‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 301 sur 573 · PROMENADES · texte numérisé non relu

PROMENADES

Belgique. — Après l'adoption de la loi du 1" juillet 1879, un nouveau programme avait été élabore et mis en vigueur pour les écoles primaires (arrêté du 20 juillet 1880), pour les écoles gardiennes (arrêté du 15 septembre 1880) et pour les écoles normales (arrêté du 18 juillet 1881). Le vote de la loi du 20 septembre 1884 a eu pour conséquence la rédaction de nouveaux programmes : celui des écoles primaires porte la date du 28 décembre 1884, celui des écoles normales la date du 28 février 1885.

Espagne. — Le plan d'études des écoles normales date du 15 mai 1849. L'école normale centrale d'institutrices de Madrid avait reçu le 13 août 1882 d'un ministre libéral, M. Albareda, un plan d'études plus développé ; mais ce programme a été annulé par le décret du 3 septembre 1884. Il n'a pas été publié de plan d'études pour les écoles primaires.

Grèce. — Il a été publié, à la date du 15 mai 1878, un nouveau plan d'études pour l'école normale d'instituteurs d'Athènes. Une ordonnance du 3 septembre 1879 a réorganisé l'enseignement dans les écoles primaires.

Hollande. — Les écoles normales, établissements de l'Etat, ont seules un plan d'études uniforme; pour les écoles primaires, le plan d'études est déterminé parles autorités communales, dans lés limites fixées par la loi.

Italie. — Les programmes en vigueur pour les écoles primaires sont ceux du 10 octobre I8G7, complétés par la loi du 15 juillet 1877 sur l'enseignement obligatoire. Pour les écoles normales, le programme de 18G7 a été remplacé, sous le ministère de M. De Sanctis, par un nouveau programme, du 30 septembre 1880, qui a fait place à son tour au programme du l^r septembre 1883.

Portugal. — Le programme des écoles normales a été fixé par le décret du 28 juillet 1881, auquel est annexé un plan d'études très détaillé. Quant aux écoles primaires, elles relèvent des municipalités, qui déterminent le plan d'études dans les limites fixées par la loi.

Russie. — Le programme des instituts pédagogiques (écoles normales préparant des maîtres pour les écoles urbaines) a été arrêté par le statut impérial de 1872 ; celui des séminaires pédagogiques (écoles normales préparant des maîtres pour les écoles rurales), par l'instruction ministérielle du 4 juillet 1875. Ls programme des écoles urbaines est du 31 mai 1872.

Suisse. — Les programmes des écoles primaires et des écoles normales sont arrêtés, dans chaque canton, par les autorités cantonales. Presque partout, des plans d'études détaillés sont publiés.

UNION AMÉRICAINE. — Il y a, dans chaque école primaire ou normale, un plan d'études détaillé, arrêté par l'autorité scolaire compétente, qui est généralement, pour les écoles primaires, le School board ou le surintendant local, et, pour les écoles normales de l'État, le conseil scolaire de l'État.

PllOGUÈS(LE),journal belge. — V.fénode^wes.

PROGYAirSASES. — On appelle progymnases, dans les pays germaniques, des établissements d'enseignement secondaire qui ne possèdent qu'une partie des classes du gymnase complet. — V. Gymnase y p. 1230.

l*UOJECTlO?iS LUMINEUSES. — On entend par projection lumineuse la production sur un écran des images réelles que donnent, dans certaines conditions, les lentilles employées en optique. Par exemple, un objet lumineux ou convenablement éclairé étant mis en présence d'une lentille bi-convexe, on peut obtenir une image réelle de cet objet, laquelle sera d'autant plus visible que le lieu où elle se produit sera plus obscur. Cette image sera d'ailleurs plus grande ou plus petite que l'objet, ou lui sera égale, suivant

; les positions relatives de celui-ci et de la lentille. Un appareil bien connu, la lantcne magique, est fondé sur ces principes.

On a utilisé, au grand profit de l'enseignement par l'aspect, les projection,s lumineuses. Dans les cours des facultés, les conférences publiques, les écoles normales, on a pu montrer à un nombreux auditoire, avec des dimensions amplifiées, et av.,'c la plus grande netteté, soit des êtres microscopiques, soit des dessins ou photographies, soit même des détails d'expériences se rapportant aux sciences physiques et naturelles. En 1880, dans une conférence des plus attrayantes, faite à Paris aux membres du Congrès pédagof^ique, M. Stanislas Meunier a exécuté une série d'expériences qui ont mis hors de doute et la simplicité des opérations et l'excellence du procédé. L'habile conférencier, opérant dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, se servait d'une lanterne magique proprement dite consistant en un système de deux verres : le premier, très convexe d'un côté et plan de l'autre ; le second, biconvexe à la manière des lentilles employées dans les loupes. Entre ces verres étaient placés le dessin, la photographie ou tout autre objet qu'il voulait projeter. Une lampe à pétrole ou la lumière oxhydrique constituaient tour à tour, à l'intérieur de l'appareil, le foyer d'éclairage, suivant l'intensité nécessaire pour que l'image plus ou moins grande, plus ou moins éloignée de la lanterne, se formât avec toute la netteté désirable. Les spectateurs ont vu successivement apparaître sur l'écran les taches du soleil, le phénomène d'une éclipse de cet astre, la machine à perforer les montagnes, la presse hydraulique, une coupe en long du téléphone de Graham Bell, des cristaux de neige, une aurore boréale, des globules du sang, le phylloxéra, une sauterelle, la cornée de la mouche vulgaire, des ailes de papillon, des algues marines, une coupe transversale de bois, la superposition des couches de terrain dans lesquelles un puits artésien a été creusé, une vue de la Mer de glace des environs de Chamonix, divers fossiles, etc. Dans le domaine de la physique et de la chimie, les projections ont eu parfois un caractère particulièrement intéressant : les expériences de la capillarité, do la cristallisation, de la décomposition de l'eau et d'un sel par la pile, la recomposition de la lumière blanche, faites dans l'intérieur de l'appareil de projection, ont été reproduites sur l'écran, de sorte que les spectateurs ont pu suivre tous les détails des phénomènes. L'indication des précautions à prendre pour assurer le succès des opérations dépasserait les limites de cet article ; nous renvoyons les lecteurs aux ouvrages spéciaux.

La commission des sciences physiques et naturelles, instituée au ministère de l'instruction publiiiue, a adopté un appareil de projection, du prix de 100 francs, à l'usage des écoles et des cours d'adu'.tes, et elle a dressé un catalogue des sujets d'expériences qu'elle a considérés comme les plus utiles au point de vue de l'enseignement. L'appareil s'éclaire au pétrole au moyen d'une lampe à trois mèches dite américaine, et il est disposé de manière qu'on peut y installer aussi une lampu Drummond, c'est-à-dire faire usage de la lumière oxhydrique. [H. Clerc]

PROMENADES. — On a toujours lait des promenades dans les internats. Ces promenades avaient lieu les dimanches et les jeudis, lorsque le temps le permettait. Mais c'étaient des promenades purement hygiéniques, dirigées par un surveillant dont tout le souci était de prévenir les écarts et de ramener tout son monde à l'établissement, à l'heure indiquée, sans accident et môme sans incident.

Ces promenades n'étaient pas gaies, surtout lorsque le surveillant était sévère et qu'il fallait

Page 1