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part des muscles du bas-ventre, doit, en comprimant la masse intestinale , suspendre les inconvénients que l'affaissement de cette masse produit sans ce secours. Néanmoins l'effet de cette compression n'est pas tel qu'il puisse suppléer à la diminution du ressort des viscères du bas-ventre, et empêcher les tiraillements irréguliers qui résultent nécessairement de la diminution et de l'inégalité d'appui pour les nerfs en général, et pour le diaphragme et pour les muscles du bas-ventre en particulier.

Mais aussi , dès aue l'estODiac a reçu u: certaine quantité d aliments, il acquiert i nouveau de^é de force et d'action, q< oppose au diaphragme, ce que Ton coim parce que la respiration devient plus \v et plus aisée qu'elle n'était aupara\ant.

Nous ne bornons pas là les propri(!'tt s . forces épigastriques , nous croyons qu jouent un rôle considérable dans les ;i! mènes qu'offrent le sentiment et le mu;i ment.

GENIE, — L'étude du génie, en suivant ce mot dans' les principales acceptions qu'on lui a données , formerait un fragment psychologique et physiologique du pi us haut intérêt. Il devrait embrassera ce double point de vue tous les éléments qui constituent le génie de Vhomme en général , celui des esprits su» périeurs , le génie des arts et des diverses sciences, le génie propre des sciences, des nations, des siècles, etc.; mais le résumé de ce travail , que nous avons réduit à ses proportions les plus simples , serait encore trop long pour ce Dictionnaire; nous avons déjà publié comme essais de ce genre de questions , des recherches sur le génie des grands siècles, sur le génie et ^avenir du XIX* siècle, etc. Consultez l'article génie de l'Encyclopédie , du Dictionnaire de musique de J.-J. Rousseau, Génie d'Hippocrate, par Barthez ; Génie de la médecine, par F. Bérard ; Génie mathématique , métaphysique , poétique, etc..., par D. Stewart [EÎém. de philos.,) etc.

Nous empruntons à un physiologiste américain, en les traduisant liorement, quelques lignes sur le talent et le génie :

Du génie et du talent.

Les mots que l'on emploie le plus sont ceux que l'on devrait le mieux déterminer, et que souvent l'on connaît le moins.

Cela s'applique parfaitement au talent et au

Î;énie. Tout le monde les sent, quelques-uns es conçoivent, très-peu les comprennent dans l'ensemble des éléments qui les constituent. Voilà pourquoi nous les trouvons si peu définis. Pour bien expliquer le génie, il faudrait d'abord en avoir; il faudrait ensuite posséder l'attention nécessaire pour l'analyser, et le talent indispensable pour le faire comprendre.

Avec beaucoup de génie sans talent, on

f>eut rester inaperçu, et passer auprès de la bule sans qu elle fasse la moindre attention à vous ; c'est ce qui arrive souvent. Bien des hommes de talent ont absorbé et étouffé des hommes de génie. Lapidaires habiles, ils leur ont dérobé un diamant brut; ils l'ont poli et monté ; ils ont usurpé Jeur génie; leur talent leur a sufli pour faire valoir un génie obscur qu'ils n'ont pas nommé : on les a salués comme des hommes très-supérieurs, parce

Jue leur talent a communiqué à un :

tranger, qu'ils n'ont pas même nuiii < . l'éclat qui manauait à ce génie môme.

Le çénie est cfonc un diamant ; le tal i : est le loailier : il le polit, le façonne, le n et le fait valoir.

Avec du talent et de l'adresse, on p muler le génie : avec du génie on pc.

?uer de talent et d'adresse; alors touffe ; on ne brille que pour soi-ni> quelquefois on ne s'aperçoit que du:

nière vague et confuse. On est alurheureux ; car le plus grand des sui c'est de sentir en soi cette lumière im» . qui vous éclaire, et de voir autour d\ • paisses ténèbres que l'on ne peut di- Quelquefois cette lumière lance des »

