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ranimai BO Qonfond avec te yéffétal par le xoophyte, le singe sert de trait aunion entre le nègre et les animaux, comme la race cuivrée entre le nègre et la race caucasique. De pareils $opbismes semblent acceptés, dans certaines théories du moins, par des esprits supérieurs, qui caressent avec complaisance la doctrine de l'unité. Parce au*ils ont trouvé une sorte de pont bien chancelant, bien court, bien étroit entre des abîmes, ils ne voient plus la distance qui les sépare, et veulent faire passer brusquement les sciences entières d'une rive a l'autre, sans élargir et consolider les voies qui pourront établir un jour des communications certaines et légitimes.

L'observation est externe ou physique, interne ou psychologique. Ces deux genres d'observation se distinguent profondément par leur but, leur domaine, leurs procédés, leurs lois : la philosophie naturelle méconnaît trop la seconde, dont elle soupçonne à peine l'importance ; la philosophie Esychologique est tout aussi injuste envers { première; le xix* siècle travaille à les réunir; la médecine embrasse également . l'une et l'autre.

Pendant longtemps l'académie des sciences physiques, en France, a paru trop effacer les autres sections de l'institut ; 1 académie des beaux-arts, des sciences morales et politiques, etc.9 n'exerçaient pas sur le monde distrait par des préoccupations industrielles 6t par l'écfat des découvertes physiques, l'influence salutaire dont la nécessité se fait aujourd'hui si vivement sentir : maintenant, l'équilibre tend à se rétablir ; une nouvelle vie nous est rendue ; c'est une sève puissantCi un grand élément de progjrès qui qoutera, même aux sciences physiques, une force spéciale qui leur manque, et sans laquelle leur décadence ne manquerait pas d'arriver. La médecine, prête à passer d'un dogmatisme sans règle à un empirisme sans limites qui touche de si près à l'industrialisme professionnel couvert d'unç livrée plus ou moins scientifique, y trouvera des sources de rénovation qui accroîtront sa puissance et sa dignité. I/horizon s*éclaircit; un bel avenir se prépare devant les jeunes générations; aidons-nous, on nous aidera.

Le xviii* siècle a fait beaucoup pour les sciences physiques ; il a dénaturé, meurtri, feussé le plus souvent les sciences psychologiques : de là des lacunes, des erreurs, des {)omts d'arrêt, des obstacles que les sciences physiques tâchent de tourner, mais qu'elles ne sauraient franchir. C'est une digue qui ne leur permet pas de couler à pleins bords : au-dessus de la physique en vigueur, il y a une physique plus large et plus vraie que nous entrevoyons, que nous commençons k balbutier. Les sciences psychologiques mieux comprises ouvriront cette voie, comme elles ont ouvert, au xvn' siècle, celle de la grande réforme; le xvin* siècle n'a exploité qu'une riche ûlota ; arrivons au centre môme, pour le mettre k découvert et l'élaborer.

N'oublions pas que l'empirisme ex péri-

mental est souvent confonUdu avec In n thode expérimentale: le premier, ignot le passé de la science et les lois fomlaiD taies qui enchaînent les divers ordres faits, reprend souvent ce qui a été u r mille fois et ne porte pas des coups d» fi> la seconde suit un plan arrêté ; elle nhni sur le but, ni sur les moyens ; tout en » est réglé, prévu, calculé; elle ne se [point dans de vains détours et conclut ^ hésitation, parce qu'elle sait toujours qu'elle cherche et où elle va.

L'empirisme expérimental a longtemps bordé de tous cotés parmi nous, et >substitué k la méthode expérimentale »

les règles savantes sont trop générakL méconnues.

