‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 138 sur 340 · NET · texte numérisé non relu

NET

rW^i, mtké0katiguê$ ; celle des arts pror

ttquti, etc.

Oisons un mot sur quelques-uns de ces

l.-Méibo(ie espériroentale, induciive, analytique^

a posterioru

Oa doane ces noms à un seul et même procédé, dans lequel on part de Tobservajoo. de l'expérimentation; 1 on recueille les kt)t les phénomènes nombreux et corn-- |l<!ies qui se passent en dehors de nous ou fs Dous; on les analyse, on les compare, et Toa s'élève par Tinduction des effets à leurs (aises, des conséquences à leurs principes, fe propriétés et des accidents à la nature ou IlL-scnce des choses, de ce qui est particuivretplus composé à ce qui est plus simple ri plus général. Ce procédé est a posteriori^ NMju'il part de Teiiet, postérieur è sa cause ; f ettRo/y/i^, puis(iu*il décompose ce oui si composé ; il est inâuctif par sa marcne tteffdante; il est expérimental^ puisqu'il m^ sur Texpérience, qui lui sert de guide tt «if point d'appui.

^m avons sourent montré toute TimporiMx de robservation , de l'expérimentation; •w «ODS vu que les modernes se sont pé- ^ttH k cette vérité ; qu'ils doivent à son f/l^rifion une grantle partie de leurs imt^Bsts progrès dans les sciences physiques ; BSHlne suffit pas de connaître ce principe «premier ordre ; il faut bien le comprendre, Auisir l'étendue et les limites, sans en tfj^r. La méthode expérimentale donne les Mriaux de la science, et non la science Iste faite ; celle-ci résulte de l'élaboration Ipime des laits observés, et cette élaborais s'opère par les forces de notre intelli- Ece, élément supérieur qui a besoin d'être dé. Quand on nous a donné les règles de f^trt d'observer, il reste encore à tracer celles 5 l'an de juger, de raisonner, de calculer, expérimenter une théorie, pour la rectiflef , I retoucher, la modeler au contact des faits fide la raison. Nous ne sommes pas encore ^<ez forts, quoi qu'on en dise, sur les règles étires à l'observation, à l'expérimentation Wtfue; nous le sommes encore moins l'art de guider nos autres facultés, mé- •^ire, imagination créatrice et reproductive, ^m, raisonnement, systématisation, etc..

I<jalà, dans notre éducation générale, deux pndes lacunes que le xix* siècle s'efforce •'^'ombler : renseignement médical, comme J^ucoup d'autres, réclame de grandes réfcnnes sous ce rapport.

I^uis le xvni* siècle et même très-près de^ ^s il y a eu des hommes fort célèbres, qui ^at révolutionné la médecine, quoiqu'ils aient ^souvent des observateurs peu fidèles, des '"^cienspeu exercés ou peu smcères. Esprits (<)thou$iastes et passionnés, ils ont entraîné «^♦ic eux des esprits de la même trempe, et ^>us ont jeté sur des écueils. Ils ont con- »nbué au proçrès en se portant et nous por- ^rit vers 1 action, mais ds nous ont inoculé j^^ même temps des préjugés dangereux dont '^ mt est difficile à bnser : torrents impé-

DB PHYSIOLOGIE

MET

tueux, ils ont roulé avec eux de l'or mêlé de beaucoup de scories. L'observation vraie, la

cernent difficile^ a dit Hippocrate. N'oubliohs jamais ce précepte si simple, si vrai, si profond. L'expérience est trompeuse, parce que les expérimentateurs se trompent, ou nous trompent, ou jugent mal. « Bien des médecins nous disent, j ai vu: or j'ai le droit de leur demander, Avez-vous vuT savez-vous voir?

savez-vous juger ? quels sont vos titres pour m'imposer ce que vous avez vu? » (Bordeu.) Pour qu'un fait devienne la base d'une large doctrine, il faut le soumettre aux plus éclatantes vérifications : on a tant abuse de l'expérimentation, qui a servi de passe-port à de monstrueuses erreurs, que nous devons nous tenir en garde contre elle et lui poser des règles sans gêner son imprescriptible liberté : tous ceux qui ont beaucoup expérimenté dans l'intérêt seul de la vérité acceptent, sous bénéfice d'inventaire, les résultats souvent contradictoires de l'expérimentation. L'observation s'appligue h 4 ordres de faits, de phénomènes : faits phvsiques (sciences physiques) , faits végétatifs , faits sensitivo-animaux , faits intellectuels et moraux (néologie, etc.). Le monde à 4 sphères distinctes quoique intimement unies, la sphère purement physique, la sphère végétative, la sphère sensitive , la sphère intellectuelle et raoralç ; l'homme seul les réunit toutes à la fois.

Quand on donne aux mots intelligence et moralité un sens précis et rigoureux, et qu'on ne se contente point de notions vagues et confuses, on reconnaît que les animaux n'ont pas plus d'intelligence que de moralité ; ce sont des choses qui ne se séparent pas. Pour ne pas rompre brusquement la loi de continuité. Dieu a donné aux facultés instinctives <}es animaux quelque chose qui ressemble à notre prévoyance, à notre faculté d'expérimenter, de juger, de raisonner, ete... Mais assimiler ces coups de pinceau superficiels faits pour l'harmonie du tableau et les besoins des espèces animales, à ces traits profonds dont nous portons partout l'empreinte, et qui nous montrent notre destination spéciale, c'est affirmer que nous avons les quatre estomacs des ruminants, parce qu'il est possible d'en trouver en nous quelques images fugitives. C'est ce que l'on saura beaucoup mieux quand le principe fécond et mal exploré des analogies, quand l'étude si-jeune encore des instincts, auront été creusés dans toute leur profondeur.

Dans les quatre sphères que nous venons d'indiquer, l'observation a des procédés et des instruments communs, elle en a de spéciaux. On a voulu transporter dans la botanique l'observation physico-chimique tout entière, et presque seule; on a voulu ramener de même la zoologie à la physioue, è la botanique, et l'anthropologie à îa zoologie, pm'ce que, dit-on, entre ces divers règnes de la nature, il n'y a pas de démarcation tranchée : un végétal est un minéral modifié»

Page 1