‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 70 sur 573 · LÉGION D'HONNEUR — 1S38 — LÉGION D'HONNEUR · texte numérisé non relu

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première classe, de 1000 fr. ; celui d'une dame (Je seconde classe, de 500 fr. -- La dame de seconde classe qui aura passé dix années dans la maison en sus du noviciat jouira d'une pension de retraite de '2hO fr. ; après quinze ans celte pension|serade375fr. ; et ainsi progressivement de cinq ans en cinq ans, de manière cependant que le maximum n'excède jamais 800 fr. — La dame de première classe qui aura passé douze années en cette qualité dans la maison aura une pension de 400 fr. en sus de celle à laquelle elle aura eu droit pour le nombre d'années pendant lesçiuelles elle aura rempli les fonctions de dame dé seconde classe. Après dix-huit années, cette pension sera de 500 fr., et ainsi progressivement de six en six ans, avec la faculté de cumuler accordée par le paragraphe ci-dessus, de manière cependant que le maximum n'excède jamais 1200 fr. «

Ce qui caractérise V ordonnance du \6 mai 1816, c'est qu'elle établit entre la maison de Saint-Denis et les deux succursales une hiérarchie qui, jusque-là, était restée indécise. En même temps, toutes les places créées dans ces deux maisons sont réservées aux familles qui se trouvent hors d'état de pourvoir à l'éducation de leurs enfants. Sur ces différents points, l'ordonnance introduit dans rorganisation des maisons un élément nouveau .

(«Les maisons royales d'orphelines de la Légion d'honneur prendront le titre de succursales de la maison royale de Saint-Denis ; elles continueront d'cire desservies par la congrégation religieuse existant sous le nom de Congrégation de Ja Mère de Dieu, qui se conformera, pour son régime, à ses statuts particuliers. — La maison royale de Saint-Denis, déjà organisée par le statut du 3 mars, tiendra le premier rang; la succursale de Paris, le deuxième rang; la succursale des Loges, le troisième rang. — Le nombre des places est fixé à 400 ; elles seront toutes gratuites ; on ne recevra point, à l'avenir, d'élèves pensionnaires dans ces maisons. — Les places gratuites seront accordées aux filles des membres de nos ordres royaux qui se trouveraient hors d'état de pourvoir à leur éducation. — Le prix de la pension d'une élève de la succursale de Paris est fixé à 500 fr. par an et celui de la pension d'une élève de la succursale des Loges est porté à 400 francs par an. Le montant de ces pensions sera payé sur les fonds de la Légion d'honneur. — La Légion d'honneur paiera aux maisons 200 francs pour la valeur du trousseau qui sera fourni à une élève lors de son entrée. Il sera alloué annuellement 40 000 francs pour les dépenses de la congrégation. Il sera également accordé des fonds pour l'entretien des bâtiments. »

Le décret du \k août 1857 nous ramène aux décrets de 1809 et de 1815. Tout ce qui concerne la V;e intérieure, les rapports des maîtresses avec les élèves et des maîtresses entre elles, les insignes, le costume, la clôture, est prescrit avec une rigueur militaire. La hiérarchie établie entre les trois maisons est maintenue; on ne peut avoir accèe dans l'une ou dans l'autre que suivant le grade du père. Une place est faite aux filles des légionnaires de l'ordre civil. Les liens entre les dignitaires des différentes classes, les novices et les postulantes sont resserrés. Au point de vue des études, l'innovation la plus importante est la création d'un postulat auquel on n'arrive qu'après avoir subi un examen réglementaire. Nous ne donnerons ici que les articles qui se rapportent à ces objets :

(( Les maisons destinées à l'éducation des filles des membres de la Légion d'honneur sont : la maison impériale Napoléon de Saint-Denis; et les deux succursales : la maison impériale Napoléon d'Écouen et la maison impériale Napoléon des Lo-

