction de lécole herbartienne dont le D^ Stoy était le chef.
Bayerische Lelirer-Zeitung, Eigentum des bayerischen Volkssclndlekrervereins (Gazette bavaroise des instituteurs, propriété de la Société bavaroise des instituteurs). Rédacteur : W. Pfeiffer. Furth, au siège de la Société. Paraît par numéros hebdomadaires de 12 p. in-4°. Prix de l'abonnement, : 2 marks 50 pf. par semestre. Le journal publie en outre des suppléments littéraires [Literarische lieilage?!) auxquels on peut s'abonner au prix de 20 marks par an.
Centralblatt fur die gesammte Unterinchts- Verwaltung in Preussen (Feuille centrale de l'administration de l'instruction publique en Prusse), publiée par le ministère des affaires ecclésiastiques, médicales et de l'instruction publique. Berlin, Wilhelm Hertz, éditeur, Behrenstrasse. Paraît en douze livraisons mensuelles, format in-S». Prix de l'abonnement : 7 marks par an.
Deutsche liliitter fur erziehenden Unterricht (Feuilles allemandes pour l'enseignement éducatif), publié par Friedrich Mann. Langensalza, Hermann Beyer et fils, éditeurs. Paraît depuis le 1er janvier 1874, par numéros hebdomadaires de 8 p. in-4°. Prix d'abonnement : 1 mark 60 pf. par trimestre. — Le journal de M. Mann représente les idées de la fraction la plus modérée et la plus éclectique de l'école herbartienne ; il publie des études pédagogiques d'une réelle valeur.
Deutsche Hchulgesetzsammlung (Recueil de lois scolaires allemandes), organe central pour la législation scolaire de l'Empire allemand, de l'Au-
triche et de la Suisse. Rédacteur : Fr. -Edward Relier, ancien professeur d'école normale. Berlin, AIiclia<;lkircliplatz, 6. Paraît depuis le l"" janvier 1872, tous les jeudis, en numéros de 8 p. in-4''. Prix d'abonnement : 2 marks 25 pf. par trimestre. Der Deu/sche Schulmrmn (L'hommu d'école allemand). Rédacteur : Fr.- Edward Keller. Berlif), Michaelkirchplatz, 6. Paraît depuis 1878, trois fois par mois, en numéros de 8 p. in-4''. Prix de l'abonnement : 6 marks par an.
Deutscher Sch'dwart (Gardien scolaire allemand). Rédacteur : D' Paul Schramm. Munich, R. Oldenbourg, éditeur. Paraît depuis le l^r janvier 1872, par numéros semi-mensuels de 2* p. in-S". Prix de l'abonnement : 3 marks par an.
Deutsche Schulzeitung (Gazette scolaire allemande). Rédacteur : Fr.-Edward Keller, Berlin, Michaelkirchplatz, 6. Paraît tous les jeudis, par numéros de 8 p. in-4''. Prix de l'abonnement : 6 marks par an.
Elsass-Lothringisches Schulblatt (Feuille scolaire d'Alsace-Lorraine), fondé par Théophile Hatt, et continué avec la collaboration d'hommes d'école marquants par Paul Zunker, inspecteur scolaire à Mulhouse. Strasbourg, R. Schultz etC'°, successeurs de Berger-Levraulr, éditeurs. Paraît depuis le 1er janvier i87i^ le ler ^t le 15 de chaque mois, par numéros de 16 p. in-S». Prix d'abonnement : 6 marks 40 pf. par an
■^ Elsass-Lothringische Volksschule (L'école primaire d'Alsace-Lorraine), organe des sociétés de district d'Alsace-Lorraine, organe spécial de la Société des instituteurs de Strasbourg et de la caisse des orphelins d'instituteurs d'Alsace-Lorraide. Rédigé par J.-J. Alexandre. Strasbourg, J.-H.-Ed. Heitz, imprimeur éditeur. Paraît depuis le 1er janvier 1876, tous les samedis, en numéros de 16 p. in-8°. Prix d'abonnement : 6 marks par an ; 8 marks pour l'étranger.
Die Erziehung der Gegenwart (L'éducation contemporaine). Rédacteur : M. Schrôter. Dresde, Burdach, éditeur. Paraît depuis 1861, par numéros mensuels. Prix de l'abonnement : 4 marks par an, — Ce journal, fondé par M™® de Marenholtz, sert d'organe à ce qu'on a appelé l'orthodoxie frœbelienne.
Erztehungs-Schule, Zeitschrift fur Reform der Jngenderziehung in Schule und Haus (Ecole d'éducation, journal pour la réforme de l'éducation de la jeunesse à l'école et dans la famille). Réacteur : D"" E.Barth, Leipzig, Reichardt, éditeur. Paraît depuis le 1*' octobre 1880, le l^r de chaque mois, par numéros de 8 p. in-4°. Prix de l'abonnement : 1 mark 50 pf. par semestre. Appartient à lécole herbartienne.
Neue Blâtter aus Sûddeutschland fur Erziehung und Unterricht (Nouvelles feuilles de l'Allemagne du Sud pour l'éducation et l'instruction). Rédacteurs : Dr C. Burk à Stuttgart et G. Pfi^terer h Esslingen. Stuttgart, Chr. Belser, éditeur. Paraît depuis le 1®' janvier 1872, quatre fois par an, par numéros d'environ 5 feuilles petit in-S^, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 4 marks 60 pf. par an. — Sert de supplémentau VVûrltembergisches Schulwochenblatt . La tendance est celle de l'orthodoxie évangélique.
Neue pâdagogische Zeitung, Organ des Lehrer- Vereins, der permanenten Lehr,nittel-AusteUung und des Emeriterikasseti- Vereins der Proiunz Sachsen (Nouvelle Gazette pédagogique, organe de la Société des instituteurs, de l'Exposition permanente de matériel d'enseignement, et de 1? Société de la caisse des retraites de la province de Saxe). Rédacteur : C. Helmcke. Magdebourg, Friese ot Fuhrmann, éditeurs. Paraît depuis le 1»' janvier 1877, tous les quinze jours, le samedi, par numéros de 8 p. in-4o. Prix de l'abonûemenu 1 mark par trimestre.
PÉRIODIQUES
PÉRIODIQUES
Pwlagogisches Archiv (Archives pédagogiques). Rédacteur : D' Krumme à Brunswick. Stettin, Herrcke, éditeur. Paraît depuis 1859, et donne 10 livraisons par an (cahiers de 80 p. petit in-S», avec une couverture). Prix de l'abonnement : 16 marks par an.
