BRÈME
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école orthodoxe de garçons à six classes avec 200 élèves, une école orthodoxe de filles avec 120 élèves, l'école de filles des sœurs de la Miséricorde avec 100 élèves, un orphelinat privé, un internat impérial de garçons avec 74 pensionnaires, et un gymnase réal à trois classes avec 130 élèves.
BRËMC. — La ville libre de Brème, qui possédait dès le ix« siècle une école latine dépendant da chapitre (DomscÂw^e), adopta, en 15^2, les doctrines de la Réforme, L'histoire de ses écoles est assez peu connue et n'offre pas grand intérêt. Le gymnase, l'onde en 1584, fut transformé en 1817 en un éta-' blissement plus complet, sous le nom de Hauptsc/iule. Quant aux écoles primaires, ce n'est guère que depuis une quarantaine d'années qu'elles ont été réorganisées sur le modèle de celles des autres Etats allemands. L'obligation scolaire a été introduite en 1844 : elle s'étend aux enfants de six à quatorze ans; une loi de 18o3 a divisé les écoles primaires en trois groupes, ayant chacun une administration distincte : celles de la ville de Brème, celles de la campagne, et celles des deux ports Bremerhaven et Vcgesack. Les écoles primaires de la ville de Brème sont les unes des écoles paroissiales, les autres des écoles de l'Etat; celles de la campagne sont toutes des écoles paroissiales. Une école normale d'instituteurs, qui existait depuis 1810 comme établissement privé, a été transformée, en 1858, en établissement de l'Etat: elle a eu pour directeur pendant quinze ans (1858-1873) le pédagogue Liiben*.
L'autorité scolaire supérieure est une commission appelée Scholarchat, nommée par le sénat; c'est à elle qu'appartient la direction de l'enseignement à tous ses degrés. Dans la ville de Brème, aux termes de l'ordonnance du 9 avril 18CG, les écoles paroissiales sont administrées, dans chaque paroisse, par une commission paroissiale scolaire [Kirchencommission) qui nomme les instituteurs et fixe le taux de la rétribution ; il existe, en outre, un conseil scolaire {Schulratli), composé des membres du Scholarchat et d'un membre par paroisse, désigné par chaque commission paroissiale ; ce conseil exerce une surveillance générale sur l'enseignement primaire. Le programme des écoles primaires communales comprend les matières suivantes : lecture, écriture, langue allemande, exercices de pensée {Denkûbungen), calcul, dessin, chant, connaissance de la Bible, histoire biblique et histoire profane, géographie, histoire naturelle; dans les écoles de garçons on y ajoute l'arithmétique et la géométrie, dans les écoles de filles les travaux à l'aiguille. La fixation du plan d'études et le choix des livres classiques appartient à la conférence des instituteurs de chaque école, sous réserve de l'approbation de la commission paroissiale et du Scholarchat.
Les traitements des instituteurs varient de 1 500 à2700 marks; ceux des adjoints, de 1000 à 1450 marks.
D'après une récente statistique, le nombre des écoles primaires est le suivant : dans la ville de Brème, 11 écoles de l'Etat, dont 5 gratuites avec 4 900 élèves et Gnon gratuites avec 4 700 élèves, et 7 écoles de paroisse avec 3700 élèves, plus 2 écoles privées et 2 orphelinats; dans la campagne, 26 écoles, dont neuf à une classe, et les autres à deux classes ou plus. Outre l'école normale d'instituteurs de l'Etat, qni a cinq classes, il existe une école normale privée pour les institutrices.
L'enseignement secondaire comprend, dans la ville de Brème, la Havptschule, formée d'un gymnase, d'un gymnase réal et d'une école préparatoire ; deux Realsc/iulen de VEtSit; une Realschule privée ; plusieurs écoles de jeunes filles, qui ont toutes un caractère privé. Les villes de Bremerhaven et de Yegesack ont chacune une Realsdiule.
BROGLIE (DE). — Le duc Achille-Victor do BrogUe, né en 1785, gendre de M™® de Staël, fut, sous la Restauration, l'un des chefs du parti appelé doctrinaire, devint ministre à plusieurs reprises sous Louis-Philippe, et, après la révolution de 1848, vécut dans la retraite jusqu'à sa mort arrivée en 1870. Il a été ministre de l'instruction publique du 19 août au 2 novembre 1830. Les deux actes principaux de son ministère sont une ordonnance du 30 septembre 1830, rapportant l'article 7 de celle du 16 juin 1828, qui avait créé huit raille demi-bourses dans les écoles secondaires ecclésiastiques ; et l'ordonnance du 16 octobre 1830, relative aux comités d'instruction primaire. Ces comités, créés par l'ordonnance du 29 février 1816 sous le nom de comités cantonaux*,et dont la composition et les attributions avaient été modifiées à plusieurs reprises, furent réorganisés par l'ordonnance de M. de Broglie, dont voici les dispositions principales :
« Il y aura, suivant la population et les besoins des localités, un ou plusieurs comités par arrondissement de sous-préfecture. (Art. 2). — Chaque comité sera composé de vingt membres au moins et de douze membres au plus. Seront membres de droit de chaque comité : le maire de la commune où le comité tiendra ses séances, le juge de paix cantonal, le curé cantonal. Les autres membres du comité seront choisis parmi les notables de l'arrondissement ou du canton, par le recteur de l'académie, de concert avec le préfet du département, sauf l'approbation du ministre grand-maître de l'Université. (Art. 3). — Les membres qui ne font point nécessairement partie des comités seront renouvelés annuellement par tiers. Ils pourront être renommés. (Art. 4). — Le maire de la commune où se tiendra le comité sera, de droit, président de ce comité. Lorsque le sous-préfet ou le procureur du roi voudront assister à la séance d'un des comités de leur arrondissement, ils prendront la présidence; en cas de concurrence, la présidence est dévolue au sous-préfet. (Art. 5). — Les dispositions concernant les attributions et les devoirs des comités seront prescrites par des règlements universitaires, de manière que tout y tende à favoriser la propagation de l'instruction primaire dans toutes les communes du royaume, l'emploi des meilleures méthodes d'enseignement et le prompt établissement des écoles normales primaires. (Art. 6). — Le Conseil royal de l'instruction publique fera un règlement spécial pour l'organisation des comités chargés de surveiller et d'encourager les écoles primaires Israélites. (Art. 7). — Les ordonnances antérieures sont maintenues en tout ce qui n'est pas contraire à la présente. (Art. 8). »
BULGARIE ET ROUMÉLIE ORIENTALE. — Le traité de Berlin (1878) a consacré l'existence de la nationalité bulgare, en érigeant la Bulgarie du Nord (capitale Sofia) en une principauté indépendante, et en accordant à la Bulgarie du Sud une certaine autonomie sous le nom de Roumélie orientale.