fugitifs que votre siècle n'aperçoit |)as: ■ très fois le génie est une plante viu>ii étouffée par le terrain quiTenviromu dessus d'elle il y a une couche de f qu'elle parvient 'à peine à percer; lu végétale est au-dessous ; elle y pouvigoureuses racines, mais le rocher r sa tête, elle le soulève, elle re^tu écr. > lui : alors elle se flétrit et périt. Plus t soc inintelligent de la charrue Tana) ' le laboureur insouciant ne se deaiand*' Quelle est cette plante, qui a montiv fondement tant de puissance et qui n donné de fruit T Malheur aux hommes i nie venus dans des siècles stériles ou ù?:^ circonstances funestes qui ont mécon arrêté leur fécondité 1 Tels furent (iili ■ Chatterton : ces hommes-là se dessô deviennent insensés, et meurent. Av>i quitter le monde , ils lancent parfois < < leur siècle un anathème, dernier cri du . expirant; ce cri déchirant est le st soit entendu ; alors la postérité laisse i sur eux un regret et une larme , cl o nument funèbre, plus ou moins oui*»

tout ce qu'ils recueillent; elle les croii payés Quand elle leur à fait l'aumùnc lie < triste charité.

Le talent est donc souvent plus a{ [ que le génie seul: quand la nature n accordé du génie, il faut prendre U [ de se donner du talent. Tous les houii> ^ génie ne le veulent pas ou ne le i" '

Eoint : voilà pourquoi avec un peu de r eaucoup de talent^ d'adresse, de» cire

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yoeesbeureoses, on peut acquérir une grande ^fiit^ comme avec beaucoup de génie, peu de talent, pas d'adresse, on peut être irrité par des circonstances écrasantes, ménterbeflucoup de gloire et en recueillir très- P»u : Toili pour(}uoi il y a tant d'hommes si ml jugés et qui peuvent dire comme J. J. fiuosseau, d'après Ovide :

Bvtenis bic ego sum qofa non intelligor illis. (OviD. Tria. V, X, 57.)

Rousseau avait peut-être, au fond, autant itg^m que Voltaire; mais il avait moins ^e lui le talent et le génie de son époque ; iib6i Voltaire eut-il une cour d'aduiateurs, liùdis que Rousseau ne fut vanté d'abord ^ par des esprits rares, harmoniques avec k >ien. GeUe répulsion altéra son génie et lelitsouTent dévier : il ne fut apprécié que par i^e!{ue5 profonds penseurs» qui reconnurent

un fond de vérité dans plusieurs do ses paradoxes; Necker et Mme de Staël eurent pour lui un culte que Voltaire ne leur inspira point.

Ce qui caractérise le génie de Louis XIV, c'est le talent de reconnaître le génie naissant. Il renversa le brillant Fouquet et le remplaça par Colbert, génie lourd et lent, mais puissant; il aima Molière, encouragea Lafontaine, estima Corneille, s'attacha Boileau, goûta Racine, et soigna les hommes de génie, comme les plantes des jardins de Versailles et les arbres de ses parcs royaux ; il admira ce qui était beau, sentit et protégea ce qui était vrai, adopta et développa souvent ce oui était bien : svmpathique pour tout ce qui était grand, il 1 accepta pour s'en faire un piédestal, mais il voulut que tout ce qui était grand, ne fût grand que par lui et pour lui. GÉNIE LÉGISLATEUR.— Voy. Législateur.

GOUT. — Voy.SENS du goût.

MiïUDB. -^ Voy. Vœ {Lois d$ Vkabiiiifl

WIR, {Etude historique sur Ualler^ -hfode 1848.) Miiâseurs,

Jf wt propose de jeter aujourd'hui un ^ipd'œil rapide snr la physiologie de Hal- ^r a de son école, en m*attachant surtout à «425 y montrer les lacunes et les erreurs

Il introduites dans cette doctrine l'oubli ia force plastique négligée et mécon- Ar dans le aynamisme Uallérien. Les au- 1^ nombreux qui ont accepté les idées A grand physiologiste de Berne ont eu, iH^aie lui, sur la vie, des idées étroites, exckài^e^ et fausses par suite de la tendance l^uée ou tacite qu'ils ont montrée à les ittAcher aux propriétés de la matière.