I ges. — Le nombre des places gratuites est fixé à { 800, dont 400 pour la malsonde Saint-Denis et 400 I pour les deux succursales. Les places gratuites dans la maison impériale Napoléon de Saint-Denis j sont réservées exclusivement aux filles légitimes des membres de la Légion d'honneur sans forlune, ayant au moins le grade de capitaine et audessus, ou une position civile correspondante à ce grade. Les filles légitimes des légionnaires des grades inférieurs, jusqu'à celui de soldat inclusivement, peuvent être admises dans les succursales d'Ecouen et des Loges. — Il ne peut être accordé qu'une seule place gratuite par famille. Des élèves pensionnaires aux frais des familles pourront être admises dans les maisons impériales Napoléon. Le nombre en est fixé à 50 pour la maison de Saint- Denis et à 40 pour les deux succursales. — Il y a cinq dignitaires, do\ize dames de première classe, trente-trois dames de deuxième classe, dix dames novices, dix demoiselles novices et vingt postulantes au noviciat. — Aucune dame ou demoiselle ne peut être promue à une classe ou à un grade sans avoir passé successivement par les classes ou grades inférieurs. — Les postulantes au noviciat sont choisies parmi les élèves qui, ayant terminé leurs études, ont atteint l'âge de 18 ans. — Les élèves qui demandent le titre de posiulante doivent passer, devant le Conseil de la maison auquel seront adjointes trois dames de première ou de deuxième classe, un examen sur toutes les parties de l'enseignement, y compris le* travaux d'aiguille. Lerésultat de l'examen est transmis au grand-chancelier qui prononce, s'il y a lieu,, l'admission au postulat. — La surintendante, les dames, les novices et les postulantes de la maison impériale de Saint-Denis portent la distinction honorifique dont la forme et les ornements sont ciaprès détaillés : croix à quatre branches émailléesde blanc, avec des rayons en or poli dans les entredeux, et surmontée de la couronne Impériale; le centre est un médaillon de forme ovale, représentant la Vierge, émaillée sur un fond d'or rayonnant avec la légende émaillée bleu, lettres réservées en or, et portant ces mots : Maison de Saint- Denis; l'autre côté de la croix est émaillé bleu, en plein dans le milieu, portant ces mots réservés en or : Honneur et Patrie, et autour: Légion d'hon^ neur, également sur fond bleu. La croix est en argent pour les dames et demoiselles novices, enor pour la surintendante, les dignitaires et les dames de première et de deuxième classe. — La surintendante porte le grand ruban de la Légion d'honneur passant de l'épaule droite au côté gauche, et au bas duquel est attachée la décoration, dont le diamètre est de 53 millimètres. Les dignitaires portent la décoration en sautoir, attachée à un ruban de la largeur de celui de commandeur de la Légion d'honneur; le diamètre de cette décoration est de 48 millimètres.. Les dames de première classe portent la décoration à l'épaule gauche, attachée au ruban d'officier de la Légion d'honneur. Les dames de deuxième classe portent la même décoration à l'épaule gauche, attachée au ruban de chevalier de la Légion d'honneur. Les dames novices portent la décoration en argent à l'épaule gauche, attachée au ruban de la Légion d honneur. Les demoiselles novices portent la même décoration, mais sans la; couronne impériale. Les décorations des dames de première et de deuxième classe et des novices ont 40 millimètres de diamètre. Les postulantes portent seulement, à l'épaule gauche, le rubaiv de chevalier de la Légion d'honneur. — Aucune dame ne peut porter la décoration à rextérieur de la maison impériale. — 11 y a un costume uniforme pour les dames et les élèves, les aides, filles de service, etc. ; il est fourni aux frais de la maison ; notre grand-chancelier en détermine

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l'dtoffo et la couleur. — Les dames et les novices mangont à la môme table que les élèves. Les di- ^zniiaires réunies prennent leur repas au réfectoire, après celui des élèves. La eurintendante seule peut avoir une table particulière. — La clôture est de rigueur pour la surintendante, les dames, les novices et lôs élèves. Néanmoins la surintendante peut s'absenter de la maison impériale avec l'autorisation de notre grand-chancelier, qui accorde aussi, par exception, aux dignitaires, (lames, novices et élèves, des congés de santé ou (le convalescence, d'après des certificats motivés du médecin en chef de l'établissement, transmis par la surintendante. Notre grand-chancelier peut ôf^alement accorder des congés de courte durée pour des affaires de famille constatées par la .surintendante, pourvu cependant que le service de la maison n'en souffre pas. Le traitement de la surintendante est fixé à 9000 francs ; celui de la dignitaire inspectrice à 2400 francs; celui d'une dignitaire, à 2000 francs; celui d'une dame de première classe, à 1200 francs; celui d'une dame de deuxième classe, à 800 francs; celui d'une dame novice, à 400 francs. — Les succursales de la maison impériale Napoléon de Saint-Denis sont desservies par la congrégation religieuse existant sous le nom de Congrégation de la Mère de Dieu.

