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I r, qi'il? ne ralenl pas la peine d'élre ré-
ftjtés.
Air. 10. — CtMlions (eusses, supposées, etc.
Rico que ce ne soit pas Ih un sophisme de
f coie, mais de fond , je dois nécessairement
M ïignaler, parce qu'il est fort commun. On
ri'c un fait, une pensée, une doctrine, soit
^n indiquant un texte, soit par une simple
Viusion, et Ton fait dire à un auteur ou
re qu'il n'a jamais vu, ou ce qu'il n'a jamais
dit, ou toute autre chose, tout l'opposé de ce
<\n\\ a vu, de ce qu'il a fait, de ce qu'il a dit.
jlans certains cas, on lui rapporte une opinion
'>u un teite qu'il ne cite que pour le com-
•-ii're;on prend des mots dans un sens
'OQlraire à celui qu'il lui donne, on traduit
m texte si librement, qu'on le dénature tout
) fait. Nous pourrions en citer des exemples
«datants et multipliés. Le grand remède,
juaod il s'agit de choses importantes, c'est
i* remonter aux textes mêmes, de revoir, s'il
l'hot, le chapitre, le livre entier, et de se
fiiQiiiariser assez avec le génie des langues,
î^siecles, des grands hommes, pour s'iden-
'ier arec leur pensée. Quand il reste des
W.}^, il ne faut pas craindre de les expo-
Mr. Parmi les ouvrages anciens k consulter
H/r.'a logique, nous citerons, après l'Orj/a-
^« d'ARiSTOTB , la Logique d'ALBERT , les
(9»mtnt. de SAINT Thomas, son résumé
ww hgicœ et les questions De veri-
titf, [Voy. S. Thomas, Comment., lect. 1.
*}Ànatijt., Hb. I, lect. 1, pag. 87; lib. n,
•vCt. 1 1. £^ nihil aliud ar$ esse videtur^ guam
ffftù ordinatio rationis; ratio non solum di-
^'Jfre potest inferiorum partium actus^ sed
fiiamactUM sui directiva est. Hoc est enim
pfoffrium intellectivœ partis ut in seipsa re-
feratur, Inteltectus intelligii seipsum et ratio de suo acturatiocinart potest, Logica est ars directiva rationis actus, est rationaiis scientia^ etc.. Le saint docteur fait parfaiten^nt sentir le but, l'importance, l'enchaînement de chaque partie de VOrganon.
Parmi les ouvrages récents, lisez avec attention la Logique de notre savant ami le Père Gratrt. — LesCaiirfM de nos erreurs sont : 1** la spéculation isolée de la pratique, de i^ sagesse pratique qui doit en être la base en nous; ^''la prétention à la démonstration absolue et par déduction continue; SM'égoïsme philosophique; 4* les méthodes exclusives. -^Réfut/ilion du panthéisme, principe d'iden^ tité et de transcendance, réfutation formu^ lée par Aristote et Platon; études sur le syilOL^isme, la dialectique, l'induction; applica** tiens de l'induction, par Kepler et Leibnitz. — Résumésur /'induction ou procédé dialectique ou orucédé infinitésimal, etc. Le Père Gratrjr, après avoir examiné les huit règles du syllogisme d'Aristote, les quatre de Goudin, les formules de Port-Royal, d'Euler, etc., résume tout dans ce principe : Très unum sint. — {Voy. aussi sa Rose syilogistique, t. I, p. 360). Consultez aussi Balmès, L*Ârt d'arriver au vrai; Philosoph. fondament., etc. Nous avons lu avec Iruit Zabarblla, Opéra logica ; Gassendi, De origine et varietate logieœ; Vossius, De natura et varietate logieœ.
Pour l'histoire de la logique, voyez Bulhb« De la logique grecque avant Aristote; — Histoire de la loaique grecque, par FulleborK; — Histoire de la logique , par Walch ; — Esquisses d'une histoire de la logique, par Franck, de l'Institut {Aristote, Bacon, Kant^ Hegel) ; — Barthélemi Saint-Hilaire, sur la logique d^ Aristote , couronné par l'Institut , 2vol.in-12.
MANIFESTATION (Fonctions de manifestatm). ^ Au commencement de sa Physiolo- 9i< t<mparée , Dugès fait la critique , peu joste d'après nous, de la doctrine des facuU ^ vitales, après avoir dressé un rapide ré- ^^oédes facultés vitales admises par divers Physiologistes (288).