U force plastique tient sous sa dépenface les fonctions de la vie nutritive et Itproductive : quand on n'en reconnaît point texistcnce, quand on n'.en détermine point ks lois a^ec exactitude on ne peut rien sa- ^r d'exact et de vrai sur l'ensemble et les ^iis de ces fonctions. Tel est un des vices ■ndamentaux de la physiologie du xvm* siè- ^' U science change de face aiyourd'hui

Êe aui recherches nombreuses dont la K et les fonctions plastiques sont deve- ^ lobjet. Ces travaux confiés à des hommes remarquables qui sauront «profiter des ^besses amassées par nos prédécesseurs, wenl renouveler l'anthropologie tout en- ^, en démontrant et fécondant plusieurs vti^es fondamentaux du vitalisme longtemps *^tiés et presque toujours contestés. Cette ftp^rance devient une certitude pour tous ^ qui ont suivi avec soin les progrès de ^phjsielogie depuis son origine, et qui «»eut juger l'avenir par le passé.

Uaqiie époque a une idée dominante opxi «J est propre, qui s'appuie sur un principe PWosophique et sur une science particulière ^Qt Téclat éblouit les esprits: cette idée

pénètre dans les arts, dans les sciences, dans la littérature ; elle donne sa couleur à toutes les productions du moment, qui sont, pour me servir de l'expression ingénieuse du poëte de Ferne^, des fleurs et des fruits venus sur des terrains différents, mais mûris par le même soleil.

Cette idée, ce principe, sont les seuiS guides que l'on suive avec confiance; on accepte, sans trop les discuter, les vérités, les suppositions, les erreurs qu'ils proclament; on s'avance sans hésiter sur les traces de ce

§énie protecteur, même quand il s'égare ans des régions qu'il ne connaît plus : vainement quelques hommes d'élite s'efforcent de lutter contre le torrent ; vainement leur voix se fait entendre pour montrer les écueils dont la route est semée; elle est étouffée

f)ar cette clameur immense que l'on appelle 'opinion publique: on ne s'arrête que lorsqu on rencontre un obstacle insurmontable. C'est alors seulement qu'on se rappelle les avertissements que l'on a reçus, (jue l'on cherche une voie nouvelle et des guides plus expérimentés. Le cartésianisme poursuivi surttiut dans les parties de sa doctrine favorables au mécanisme; le sensualisme de Condillac poussé dans sa dernière limite» voilà ce qui domine le xvuv siècle, ce qui donne un cachet caractéristique à ses œuvres, ce qui l'explique tout entier. C'est dans ce moule qu'il a été jeté.

Si le temps me le permettait, je mettrais sous vos veux le principe fondamental des doctrines du xtui' siècle, j*en déroulerais les conséquences: je vous montrerais que Bacon n'est point le chef de Tempirisme rationnel, qu'il a, au contraire, séparé la raison et l'expérience; que l'influence de Bacon sur les sciences a rarement été présentée sous son véritable jour; que l'école de Descartes, prise dans son ensemble a été le point de départ des travaux gui ont renouvelé la science moderne, mais que tout en perfec-

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tionnant les sciences physiques et métaphysique, tout en as^rant le progrès de plusieurs branches de la médecine, elle a cependant exercé une influence fâcheuse sur plusieurs autres, par la direction exclusive que lui ont imprimée bien des cartésiens exagérés. Je m'efforcerais ainsi de dissiper des illusions dont nous nous berçons encore bien que nous commencions à en comprendre les dangers; je vous prouverais, en même temps qullippocrate et les hippocratistes ont été plus près de la vérité que les philosophes illustres que je vous ai cités, et que le vieillard de Cos a pu dire avec raison : « Ce que le philosophe tente, le médecin Texécute; il donne ce que le crémier promet (257). »

Il y aurait un livre bien neuf et bien utile è écrire pour démontrer la grande influence que les médecins du premier ordre ont exercée sur les progrès de la philosophie : notre siècle y aurait une large part. Malheureusement, on traite leurs écrits comme ces belles statues antiques que chacun admire sur parole, mais dont on n'étudie guère les véntables perfections.

Si l'on veut connaître la physiologie dominante du xvm* siècle et le rôle qu'a rempli à son égard Tesprit philosophique et le génie spécial de cette époque, il faut étudier à fond la physiologie de Haller et de quelques-uns de ses successeurs. Pour apprécier ce grand ouvrage, saisir tout ce qu'il y manque et unir la science d'alors à la science d*auiourd'hui, il faut méditer Hunter, Bordeu, Barthez et son école : vous comprendrez alors le XIX* siècle et le mouvement qui l'agite.

Haller fut surtout un physiologiste pur; il étudia sous Boërhaave qui fit broyer les dogmes d'Hippocrate et de Galien par son ingénieuse machine iatro-mécanique et constitua ainsi son éclectisme.