Padagogische Blâtter fur Lehrerbildung und Lehrerbildungsanstalten (Feuilles pédagogiques pour la formation des instituteurs et pour les écoles normales). Rédacteur en chef : le D' Kehr, directeur de l'école normale d'Erfui't. Gotha, E.-F. Thicnemann, éditeur. Paraît depuis 1872, 6 fois par an, par fascicules de 96 p. in -8° avec une couverture. Pas de prix d'abonnement indiqué. — Cette revue, dont le directeur, M. Kehr, est mort en 1885, publie d'estimables travaux sur l'histoire de la pédagogie et sur la méthodologie pratique.
Padagogische Reform (La rjéforme pédagogique), rédigée par Harro KÔhncke. Hambourg, Boysen, éditeur, gr. Bleiclien, 32. Paraît depuis le lerjanvier 1877, tous les vendredis, par numéros de 6 pages in-folio. Prix d'abonnement : 1 mark 50 pf. par trimestre.
Padagogische Rundschau auf dem Gebiete des Unterrichtswesens aller Liinder (Revue pédagogique du domaine de l'instruction publique de tous les pays); organe international mensuel. Rédacteur : le prof. Fried.Kôrner. Hildburghausen, F.-W. Gadow et fils, éditeurs. Paraît depuis le 1er janvier i881, tous les mois, par numéros de 64 p. gr. in-so.Prix du numéro : 50 pfennigs.
Padagogische Studien (Etudes pédagogiques). Rédacteur : D"" W. Rein à Eisenach. Dresde, Bleyl et Kaemmerer, éditeurs. Paraît depuis 1880, quatre fois par an, par numéros de 48 p. in-8°, avec une couverture. Prix de la livraison : l mark. — Appartient à l'école herbartienne.
Padagogische Zeitung (Gazette pédagogique), publiée par la Société des instituteurs de Berlin. Rédacteur responsable : H. Schrôer . Berlin, A. Buchwitz, éditeur de la Société, Dreysestrasse, 10. Paraît depuis le l^r janvier 1872, tous les jeudis, par numéros de 6 à8 p. in-folio. Prix d'abonnement : 1 mark 50 pf. par trimestre. — Sert d'organe à une Société très militante, le Deutscher Lehretverein. qui représente l'opinion libérale. Rédigée exclusivement par des instituteurs, la Padagogische Zeitung est le journal qui renseigne le plus directement et le plus complètement ses lecteurs sur ce qui se passe au sein du monde scolaire allemand.
Psedagogium, revue mensuelle d'éducation et d'enseignement, publiée, avec la collaboration de pédagogues distingués, par le D"" Fr. Dittes. Leipzig (et Vienne), Julius Klinckhardt, éditeur. Paraît depuis le l^r ofrtobre 1878, en livraisons de 4 à 5 feuilles in-8o. Le prix de l'abonnement a varié; pour la 7^ année (1884-1885), il est de 1 11. 35 par trimestre. — Le Pœdagogium occupe incontestablement la première place parmi les périodiques pédagogiques de langue allemande. Il représente l'opinion libérale.
Dev praktische Schulmann, Archiv fur Materialien zum Unterricht in der Real-, Bûvger- und Volksschule (L'homme d'école pratique, archives de matériaux pour l'enseignement dans la Realscliule, l'école primaire supérieure et l'école primaire élémentaire). Rédacteur : Albert Richter. Leipzig, Fried. Brandstettcr, éditeur. Paraît depuis le l*^"" janvier 1852, à raison de o livraisons par an (chaque livraison contient environ G feuilles in-80, avec une couverture). Prix de l'abonnement : 10 marks par an.
Repertorium der Pàdagogik (Répertoire de la pédagogie), organe pour l'éducation, l'instruction et la littérature pédagogique. Fondé en 1847 par F.-X. HeindI, continué par le D^ J.-B. Hcindl ; publié et rédigé par Joh.-Bapt. Schubert, à
Augsbourg. Ulm, J. Ebner, éditeur. Paraît depuis 1847, à raison de 12 numéros par an, comprenant chacun 3 feuilles in-8o et une couverture. Pas de prix d'abonnement indiqué.
Rheinische BUitter fur Erziehung und Unterricht (Feuilles rhénanes pour l'éducation et l'instrnction). Rédacteur en chef, depuis 1885 : Richard KÔkler. Francfort sur le Mein, Moritz Diesterweg, éditeur. Paraît depuis 1827, 6 fois par an, par fascicules de 96 p. in-18, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 8 marks par an. — Celte revue, fondée en 1827 par Adolphe Diesterweg, l'éminent pédagogue, est restée sous sa direction jusqu'à sa mort, en 1866 ; elle a eu ensuite pour directeur, de 1866 à 1884, Wichard Lange, de Hambourg; après la mort de ce dernier, il y a eu un court interrègne durant lequel la tutelle du périodique a été placée entre les mains de la Diesterweg- Stiftung à Berlin; puis un nouveau directeur a été choisi par l'éditeur en la personne de M. Kôliler, directeur de la Realschule d'Idstein. — Sur le rôle joué par les Rheinisc/œ Blâtter dans l'histoire de la pédagogie en Allemagne, V. l'article Diesterweg.
Wûrttembergisches Schulwochenblatt (Feuille scolaire hebdomadaire du Wurtemberg). Rédacteur : Dr C. Bu7^k. Stuttgart, Chr. Belse^ , éditeur. Paraît toutes les semaines, par numéros de 8 p. in-4o. Prix de l'abonnement : 5 marks 20 pf. par an.
Angleterre.
The Educational Times and Journal of the Collège of Preceptors. Londres, aux bureaux du journal, 89, Farringdon Street, E. C. Paraît depuis 1848 ; la nouvelle série, qui date de 1862, se publie par numéros mensuels de 32 p. iu-4o. Prix du numéro : 7 pence. — Sert d'organe au Collège of Preceptors, association de professeurs de l'enseignement secondaire.
The Jourjial of Education (Le Journal d'éducation). Londres, chez l'administrateur du journal, 86, Fleet Street. Paraît depuis 1869, le premier de chaque mois, par numéros de 32 pages in-4°. Prix d'abonnement : 6 shillings 6 pence par an. — Le Journal of Education est rédigé par M. Storr, examinateur à l'Université de Londres, qui a su faire de cette publication l'organe le plus autorisé de l'école pédagogique libérale en Angleterre.
The School Guardian (Le Tuteur de l'école). Londres, au dépôt de la National Society, Sanctuary, Westminster. Paraît depuis 1876, tous les samedis, par numéros de 40 p. in-4°. Prix de l'abonnement : 6 shillings 6 pence par an. — Sert d'organe à la National Society, association fondée sous le patronage de l'Église anglicane.