— Le prix de la pension d'une élève gratuite ou pensionnaire est fixé à 600 francs par an.^Le prix a été porté à 700 francs à partir du l*' janvier

Le décret du ZO Juin 1881 a apporté à la constitution des maisons de la Légion d'honneur des modifications profondes. C'est l'enseignement qui est la base de l'organisation. Il n'est pas du même degré aux Loges qu'à Ecouen, à Ecouen qu'à Saint-Denis. Mais l'intervalle qui sépare les trois maisons n'est pas infranchissable, et les jeunes filles qui se distinguent dans leurs études peuvent passer des Loges, où l'enseignement professionnel tient une grande place, à Ecouen, qui représente plus particulièrement l'enseignement primaire supérieur, et d'Ecouen à Saint-Denis, où les études embrassent en partie les programmes de l'enseignement secondaire. En second lieu la clôture est supprimée. Le personnel chargé de l'enseignement dans les trois maisons est exclusivement laïque ; des professeurs appartenant aux établissements universitaires sont, à Saint-Denis notamment, chargés en partie des cours supérieurs, et un inspecteur général de l'Université,

— en ce moment M, Ebrard, — surveille la direction des études.

« Les trois maisons de la Légion d'honneur de Saint-Denis, d'Écouen et des Loges, dit le décret, sont instituées pour faire gratuitement l'éducation de huit cents filles légitimes de légionnaires sans fortune, une seule pouvant être admise par famille, excepté dans le cas d'orphelines de père o.t mère. Sur ces huit cents élèves, la maison de Snint-Denis en reçoit quatre cents, la maison o' Ecouen deux cents, et celle des Loges deux cents.

— Des élèves payantes, filles, petites-filles, sœurs ou nièces des membres de l'Ordre, peuvent, en outre, être admises dans ces maisons d'éducation, savoir : soixante-quinze à Saint-Denis et quarante entre les deux autres maisons. — Le prix de la pension d'une élève payante est fixé à 1000 francs pour la maison de Saint-Denis et à 700 francs pour les maisons d'Écouen et des Loges. — Les élèves sont reçues dans les maisons de neuf à onze ans; elles en sortent à dix-huit ans, sauf l'exception prévue par l'article 11 du présent décret. Dans ce cas, elles pourront prolonger jusqu'à dix-neuf ans leur séjour dans les établissements. Si une élève des maisons d'éducation de la Légion d'honneur vient à décéder, ou bien est obligée d'en sortir définitivement pour cause de santé, on

pourra autoriser une sœur de cette élève à la K^mplacer jusqu'à la fin des études. — Aucune élève ne pourra être admise pendant le cours de l'année scolaire qu'à titre exceptionnel et pour des raisons majeures. — La maison le Saint-Denis reçoit les filles des membres de la Légion d'honneur ayant au moins le grade de capitaine en activité de service, ou une position civile correspondante. La maison d'Écouen reçoit les filles des capitaines en retraite, des lieutenants et sous-lieutenants, et des légionnaires civils ayant une position équivalente. La maison des Loges reçoit les filles des sous-officiers et soldats ou de» légionnaires civils ayant une position équivalente. Dans le cas où la maison dÉcouen n'offrirait pas un nombre de places suffisant pour faire droit aux demandes, une partie des enfants sollicitant une place dans cet établissement pourraient être désignées pour la maison des Loges. — Le personnel de la maison de Saint-Denis est composé ainsi qu'il suit : 1 surintendante, 1 inspectrice, I secrétaire générale du conseil, 1 directrice des études,

1 sous-directrice des études, 1 directrice {des stagiaires, 1 secrétaire de l'inspectrice, 10 institutrices,5 suppléantes de 1" classe, 15 de 2' classe, 20 stagiaires, 1 maîtresse de dessin de T* classe,

2 de 2^ classe, 4 de 3* classe, 1 maîtresse de musique de 1'* classe, 4 de 2*= classe, 6 de 3* classe, 1 économe, 1 adjointe à l'économat, 1 dame chargée de laroberie et de la lingerie, 1 dame chargée de l'infirmerie et de la pharmacie, 1 adjointe à l'infirmerie et à la pharmacie. — Professeurs externes : 1 directeur de la musique, 1 professeur d'accompagnement, 1 directeur du dessin, 1 professeur de paysage, 1 professeur de fleurs, 1 professeur d'anglais, 1 professeur de mathématiques, 1 professeur de littérature. 1 professeur d'histoire, 1 professeur de physique, de chimie et d'histoire naturelle, 1 professeur d'écriture, 1 professeurdedanse et de maintien, 1 professeur de gymnastique. — Le personnel de la maison d'Écouen est composé ainsi qu'il suit r 1 intendante, 1 directrice des études, 1 surveillante, 6 institutrices, 2 suppléantes de 1^' classe, 7 de 2* classe, 1 maltresse de dessin de 2« classe,

