Résumé synthétique sur le génie Ic^ teur
LOGIQUE (277) .—Au moment de no> mières études philosophiques, nous ii avec un vif intérêt Vuisioire compnm < iyitèmes de phihêophie^ par De O^rav 1** édition ^804), quoique ce ne lïlt [ alors un ouvrage récent. Parmi les [ui-s qui nous frappèrent spécialement, u(>u> remarquAmes un relatif à la logique ; n allons te citer en y ajoutant quelques iioi >
« Quelques philosophes tendent encon ' jourd*hui à identifier la logique et là in i Dhysique. Les uns, étendant le pouvoir d.
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logic psychologique. N^oublions pas ce F^ M. B. Saïut-Hilaire : i La méthode en pbiloM){ est le fond même de la science, rinstruiueni vincible de ses révolutions et de sesprnf<'f^ Diet, des »cience$ philoioph, t. lY, p. 269 e( Cette pensée modifiée peut s'appliquer à m^'^ ' sciences.
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odqnejQsqn'ao principe des choses, croient jvuver la source de toute vérité dans pa Kwrce de toute réalitét et placent h la fois ItDs le centre même ce que TEcole appelait îatio ttsendi et ratio cognoscendi (278). Les iutres, restreignant la métaphysique à n'expr.m^r gue les rapports de nos idées (Locke «Condillac), ou que les formes générales de ifK conceptions (Kant), n'étendent point ses UributioDs au delà de la sphère de Fart de «oser, ne lui permettent point de pénétrer kos là nature réelle des êtres.
t Aristote porta subitement la logique à a si haut degré de perfection, que tous les ieties ont semblé, par une conrention taite, s'accorder à considérer désormais cette rietice comme complète. On s'est à peu près orné k modifier les formes qu'Âristote lui rait données, en développant, abrégeant exposition, ou en employant un autre lanise. Condillac lui-même n*a guère fait Biire chose, quoique peut-être sans s'en f^rcevoir, et sa logique, conçue en d'autres moes. ne diffère point, quant au fond, de ,t\t du Lycée ; car celle-ci réduisait en effet le raisonnement à une transformation du lan- B>.. et le syllogisme dont elle faisait usage, i*.tiiiqu'un mode de substitution d'un terme i ({DiQtre terme par le moyen d'une sorte f^^jilion grammaticale (279). Cependant, Drvju'oQ essaye d'employer cette logioue ^ nous parait si exacte, on se trouve très« Bbamissé dans un grand nombre de cir* M^tances; lorsque Ion veut creuser ses lodements, on s'aperçoit Qu'elle donne des iriniies bien peu fixes ae la certitude. U Mis manque une logioue vraiment wtueUe insses préceptes, parfaitement solide dans s éléments (280); qui satisfasse à tous nos soins, qui prévienne tous les doutes , qui ftbrasse toutes les espèces de jugements, qui termine tous les signes de la vérité , qui rige toutes les méthodes, qui accompagne ipn< dans toute» se» opérations: il nous inquH une logique, est-il permis de le refune logique qui soit entièrement con- ^ote (281).
« U ne nous appartient pas de présenter ici lemple de toutes ces reformes. Nous nous ferons à indiquer celle qui nous paraiût la plus convenable pour la manière de "océder dans l'exposition de la logique. MIS croyons qu'eue devrait totyours com* eocer par une sorte d'histoire résumée ou \ tableau comparatif des opinions diverses s philosophes sur les principes de la loque. On y montrerait d'un côté ce quils >t pensé sur l'origine des connaissances, ur certitude, leur réalité, sur le critérium
(t7S) Celle opinion antique qne Ton retrouve ^ autres dans Bardill, Reinhold et Jacobi, etc., i irès-Tnie , Dieu est la source de Fètre et dtr Aiuitre« U se retrouve partout dans la science «oe dans Tunivers, et doit être mis en tête de «M ei de l'autre, etc. (L. B.)
