JULLIEN
JURA
jourd'lini, des grammairiens pliilr)soi)lics du xviii" siècle, ot il s'en était approprié les doctrines avec beaucoup de bon sens et d'élévation. Plusieurs de ses livres, par exemple son Co'irs supérieur de fjrnmmfiire, font encore autorité, bien (lu'ils ne répondent plus aux proi^rainmes actuels, bien qoc l'esprit de l'enseignement ne soit plus, ni dans les collèges, ni dans les écoles, ce qu'il était il y a trente ans. Et, parmi ceux qui sont destinés h renseignement primaire, il en est, comme Le langage vicieux corrigé, comme le Manuel de la conjugaison des verbes français ou V Explication des principales difficultés de l'enseignement de la grammaire, qui peuvent être très utilement étudiés par les maîtres, les élèves des écoles normales et les élèves des cours supérieurs do nos écoles.
Bernard Jullien appuyait ses doctrines grammaticales sur une étude approfondie de l'antiquité. Ses connaissances scientifiques lui ont permis d'écrire une thèse latine sur la physique d'Aristote. C'était aussi un amateur et un connaisseur très distingué en archéologie musicale ; ses études sur la musique et la métrique anciennes sont estimées par les meilleurs juges. Il a enfin publié des travaux d'histoire littéraire, notamment une Histoire de ta littérature française à Vépogîie impériale, qu'il juge, en général, avec une bienveillance quelque peu exagérée.
M. Frédéric Baudry, l'éminent conservateur de la bibliothèque Mazarine, a fait de Bernard Jullien, dans le Journal des Débats, un portrait juste et piquant. « Jullien n'était pas, dit-il, un simple maître de grammaire, c'était un érudit dans la plus sérieuse acception du mot, docteur eslettres et licencié ès-sciences, auteur de sept volumes de thcsps littéraires, critiques, historiques et philosophi(iues, qui dénotent un esprit précis et fécond. Son caractère indépendant lui suscita plus d'un adversaire. D'ailleurs, il faut avouer que la polémique ne lui déplaisait pas et qu'il ne faisait rien pour l'éviter. Il n'était pas complaisant aux nouveautés, et la grammaire historique, à la mode maintenant, avait spécialement le don de l'agacer. Il en était de môme pour tout ce qui n'était pas le pur classique, dans lequel, par malheur, il comprenait lo classique de la décadence. Il n'hésita jamais à rompre des lances à tout venant pour l'école du premier Empire : c'était le temps de sa jeunesse. Il eut plus d'une fois maille à partir à ce snjet avec Sainte-Beuve, dont cette école était
la bête noire Pourtant, il y avait un sujet où.
Jullien était fort compétent et où il n'approuvait pas l'esprit de conservation à outrance. C'était en fait d'orthographe. Comme Firmin Didot, il y proposait des réformes qui auraient mérité d'être prises en considération. Ses conseils à cet égard n'ont pas été suivis, et Dieu sait quelle débâcle future cela nous présage! Un do ses principaux titres fut sa contribution au grand dictionnaire de Littré... C'est assurément un titre fait pour honorer toute une carrière. »
Voici des indications bibliographiques sur ceux des ouvrages de Bernard Jullien qui peuvent le plus directement intéresser les lecteurs : Observations sur la conjugaison française (1824, brochure), devenues le Manuel de la conjug'iison des verbes français (1 vol. in-16), que nous avons cité; — Abrégé de grammaire française (1834, in-8) ; — Petits traités d'analyse grammaticale et d'analyse logique {\8i'2, in-l'6); — Cours supérieur de grammaire (1849, 2 vol. in-8 : Grammaire proprement dite et Haute grammaire) ; — Cours raisonné de langue franç'dse (1851-1856, 19 vol. in-16); — Thèses de grammaire (1857, in-8) ; — Les principales étymclogies de la langue française (18G2, in-lG); — Les éléments matériels 4lu français (1875, in-lG). Les autres ouvrages que
w«.vL.ct.,i., «u u.;u de 2:J8 477 t.n 18C6. Dcn-ité moyenne de la population par kilomètre carré : 58 habitants. La densité moyenne pour toute la Trance est do 70 habitants par kilomètre rarré. Quatre arrondissements formant cinq circonscr-ptions d'inspection primaire , savoir : Lon>-le- Saulnier (l''*), Lons-le-Saulnier (i*), Dôle, Poligny, Saint-Claude; 32 cantons, 5s6 communes.
D'après les derniers relevés, le service de l'inspection primaire dans le Jura est réparti comme suit :
C1RC0!(SCRIPTIQ\S.
lons-le-Sannier (l").
Dôle
Polijrny
Saiiit-CIaude.. . .
NOMBRE UE
piihliqne)!
et libies.
cla«?es l)ubliqui:3.
k lom.
carre» on siipcrûcie.
kilomètr.
de voie
ferreo.
Population d'âge scolaire. — En 187? on comptait dans le département du Jura 36 701 enfants de 6 à 13 ans, 19 088 garçons et 17 613 filles, soit 12.8 enfants d'âge scolaire pour 100 habitants.
En 1870 on y comptait 30 949 enfants de 6 à 13 ans, 18 771 garçons et 18 178 filles, soit 12.8 enfants d'âge scolaire par 100 habitants. A cette dernière date, la proportion des enfants de 6 à 13 ans était, pour toute la France, de 12.2 0/0.
D'après les chifl"res du recensement de 1881, il existe dans le Jura 35 886 enfants de 6 à 13 ans : 18341 garçons et 17 545 filles. La population générale estde285 263 habitants, soit 7.95 enfanta d'âge scolaire par 100 habitants.