1 de 3* classe, 1 maîtressede musique de 2* classe,

2 de 3* classe, 1 économe, 1 dame chargée de la roberie et de la lingerie, 1 dame chargée de l'infirmerie et de la pharmacie, 1 maîtresse de gymnastique, 1 maîtresse de danse. — Le personnel de la maison des Loges est composé ainsi qu'il suit : 1 intendante, 1 directrice des études, 1 directrice des ateliers, 3 institutrices, 3 suppléantes de r« classe, 6 suppléantes de 2* classe, 1 maîtresse de dessin de 2» classe, 1 maîtresse de musique de 2« classe, 1 économe, 1 dame chargée de la roberie et de la lingerie, 1 dame chargée de l'infirmerie et de la pharmacie, 2 sous-maîtresses de travaux manuels, 1 maîtresse de gymnastique. — Ces personnels se recrutent, autant que possible, parmi les anciennes élèves des trois maisons d'éducation de la Légion d'honneur. — Les directrices des études, les sous- directrices des études, et les institutrices devront être pourvues du brevet de capacité d'enseignement primaire du premier ordre, ou du brevet d'enseignement secondaire. Les suppléantes devront être pourvues du brevet d'enseignement primaire àa deuxième ordre. — Le service religieux est assuré par des ministres des différents cultes. — Un inspecteur de l'Université, délégué par le ministre de l'instruction publique et agréé par le grand-chancelier, inspectera, par son ordre, à des époques indéterminées, au point de vue de l'enseignement, les maisons de la Légion d'honneur. 11 adressera son rapport au grand-chancelipr. — Les maisons d'éducation de la Légion d'honneur sont administrées par des conseils qui sont composés de la manière suivante. Pour la

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maison de Saint-Denis : La surintendante, l'inspectrice, la secrétaire générale, la directrice des études et l'économe, qui, lorsqu'il s'agira de questions concernant la comptabilité, n'aura que voix consultative. Pour la maison d'Écouen : L'intendante, la directrice des études, la surveillante, une dame institutrice, et l'économe dans les mêmes conditions que ci-dessus. — Pour la maison des Loges, l'intendante, la directrice des études, la directrice des ateliers, une dame institutrice, et l'économe dans les mêmes conditions que ci-dessus. Le chef du service des maisons d'éducation à la Grande Chancellerie, et l'inspecteur de l'Université, pourront, dans certains cas, faire partie du conseil, sur l'ordre du grand-chancelier. — Lorsqu'il s'agit de questions d'intérêt général, l'intendante et la directrice des études de chaque succursale sont adjointes au conseil d'administration do Saint-Denis, lequel prend alors le titre de conseil général des maisons d'éducation de la Légion d'honneur. L'administration centrale de la Grande Chancellerie est représentée à ce conseil par le secrétaire général de l'Ordre, ou, à son défaut, par le chef du service des maisons d'éducation, et, s'il y a lieu, par l'inspecteur de rUniversiié. — Pour la présentation des <;andidats aux places vacantes, les conseils des maisons d'éducation de la Légion d'honneur se réunissent en conseil général, et présentent trois candidats pour chaque emploi. L'inspecteur de l'Université fait, de son côté, des propositions quand il s'agit de places de directrices des études, d'institutrices et de suppléantes ; le grandchancelier fait les nominations. — Tous les ans, on choisira parmi les élèves qui auront obtenu le brevet de premier ordre ou le brevet d'enseignement secondaire, qui donneront les garanties nécessaires par leur caractère et leur conduite, et qui demanderaient à rester à Saint-Denis pour être employées dans les maisons d'éducation de la Légion d'honneur, un nombre de sujets suffisant pour compléter à seize le cadre des stagiaires candidats aux emplois d'enseignement vacants dans les trois maisons. Ces stagiaires , pourront être utilisées dans les classes. Seront choisies, dans les mêmes conditions et sous les mêmes garanties, parmi les élèves qui se sont consacrées à la musique et h la peinture, quatre stagiaires candidats aux emplois de maîtresses d'arts d'agrément, — Peuvent être autorisées à loger en dehors des établissements, si elles sont mariées ou si elles vivent avec leurs parents, les dames chargées de la roberie et de la lingerie, les institutrices, les dames professeurs d'arts d'agrément, la directrice des travaux manuels et ses adjointes. — La surintendante de Saint-Denis inspecte les succursales deux fois par an au point de vue de la discipline des dames et des élèves et du régime intérieur de la maison. — A la suite de chaque inspection, elle adresse un rapport au grand-cliancelier. — A la fin de chaque année scolaire, une distribution de prix aura lieu, publiquement, dans chacune des trois maisons. Les palmarès de ces distributions seront imprimés. — Le 14 juillet de chaque année, le personnel des deux succursales (maîtresses et élèves) se réunira à la maison de Saint-Denis pour y célébrer en famille la fête nationale.

