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déoM de DOS lottes intestines si dangereuses poor le pn^rès : elle nous apprendra à en décenniner les causes, le développement; die noosdoiuieni les moyens d'en tarir sagement les soarces et de les prévenir. Pendant k)Qgt«!iDp$, nos regards se sont arrêtés à pfioe sur nos devoirs, qui sont le seul principe légitime de nos droits ; ces derniers en d/couleot; ils ont la même origine, ils lui doivent leur consécration, ils sont leur réenopense quand nous les avons bien rem- |i(i<. Xous avons négligé cette étude sévère, H nous en avons été punis. Nous avons touj'tQrs parlé de nos droits, et nous avons voulu dérive force en jouir; nous avons glissé sur m deToirs, parce qu'ils nous imposent un Lt.Q que nous sommes toujours disposés à bfi<er. Aujourd'hui, la doctnne pratique des ie<uirs se consolide, s'étend, se propage et poise dans la vérité historique ses salutaires sifflements. C'est surtout par l'uniori de ce ^(f-m principe que notre époque va deve- 07 pour tous un grand siècle législateur. C"^ dans le spiritualisme chrétien qu'elle en vrche et qu'elle en trouvera les fonder/ris

'IflGo, Messieurs, cette loi qui nous oc- 'iyiws touche de plus près que tous les »::^ious qui êtes jeunes et qui entrez ■'^ il carrière médicale, au sein de notre ti'K La médecine, considérée sous son as- :^k plus étendu, est la science de l'homme, :'(^4-dire la science -humaine législatrice F excellence, au-dessus peut-être de toutes bçciences purement humaines. L'école Hip- K^lique, dont nous sommes fiers d'adopif^t de perfectionner l'esprit et les dogmes Mamentaux après Tavoir rendue cnré-^ ^ne, est devenue Técole léj^slatrice de la' ieoce de Thomme ; c'est elle tpii en a posé (iois Térilables , car il a toujours fallu la BTreou marchera côté d'elle, quand on a ^lu se porter en avant sans craindre de ^rer; c'est encore le même spirituelle que notre science et notre école proimeot et démontrent quand elles demeu- Bt fidèles k leur génie mêmQ ; c'est lui 1 bit notre puissance , c'est le drapeau ^réqui nous a toujours protégés et que nous ^His toujours détendu. Le principe a été ^ par uippocrate ; nous en montrerons la ^îiude, nous en étudierons la valeur, nous déduirons les conséquences.

^ur bien comprendre l'Hippocratisme et ^^le de Montpellier, pour nous bien com« ^Rdre nous-mêmes ; pour juger l'époque ^iu de laquelle nous sommes placés, il faut ^ arrêter quelque temps sur cette loi, sur lait du grand principe législateur que portien lui-même notre pays, notre époque, ^ science, notre école : c'est un problème portant par son universalité, par son acilité. Il ftudra voir ce qu'il est dans son ^e, dans sa nature, dans ses applica- ^^ dans les enseignements qu'il renferme, neserapointune question étrangère à notre l^t:cesera de Thistoire, et cette histoire, <t celle que notre France, notre science, ^ icole, n'ont jamais cessé d'écrire dans

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leurs pages immortelles; c'est cette histoire surtout que notre époque écrira avec des caractères si éclatants, que les âges et l'humanité ne les effaceront plus.

Afin de savoir ce qu'est le génie législateur, nous devrons étudier dans leur ensemble les peuples, les siècles, les sciences, les écoles, les nommes, qui ont découvert, développé ou mis en œuvre les principes lé-

K'slateurs;nous devrons mettre en relief les sns communs qui les unissent, les différences qui les distinguent, pour apprendre comment , par les uns aussi bien que par les autres, ils arrivent à un même out.