U. — Méthode ndonnelle, dëdactive, synih.;:'

Ces dénominations désignent un pr inverse du procédé déductu, dans Icq part des causes, des principes, obtei:

l'entendement k l'aide de ses facultés néralisation, de causalité, etc., et Ton dv ensuite des causes aux effets qu'elle duisent, des principes aux cunséq:i<

Îu'ils renferment, du général au parti.

u simple au composé. Ce procédé v^ priorif car la cause^ d'où il part, est c rieure k son effet; il est synthétique, car recompose; il est déduetiff parce qu marche est deicendante ; il est raiW' parce qu'il s'appuie sur des principes a; çus et saisis par l'entendement, en ver:. ses lois propres, de ses forces n^turell* ^ notre entendement n'avait pas ses lois ; ciales, sa lumière et ses forces inlun k sa nature, il n'arriverait pas k ces princi; parce qu'il n'apercevrait point et re sirait pas irrésistiblement la cause à cote son effet, l'artiste au-dessus de son ouvr . la substance au deik du phénomène, le r néral k l'occasion du particulier.

Si l'homme dispose de la méthode rv nelle comme de la méthode expérinun; c'est qu'il ne possède pas seulement la l> d'observer ce qu'il voit hors de lui (*1 «n> nature), et en lui (dans son ème, sie^: ses pensées, de ses sentiments, de ses \ sions) ; qu'il ne se borne pas k intornp . nature et son flme en les soumettant à expérimentations plus ou moins ingénieur il a encore une faculté plus haute qui l d'avance contrôler, rectifier les résultail'observation et de l'expérimentation : : elle, il peut dire souvent k l'obsenait n k l'expérimentateur le plus habile, Voii> ■ trompez ou vous vous trompez, ce que \ avez vu est impossible; vos systèmes >• très-séduisants «t très-spécieux, mais ii> • sauraient être vrais. Bien des hommts

fjénie se sont égarés et nous ont égares < e pays des chimères, guidés, à ce q^J disaient, parce qu'ils appelaient fièrenieiu flambeau de l'observation : il y a des rf^; • anatomiques, physiques, chimiques, clmn même, qui ont de très-innocents conq' et dont on ne sait pas toujours se nui^^

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dte faeolté pitqire à l'homme est la ratio-* liité (qui eomprend la raison) et dont la méthode et l'art de raisonner sont une des kB belles créations. Par la rationalité nous ouToos Toir et connaître des objets que nos eux D'aperpoivent point ou ne voient que W manière confuse, parce qu'ils nous duppeot par leur éloignement, leur pe-* bse, leur obscurité, leur invisibilité. Tous )ks lois scientifiques sont, en dé&niiive, s œuvres de cette faculté. Une pierre nbe»etdansce fait simple observé dans Ktes ses circonstances fondamentales , rap mhé des faits analogues, elle trouve le mé- BBsme du système planétaire , elle le déiMtre, elle saisit les mvisibtes vibrations de bfivjble éther ; elle en voit sortir la chaleur, i lumière, l'électricité. Nos yeux semblent m dire que le soleil marche autour de la m immobile, que la lumière est un rayon IB se meut en ligne droite; la faculté rationfeile dissipe ces illusions et aiSrme que le ddl est unmobile et que la lumière est une ftifltatioo. Elle seule a créé les mathéma- ^, abordant ainsi l'infini , et pénétrant pt6>Qdément dans son domaine.

Vjt observations, mille expérimentations K imni que des faits isolés qui sut' rtitnt et fatiguent la mémoire, qui ren*» to il pratique qu'elles dirigent aussi pé- E^'^r qu'incertaine : une forte raison féconde %*!a méditation un fait vulgaire sur lequel Bpas^it sans le regarder. Aussitôt la lui^re jaillit, les observations s'unissent, la ^e est simple et assurée. Si l'expérience t ufl flambeau, ne donnera-t-on pas le ^e Dom à la raison qui la guide et qid tUire T

la méthode rationnelle est pour la raison I que la méthode expérimentale est pour nenration. Cultivée avec succès dans les iods siècles où Tobservation n'était pas t^iargée d*une trop forte dose d'empine, elle marchait de concert avec la méi|de eipérimentale ; elle lui prêtait son api tout en recevant le sien ; elle avançait iméme temps que les sciences. Quand on (^ écrits des savants qui ont illustré le V siècle, on admire cet accord, cette fu- A des deux;méthodes, qui ne se séparent BAS dans les ouvrages de ces génies d'é- ^ aussi grands expérimentateurs qu'habiles Hbématiciens et philosophes profonds.

