SAXE-COBOURG-GOTHA — 2714 — SAXECOBOURGGOTHA
comprend les deux premières années, la division moyenne les troisième, quatrième et cinquième années, la division supérieure les trois dernières. Dans l'école à deux classes, chaque classe est formée de quatre années. Dans l'école à trois classes, les trois classes répondent aux trois divisions de l'école à classe unique. Dans l'école à quatre classes, chaque classe est formée de deux années. Dans l'école à cinq classes et plus, les sexes sont séparés, au moins dans les classes supérieures. Chaque instituteur est astreint à 32 heures de leçons par semaine. Dans l'école à une seule classe, le maître ne doit jamais réunir plus de deux divisions à la fois : la division supérieure reçoit 28 heures de leçon, la moyenne 24 et l'inférieure 12; dans l'école à deux classes, la classe supérieure a 32 heures, la première division de la classe inférieure 22, la seconde division de cette classe 12; dans l'école à trois classes, la classe supérieure a 32 heures, la classe moyenne 30, la première division de la classe inférieure 20, la seconde division de cette classe 12. Les heures de classe sont de 7 à 11 et de 1 à 3 en été, de 8 à 12 et 1 à 3 en hiver. Les après-midi du mercredi et du samedi sont libres.
Le nombre des communes scolaires est de 69 ; le personnel enseignant comprend 145 instituteurs et institutrices; le nombre des élèves est d'environ 10 000.
Dans la ville de Cobourg, toutes les écoles primaires sont placées sous l'autorité d'un directeur; le personnel enseignant se compose de 36 instituteurs, 3 maîtres spéciaux et 3 institutrices. Dans les 68 autres localités, on compte 3 écoles de 4 à 12 classes, 4 écoles à 3 classes, 15 à 12 classes et 46 à une seule classe.
Les enfants catholiques et Israélites sont dispensés de l'enseignement religieux protestant.
Il y a pour les sourds-muets un institut spécial à Cobourg; l'âge scolaire obligatoire, pour les enfants sourds-muets, commence à sept ans au lieu de six.
A chaque école primaire est annexée une école complémentaire {Fortbildungsschulé)^ dont la fréquentation est obligatoire pendant deux ans.
Le séminaire d'instituteurs, à Cobourg, fréquenté en moyenne par 40 élèves, a deux classes dont chacune comprend deux années d'études. L'âge d'admission est fixé à quinze ans.
La ville de Cobourg possède en outre deux salles d'asile, un jardin d'enfants; un gymiiase, fondé au commencement du xvii^ siècle, avec 200 élèves environ; une Realschule de premier ordre,fondée en 18i8; une école supérieure de jeunes filles {Alexandrinenschulé)y établissement privé placé sous le patronage de la duchesse ; une école des mines ; et plusieurs écoles privées.
Nous devons la plupart des renseignements contenus dans cet article à l'obligeance de M. le conseiller Heckenhayn, à Cobourg.
2. Saxe-Gotha. — Le duché de Gotha fut formé au commencement du xvii^ siècle d'une partie de celui de Weimar, au profit d'Ernest, fils puîné du duc Jean de Saxe-Weimar. Ce prince, connu dans l'histoire sous le nom d'Ernest le Pieux, régna, de 1641 à 1675, et donna tous ses soins au développement de l'instruction populaire dans ses Etats; nous lui avons consacré un article spécial, ainsi qu'à son conseiller et collaborateur Andréas Reyher, auteur de la Sc/iul-Methodus. Après sa mort, le duché de Saxe-Gotha, dont le territoire s'était accru de celui des duchés d'Altenbourg et de Cobourg, fut partagé entre ses sept fils ; ainsi se formèrent sept brancheS' distinctes, savoir : celle de Gotha-Altenbourg, qui a duré jusqu'en 1825; celle de Romhild et celle d'Eisenberg, qui s'éteignirent de bonne heure et dont les possessions retournèrent à la branche de Gotha ; celle de Cobourg, qui
s'éteignit aussi et eut pour héritière la branche de Saalfeld ; celle de Saalfeld, qui réunit au milieu du xviii^ siècle les duchés du Saalfeld et de Cobourg, et hérita en 1826 du duché de Gotha ; c'est elle qui forme aujourd'hui la maison régnante de Cobourg-Gotha ; celle de Hildbourghausen, qui échangea en 1826 son duché contre celui d'Altenbourg, détaché de la succession de Gotha (V. ci-dessus Saxe-Altenbourg) ; et enfin celle de Meiningen, qui, en 1826, obtint en outre l'ancien duché de Hildbourghausen, cédé par son propriétaire en échange de celui d'Altenbourg, et l'ancien duché de Saalfeld, détaché de celui de Cobourg (V. ci-après Saxe-Meiningen).