La principauté de Bulgarie, dont la population s'élève à 2 millions d'habitants environ, dont 300000 Turcs, n'avait, avant la guerre de 1877- 1878, qu'un petit nombre d'écoles, et l'enseignement y était donné dans les conditions les plus défavorables. Dès le mois d'août 1879, l'Assemblée nationale, réunie à Tirnova, décréta l'enseignement obligatoire; un ministère de l'instruction publique fut créé, des maisons d'école furent bâties (plus de 400 en trois ans), et un personnel enseignant dut être improvisé. En 1881, deux écoles normales ont été créées à Vratsa et à Choumen (ou Choumla). Le nombre des écoles primaires bulgares, à cette date, s'élevait à 1354 (1271 écoles de garçons et 83 écoles de filles) ; ces écoles sont entretenues pai* les communes; le
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gouvernement participe à Içurs dcpcnsQs par une subvention annuelle qui, en 18SÎ, a ô(é de 300 000 francs. Il y avait, en outio, en 1881, 55 écoles primaires supérieures entretenues directement par l'État et ayant chacune une ou deux classes gymnasiales ; de ces écoles supérieures, 44 sont pour les garçons et 1 1 pour les filles.
A côté des écoles bulgares, le gouvernement a conservé les anciennes écoles musulmanes, au nombre d'environ ÎÎOO, et dont l'enseignement a nn caractère exclusivement religieux.
L'enseignement secondaire est représenté par une douzaine de collèges. Sofia a un gymnase classique et une École militaire, Roustchouk une École d'apriculture.
Le ministère de l'instruction publique de la principauté de Bulgarie publie à Sofia, sous le titre de Outchehen Vestnik [Messager scolaire), un journal pédagogique qui lui sert d'organe officiel.
La Roumélie orientai a une population d'environ un million d'habitants, dont la moitié seulement sont Bulgares ; les autres sont des Turcs, des Grecs, des Juifs, etc. Le statut organique de 1879 a rendu l'instruction obligatoire pour les enfants de sept à treize ans ; une disposition complémentaire porte que dans un délai de quinze ans à partir de la publication du statut le droit de voter n'appartiendra qu'aux citoyens sachant lire et écrire en bulgare, en grec ou en turc. CBtte province était moins arriérée, sous le rapport de l'instruction, que la Bulgarie du nord, et l'effort à faire a été moins grand. Pendant l'année scolaire 1880-1881, la Roumélie orientale a compté 1412 écoles primaires avec 80 591 élèves, dont 23 789 filles; les Bulgares possédaient 841 écoles avec 48 000 élèves; les Turcs 471 écoles avec 15189 élèves; le reste était réparti entre les Grecs, les Arméniens et les Juifs. L'enseignement secondaire est représenté par deux gymnases réaux pour les garçons, à Philippopoli et à Sliven, et deux pour les filles, à Philippopoli et à Stara- Zagora (ou Eski-Zagra).
Le rapport présenté au gouverneur général de la Roumélie orientale par le directeur de l'instruction publique pour l'exercice 1882-1883 donne les renseignements suivants : Les écoles primaires du pays forment 50 arrondissements scolaires, dont chacun a son inspecteur : sur ce total on compte 27 arrondissements bulgares, 3 grecs, 16 turcs, 1 bulgare catholique, 1 bulgare protestant, 1 arménien et 1 juif. Dans le cours de cette année a été ouverte la première école normale, à Kezanlik, avec 56 élèves, dont 30 boursiers. Douze cours pédagogiques de six semaines chacun ont été fréquentés par 519 instituteurs et 52 institutrices. Chacun des six départements a un conseil scolaire départemental; il y a en outre un conseil scolaire provincial qui, en 1883, a approuvé un règlement pour les écoles du soir et du dimanche et a arrêté le plan d'études de l'école normale.
La direction de l'instruction publique de la Roumélie orientale publie un journal pédagogique, VOutchilitchen Dnevnik {Journal scolaire),