Nous avons fait à ce sujet è Strasbourg, il 7 a vingt ans, quelques leçons spéciales, en dehors de notre enseignement : nous les reproduirons ici, une autre année, en les développant. Nous nous bornerons aujourd'hui à quelques considérations générales qui serviront d'introduction à des' étu les plus apf)rofondies. Pour savoir ce qu'est le génie égislateur, demandons-nous d'abord ce que l'on doit entendre par principes législateurs du premier ordre. Dans la doctrine spiritualiste, cesprincipes représentent les lois mêmes qui ont présidé à la création de l'univers, celles qui président à son développement, qui servent à le gouverner. Tous les êtres qui forment le monde, toutes les sciences qui les font connaître, ont leurs principes législateurs, qui dirigent et expliquent leurs actes et pénètrent dans leurs secrets les plus intimes. L'attraction newtonienne, les attractions et répulsions électriques, les réflexions et les réfractions lumineuses, les vibrations de l'éther, les notions élevées sur la puissance de l'air et de la vapeur comprimés, substitués au bras de l'homme, sont des principes léffislateurs en astronomie, en physique, dans rindustrie. Ces principes, que nous choisissons pour exemples, ne sont ni les plus féconds ni les plus utiles. L'art administratif, la politique, 1 art de la guerre, la morale, la psychologie, la médecine, la religion, ont, comme toutes les sciences, leurs principes législateurs. Entre ces derniers et les premiers on trouve toute la distance qui sépare les sciences anthropologiques des sciences purement physiques. Quand un principe législateur est prouvé et appliqué, quand on en a pris possession, l'humanité a fait un pas, et ce pas est d'autant plus grand que le principe lui-même a plus d'étendue et de profondeur, qu'il appartient à une science du f>remier ordre. Il y a des principes psychoogiques, moraux, religieux, qui portent en eux-mêmes le germe de transformations radicales et qui renouvellent Thumanité tout entière; tels sont les principes du christianisme. Entre les peuples chrétiens et ceux qui ne le sont point, entre l'Europe et les autres parties du monde, il y a un abtme. Les peuples chrétiens, par leur civilisation et leurs conquêtes en tous genres, méritent le nom d'hommes h plus juste titre que les nations asiatiques, et cependant ils sont moins nombreux et sont venus les derniers. L'Egypte, les Indes, la Perse, la Turquie, la Chine, ces

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berceaux de l'humanité, rtUrogradent , demeurent immobiles et sont frappés de dissolution et de mort. L'Europe seule marche en avant et communique au reste du monde cette force vitale, que, seule, elle possède et qui ranime. Qu'avons-nous de plus que tant de pays qui nous apparaissent comme des contrées déshéritées , et que manque-t-il à ces races nombreuses qui nous étaient supérieures autrefois et que nous dédaignons aujourd'hui? Ce que nous avons de plus et ce qui leur manque, ce n'est ni l'intelligence ni 1 activité; elles ont fait leurs preuves avant nous et autant que nous. Si nous les dominons, c'est que nous portons en nous-mêmes les principes législateurs du christianisme qui nous ont faits des hommes nouveaux. Jetez vos regardssur les peuples antiques et sur les populations avancéesdu monde moderne; étudiez leur histoire à fond, et, sans vous arrêter aux notions superficielles données par des historiens arriérés, qui n'ont point creusé leur sujet, vous verrez tout ce qu'il y a de certain et de vrai dans la proposition que nous venons vous soumettre et que nous livrons à vos méditations. Vous saurez en môme temps ce que c'est que la France et d'où lui viennent son influence et sa grandeur.

