COLOMBIE
qui paraît à Philippopoli
CLE.^iEîST DE RIS. — Dominique Clément de Ris, né à Paris en 1750, était fils d'un procureur au parlement.il possédait, avant la Révolution, la charge de maître d'hôtel de la reine, ce qui ne l'empôcha pas de se rallier aux idées nouvelles. Il exerça d'abord les fonctions d'administrateur du département d'Indre-et-Loire, où il était grand propriétaire. Après le 9 thermidor, il fut nommé membre de la Commission executive de l'instruction publique, avec Garât * et Ginguené *. Dans le partage qui fut fait des attributions, Clément eut pour son lot la comptabilité. Un dissentiment
entre ses collègues et lui l'amena à donner sa démission en pluviôse an III; la Convention, à laquelle il en avait appelé, no l'engagea pas à la reprendre, et lui donna pour succcss'^ur Noël *. Clément de Ris devint plus tard sénateur et comlQ de l'empire, puis pair de France sous la Restauration. Il est mort en 1827.
COLOMUIE (>OLVELLE-GRL"XADE). — On a d'abord appelé Colombie une vaste république formée en 1819 par l'union de la Nouvelle-Grenade, du Venezuela' et de la partie septentrionale du Pérou (Equateur"). En 1831, cette union fut dissoute, et chacun des trois territoires se constitua en un Etat séparé. La Nouvelle-Grenade, devenue ainsi une république autonome, vécut d'abord sous le régime d'une constitution unitaire, de 1831 à- 1860 ; puis, à la suite d'une révolution, elle adopta la forme fédérative, et prit le nom d'États-Unis de Colombie, qu'elle a porté pendant vingt-cinq ans; enfin, une autre révolution a rétabli en ISS'i le régime unitaire; mais la Nouvelle-Grenade n'a pas repris son ancien nom, et elle s'appelle aujour d'hui République de Colombie.
Le territoire de la république de Colombie a une superficie de 133 000 kilomètres carrés; sa population est d'environ 4 millions d'habitants. La république se compose de neuf provinces qui, à l'époque du régime fédératif, formaient autant d'États souverains : Antioquia, Bolivar, Boyaca, Cauca, Cundinamarca, Magdalena, Panama, Santander et Tolima. Ces Etats n'étaient toutefois souverains que dans les limites de la constitution -fédérale, laquelle réservait au pouvoir fédéral la du'ection de certaines branches de l'administration : l'instruction publique était au nombre des objets ainsi réservés.
L'organisation de l'instruction publique, antérieurement à la constitution nouvelle de 188G, était la suivante :
L'instruction publique était dirigée, dans toute l'étendue des Etats-Unis de Colombie, par un secrétaire d'Etat faisant partie du ministère fédéral. Chacun des neuf Etats possédait, en outre, un directeur de l'instruction publique dépendant du ministre, et chaque directeur avait sous ses ordres autant de surintendants qu'il y a de départements dans chaque Etat. Les départements sont divisés en districts, dans chacun desquels l'administration des afl'aires scolaires était confiée à une commission scolaire composée de trois membres nommés par le surintendant. Cette commission veillait à la fréquentation de l'école, qui était obligatoire pour tous les enfants de l'âge de huit ans à celui de quatorze ; elle devait travailler à la fondation d'écoles rurales dans les villages éloignés des centres de population; elle s'assurait, au moyen d'examens mensuels, de l'avancement des élèves, et adressait tous les mois un rapport au surintendant.
Le programme de l'enseignement primaire public comprenait les branches suivantes : lecture, écriture, arithmétique, géographie générale et nationale, histoire, agriculture, botanique, zoolofïie, français, anglais, allemand, espagnol, et exercices militaires.
Cette organisation de l'enseignement national avait été créée en 1870, sous la présidence du général Salgar. Des maîtres allemands furent appelés à cette époque, et des écoles normales furent fondées. Toutefois l'œuvre ne s'accomplit pas sans rencontrer d'opposition. Les écoles publiques ayant un caractère complètement laïque, l'absence de l'enseignement r ligicux fut le prétexte d'une révolte oui eut lieu en 1876, à l'iustigatiou de? évéques du Cauca et d'Antioqnia ; mais le président, M. Parra, vint à. bout de rétablir l'ordre, et les évoques séditieux funuu condamnés au bannissement.
Le nombre des écoles primaires publiques él|it