The Sc/toolmaster (Le Maître d'école). Londres, chez l'administrateur du journal, 14, Red Lion Court, Fleet Street, E. C. Paraît depuis le 1*' janvier 1872, tous les samedis, par numéros de 32 à 48 pages in-folio. Prix d'abonnement : 6 shillings 6 pence par an. — Ce journal sert d'organe ;\ l'Union nationale des instituteurs primaires {National Union of El ementary Teachers); toutefois il n'est pas la propriété de cette association, et sa rédaction est entre les mains d'un groupe indépendant.
Autriche-Hongrie.
Consulter le Catalogue des journaux publié par la poste autrichienne, ainsi que les catalogues déjà mentionnes de Gracklauer et dos frères Kôppel (pour la langue allemande).
Nous ne pouvons donner aucune indication sur les journaux pédagogiques en langue magyare.
f Allgemeine OEsterreichische Lehrer zeitung. (Gazette autrichienne générale des instituteurs). Rédacteur : Josef lîeiwich. Prague, Ten)p>ky. A paru jusqu'en 1883, par numéros hebdomadaires
PÉRIODIQUES
PÉniODlQUKS
de 8 p. in-folio. Le prix de l'abonnement était de 4 florins par an.
Cmtvalhlalt fur dns gewerblkhe Unterrichfswesrn in Œsterreich (Feuille centrale pour l'enseignement professionnel en Autriche). Rédigée, sous l'autorité du ministère des cultes et de l'instruction publique, par M. Franz von Uaijmerle. Vienne, Alfred Hôlder, éditeur. Paraît depuis octobre I88"2. tous les deux mois, par livraisons de 4 à 5 feuilles in-8°. Prix de l'abonnement : 1 florin le volume, comprenant 4 livraisons.
Freie pcidagagische Dlàtter ^J^ibres Feuilles pédagogiques), rédigé par ^.-CAr, Jessen. Vienne, veuve Pichler et fils. Paraît depuis le l*"* janvier 1807, par numéros hebdomadaires de 16 p. in-S". Prix d'abonnement : 1 florin 25 kr. par an.
Gesetzblntt fur Volks- und Bûrgerschulen Œstprreichs (Journal des lois pour les écoles primaires élémentaires et supérieures d'Autriche). Vienne, veuve Pichler et fils, éditeurs. Paraît depuis le V^ janvier 1872, par numéros semi-mensuels d'environ 12 p. in-8°. Prix de l'abonnement : 1 fl. 60 kr. par an.
Kindergarten, Bewahr-AnsvzU und Elemeniar- Klasse (Le Jardin d'enfants, .» salle d'asile et la classe enfantine), organe du Deustcher Frœbel- Verôand. Rédigé par F. Seidel, à Weimar. Vienne, veuve A. Pichler et fils, éditeurs. Paraît depuis le ic' janvier 18G0, par numéros mensuels de 16 p. in-8°. Prix d'abonnement : 4 marks ou 2 florins par an. — Fondé par MM. A. Kôhler, F. Schmidt et Fr. Seidel, continué aujourd'hui par M. Seidel resté seul après la mort de ses collaborateurs, le Kindergarten représente, dans l'école frœbelienne, une tendance un peu différente de celle qui a pour organe Die Erziehnng der iîcgejiwart; son frœbelianisme est éclectique, point intolérant ni mystique.
Œsterreichtscfier Schulbote (Messager scolaire autrichien). Rédigé actuellement par Frans Frisch, à Klagcnfurt. Vienne, veuve Pichler et fils, éditeurs. Paraît depuis )e l^"" janvier 1851, le 1er et le 15 de chaque mois, par numéros d'une feuille à une feuille et demie in-S». Prix d'abonnement : 1 florin par trimestre. — D'opinion libérale.
Pxdagogium, recueil mensuel d'instruction secondaire (en tchèque). Rédacteurs '.Jean Le par et Jean-L. Mnsek. Prague, Fr.-A. Urbanek, éditeur. Paraît depuis 1879 par numéros de 48 p. in-8o. Prix de l'abonnement : 5 florins 20 kr. par an.
Pestoun (Le Nourricier), journal populaire d'éducation pour les familles et pour les instituteurs et les institutrices des écoles primaires, des écoles maternelles, et des crèches (en tchèque). Rédacteur: A.-K. Vitak. Politchka (Bohême), aux bureaux du journal. Paraît depuis 1883 tous les mo.'s par numéros de 32 pages in-S". Prix de l'abonnement: 2 florins par an.
Posel z Budce (Messager du Réveil), journal pour les maîtres d'école de la Bohême, de la Moi-avie, de la Silésie et du pays des Slovaques (en tchèque). Rédacteur : Venceslas Kre.dba. Prague, Fr. Urbanek, éditeur. Paraît depuis 1861), par numéros hebdomadaires de 18 p. in-8°. Prix de l'abonnement : 5 florins par an.
Popotnik (Le Voyageur), journal de l'école et de la maison (en slovèno). Rédacteur: M. A'era^ Maribor (Marbourg). Paraît depuis 1880, deux fois par mois, par numéros de 16 p. in-8°. Prix de l'abonnement: 1 florin 60 kr. paran.
Szkola (Hcûle), organe de la Société pédagogique de Galicie (en polonais). Rédacteur : Louis Dziedzicki. Lvvow (Lemberg), aux bureaux du journal. Paraît depuis 1867, par numéros hebdomadaires de 8 p. in-8o. Prix de l'abonnement : 4 florins par an.
Ucitelské Xoviny (Journal des maîtres d'école) ; (en tchèque). Rédacteur : Joseph Kral. Prague,
imprimerie d'Alois Wiesner. Parait depuis le l""" jarivier 1883, par numéros hebdomadaires de 12 p. 10-4". l'rix de l'abonnement: 4 florins par an.
Wegweiser durch die pddngogi'iche Lileratur (Indicateur de la littérature pédagogique). Vienne, veuve Pichler et fils, éditeurs. Parait depuis !e 1er janvier 1875, par numéros mensuels de 8 p. in-8".Prix de l'abonnement : 1 florin par an.
Zeitschrift fur f/as Kindergarlenv:esen (Journal des jardins d'enfants), organe de la Société des jardins d'enfants d'Autriche. Rédacteur : Ph. Brunner, A. -S. Fischer et Jos. Kraft. Vienne, Graser, éditeur. Paraît depuis janvier 1882, par numéros mensuels de 16 p. in-S'^. Prix de l'abonnement : 2 florins par an.
Zeitschrift fur Schul-Geographie 'Journal de géographie scolaire). Rédacteur : A.-E. Seibe/t, à Bregenz. Vienne, Alfred Holder, éditeur. Parai depuis octobre 1879, par numéros mensuels de 32 p. in-8°, avec une couverture. Prix de l'abon nement : 3 florins par an.
Belgique.
Consulter VAnnuaire de la librairie belge, de Lebègue et C'", à Bruxelles, qui donne une liste alphabétique de tous les journaux paraissant en Belgique.