Hunter, Bordeu, Barthez furent des physiologistes médecins ; le premier eut le bonheur d'être l'élève de la nature; le deuxième eut, comme lui, un de ces génies vigoureux qui se perfectionnent jusqu'à leur mort et qui éclairent tous les objets dont ils s'occupent. Je n'ajouterai rien au juste tribut d'éloges que le dernier a si iustement reçus : les idées fondamentales répandues dans ses écrits, sont exposées constamment parmi nous, en y joignant les modifications, les développements nombreux que réclament les progrès de la médecine et des sciences qui s'y rattachent. Nous vous avons souvent montré quelle est l'importance des fonctions plastiques et de la faculté vitale qui les représente; vous avez dû comprendre que les liquides vivants presque toiyours oubliés doivent jouer dans l'anthropologie un rôle dont la

S grandeur s'accrottra encore à mesure gu'oa es étudiera davantage : sans des connaissances approfondies sur ce sujet, on ne peut avoir sur la vie que des notions étroites et imparfaites.

(i57) Nous avons consacré deux leçons à Texanieii de ces questions; nous y reviendrons dans notre iraité de philosophie, roy. noire discours

Si vous ne tenez point compte de ce;i faculté plastique , de cette haute eipres>i< du vie vikUis intime qui crée , déveloj i entretient et conserve ; qui porte succt >v vement son activité sur chaque partie; .} contribue puissamment h les réunir on tout harmonique, vous n'aurez que des fer. vitales isolées, presque passives, Irmjo prêtes à s'éteindre quana les stiniuiu-< . teneurs ne viennent point les réchautî r les exciter; vous n'aurez qu'un être a-j. sant que l'on galvanise, qu'une science w à demi d'une vie d'emprunt : ce ne sera p un homme tel que Tintelligence supi n Ta créé ; ce ne sera point une science ' et vraie telle qu'on a dit la trouver en ii.: rogeantconsciencieusementlanature.Dii,^ discours plein d'intérêt prononcé, en 1' devant la faculté de Paris, un professur . nent, H. Bérard, a donné en quelaues { . une analyse remarquable de la phy^i' de Haller qu'il s'est efforcé de jugereii : siologiste et en médecin. Nous croy<.[> pendant qu*il n'a pas mis assez en i>i qui lui manque ; c est ce qui nous en. . revenir sur ce sujet.

Boërhaave avait donné à Haller un • mate perfectionné qui exécutait par d'> ces presque exclusivement physiques 1- > tes extérieurs et préparatoires oue :

remplissons ; de cet automate, Halier \> faire un homme au souffle de son gén:

lui donna la sensibilité , l'irritabilité o'i faisait mouvoir sons l'intluence de sa noI ou d'un stimulus extérieur; il renou\t i merveilles de la statue de Condillae , m principe animateur véritable manque à :

vre du physiologiste comme à celle du losophe ; l'homme qu'ils nous prés.

réfléchit le monde extérieur, agit soib impressions; il ne peut rien créer, il n de force plastique. De nos jours les i: psychologistes ont retrouvé cette fon * l'intelligence, et ils refont la psycholoj philosophie; on l'a retrouvée aussi d rdynmaisme vital qui enchaîne dans un harmonique nos actes, nos organes, ii'^ cultes, et l'on refait la physiologie et \i\ '■ decine. L'hyppocratisme répète depub :

des siècles « consenstu unus^ » tic V

[ue devient un principe quand on le e ses conséquences, quand on l'adu passant et qu'on ne l'appligue pas?

Avec l'esprit du mécanisme empru:; Descartes , avec l'esprit dominant de ^ époque, Haller, élève de Bernouilli et d' B rnaave, ne pouvait, malgré sa haute r;^^ faire qu'un pas en dehors du cercle où i enfermé ; et ce pas, il l'a fait, malgré k? ' stades qui l'environnaient. Par Bot rli il était mécanicien; son génie entr ^* vitalisme; sa physique est déjà de la ; sique vivante, la chimie vivante viendra . lui ; nous retrouverons enfin la voie >< fi qui s'était perdue au milieu de tant ^^ v tèmes.

sur révolution des grands siècles et Borda> ^ moulin (Du Carténarnsme).

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