Abtorpîionê eomtantei ou réparatrieei
Celles-ci sont au nombre de cinq chez l'homme :deux sont des absorptions externes, savoir , l'absorption alimentaire et l'absorption respiratoire ou aérienne ; les trois autres sont des absorptions internes; on les désigne sous le nom cTabsorption tnrfr«/t7te//e, d'absorption des sucs sécrétés récrémentitiels^ et d'absorption de quelques-uns des éléments des sucs sécrétés excrémentitiels,
A. — Absorption alimentaire ou digesiive.
L'absorption alimentaire ou digestive est celle qui agit sur les aliments et les boissons, après que la digestion a rendu ces substances propres à être absorbées : cette première absorption se fait surtout à l'intestin grêle. Certains physiologistes parlent du concours de la peau dans le phénomène qui nous occupe : c'est une prétention inadmissible, et qui a sa source dans une fausse analogie avec les animaux inférieurs, qui, privés d'appareil digestif, se nourrissent alors par une absorption cutanée.Cette espèce d'absorption est évidente : en effet, sans elle, l'alimentation ne remplirait pas son objet ; et de plus, n'j voyons-nous pas Taeent spécial et le produit, l'appareil chyUiere et le chyle T
Les substances introduites dans l'appareil digestif dans le but de réparer les pertes du sang, sont de deux sortes, les aliments et les boissons : donc les élaborations de ces substances ne pourront pas être identiques ; leur but, relativement à la réparation du sang, sera également différent. Il suit de là que nous distinguerons dans cette absorption digestivof celle des aliments et celle des boissons.
B. — Absorption aérienne ou respiraioire.
L'absorption aérienne ou respiratoire est celle qui agit à la surface interne du poumon sur l'air, et qui puise dans ce gaz le principe
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nécessaire pour le perfectionnemenldu fluide nutritif, la transformation du sang veineux en sang artériel. Plusieurs savants ont voulu encore étendre cette espèce d'absorption à la peau de Thomme; c*est aussi une analogie exagérée avec des animaux respirant exclusivement ou en partie par la peau, qui les a induits en erreur.
Ces deux premières espèces d'absorption représentent tous les matériaux nutritifs qui sont puisés au dehors de l'économie. Leur office unique et exclusif est d'élaborer les matériaux du sang, le chyle, et de faire ce fluide: sans elles, l'homme périt plus ou moins prochainement. Deux conditions sont nécessaires pour l'exercice de ces absorp- ^ lions: d'un côté, la présence d'aliments et de boissons digérés dans l'intestin grêle, et de l'autre, celle de l'air dans le poumon : mais, comme ces conditions peuvent exister ou ne pas exister, on a dit que ces absorptions ne sont pas continues, qu'elles diffèrent en cela des absorptions externes qui peuvent avoir toujours lieu par la présence constante de leurs matériaux.
G. — Absorption interstitielle.
On appelle absorption interstitielle celle qui reprend dans tout organe du corps quelques matériaux, de manière à ne pas faire augmenter indéfiniment son volume et à équilibrer la décomposition avec la composition. Citons les expériences de Duhamel pour mieux la faire saisir.
Cet expérimentateur ayant nourri des animaux avec des aliments teints de garance, remarqua oue, pendant ce temps, leurs os s'étaient colorés en rouge, et que la teinte ordinaire apparaissait, dès quil supprimait la garance.
D'autre part, des faits physiologiqui?s et pathologiques ont mis hors de doute l'existence de cette espèce d'absorption : ainsi, c'est elle qui creuse le canal médullaire des os longs, les cellules de l'osethmoide; c'est elle qui, avec l'âge, fait disparaître le thymus; qui détermine les variations de volume que présentent les organes aux diverses époques de la vie. C'est encore l'absorption interstitielle 9ui rétablira le canal médullaire dans la portion de l'os fracturé où s'est fait le cal, qui fera dieparattre une exostose, etc. Cette absorption varie dans chaque organe, et par suite, on en compte autant d'espèces qu'il y a de tissus distincts dans l'économie.
1). — Absorption des fluide? sécrétés récrémen-
liliels.
Nous arrivons à la seconde variété d'absorption interne, l'absorption des fluides sécrétés récrémentitiels. Celle-ci recueille tous les liquides utiles et nécessaires à Torgani- *alion de l'homme, et qui, versés sur des surfaces qui n'ont aucune issue au dehors, augmenteraient aussi indéfiniment, si l'atoorption ne les reprenait h mesure que la sécrétion les produit. Cette absorption recueille les fluides séreux, la synovie, la graisse, la sérosité cellulaire, la moelle et le suc mé-
dullaire, rhumeur colorante du tissu réticulé de la peau, celle de la membrane de la langue, de Tins, de la choroïde, la lymphe de Cotugno, les humeurs de l'œil, les fluides exhalés dans l'intérieur des ganglions lymphatiques, etc.
La physiologie et la pathologie nous démontrent d'une manière invincible l'existence de cette sorte d'absorption. En efl'et, ne voiton pas les quantités et qualités de la graisses de la moelle, varier selon les âges et les diverses conditions de la vie? N'observe-t-on pas tous les jours encore la disparition, par une absorption interne, des hydropisies, qui ne. sont que des accumulations de ces liquides?
£. — Absorption de quelques parties des fluides sécrétés excrémenliliels.
La troisième absorption interne est celle
3ui recueille toujours quelques parties des uides sécrétés excrémentitiels. Son but est d'enlever à ces fluides ce qu'ils peuvent contenir encore d'utile et de leur donner les qualités qui importent à leurs usages. On rap-
Eortera à cette absorption quelques-unes des umeurs des follicules sébacés muqueux et du fluide lacrymal, un peu de la salive, de la bile, du suc pancréatique. Cette absorption, en ce qui concerne plusieurs de ces humeurs, a été révoquée en aoulè par plusieurs physiologistes ; d'un autre côté elle est admise et bien démontrée à l'égard de queic^ues autres, et spécialement à l'éçard de la bile, qui par suite de cette absorption prend des caractères particuliers dans la vésiculaire biliaire; à l'égard de l'urine, qui s'épaissit par son séjour prolongé dans la vessie, etc.
Telles sont les diverses absorptions de notre première classe, celles que nous avons dit être constantes et qui font partie intégrante du système nutritif.