L'Abeille, revue pédagogique pour l'enseignement primaire et l'enseignement moyen du degré inférieur. Administration et rédaction : Bruxelles, rue des Deux-Églises, 57. Paraît depuis 1855, par numéros mensuels de 3 feuilles in-S», avec couverture. Prix d'abonnement : 6 fr. par an. — V Abeille est rédigée depuis sa fondation par M. Th. Braun, inspecteur des écoles normales. V. l'article Abeille (L').
L'Avenir, revue pédagogique, scientifique et littéraire. Bruxelles, 194, ch. de Ninove. Paraît depuis 1876, tous les dimanches, par numéros de 4 p. \n-i°. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an; pour l'étranger, 8 fr. — C'est le plus libéral des journaux scolaires belges.
f Bulletiji du ministère de Vinstruction publique. Bruxelles, typographie E. Guyot, 12, rue Pacheco. A paru de 1«78 à 1885, par numéros mensuels de format in-S", avec une couverture. Il comprenait 7 sections, ayant chacune une pagination différente : 1° Lois et arrêtés ; 2° Circulaire décisions et avis ; 3" Documents parlementaires; 4^^ Documents administratifs, etc.; 5° Statistique; 6° Partie non officielle; "«^ Bibliographie.
L'Obsercateur, revue pédagogique. Rédacteur : V. Mirguel, directeur de la Section normale de Huy. Huy, H. Mignolet, imprimeur-éditeur. Paraît depuis le pr janvier 1882, le 1er et le 15 de chaque mois (avec interruption du 15 août au 15 octobre), par numéros de 24 p. in-S°, avec une couverture. Prix d'abonnement : 6 fr. par an ; pour l'étranger le port en sus.
Le Progrès, journal de l'éducation populaire, publié par la Société centrale des instituteurs belges. Comité de rédaction : Bruxelles, rue de Cologne, 67 d. Paraît depuis le ler janvier 1861, tous les dimanches, sauf pendant les vacances, par numéros de 12 p. in-4o (don! 4 p. do partie pratique). Prix d'abonnement : 5 fr. 26 c. par an ; pour l'étranger, 7 fr. an.
Brésil.
Revista da Liga do ensino (Revue de la Li^ue de l'enseignement). Rédacteur en chef : Rug Barboza, président de la Ligue. Rio de Janeiro, l aro et Lino, éditeurs. Paraît depuis le !«' janvier 1884, par numéros mensuels de 28 p. in-4°, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 5 duros par an.
Bulgarie et Roumélie orientale.
Outchebev viestnik (Messager d'école), organe
PÉUIODIQUES
PERIODIQUES
du ministère de l'instruction publique de la Bulgarie. Rédacteur : S. Vatzov à Sophia. — Paraît à peu près tous les mois depuis janvier 1883, par numéros d'environ 64 pages in-S». Prix de l'abonnement pour l'étranger : 10 fr.
Ofchi/ichten dnevnik (Journal d'école), organe de la direction de l'instruction publique de la Roumélie Orientale. Rédacteur : J. Grouïev. Philippopoli, bureau de l'imprimerie provinciale. Paraît à peu près tous les mois depuis octobre 1883, par numéros d'environ 56 pages in-4°. Prix de l'abonnement, 40 gros d'or.
Canada.
L'Enseignement primaire, journal d'éducation et d'instruction. Rédacteur-propriétaire :/.-B. Cloutier. Québec, imprimerie L.-J. Demers et Frère. Paraît depuis le 1" janvier 1881, le i" et le 15 de chaque mois, par numéros de 12 p. gr. in-12o. Prix de l'abonnement : un dollar par an.
f Journal de Vinstruclion publique. Rédacteur en chef: Pierre-J.-O. Chauveau, surintendant de l'instruction publique du Bas-Canada. Montréal, publié par le département de l'instruction publique. A commencé à paraître en 1857, par numéros mensuels de 32 p. in-4o, illustrés. Le prix de l'abonnement était de 5 chelins par an.
f Journal de Vinstruclion publique, organe des instituteurs catholiques de la province de Québec. Montréal, J.-B. Rolland et fils, éditeur. A paru de 1881 à 1884, par numéros mensuels de 32 p. gr. in-8". Le prix de l'abonnement était d'un dollar par an.
Danemark.
Consulter le Catalogue des journaux publié par la poste danoise {Fortrgnelse over Tidender og Tidsskrifter , der forsendes med Posterne i Danmark).
f Nordisk Husflids Tidende (Journal Scandinave du travail domestique). Fondé en 1870 par M. Clauson-Kaas, qui l'a dirigé jusqu'en 1881. Paraissait tous les mois.
Espagne.
Consulter la Statistique générale de l'enseignement primaire en Espagne pendant la période décennale finissant au 31 décembre 1880. On y trouve une liste des journaux pédagogiques existant au 31 décembre 1880 ; il y en avait 52 ; 70 autres avaient, à cette même date, cessé de paraître.
Anales de la Ensenanza (Annales de l'enseignement). Ce journal se publie depuis le 1^^ janvier 1849; il a changé plusieurs fois de titre. Son titre actuel date de 1874. Madrid, Greg. Heriiando, éditeur. Paraît trois fois par mois, par numéros de 8 p. in-4o. — Pour l'historique, V. l'article Annales de renseignement.
Boletin de la Institucion libre de ensennnza (Bulletin de l'institution libre d^enseignement), organe officiel de la Institucion libre de ensenanza. Madrid, Infantas, 42. Paraît depuis 1877, deux fois par mois, par numéros de 16 p. gr. in-8°. Prix de l'abonnement : 10 pesetas par an. — Ce journal, fondé par un groupe de professeurs libéraux, est une revue scientifique, littéraire et pédagogique d'une lecture intéressante et variée.
El Defensor del Alagisterio (Le Défenseur du magistère). Directeur : Eugenio Cemborain y Espana. Madrid, Galle de San Bernardo, 85. Paraît depuis 1880, quatre fois par mois, par numéros de 8 p. in-4°. Prix de l'abonnement : 20 réaux par an.
La Ilustracion de Espana, periôdico consar/rado a la defejisa de los intereses del magisterio espanol (L'Illustration d'Espagne, journal consacré à la défense des intérêts du magistère espagnol). Directeur, S. Calleja. Madrid, aux bureaux du journal, Galle de la Paz, 7. Paraît depuis le mois de juin 1884, par numéros de 8 p. in-i», sans pé-
riodicité régulière indiquée. Prix d'abonnement non indiqué.
El Magisterio espanol (Le Magistère espagnol), journal d'instruction publique. Directeur i)ropriétaire : Emilio Ruiz de ^alazar. Madrid, aux bureaux du journal, Galle del Barco, 20. Paraît depuis 1867, six fois par mois, par numéros de 4 p. in-folio. Prix de l'abonnement: 13 pesetas 50 par an; étranger, 18 fr.