M- Dugès n'admet donc que des fonctions. »<lé$igne parce mot tout acte (fonctions sim- Pb ou élémentaires, fonctions générales de ^rdeu), ou toute série d'actes (fonctions
<^) Voici ce résamé : Brown et Broussaîs n'en l^melienl qu*une seule : Tinciubililé, rirriialion ; l^^t,Richerand en conipieiil deux : sensibilité et coniracUliié ; Grimaud deux aussi,: force motrice 'llorce digestive; Chaussier en porte le nombre à fots.sensîbiiiié, contractilité et caloricité; Du- "^ va josqa*à quatre : Taculté de sentir, de se *^vw, 46rce d'assimilation , résistance vitale. l'nittKibiliié a été jointe â d'autres, soit impiicit«^- *^ toit expUcîlement, par Grimaud, Sprengel,
complexes) exécutés par les corps vivants, tendant à un but commun (pour ces dernières), et utiles à l'individu. 11 divise les fonctions en fonctions : 1* de sensation, 2* de manifestation, 3* de nutrition, k* de propagation.
Les fonctions de manifestation sont pour lui des manifestations extérieures de l'innervation; il les divise en : 1** manifestations d'impondérables (zooélectricité, zoophoticilé ivoy. ces mots), caloricité (voy. température); T motilité. {Voy. ce mot.)
Prus ; voici celles que dénombre le professeur Gerdy: faculté de sentir, — de la transmission sensoriale, — de la perception, — de rérootion de TÂme, — de l'innervation, la contractilité, l'expansibilité, les facultés de Fa bsorption, de la sécrétion, de rassimilation, de la décomposition nutritive, de la coloriUcation, de la fécondation, de l'animation, de raccroissemeni, de Im résistance vitale, de l'électrification.
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METAMORPHOSE. — On donne le nom de fnéiamorphoses aux transformations profondes» radicales, que certains êtres vivants subissent dans leur entier ou dans quelquesunes de leurs parties majeures, de sorte que Tétre entier ou ces parties deviennent tout à fait différentes de ce qu'ils étaient d*abord. Il y a donc des métamorphosei totales (celles des insectes, par exemple), et des métamorphoies d* organes; nous en traiterons à Tarticle Propagation.
La question des métamarphoses est importante sous plusieurs points de vue. Remarquons que Vhomme, par son passage de la vie terrestre à une vie supérieure» est un être à métamorphose spéciale ; remarquons aussi que les èlres inférieurs qui se métamorphosent ont un sentiment instinctif des change<ments successifs par lesquels ils jiasseront et préparent tout ce qui leur sera nécessaire pour Taccomplir, bien que ces ot^ets ne soient nullement en harmonie avec leurs besoins et leur état actuel.
METHODE. — Nous présenterons quel- Gues considérations préliminaires sur la métnode; nous nous occuperons de la méthode en général, des méthodes eu particulier; nous terminerons par un résumé de nos leçons de 1828 sur ce sujet.
Art. I. — Considératiom générales sur la méthode*
La méthode est une des plus grandes forces de l'esprit humain ; la science des méthodes occupe Tun des premiers rangs parmi les sciences numaines. Tout progrès fondamental, toute réforme radicale dans toute science, ont été préparés et produits par une réforme, un progrès correspondant dans la méthode : ainsi s'expliquent l'influence exercée par les grands maîtres et la marche qu'ils ont tous suivie.
Nous ne possédons encore aucun travail complet sur la méthode, mais nous en avons tous les éléments. Notre époque s'occupe avec ardeur de les coordonner en un tout harmonique ; elle ne peut manquer d y parvenir dans un avenir prochain. Ce sera le point de départ d'un immense progrès. La Ihéologie, la médecine, les sciences philoso^ phiques et physiques, travaillent de concert a cette grande œuvre, sans s'apercevoir peutêtre qu'elles marchent instinctivement vers un même but.
La méthode embrasse la route, les procé* dés, l'ordre que l'on doit suivre pour trouver et démontrer la vérité dans toutes les branches des connaissances humaines, dans les sciences comme dans les arts, dans la théorie comme dans la pratique. La science est une dans sa partie fondamentale, multiple dans ses formes; la méthode est unitaire aussi dans ses premiers principes, qui sont invariables ; multiple dans ses procédés, qui se modifient suivant les objets auxquels elle s'applique. Cette unité et cette multiplicité n'ont point été suffisamment sondées dans leur mécanisme intime. Elles reposent sur la nature même de Thomme, de cet être merveilleux, (|ui se connaît encore si mal lui-méme« parce
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qu'il n'a pas voulu s'étudier avec cette rigueur qu'il apporte dans l'examen de tout c; qui l'entoure. La théologie, la médecine largement conçue, l'histoire vraie et compre hensive, sont les sources les plus féconde^ où il doit puiser avant tout.