^lue expérience s'accompagne du raisonnât qui Ta préparée, de la loi qui l'a ^^, des expériences fondamentales qui ■f^nt être tentées, des lois nouvelles oui >t probables et dont plusieurs ont été «Jnnées de nos jours. Si Ton n'eût point ^igé ces riches semences de Tavenir* nos ^ telles découvertes auraient été faites '{nis longtemps. Le xynr siècle plaça plu>

(•^1 Noos ne dissimulerons point Tattrait qu*a jtjfmea pour nous la méibode historique. La ^Pbilic, et la bibliomanie reposent sur des ><]»ceset des disposiiions naturelles que les [^suaces développent. Four le médecin qui ^^^ ^ ymiti des malades, la bibliothèque esc

sieurs sciences dans un rang secondaire pour tourner ses regards vers ces réformes sociales qui absorbèrent la plus grande partie de son activité. Pendant longtemps le xix* siècle, encore entratné par les mêmes (préoccupations et par les intérêts de l'industrie, ne vit point assez le grand principe de l'unité scientifique et méthodologique, et ne s'inspira pas assez par l'exemple aes grands maîtres du xyii* siècle; nous y revenons. aujourd'hui.

m. — Méthodes historiques (292).

Aristote et ses grands disciples en avaient compris toute l'importance. Quand le Stagyrite aborde une question, il fait l'histoire des faits, des idées, des doctrines relalives à ce siqet, en choisissant tout ce qui présente un véritable intérêt ; il les analyse, les compare, les classe, les discute, en les soumettant à un xéiétisme critique; il donne les règles de cette méthode et en explique les motifs.

Au XTir siècle, Leibnitz est un de ceux qui s'est le plus occupé de cette méthode. « Le pré' $ent est çros de Favenir^ il faut donc l'en faire jailhr par des manœuvres habiles : Un des plus grands obstacles au progrès^ c'est que souvent on ne sait pas bien quelle est la chose que fon cherche^ et que Von cherche une chose que f humanité sait déjà Irea-bten. — Nous serions prodigietuement savants si nous avions le cataloaue exact de tout ce que nous savons, —Que de vérités importantes courent le monde sans qu'on prenne la peine de les retenir^ etc., etc.)» Bacon a traité longuement de l'histoire, de son but, de ses avantages dans ses rapports avec le progrès scientifique. De Gérando a insisté sur cet objet dans 1 Introduction de son Histoire comparée des systèmes de philos, (édition de 1804).

Parmi les vœux que formait Bacon pour l'accromemefix des sciences humaines , il indiquait l'exécution d'une Histoire Uttéraxre complète et universelle , gui eût pour objet d'offrir le tableau des sciences ei des arts qui ont fleuri dans les temps et le» lieux divers^ de marquer leur antiauité^ leur» mrogrèSt leurs émigrations^ les époques de letir décadence et de leur restauration ; de 5»^ct/ler, par rapport à chaque science et à cmque art, l'occasion et l'origine de son tnvention: de dire quelle discipline et quelles règles on a observées en les transmettant, quelles méthodes on s'est créées pour les cultiver ; de rappeler les principales sectes gui ont par^ tagé le monde savant et littéraire, les plus fameuses cantroverses qui s'y sont élevées, les calomnies auxquelles les sciences ont été exposées, les éloges et les distinctions dont elles ont été honorées ; iénumérer les principaux auteurs, les meilleurs livres en chaque genre j Us écoles et établissements litté-

un lieu de repos où Ton peut goAter les charmes d'une laborieuse paresse qui délasse p^rce qu*elle occupe sans fatiguer. Il y a d*ailleurs dans l*^s auteurs blendes éléments Je découyertes ou des découvertes toutes faites quil faut avoir la obanoad» retrouver.

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raires, etô, {Dé àûgmenUi êeientiarumj lib. n, cbap. 4.)

Il voulait qu en entreprenant un tel ouvrage, on s'attachât avant tout à établir les principes de liaison qui dot^enl/btre, disait-il, toute la beauté et comme Vdme d'une telle histoire, à unir les effets à leurs causes^ c'est-à-dire à déterminer les circonstances qui ont été favorables ou contraires aux sciences; il désirait que l'on pût évoquer ainsi ^ comme par une sorte d'enchantement, le génie littéraire de chaque temps.