El Monitor de primera ensenanza, revista pedagogica-administrativa (Le Moniteur de l'enseignement primaire, revue pédagogique administrative). Barcelone, Juan et Antonio Basiinos, éditeurs» Galle de la Boquerfa, 47. Paraît depuis le 1" janvier 18fiO, tous les samedis, par numéros de 16 p. gr. in-8°. Prix de l'abonnement : 7 pesetas par an,
El P7'ofesorado, ôrgano del Colegio de profesores de Cataluna (Le Professorat, organe de la société des professeurs de Catalogne). IJirecteur : José Vild y Sallai^e's. Barcelone, calle de Rull, 5. Paraît depuis novembre 1883, par numéros d'abord semi-mensuels, puis mensuels, de 8 p. in-4o. Prix de l'abonnement : 9 réaux par semestre.
La Reforma (La Réforme), journal d'enseignement primaire. Madrid, aux bureaux du journal, Rosales, 10. Paraît depuis le !«"■ janvier 1871, tous les jeudis, par numéros de 4 p. in-folio. Prix de l'abonnement : 5 pesetas par an.
États-Unis de l'Amérique du Nord.
Le catalogue publié par E. Steiger à New- York {Tfie periodicul Uterature of the United States of AmericUf 1873) contient le titre de 171 périodiques américains relatifs à l'éducation.
American Journal of Education (Journal américain d'éducation). Rédacteur : Henry Barnard. Paraît depuis 1855, par numéros trimestriels formant chaque année un volume de 700 à 800 p. in-8° ; sa collection se compose aujourd'hui de 30 volumes, véritable encyclopédie pédagogique, contenant l'analyse ou la traduction des ouvrages les plus importants relatifs à l'enseignement et la biographie des éducateurs célèbres. — V. l'article Barnard.
Education, an international magazine (L'Éducation, revue internationale). Directeur : Tliomas-W .Bicknell. Boston, New-England Publisliing Company. Paraît depuis le 1^' septembre 1880, tous les deux mois, par livraisons de 110 à 112 p. in-8°, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 4 dollars par an. — C'est la seule grande revue américaine qui soit consacrée exclusivement à la pédagogie.
Home and School, ajournai of popular éducation (La Maison et l'Ecole, journal d'éducation populaire). Louisviile, Morton et C", éditeurs. Paraît depuis janvier 1872, par numéros mensuels de 48 p. in-8°, illustrés, avec une couverture. Prix de l'abonnement ; 1 dollar 50 cents par an.
Indiana School Journal, organ of the State Teachers' Association and of the Superinten'ient of Public Instruction (Journal scolaire de l'Indiana, organe de l'Association des instituteurs de l'Etat et du surintendant de l'instruction publique). Indianopolis, Bell et Brown, éditeurs. Paraît depuis 1856, par numéros mensuels de 48 p. iii-8, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 1 dollar GO cents par an.
ïhe Jouynal of Education, New-England and National (Le Journal d'éducation, de la Nouvelle- Angleterre et National). Boston, au siège de la New-England Publishing Company, 16, Hawloy Street. Paraît depuis le icr janvier 1875, tous les jeudis, par numéros de 16 pages in-folio. Prix d'abonnement : 3 dollars par an. — Ce journal a été fondé par M. Th.-W. Bicknell, sous la direction duquel il est encore placé aujourd'hui. Au
PÉRIODIQUKS
PÉRIODIQUES
début, il s'adressait plus spécialement au public do la Nouvelle-Angleterre, et avait pris le titre de New-Knqland Journal of Education. Ayant ensuite élargi son cadre, il a ajouté à son titre primitif l'épitliète de National. C'est le plus important des journaux pédagogiques américains : aussi lui avons-nous consacré un article spécial. — V. Journal d'éducation de la Nouvelle-Angleterre. ..
National Teachers Monthly (Revue mensuelle nationale des instituteurs). New-York, Barne etC'«, éditeurs. Paraît depuis novembre 1874 par numéros mensuels de 32 p. in-8% avec une couverture. Prix de l'abonnement : 1 dollar par an.
The Pennsylvania School Journal^ devoted ta school and home éducation (Journal scolaire de Pensylvanie, consacré à l'éducation à Técole et dans la famille). Rédacteur : E.-E. Higbee. Lancaster (Pensylvanie), J.-P. Mac-Gaskey, éditeur. Paraît depuis 1853, par numéros mensuels de 30 p. 10-8°, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 1 dollar et 60 cents par an.
The Primary Teacher, a monthly magazine (L'instituteur primaire, magasin mensuel). Directeur : \V,-E. Sheldon. Boston, New-England Publishing Company, 16, Havvley Street. Paraît depuis septembre 1876, par numéros mensuels de 32 p. in-8% avec une couverture. Prix de l'abonnement : 1 dollar par an.
Schermerhorn's Monthly^ a magazine for Parents and Teachers (Journal mensuel de Schermerhorn, magasin pour les parents et les instituteurs). New-York, Schermerhorn, éditeur. Paraît depuis 186», par numéros mensuels de 48 p. in-8, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 2 dollars par an.
Tlie Wisconsin Journal of Education, organ of the State Teachers' Association and of tlie Department of Public Instruction (Journal d'éducation du Wisconsin, organe de l'Association des instituteurs de l'Etat et du Département de l'instruction publique). Madison, Whitford et Pradt, éditeurs. Paraît depuis 1871, par numéros mensuels de hO p. in- 8°, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 1 dollar par an.
Etats-Unis de Colombie.
Anales de la insfruccion pûblica en Los Estados Unidos (le Colombia (Annales de l'instruction publique dans les Etats-Unis de Colombie), journal officiel, destiné à l'encouragement et à la statistique des établissements d'enseignement public. Bogota, imprimerie Eclieverri'a frères. Paraît depuis le l*r janvier 1881, par fascicules mensuels de 80 p. in-8°, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 3 dures par an.
Grèce.
Ephîmeris ton Philomathôn (Journal des amis de la science), philologique, ecclésiastique et scolaire. Athènes, imprimerie « Le Palamède». Paraît depuis avril 1853, deux fois par mois, par numéros de 16 p. in-8°. Prix de l'abonnement : 10 drachmes par an.
l'talôn (Platon), revue pédagogique et philologique, organe du Syllogos didastmlikos. Athènes, 10, rue d'Homère. Paraît depuis 1879, par numéros mensuels de 2 à 4 feuilles in-S» avec une couverture. Prix de l'abonnement : 10 drachmes par an.
Hollande.
Consulter le Livre d'adresses de la librairie hollandaise [Adresboek voor den Nederlandschen Boekhandel) de Brinkniuun, à Amsterdam (parait chaque année).