La science s'applique à trois objets principaux, distincts bien qu'intimement unis, U nature, l'homme. Dieu. On peut la diviser en trois grandes branches, qui partent d'un tron commun, 5cîences naturelles^ sciences anthrih pologiqueSf sciences théologiques.
l"* Les sciences tia^ureUet forment la premier base de la science ; malgré leurs diflicultés ^ * leur importance, elles sont au fond, ainsi n;. l'ont dit de graves auteurs^ moins dillicii < moins importantes, moins lumineuses pare nature que les deux autres. Ces trois propoy tions paraîtront peut-être singulières à bi des lecteurs ; elles sont pourtant exactes, t peuvent être démontrées, quand on le dans leur véritable esprit^ sans franchr justes limites, en s'appuyant sur la ra^ rexpérience, l'histoire, le consentement, nime de tous les génies du premier or L'opinion contraire, si généralement rt due pendant longtemps même parmi 1 vants, tient à des préventions, aes préju. de nombreux malentendus. Plusieurs é .
vains dont nous partageons les espé^ance^ r firment que le xix* siècle aura (a gloire i dévoiler les erreurs de celte doctrine», et mettre la vérité dans tout son jour. Ils f ' observer que si les sciences physiques s utiles et lumineuses,les sciences théologiq et anthropologiques le sont bien davanh. par leur nature ; qu'elles répandent au d'elles une lumière bien plus éclatante ; •]) sur elles reposent les lois spéculatives et ] tiaues de 1 intelligence, de la morale, le c veloppement de la civilisation, dont les [i grès véritables servent de mesure à ceux toutes les sciences et de tous les arts.
2* Les sciences anthropoloaiques ocrii{ r le deuxième rang dans h hiérarchie scier flque. Ce sont elles qui étudient i'hon: sous toutes ses faces, le soumettent à tuie {>r fonde analyse, examinent tous les éléiijj: qui le constituent, les réunissent par ui puissante synthèse, et résolvent ce gr.i problème : ffosce teipsum. Par elles, l'houe se rend compte de tous ses actes, détern. les causes de tous ses progrès, de ses su et de ses revers , des biens qu'il parvis :' conquérir et des maux qui l'affligent; il % prend pour quel but il a été créé, que sont les destinées qui attendent les indivil! les nations, l'humanité; il pénètre dans 1 mystères qui environnent son passé, s' présent, son avenir ; il sait quelle est la p que peut prendre son activité propre dr ses futures destinées, et s'associe en que- ' sorte à cette Providence divine qui lediriet le gouverne sans porter atteinte h ceîn berlé qu'elle lui a laissée. Sur les sciences o: thropologiques repose la science «ofij'' qui depuis cinquante ans a acquis un^^ ' grande importance. Celle-ci est bien jeun encore; elle a donné lieu à des tiléo^ie^ étni:
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ges et téméraires, qui ont séduit beaucoup d'esprits; nais le problème est posé^ lès tm, I^ administrateurs de tous les Etats cirilisés s'en occupent avec une profonde et sage sollicitude ; chacun de ses éléments est à l'étude et soumis au contrôle de la raison» de l'eipérience, de l'histoire. Quand les sciences anthropologiques auront été explo-" r^es dans tous les sens, à Taide des méthodes rigoureuses qui leur sont propres et qQOQ n'a pas encore nettement formulées , b science sociale réelle apparaîtra dans tout m éclat, et fera justice de tous les essais informes, de toutes les théories fausses, incomplètes, qui ont voulu refaire Ta société (ians un seul instant, de toutes pièces, d'à-* près un seul principe, en résolvant ce vaste problème, sans posséder les données théories et pratiques qui en renferment la soluiioo. Ceni qui nient l'importance des scien** 16 anthropologiques , ceui qui prétendent qoeiles ne peuvent point s'appuyer sur des pfi&dpes incontestables, tie connaissent pas &^e le nom de ces sciences, ou n'en ont t».' sondé la nature ; ce sont des aveugles qui ï»t les couleurs avec leurs nuances, parce (^^ ne les aperçoivent pas. Le nombre en eS0)Qd;mais chaque jour la lumière devient Kirire ; elle finira par frapper les yeux les r'C<iaattenti&. La médecine, dans ses hautes '^i occupe l'un des premiers rangs parmi /«s sciences anthropologiques : aussi Ques- Mj, l'un des plus habiles médecins du iTur siècle, Fauteur d'un traité sur l'écono-* i&e humaine, est-il un des grands fondateur» it \t«momie sociale. Le vitalisme spirituaii.^ie de rHij[)pocratisme, plus compréhensif ç^rorganicisme anatomique étroit qui croule 0e toutes parts dans ses prétentions exclusives, jettera le plus grand jour sur les sciences anthropologiques qui viendront l'éclairer l leur tour. Remaniée dans tous ses élénents fondamentaux, la science médicale re-