Programmes de l'enseignement . — Nous avons cru devoir réserver, pour les mieux détacher de l'ensemble, les programmes de l'enseipnement.

A l'origine, les programmes furent établis par M™« Campan sans qu'aucune décision spéciale paraisse les avoir confirmés. Elle les a résumés elle-même ainsi qu'il suit : L'histoire embrassait l'histoire sainte et l'histoire profane ; à l'étude de la langue française était jointe celle de l'anglais et de l'italien ; au calcul, le grand-chancelier de

Lacèpède avait ajouté (7 avril 1808) le système^ décimal et la nomenclature des nouveaux poids et mesures, qu'on commençait à peine à ensei gner dans les collèges; la géographie mathémati que faisait partie de la géographie. Le programme comprenait enfin les arts d'agrément ; dessin, peinture, musique, danse.

Le décret du 15 juin 1810 est très bref sur n\ £ujet.

« Les orphelines, y est-il dit (art. 4), serotii, nourries et entretenues pendant tout le temps qu'elles passeront dans la maison. Outre la religion, qui sert de base à leur éducation, elles apprendront à lire, écrire, compter, et à travailler, de manière à pouvoir gagner leur vie en sortant de la maison. »

Les ordonnances des 3 mars et 16 mai 1816 sont plus explicites. En voici les prescriptions :

« La religion sera la base de l'enseignement.

Les élèves entendront la messe tous les jours.

Il y aura, tous les dimanches et fêtes, une grand'messe, un catéchisme et une instruction à la portée des élèves.

Les vêpres seront chantées par les élèves tous les dimanches et fêtes.

Les élèves recevront des leçons de lecture, d'écriture, de calcul, de grammaire, d'histoire, de géographie, de dessin, de musique et de botanique usuelle.

Elles recevront également les leçons de danse qui pourront être nécessaires à leur santé et à leur maintien.

Les élèves feront leurs robes, leur linge et celui de la maison.

On enseignera aux élèves tout ce qui peut être nécessaire à une mère de famille pour la conduite de l'intérieur de sa maison, la préparation du pain et des autres aliments, ainsi que pour les travaux de buanderie.

Pour la succursale de Paris l'éducation sera uniforme pour les élèves; la religion en sera la base.

Les élèves recevront des leçons de lecture, d'écriture, de calcul, de grammaire, d'histoire et de géographie.

Elles recevront également les leçons de danse qui pourront être nécessaires à leur santé et à leur maintien.

Le linge de la maison, les robes et les articles du trousseau seront faits par les élèves ; on leur apprendra tous les ouvrages de broderie.

On enseignera aux élèves tout ce qui peut être nécessaire à une mère de famille pour la conduite de l'intérieur de sa maison, la préparation du pain et des autres aliments, ainsi que pour les travaux de buanderie.

Pour la succursale des Loges l'éducation sera uniforme pour les élèves ; la religion en sera la base ; elles apprendront à lire, écrire, compter et à travailler de manière à pouvoir gagner leur vie en sortant de la maison.

Les élèves feront leurs robes, leur linge et celui de la maison ; on leur apprendra tous les ouvrages de broderie.

On enseignera aux élèves tout ce qui peut être nécessaire pour la préparation du pain et des autres aliments, pour les travaux de buanderie, et on les instruira dans ce qui est relatif aux soins d'une garde-malade attentive et éclairée. »

Le décret du 14 août 1857 ne fait guère que reproduire ce règlement en le resserrant et en l'appliquant à la lois aux trois maisons:

« La religion est la base de l'enseignement.

Les élèves entendent la messe tous les jours; il y a, les dimanches et fêtes reconnues, la gnnd' messe, les vêpres et une instruction à la portée des élèves. Les offices sont chantés par les élèves.

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