De Wckker (Le Réveil). Rédacteur : G.-B. Lalleman, i\ Moordrecht, et M.-J. Ijzerman, à Amsterdam. La Haye, chez l'éditeur du journal,
2« VVagenstraat, 100. Paraît depuis le I^' janvier 1844, le mercredi et le samedi, par numéros de 4 p. in-folio. Prix de l'abonnement : l florin 75 cents par trimestre.
Italie
Consulter le Catalogue des périodiques, présenté à l'Exposition nationale' de ISSî à Milan [Raccolta dei perioiJici presentata aW Esposizione nationale del 188i in Milano).
f UAvvenire délia scuola f L'A venir de l'école). Directeur : Antonio Pasquale. Naplcs, Via Maffei a San Gregorio Arnieno, 12. A paru de 18:6 à 1882, tous les quinze jours, par numéros de 32 p. in-80, plus un supplément de 8 p. contenant les documents officiels, avec une couverture. Le^ prix de l'abonnement était de 8 fr. par an ; étranger, 10 fr.
f Archivio di pedagogia e scienze sociali (Archives de pédagogie et de sciences sociales). Palerme, aux bureaux du journal, Via Monteleone, 25, et Rome, librairie Paravia. Cette revue, fondée en 1876, sous le titre de Archivio di pedagogia e scienze affini, par M. Emanuele Latino^ professeur à l'Université de Palerme, est restée sous sa direction exclusive jusqu'à la fin de 1881. A partir de 1882, elle a modifié son titre, et a été dirigée conjointement par MM. Latino et S. -F. De Dominicis, ce dernier professeur à l'Université de Pavie. V Archivio di pedagogia paraissait 6 fois par an (de façon très irrégulière), par fascicules de 4 à 8 feuilles in-8'*, avec une couverture. Le prix de l'abonnement était de 12 fr. par an, 14 fr. pour l'étranger. — Il a été remplacé par La Cronaca delta istruzione pubblica e privatn.
Bolleltino iiffici'de del Ministero delC Istruzione pubblica (Bulletin officiel du ministère de l'instruction publique). Rome, imprimerie Bencini. Se publie depuis 1874, par fascicules mensuels de 32 pages au moins, format in-4. Prix d'abonnement: 8 fr. par an; avec l'état du personnel, 9 fr.
Cronaca delln istruzione pubbiica e privata (Chronique de l'instruction publique et privée), organe de la Société d'instruction et d'éducation. Fondateur et àïveci^wT \ Emanuele Latino; codirecteurs : Gius. Toti et E.-P. Scaglione. Palerme, aux bureaux du journal, 408, \ ia Vittorio Emanuele. Paraît depuis juillet 1884, le 15 de chaque mois, par livraisons de 32 pages ou plus, format in-8°, avec une couverture. A remplacé V Archivio di pedagogia.
f LEco, bollettino ufficiale deW Associazione nazionale fra i maestri elemeiitari (LEcho, bulletin officiel de l'Association nationale des maîtres élémentaires). Rome, à la présidence du Conseil directeur de l'association, Piazza del Biscione, 95. A paru de 1881 à 1884, par numéros mensuels, de 4 à 8 p. in-8° Le prix de l'abonnement était de 1 fr. 50 par an. — A lait suite au journal La Luce.
-j- Giornale del regio Museo d istruzioyie e di educnzione (Journal du Musée royal d'instruction et d'éducation). Rome, librairie Manzoni, éditeur. A paru du l^r janvier 1876 jusqu'en 1879, par numéros mensuels de 32 p. in-4o,avec un supplément de 8 pages. Le prix de l'abonnement était de 6 fr. par an ; étranger, 10 fr.
f La Guida dell' Educatore, journal mensuel publié à Florence par l'abbé Lambruschini de 1836 à 1803. La collection forme 28 vol. in-8. — V. l'article Laynbruschini.
La Guida del maestro elementare italiano e dell' educatore <Le Guide du maître olomeutairo italien et de l'éducateur). Directeur : Antomno Parato. Turin, à l'administration du journal, Nia Stampatori, 12. Paraît depuis novembre 1864, tous les mercredis (pendant les vacances deux fois par mois seulement), par numéros de 16 p. in-S"^,.
PÉRIODIQUES
PERIODIQUES
plus un supplément de 8 pages Prix de l'abonneluent : 6 fr. par an.
L Italiapedagogica, eco deW Associazione nazionnle fra gl' insegnanti primari (L'Italie pédagogique, écho de l'Association nationale des instituteurs primaires). Directeur: A. Pavesi. Rome, imprimerie aile Terme Diocleziane. Paraît depuis le 1*' février 1885, les 1", lO et 20 de chaque mois (une seule fois par mois en septembre et octobre), par numéros de 16 p. grand in-8'', avec une couverture. Prix de l'abonnement : 4 fr. par an ; pour l'étranger, le port en sus. — Fait suite aux journaux la Luce et VEco.
\ La Luce, palestra educativa nazionale, organo (leW Associazione générale fra i maeslri elemenlari italiani (La Lumière, palestre éducative nationale, organe de l'Association générale des maîtres élémentaires italiens). Rédacteur eu chef: A. Pdvesi. Rome, bureaux : Via de' Greci, 4. A paru de nov. 1877 à sept. 1881, trois fois par mois, en numéros de 16 p. grand in-8°, avec une couverture. Le prix de l'abonnement était de 4 fr. par an; pour l'étranger, le port en sus.
Il Maestro elementnre italiano (L'Instituteur primaire italien), moniteur hebdomadaire des in- 6 ituteurs primaires. Directeur : le professeur IIilebrando Bencivenni; rédacteur en chef, le prof. G. -G. Galizzi. Turin, G. Tarizzo, éditeur. Paraît depuis octobre 1874, tous les dimanches (deux fois par mois seulement durant les vacances), par numéros de 16 p. in-4, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 7 fr. 50 par an.
Il nuovo Educatore (Le nouvel Educateur), dirigé par Giacomo Veniali et Siro Corti. Rome, G.-B. Paravia et C'e, éditeurs. Paraît depuis le Ic octobre 1881, tous les samedis, par numéros de 24 p. in-8'' (dont 8 p. de partie didactique), avec une couverture. Prix de l'abonnement : 7 fr. par an ; 9 fr. 60 pour l'étranger.
f La prima Educazione, organo officiale delV Ataneo G.-B. Aleotti di Argtnta (La première Education, organe officiel de l'Athénée G.-B. Aleotti d'Argenta). Directeur : le prof. Luigi Zacrhelti. Copparo (Ferrare), aux bureaux du journal. A paru depuis le mois de novembre 1878, par numéros mensuels de 16 p. in-8o et un supplément didactique de 8 pages, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 2 fr. par an,
// Risveglio educativo (Le Réveil éducatif). Directeur : G.-A. Marcati. Milan, aux bureaux du journal, Corso Magenta, 54. Paraît depuis octobre 1884, tous les dimanches, par numéros de 16 p. in-folio (dont 8 p. de partie didactique), avec une couverture. Prix de l'abonnement : 7 fr. 50 par an.