Des souverains qui régnèrent à Gotha depuis la mort d'Ernest le Pieux jusqu'à la réunion avec Cobourg, celui qui fit le plus pour l'instruction publique fut le duc Ernest II le Sage (1772-1804); il créa en 1780 le séminaire d'instituteurs de Gotha, qu'il plaça sous la direction du pasteur Haun (V. p. 2073) ; il se fit le protecteiu* de Salzmann, qu'il aida à fonder l'institut de Schnepfenthal (V. Salzmann) ; sous son règne comme sous celui de son trisaïeul Ernest le Pieux, le petit pays de Gotha put servir de modèle à l'Allemagne entière par la bonne tenue de ses écoles. Mais sous les deux successeurs d'Ernest II, ce mouvement s'arrêta, le parti conservateur reprit le dessus. Le premier duc de Saxe-Gobourg-Gotha, Ernest I^r, ne fit rien non plus pour les écoles ; ce n'est que sous le règne de son fils, Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha (monté sur le trône en 1844; frère du prince Albert, époux de la reine Victoria d'Angleterre) que le progrès recommença. L'école normale d'instituteurs de Gotha, réorganisée, fut placée en 1863 sous la direction de Karl Schmidt *, auquel succédèrent Dittes, puis Kehr. Une loi organique sur les écoles primaires a été promulguée en 1863, et révisée en 1872.
Le duché de Saxe-Gotha a environ 140 000 habitants et un territoire de 1405 kilomètres carrés»
Nous empruntons à un travail qu'a bien voulu faire pour notre Dictionnaire M. l'inspecteur Zeyss, à Gotha, les renseignements qui suivent sur l'état actuel de l'instruction publique dans le duché.
Il y avait, à la fin de 1884, 176 écoles primaires, réparties dans 160 communes, avec 22 850 élèves; en outre on comptait 715 élèves, pour la plupart d'âge scolaire, dans la hôhere Burgerschule, et 352 élèves dans la tiôhere Tochterschule, à Gotha. Il y avait 7 écoles privées, 3 de garçons et 4 de filles. Le personnel enseignant se composait, pour les écoles de village, de 335 instituteurs et 54 institutrices (sans compter les maîtresses spéciales de travaux à l'aiguille), et pour les écoles primaires d'un rang plus élevé de 38 instituteurs (dont 13 ont suivi les cours d'une université) et de 7 institutrices. Dans 18 écoles rurales on use du système du demi-temps : la classe du matin est pour les élèves les plus avancés, celle de l'après-midi pour les plus petits. Depuis 1863, on a construit 137 nouvelles maisons d'école.
Aux termes de la loi scolaire révisée du 26 juin 1872, tous les enfants âgés de 6 à 14 ans doivent fréquenter l'école pendant huit années. L'enseignement privé est admis, à la condition qu'il soit jugé suffisant par l'inspecteur. Les matières obligatoires de l'enseignement primaire public sont la religion, la langue allemande, le calcul, la géographie, l'histoire, des notions de sciences naturelles et physiques, le chant, le dessin, la gymnastique, et, pour les jeunes filles, les travaux à l'aiguille (d'après la méthode Scliallenfeld).
Chaque commune est tenue d'avoir une école primaire. Si pendant cinq années consécutives le nombre des enfants confiés à un môme instituteur dépasse le chiffre de 80, il y a lieu d'augmenter
SAXE-COBOURG-GOÏHA