(•*t)) Ce jacement est une erreur ; de Gérando «oaii mal lOrganon d*Aristole. (L. B.) l^) Cette logique existe par fragments; il
de la vérité ; de l'autre, on montrerait quelles erreurs ou quelles découvertes ont signale les applications qu'ils ont faites de leurs méthodes. On aurait ainsi une sorte de loffique expérimentale, qui servirait d'introduction à la logique rationnelle, telle h peu près que celle dont Gassendi et Régis nous ont laissa l'exemple. La logique rationnelle pourrai* ensuite ellenaoéme se diviser en six parties principales : 1** La première présenterait le tableau des opérations de l'esprit humain, des facultés qui exécutent ces opérations, des produits simples ou composés qui en résultent; ce serait en quelque sorte l'histoire de la formation de la pensée dans chaque individu ; 2* La seconde comprendrait la nomenclature des préceptes aui doivent apprendre à juger et à raisonner dans Tordre des choses spéculatives ; ici se placerait en ^ande partie la logique d'Aristote, la dialectique des anciens, et la manière d'appliquer T'analyse des modernes à la solution des questions abstraites ; 3* La troisième partie contiendrait ce qu'on pourrait appeler la logique des faits, cette logique dont nous avons souvent invoqué le secours dans le cours de cet ouvrage ; après avoir établi les principes d'après lesquels Inous jugeons et nous raisonnons sur les faits, elle développerait les règles de quatre arts bien importants : celui d'observer, celui d'expérimenter, celui de généraliser les expériences , enfin , celui de conjecturer. 4* La quatrième partie serait consacrée à dé* terminer les signes qui distinguent la vérité de l'erreur, les divers degrés de certitude entre eux, et la certitude de la vraisemblance ; elle tracerait la généalogie de nos préjugés, indiquerait les erreurs et leurs remèdes; 5* La cinquième partie serait un traité des méthodes, ouvrage presque entièrement neuf, s'il avait pour objet de fixer les caractères, l'emploi et le but de chaque espèce de méthodes, les moyens de les perfectionner, d'observer leur infiuence, de rapprocher, par de judicieuses comparaisons, les méthodes des différentes sciences.6* La sixième renfermerait le recueil des pratiques nécessaires à la culture de l'esprit ; elle enseignerait à développer et à cultiver la mémoire, les sens, l'attention, la réflexion, rimaranation, et sur» tout cette faculté inventive dont les écarts sont quelquefois si funestes, mais qui, sage* ment dinçée, détermine tous les progrès dans les sciences comme dans les arts.
« Enfin, à cette logique rationnelle il serait h propos de joindre quelques applications immédiates et de l'utilité la plus générale. Elles seraient relatives, par exemple, k la connaissance des hommes, k la prudence dans la conduite de la vie, k l'art ce la conversation
reste k les rassembler, k les unir, h les cimenter. (L. B.)
(981) « Noos espérons qu'on nous pardonnera es blasphème, si Ton réfléchit seulement que les logiciens ordinaires définissent i le jugement par la comparaison des idées, et la vérité par Vaccord de de nos idées avec les objets, » et nous entretiennent ensuite de jugemenis vrais ou faux, i I>e Gé* rando n'a pas dc^ Idées nettes k ce sujets (L. B.)
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et de h discussion, à celai de lire avec fruit (282), à la manière de juger les auteurs en général et les philosophes en particulier ; elles seraient relatives surtout à un art qui semble embrasser tous les autres, & Tart de la méditation. On indiçiuerait quelles circonstances sont nécessaires pour disposer à cet exercice, quelles précautions peuvent en prévenir les abus, par quels moyens Tesprit se rend assez maître de lui-même pour diriger efficacement sa réflexion, lorsque, dans le silence de la solitude, aucun secours extérieur ne lui est offert. Enfin on appliquerait ia logique aux premières notions de la grammaire, aux premiers préceptes de l'éloquence. »
Ainsi, d*après le plan de de Gérando, la logique se diviserait ainsi :