-j- La Scienza deW Educazione (La Science de réducation), journal hebdomadaire de pédagogie pratique, appliquée, scientifique et expérimentale (selon la méthode intuitive). Directeur : le Dr Paolo lUccardi, professeur à l'Université de Bologne, Milan, Enrico Trevisini, éditeur, A paru pendant deux ans (de nov. 1881 à nov. 1883), par numéros de 16 p. in-8. Prix de l'abonnement : 6 fr. par an ; 7 fr, pour l'étranger,
f La Scuola ehmentare (L'Ecole élémentaire). Directeur : Orazio Pennesi. Rome, C. Capaccini, éditeur, Piazza Montevecchio, 9. A paru depuis 1880, par numéros hebdomadaires de 8 p. in-4. Prix de l'abonnement : 3 fr. par an ; étranger, 6 fr.
f/Z Vittorino da F^Z^re (Le Victorin de Foltre), organe de la Ligue des salles d'asile italiennes, sous le patronage de S. M, la reine d'Italie. Directeur : le professeur Vincenzo De Ca'^tro. Milan, aux bureaux de la Ligue, Via Parini, 9, A paru depuis 1882, par numéros mensuels de 32 p. in-S", avec une couverture. Prix d'abonnement : 3 fr. par semestre.
Pérou.
f Boletin de instruccion jmblica (Bulletin d'instruction publique). Lima, aux bureaux du journal, Galle de Melchor-malo, 132. A commencé sa publication en 1877 ; paraissait deux fois par mois, par numéros de 16 p. grand in -8°, avec couverture. Prix de l'abonnement : 10 soles par an. — A cessé de paraître à la suite de la guerre avec le Chili.
Portugal.
A Escola (L'Ecole), journal de pédagogie et d'instruction primaire. Directeur : HeJirique Fveire. Lisbonne, à l'administration du journal, rua de S. loao da Matta, 6. Paraît depuis le 25 mai 1884, par numéros de 8 p. in-4; il doit paraître 48 numéros par an. Prix de l'abonnement : 1 milréis 200 reis par an.
Revista de Sociedade de instrucçao do Porto (Revue de la Société d'instruction de Porto). Porto, imprimerie occidentale, rua de Fabrica, 66. Paraît depuis le 1^*^ janvier 1881, par numéros mensuels de 3 à 4 feuilles in-8°, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 2 milréis et 250 reis; pour l'étranger, le port en sus.
Revista escolar portugueza (Revue scolaire portugaise). Directeurs : José Elias Garcia et le D"" José Da Cunha Castello Branco Saraiva. Lisbonne, aux bureaux du journal, rua dos Retrozeiros, 141. Paraît depuis le 29 février 1884, le 15 et le 30 de cliaque mois, par numéros de 10 p. in-4°. Prix de l'abonnement : 1 milréis et 200 réis par an. ^,
République argentine. m.
La Revista pedagôgica (La Revue pédagogique). Directeurs : José-M. Gritta et Romulo-L. Albino. ^ Buenos-Aires, Suipaclia, 205, Paraît depuis la fin " de 1882, d'abord tous les quinze jours, et chaque semaine depuis février 1885, par numéros de 8 p. in-folio à l'origine, et actuellement de 8 p. in-8"' avec une couverture. Prix de l'abonnement : 2 duros par semestre.
El Monitor de la educacion comun (Le Moniteur de l'éducation commune), publication officielle de la Commission nationale d'éducation. Buenos-Aires, au siège de la Commission (D' B Zorrilla, président; D"^ Victor-B, Molina, secrétaire). Paraît depuis le commencement de 1882, et publie environ 25 numéros par an, chacun de 32 à 48 p. in-4o. Pas de prix d'abonnement indiqué.
Revista de la asociacion de maestros (Revue de l'association des instituteurs). Buenos-Aires, aux bureaux de la commission de rédaction, calle Rodriguez Pena, 130. Paraît depuis avril 1885, par numéros mensuels de 32 pages in-8o, avec une couverture. Prix du numéro : 50 cents.
Roumanie.
Invetatorulu (L'Educateur), revue pédagogique pour les instituteurs et les institutrices. Directeur propriétaire : /. Opran. Bucharest, aux bureaux du journal, Strada Mihaiu-Voda, 62. Paraît depuis le le septembre 1877, le 1" et le 15 de j chaque mois, par numéros de 32 p. in-8°, avec une '9 couvi^rture. Prix de l'abonnement : 8 francs par an, 10 fr. pour l'étranger.
Russie.
Jensko'ié obrazovanié (Instruction des jeunes filles). Rédacteur et éditeur : V. Sipovsky. Saint- Pétersbourg. Paraît depuis 1875, tous les mois, excepté juin et juillet, par numéros de 64 à 96 pages in-8° Prix de l'abonnement : 4 roubles M par an. ^
Journal Mijiislerstva na) odnavo pro^viecldchénia (Journal du ministère de l'instruction pubii-
PÉRIODIQUES
PÉRIODIQUES
que). Rédacteur : L. Maïkov. Saint-Pétersbourg. Paraît dcîpuis \fi'-Vi par numéros mensuels d'environ 3G0 pages in-8". Prix d'abonnement: 12 roubles par an.
Nnrodrtaïa chkola (FcoIp populaire). Rédacteur et éditeur : A. -P. Vifiïkovslqj. Saint-Pétersbourg. Parait depuis 1808 par numéros mensuels de 64 àOf) pages in-S». Prix de l'abonnement : 4 roubles 50 kopcks.
Przetjlnd pedagogiczny (Revue pédagogique), journal d'éducation scolaire et domestique (en polonais). Rédacteur et éditeur : Euqrjie Babinski. Varsovw. Parait depuis le !"• janvier 1882, deux fois par mois, par numéros de 32 pages in-S". Prix de l'abonnement : 6 roubles par an.
Romshj natchalw/ oiitchitel (Instituteur primaire rnsse). Rédacteur et éditeur : V. Latychev. Saint-Péicrsbourg. Paraît depuis le 1er janvier 1880 par numéros mensuels d'environ 64 pages in-8". Prix de l'abonnement : 2 roubles 50 kopeks.
Serbie.