Vous pouvez maintenant trouver sans effort ce qui constitue le génie législateur : C'est celui qui découvre, démontre, applique, propage les principes législateurs. Il est aautant plus grand , qu'il parcourt ce vaste domaine avec plus d'assurance et de vigueur. Le type du génie législateur c'est le Dieu fait homme; c'est le Christ (^ui a voulu nous en offrir un modèle par sa vie et par ses œuvres, pendant son séjour parmi nous ; aussi le plus grand sans doute des génies législateurs modernes, exilé sur le rocher de Sainte-Hélène , dans un de ses moments d'inspiration la plus réfléchie a prononcé ces paroles mémorables : « Je me connais en hommes « et le Christ n'est pas un homme. » Cette phrase résume l'histoire moderne ; elle appartient h un homme chargé d'une mission providentielle, et nous verrons de plus en plus combien il a su l'accomplir. Par son génie militaire il avait, avec son épée, refait la carte de plusieurs empires ; aussi grand législateur que conquérant incomparable, il avait ébranle le monde et gravé sur lui en caractères ineffaçables l'empreinte immortelle, de sou génie civilisateur, qui est le génie môme moderne, celui de notre France ; il avait assuré à nos principes un empire dominateur auquel on ne pourra plus échapper. Exilé dans une île inhospitalière, et réfléchissant sur luimôme, il avait senti quelles sont les limites que le génie humain dans toute sa splendeur, est susceptible d'atteindre, mais qu'il ne saurait franchir ; c'est alors surtout qu'il avait compris le Christ.

Avant d'agir sur le monde et de porter tous ses fruits, un principe législateur parcourt une évolution. C'est un germe obscur d'abord, qui grandit, se développe et mûrit au âein de l'humanité. A Tétai naissant c'est

une idée vague ; elle devient plus lard \tr principe pratique spéculatif, puis un pr.:. cipe pratique qui se détermine et s'arur. . en s'appliquant. Les peuples, les siècles, ■ sciences, les écoles, les hommes qui s emparent et en font accepter les eoii^ quences, sont des peuples, des siècks. . sciences , des écoles , des hommes It,.-

lateurs.

En partant de cette proposition prcrui nous pourrons par la suite , l'hisloire ;i main, classer ces hommes, ces sciences, i siècles, ces peuples; montrer les cir< stances qui leur ont donné naissance, lis r ports qui les unissent, les différences (|i: distinguent, la mission qu'ils ont à rciu le rôle qu'ils ont joué dans le progrès lu. nitaire soumis à des lois providenlieih> existent et que la philosophie de IlnV s'efforce de déterminer. Ces génies Ir. leurs sont ceux dont les écrits, les exeu les actes de tout genre , la vie toute > exercent sur la marche et sur les pro; ^ l'humanité une influence si universel:

profonde, qu'elle traverse tous les A-:fait sentir partout, malgré le temps qv écoulé depuis leur mort. Les homui; gislateurs du premier ordre sont des i teurs d'institutions, des conquéranis, savants , d^s philosophes , des orateurs, poètes, etc.; ce sont aussi, et suriont, . un rang à part, des ministres, des piv i teurs du culte divin. Tous imprimeni caractère à tous leurs actes, quelque ;;i ou quelque modeste que soit la splm ils déployent leur activité. Tels ont tdes époques et dans des directions bi* n verses, Pythagore, Homère, Platon, An ' Descartes, Galilée, Leibnitz, Newton, eto dans le domaine des sciences, de la r» de la philosophie; Solon, Lycurgue, Ni Pompilius, etc. , parmi les législateurs i tiques; Alexandre, Jules César , Mali •:• Charlemagne, Henri IV, Richelieu, Louis \ le grand Frédéric, Pierre le Grand, Naf» parmi les conquérants législateurs ; ' ont été les théologiens du premier oi les saint Augustin , les saint ThoiiM> . Bossuet, les Fénelon qui puisent plus (H tement dans une sphère plus hauie , ti montent à la source de la vérité , au\ seignemenls divins contenus dans la i ' même du Christ. Vous trouverez en eux piration créatrice du poêle; celle du k.: teur qui établit des lois qu'on accepte tt l'on poursuit ; celle du conquérant, qii vre des voies nouvelles dans les idées, •: les faits, dans la carte du globe , et quia:dans le monde plutôt ou plus tard , 1 manière plus éclatante ou plus caclitt . • transformations radicales.

Ces esprits supérieurs appartiennent a ' même famille; ils sont tous frères. Ui^^'^' les analyse avec soin et sans préveniiun.' reconnaît aisément le lien qui les un '^ cachet commun que Dieu lui-môme ini} ' sur leur front, l'auréole brillante doiii : entoure, et qui nous force tous à noucliner devant eux , à les regarder comiuL :.

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