VACANCES
blique avait cessé de porter le titre de grandmaître ; et si le mot d'Université de France est encore employé pour désigner l'ensemble des établissements d'instruction publique, ce n'est là qu'un terme consacré par l'usage, mais qui ne répond plus à une réalité légale. Sur l'histoire de l'Université de France depuis 1848, et sur les mesures législatives concernant l'instruction publi- ?ue, qui ont suivi la loi de 1850, V. les articles runce, Liberté d'enseignement, Lois scolaires, Fortoul, Rouland, Napoléon IJI, et ceux auxquels ils renvoient.
UttUGUAY. — La République orientale de l'Uruguay, appelée ordinairement l'Uruguay tout court, est située sur la rive gauche du Rio Uruguay, et a pour capitale Montevideo. Son territoire a une superficie de 186920 kilomètres carrés; sa population est évaluée à 500 000 habitants environ, dont un tiers environ sont des immigrants de diverses nationalités, et dont le reste appartient aux deux races espagnole et indienne. La République est divisée en dix-huit départements, dont chacun est placé sous l'autorité d'un gouverneur appelé « chef politique » et d'une assemblée représentative appelée « municipalité ». L'autorité législative est exercée par un corps législatif et un sénat ; le pouvoir exécutif est remis à un président élu, qui choisit ses ministres. L'Uruguay faisait autrefois partie de la vice-royauté de la Plata, sous le nom de Banda oriental. Lorsque les colonies espagnoles se détachèrent de la mère patrie, la Banda oriental resta d'abord unie aux provinces argentines ; puis elle forma un Etat séparé sous Artigas, tandis que la ville de Montevideo passait sous la domination du Brésil. En 1827, après une guerre entre le Brésil et la République argentine, Montevideo et la Banda furent constitués définitivement en un Etat indépendant.
On attribue aux pères franciscains la fondation à Montevideo de la première école, en 1744. Les jésuites ouvrirent ensuite un collège, qui disparut en 1767 lors de leur expulsion. En 1795, doua Clara Zabala créa à Montevideo une école gratuite de filles qui fut placée sous la direction d'une sœur de charité : on y enseignait la doctrine chrétienne, la lecture et la couture ; l'écriture était considérée comme dangereuse pour la moralité des jeunes filles.
Le 13 octobre 1821 fut fondée la Société lancastérienne pour la diffusion de l'éducation populaire. Cette Société ouvrit une école gratuite pour les garçons. Le manuel de grammaire rédigé par le directeur de cette école, D. José Catala y Codina, fut employé dans les écoles publiques de l'Uruguay jusqu'en 1850
En 1826, deux écoles primaires furent annexées à l'hospice de charité.
Avec l'avènement de la République naquit l'école publique. Un décret du 16 mai 1827, signé par le gouverneur Suarez, ordonna la création d'une école dans tous les chefs-lieux de département. En même temps fut constituée une junte d'inspection.
En 1831, il existait à Montevideo 3 écoles publiques, et 2 autres dans deux chefs-lieux de département. En 1839, il n'y en avait encore que 6 dans toute la République, avec 400 élèves.
En 1847 fut fondé l'institut d'instruction publique. Ce corps édicta un règlement provisoire pour les écoles de l'Etat, arrêta le mode de nomination des instituteurs, et choisit les livres classiques. Grâce à ses efforts,- il existait, en 1851, 14 écoles publiques (9 de garçons, 5 de filles), avec 700 élèves; mais dans les années suivantes, plusieurs de ces écoles durent se fermer, faute de ressources. En 1862 on comptait 19 écoles publiques avec 2 313 élèves; mais les événements politiques de 1863 et 1864 arrêtèrent encore une fois le développement de l'instruction primaire.
En 1868 fut créée, par un citoyen dévoué à la cause de l'instruction publique, D. Pedro Varela, une Société des amis de l'éducation populaire, qui donna bientôt une vigoureuse impulsion au progrès des écoles. D. Pedro Varela devint inspecteur des écoles de Montevideo, et prépara un projet de loi organique de l'enseignement primaire. C'est à son initiative qu'est du le décret du 24 août 1877, qui a institué une direction générale de l'instruction publique, rattachée au ministère de gouvernement ; à la tête de cette direction est placé un inspecteur national de l'instruction primaire, assisté d'un conseil. Le premier inspecteur national a été D. Pedro Varela, mort depuis ; son successeur dans ces fonctions est son frère, D. Jacobo Varela.
Ce même décret a organisé définitivement l'enseignement primaire. Il a constitué dans chaque département une commission départementale d'instruction primaire et un inspecteur départemental. Il a consacré l'existence de l'école normale d'instituteurs et d'institutrices à ]VIontevideo. Il a divisé l'instruction primaire publique en trois degrés, et ordonné qu'il y aurait au moins une école primaire du degré inférieur dans toute localité comptant un nombre de cinquante enfants en âge de fréquenter l'école. L'enseignement est déclaré obligatoire partout où il existe des écoles en nomlDre suffisant pour les besoins de la population. « Les matières qui constituent l'enseignement primaire dans ses trois degrés, dit l'article 16 du décret, sont les suivantes : leçons de choses; lecture; écriture et dessin; arithmétique; composition ; grammaire et rhétorique ; géographie avec notions d'histoire , tenue des livres et calcul commercial ; droits et devoirs du citoyen ; histoire de la République ; morale et religion ; notions d'algèbre et de géométrie, de physiologie et d'hygiène, de physique et d'histoire naturelle, et d'agriculture ; gymnastique ; chant. Dans les écoles de filles, on enseignera, en outre, les ou\Tages les plus usuels, l'emploi de la machine à coudre, et la coupe. » L'article 18 ajoute : « L'enseignement de la religion cathoHque est obligatoire dans les écoles de l'État, excepté pour les élèves qui professent d'autres religions, et dont les pères ou tuteurs s'opposent à ce qu'ils reçoivent cet enseignement. »
En 1883, il y avait dans la République 320 écoles primaires publiques, avec 27 331 élèves (14 455 garçons et 12 876 filles) ; sur ce nombre 63 écoles avec 12338 élèves se trouvaient dans le département de Montevideo. Il existait, en outre, 423 écoles particulière avec 19244 élèves.
Montevideo possède une université.
VACANCES. — Temps pendant lequel les études sont suspendues dans les écoles, dans l'intérôt des maîtres et des élèves.
Dans les écoles normales primaires^ les vacanire Partie.
ces de Pâques commencent le jeudi saint et finissent le lundi qui suit la semaine de Pâques. Les grandes vacances durent sept semaines : les dates de la sortie et de la rentrée sont fixées