Kîra sur des bases solides et naturelles. Dd cette transformation, annoncée et préparée par tous nos législateurs, aura été aceom plie, on sera surpris de voir que ces princi-* t^pérennes^ intimement liés avec la nature ^ le génie de notre siècle, aient été si longl^ps contestés et méconnus ; mais l'esprit aooiain ne s'arrête aux vérités laides dans Kur simplicité qu'après avoir parcouru un ^aod cercle d*erreurs% Quoi de plus simple, ^' plus général que les lois de l'attraction, ^^ Tit>rations derétber, etc., et que d'efforts i'i-t-il pas fallu pour arriver à leur démonst^tion? C'est que les masses ne comprennent (^encore la méthode étroite et sâre tracée P*f les grands génies; c'est qu'elles ne diseiphnenl pas leur esprit par une longue gym- ^stioue, pour se rendre capables de marclier oans h mime voie ; c'est que la science de la B^^ode reçoit de toutes parts de stériles ^moigoages et ne se formule pas. Depuis ^Qte ans, elle a fait de grands progrès, que ^^ auroûsle soin d'indtiquer. La médecine •^encc à y prendre une large part. On pifce les sciences physiques au-dessus des ^^^'^es antiiropologiques , pâme que les
premières sont plus généralement cultivées, qu'elles ont fait de plus grands progrès de-
{)uis un siècle, que leurs applications, plus aciles, ont été multipliées ; elles paraissent plus lumineuses, parce qu'elles ont été mieux éclairées. C'est ainsi qu'une petite lumière
f)lacée à Un pied de distance paraît plus brilante qu'un magnifique flambeau éloigné de cinq cents mètres. L illusion se dissipe à me« sure qu'on approche de la lumière.
3* Les sciences théologiques sont bien aildessus des sciences anthropologiques. Ici^ nous nous trouvons encore en face de pré- Tentions .multipliées et bien dangereuses^ i^armi les homnies qui reconnaîtront, sans trop d'efforts, l'importance, la suprématie des sciences anthropologiques, il en est beaucoup qui seront étonnés de voir placer si haut les sciences théologiques. Ils nous opposeront ces arguments spécieux , mai»
faux, ces documents historiques altérés dant leur source et torturés dans leurs consé--
auences ; ce scepticisme sarcastique^ etc.. ont Je XTni* siècle a inondé l'esprit hu« main, et qui sont également en opposition avec la raison, avec I expérience , avec This^ toire de l'humanité, avec les opinions des grands sénies modernes dont on invoque l'ai»torité (Galilée, Bacon, Descartes, Newton, Leibnitz),et auxquels on fait dire totit le contraire de ce qu'ils ont sans cesse soutenu. C'est en se plaj^nt au centre même de la science, de lliistoire , de l'humanité, qu'on petit réduire à sa juste valeur cette longue argumentation sophistique, présentée avec beaucoup d'art et beaucoup d'esprit, mais qui s'appuie sur des principes antilogiques, sur des erreurs de fait multiples, sur des mensonges histori<* ques, qu'on a fini parfaire croire à foi'ce de les répéter. Dégagé de toute prévention, cherchant la venté pour elle-même et pour en retirer tous les fruits, le xix* siècle voit sonner pour tous l'heure de la justice. Cultivées par des laïques qui leur rendent un hommage qu'on ne peut accuser d'être intéressé , et qui arrivent au même résultat que les théologiens les plus accrédités, les seien« ces théologiques reprennent peu à peu dad» l'opinion générale le rang élevé qu elles doi-^ vent occuper dans les hautes régions qui leur appartiennent, et d'où rayonnent sur le» sciences anthropologiques (psychologie, logique, métaphysique, morale, science sociale, etc..) et sur les sciences physiques, de profondes et brillantes clartés. (Fojf., entre aulres,H.-L.-C.MARET, DupanM^ïsmedaïu/ea sociétés chrétiennes, théodicée chrétienne ^ett.} Gratrt, Théodicée, logique^ psychologie,,,; T.-H Martin, Philosophie de la nature: le docteur Poughet, Des sciences naturelles au moyen âge... Mùfnn 9 Philos, scol. Yoy. aussi
HUMBOLBT, CUVIBR, BLAI!<IVaLB, etC.)
C'est aux médecins plus qu'à tous les autre»
Eeul-ètre qu'il appartient de procSamer bien aut ces grandes vérités traditionnelles pour nous dans les écoles Hippocratiques. Userait intéressant de montrer combien 46 propositions fondamentales en philosophie ont été puisées ^ cette source, en indiquant, d'aprte