‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 349 sur 573 · SALVANDY · texte numérisé non relu

SALVANDY

n 2° Pour une salle de classe destinée à recevoir de 50 à 75 élèves, il faut 7 doubles rangées de tables, contenant chacune 10 places, ce qui donne 70 places. Ces 7 rangées avec les 5 paspages occupent 5™, 81 de la longueur de la salle, et les passages devant les tableaux noirs, etc., 3'û,60. La longueur de la salle est donc de 5™,81 + 3m,G0 = 9n»,41.

» La double rangée de tables, pour 10 élèves, occupe 4°i,50 de la largeur de la salle, et les passages 2™, 70. La largeur de la salle est donc de 4^,50+2^,70=7^,20.

» La surface est de d^MXT*,20 = 61, 77 mètres carrés.

» 3» Pour une salle destinée à recevoir de 75 à 100 élèves, il faut 8 doubles rangées de tables, contenant chacune 12 places, ce qui donne 96 places. Ces 8 rangées avec les 6 passages occupent 6™, 70 de la longueur de la salle, et les passages devant les tableaux noirs 3™,(10. La longueur de la salle est donc de 6^,70-1- 3^,60= 10^,30.

» La double rangée de tables, pour 12 élèves, occupe 5", 40 de la largeur de la salle, et les passages 2™, 70. La largeur de la salle est donc de 5°',40 +2^,70 = 8^,10.

» La surface est de 10™,30x8™,10 = 83, 43 mètres carrés.

» Art. 13. — La hauteur sous plafond ne doit pas être inférieure à 3 mètres. Ce n'est que dans des cas exceptionnels, lorsqu'il s'agit, par exemple, d'une maison d'école située sur une hauteur, recevant abondamment de l'air pur, et où le chauffage serait rendu difficile avec la hauteur sous plafond réglementaire, que cette hauteur peut être abaissée à 2™, 70.

UNION AMÉRICAINE. — Le Rapport sur Vinstruction primaire à l'Exposition de Philadelphie contient des indications sur les dimensions des salles de classe d'un certain nombre de maisons d'école. Nous lui empruntons les deux exemples suivants qui peuvent être considérés comme répondant aux deux types que présentent le plus fréquemment les écoles des États-Unis.

Dans une maison d'école de New- York (no 58, 2^ ward), les salles de classe, situées au premier et au second étage, ont 16 pieds sur 20 et reçoivent jusqu'à 40 élèves, qui s'y trouvent fort à l'étroit. Par contre, il y a une salle derféception et une salle de réunion, toutes deux de dimensions considérables. Les bases adoptées pour déterminer le nombre des élèves que peut contenir chaque salle de classe sont les suivantes : 1° Primary school : pour les trois classes inférieures, 5 pieds carrés et 70 pieds cubes par élève; pour les trois classes supérieures, 6 pieds carrés et 80 pieds cubes; 20 Grammar school : pour les quatre classes inférieures, 7 pieds carrés et 90 pieds cubes; pour les quatre autres, 9 pieds carrés et 100 pieds cubes. Un écriteau indique dans chaque classe le nombre des places. (En France les règlements exigent partout lm,25 par élève et 5 mètres cubes d'air, ce qui fait plus de 12 pieds carrés et 175 pieds cubes d'Amérique.)

A Philadelphie, la Grammar school de la rue Dudley comprend 14 classes, outre le cabinet du principal, la salle de réunion du comité, la bibliothèque, le cabinet de physique, etc. Les salles de classe sont au nombre de six par étage, plus deux à l'étage mansardé ; le sous-sol {Lasement) est occupé par six salles de récréation. La dimension des salles de classe est de 28 pieds sur 32, la hauteur de 13 pieds et demi; chacune d'elle contient 56 pupitres pour un seul élève {single desks). Pas de salle de^ réunion.

SALUBRITÉ. — V. Hygiène scolaire. V. aussi Salubrité publique dans la IP P.^rtie.

SALVAi>'DY. — Narcisse-Achille, comte de Salvandy, naquit à Condom(Gers), lell juin 1795. II fit

ses études au lycée Napoléon. Sa famille ou plutôt ses protecteurs, MM. de Wailly et de Fontancs, le destinaient à l'enseignement. Mais les événements de 1812 et de 1813 lui firent préférer la carrière militaire. Il parut avec honneur sur les champs de bataille de Leipzig, de Brienne, etc. Après le retour des Bourbons, il s'attacha avec conviction à la royauté restaurée, mais il se rangea du côté des libéraux et combattit avec eux jusqu'au bout, sacrifiant, quand il le fallut, sa situation dans l'armée ou au Conseil d'État à ses idées et à son esprit d'indépendance. En 1830, il vit avec regret tomber le gouvernement qu'il avait plus d'une fois averti hardiment et inutilement. Pourtant, il accepta les faits accomplis et, tout en ayant peu de confiance dans la nouvelle monarchie constitutionnelle qui venait de s'élever, il ne lui marchanda son concours ni comme député, ni comme écrivain. Envoyé à la Chambre par le département de la Sarthe, les grandes discussions auxquelles il prit une part active le mirent en évidence et marquèrent sa place parmi les hommes politiques du temps.

Le 15 avril 1837, il entra dans le ministère Mole avec le portefeuille de l'instruction publique. Voici comment un de ses biographes apprécie son administration :

« Il inspira promptement à tous les intérêts que ce département comprend une telle confiance^ qu'interpellé quand il apporterait la loi sur la liberté de l'enseignement il put répondre qu'il ne comptait pas l'apporter, qu'il lui fallait d'abord reconstituer tous les services de son ministère pour les approprier à ce régime nouveau et, pendant les deux années de son administration, la loi ne lui fut plus demandée.

» L'Université, dont le nom avait disparu depuis 1830, fut entièrement reconstituée ; sa discipline, sa hiérarchie, son autorité, reprirent l'éclat et la force que son fondateur avait voulu lui donner. Toutes les parties de l'organisation ravivées furent mises en harmonie avec des institutions à la fois monarchiques et constitutionnelles; une foule de créations nouvelles furent votées par les Chambres. Les sciences et les lettres, grandement encouragées jusqu'à l'étranger, se virent conviées à se rallier au pouvoir et à participer à la défense de la société, dans un double intérêt de progrès et d'honneur publics. Pour obtenir tous ces résultats, le ministre avait fait quelque chose de plus difficile : il avait ressaisi les rênes de son administration, que les révolutions contraires de 1814 et de 1830 avaient livrées à une foule d'influences contradictoires; car elles avaient mis ce département en commission dans le sein du Conseil royal, et l'esprit particulier qui travaillait à y dominer était contraire à tous les intérêts permanents de la société française. »

Si l'on sort de ces généralités et si l'on s'en tient aux faits les plus saillants du premier ministère de M. de Salvandy, en ce qui concerne particulièrement l'instruction primaire, on trouve datant de 1837 :

L'affermissement et l'organisation définitive du service de l'inspection primaire par la création des sous-inspecteurs et la fixation des traitements (ordonnance du 13 novembre et arrêté du 29 décembre) ;

Et surtout la création et l'organisation des salles d'asile (ordonnance du 22 décembre).

Les salles d'asile existaient à Paris et dans plusieurs grandes villes, mais à l'état de refuges et d'établissements soutenus par la bienfaisance privée. M. de Salvandy, sans leur ôter le caractère « d'établissements charitables », en fit des «écoles du premier âge », devant, comme il aimait à le dire, servir de « vestibule » aux écoles d'un ordre plus élevé, ayant une existence légale et leur

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