Prosvetni Glasnik (Messager de l'instruction publique), organe du ministère de l'instruction publique de la Serbie. Rédacteur : J.-P. Simitch. Belgrade, Bureau de l'imprimerie d'Etat. A paru environ deuxfois par moisdepuis 1880 jusqu'àla fin de 1883; paraît de nouveau depuis le leraoïît 1884 par numéros de 64 pages in-4<^. Prix de l'abonnement: 12 dinars par an.
Suède et Norvège.
Consulter le Catalogue des journaux publié par la poste suédoise (T'axa n svenska tidningnr och tidskrifter hvilka reqoireras yenom Kongl. Postverket), et le Catalogue des journaux publié par la poste norvégienne {Norske Aviser ; opgave over Pris m. V., udgivet af Marine og Post-Liepartementet).
Pedagogisk Tidskrift (Revue pédagogique), éditée par Ù.-F. Huit et Ernst-G.-F. Olbers, Halmstad, chez Gernandt, imprimeur. Paraît depuis 1805, tous les mois, par numéros de 32 p. in-S". Prix de l'abonnement : 6 couronnes par an.
Siôjdundervisningsbla'l fran Ndus (Feuille d'enseignement manuel de Niiâs). Rédacteur ; Utto Salomon. Nââs, Floda Staiion, aux bureaux du journal. Numéro spécimen publié en mars 1885 (4 p. in-4°). Paraîtra mensuellement au prix de 50 ôre par an. — Ce journal sert d'organe à l'école normale de travail manuel fondée à Nââs par M. Abrahamson.
Ti'fskrift for Folk-Undervianingen (Revue de l'enseignement populaire), éditée par Chr,-L. Anjou et Cari Kastmnnn. Stockholm, Norstedt et lils. Paraît depuis 1882, trois fois par an, et forme chaque année un volume de 192 p. in-8». Prix de l'abonnement : 1 couronne 55 ôre par an.
Suisse.
Consulter \' Indicateur du prix des journaux et autres feuilles périodiques, publié par la poste suisse.
Le Bulletin pédagogique, publié sous les auspices de la Société fribourgeoise d'éducation. Rédacteur : /*. Tanner^ professeur à l'école normale d'Hauterlve. Fribourg, imprimerie catholique suisse. Paraît depuis le l*"" janvier 1872, par numéros mensuels de 16 p. in-8°, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 2 fr. 50 par an ; pour l'étranger le port en sus.
L'Ecole, recueil pédagogique et littéraire. Lausanne, F. Payot, éditeur. Paraît depuis le !<"" janvier 1873, deux fois par mois, par numéros de 32 p. in-180, avec une couverture. Prix de l'abonnement : 4 fr. par an ; pour l'étranger 5 fr.
L'Educateur, revue pédagogique publiée par la Société des instituteurs de la Suisse romande. Rédacteur en chef : Alexandre Daguet, professeur
à l'Académie de Neucliâtel. L'administration du journal se trouve dans la ville où réside le comité central de la Société, dont le siège est change tous les deux ans. Parait le l^r et le 15 de chaque mois, depuis le l«f janvier 1805, par numéros de 16 pages in-H", avec une couverture. Prix de l'abonnement : 5 fr., par an, 0 fr. pour l'étranger.
L'Educatore délia Svizzera italiana (L Educateur de la Suisse italienne), journal publié par les soins de la Société dus amis de l'éducation du peuple. Bellinzona, impr. C. Colombi. Paraît depuis le pr janvier 1855), deux fois par mois, par numéros de 16 p. petit in-8o. Prix de l'abonnement : 5 fr. par an.
f Korrespondenzblatt des Archivs der achweizerischen permanenten Sdiulauasttdluug in ZûHch (Feuille de correspondance des archives ù^, l'Exposition scolaire permanente suisse à Zurich). Zurich, au siège de l'Exposition scolaire permanente. A paru pendant deux ans (1878 et 1879), par numéros irréguliers de 10 à 24 p. in-8o. — .\ été remplacé, à partir de 1880, par le Schweizerisches Schulurchiv.
f Der piidagogische Beobachter (L'Observateur pédagogique). Un journal portant ce titre fut publié à Zurich de 1835 à 1842 par le directeur de l'école normale cantonale Thomas Scherr : le prix de l'abonnement était de 30 schillings (un schilling valait 6 centimes). — Un autre journal du même titre a paru, d'abord comme supplément du journal politique le Landbote, à VVinterthour, en 1875 et 1870 prix : 2 fr. 50 par an), puis de 1877 à la fin de 1881, à Zurich, cliezOreli, Fussli et C^. (prix : 4 fr. par an). Il a cessé de paraître lorsque son principal rédacteur, le D' Wettstein, est devenu rédacteur en chef de la Schweizerische Lehrerzeitung.
Pestalozzi-Bldtter (Feuilles pestalozziennes), publié par la commission du Pestalozzi-Slûbchen. Zurich, au siège de l'Exposition scolaire permanente. Paraît depuis 1880, six fois par an par numéros de 16 p. in-8°. Prix d'abonnement : 2 fr. par an. — Ce petit journal est consacré à la publication de documents inédits ou peu connus relatifs à Pestalozzi.
Der Pionier, Mittheilungen nus der schweizerischen permanenten Schulausstellung in Bem und Organ fur di^n Handferfigkeits-Unterricht (Le Pionnier, publication de l'Exposition scolaire permanente suisse à Berne et organe pour l'enseignement du travail manuel). Rédacteur : E. Lûthi. Berne, imprimerie Haller-Goldschach. Paraît depuis le 1er janvier 1880, le l^r de chaque mois, par numéros de 4 p. in-4°. Prix de l'abonnement : I fr. par an.
Die Praxis der schweizerischen Volks- und MiUelschule (La Pratique de l'école primaire et moyenne suisse). Rédacteur : J. Biihlmann, à Lucerne. Zurich, Orell, Fussli et C'^. Paraît depuis 1881, en fascicules trimestriels, formant chaque année un volume de 300 p. Prix de l'abonnement : 5 fr. par an.
Le Rameau de sapin, organe du Club jurassien. Neuchâtel, aux bureaux du journal. Paraît depuis 1806, par numéros mensuels de 4 p. in-4'*, illustrés (en autographie). Prix de l'abonnement : 2 fr. par an. — V. Club jurassien.
Schweizerische Lehrerzeitung (Gazette suisse des instituteurs) , organe du Schweizerischer Lehrervereiîi. Rédigée actuellement (issô) par M. le Dr Wettstein à Kusnacht et M. Rueog.professeur, à Berne. L'administration du journal est à Frauenfeld, imprimerie J. Hubor. Parait depuis le 1er janvier |8:.0, tous les samedis, par numéros de 8 p. in-4". Prix d'abonnement : o fr. par an. — C'est le principal des journaux pédagogiques de la Suiss3 allemande.
Schweizerisches Schulurchiv ^Archives scolaires