Nous pensons, disait-il enGn, qu'une telle histoire pourrait augmenter plus qu'on ne pense la prudence et la sagacité des savants, dajis l'administration et Capplication de la science, et nous pensons de plus qu'on peiU dans une semblable histoire ooserver les moiirements et les troubles, les vertus et les vices du monde intellectuel, tout aussi bien qu'on observe ceux du monde politique, et tirer ewsuite de ces observations le meilleur régime jmssible. Car, il y a toujours du hasard et de l'incertitude dans tout ce qui n'est pas appuyé sur des exemples et sur la mémoire des choses. (Ibid.^ chap. 5.)

« Tel est le vœu que formait un illustre çé* nie ; mais il faudrait un génie égal au sien pour l'accomplir; et celui-là serait doué d'une bien grande confiance en ses propres forces, qui entreprendrait de réaliser è lui seul un si vaste dessein. Toutefois n'est-il pos possible d'en préparer du moins l'exécution de plusieurs manières, de disposer quelques anneaux pour la formation de cette grande chaîne destinée à embrasser en quelque sorte toute la suite des pensées humaines? Dans cette vaste combinaison d'effets et de causes que nous présentent les révolutions des sciences et des arts, ne peut-on pas détacher et saisir quelque loi générale, qui, se liant au principe môme des révolutions, conserve une assez haute importance, se place au rang des éléments essentiels de ce svstème, en simplifie l'étude, et serve de guide k l'entendement dans ces immenses recherches?

« Bacon lui-même justifie cette idée, et nous indique comment elle pourrait ôtre remplie (293). L'histoire de la (philosophie, nous dit-il d'abord, occupe le sommet de cette histoire universelle de resprit humain ; car, soit qu'on considère la philosophie comme une méthode générale ^ ou comme la nomen^ clature des principes fondamentanx sur lesquels reposent toutes les sciences et tous les arts, il «est certain du moins qu'elle est le centre auquel viennent se réunir tous les rayons de lumière qui dirigent l'esprit humain dans ces diverses appRcalions (De atigmentis scientiarum^ lib. m, chap. 1). De même, les idées qui composent chaque doctrine philosophique en particulier forment un

(293) Je souhaiterais donc que des vies des anciens philosophes, du petit traité sommaire de Phitarque sur leurs opinions, des dut ions d^Ari»lott, des différents morceaux sur ce sujet oui se trouvent dans les autres livres, tant eoclesiasVi-

corps et un ensemble par la Maison quel! ont dans l'esprit de cefui qui les a coik u > Toute doctrine'a donc en ene-méme ses ci ditions fondamentales, qui ont liétermine le développement de ses détails, et le côu tère distinctif de sa physionomie, si ïon i» dire ainsi, et l'influence qu'elle a eierccé , tour d'elle (Ibid.. lib. ni, chap. 4.)

« Si donc il y avait en phlilosophic un i tit nombre de questions principales qui. ^ trouvant à'} l'ongine de toutes les au dussent exercer sur celles-ci une inilu ^ naturelle, et qui fournissent les demi données nécessaires à leur solution ; ^i opinions que les philosophes se seiaieiii mées à l'égard de ce petit nombre de q lions primitives avaient dû délermin» r : une conséauence secrète ou sensible 1.:. v entière de leurs opinions, en fixant I» !^ tion de leurs idées ; si ces question> i damentales, dis-je, pouvaient être r nues, énumérées, clairement défini^ aurait trouvé un moyen simple et as:

marquer d'une manière générale les tions premières, les caractères esser*.

chaque doctrine, on serait parvcDu à v les termes qui composent une des lu > plus importantes du monde intellectuel.

« Alors, en comparant entre eui ks éléments d'une même doctrine philosn[> particulière, pour détacher ceux qui ai : tiennent aux questions essentielles et r> i tutives, pour observer les rapports qï ont soit entre elles, soit avec les idé' s bordonnées, nous posséderions en {\\v sorte la clef de celte doctrine et le lien unit toutes ses parties; nous la résum i; plus facilement, et nous nous identitu en quelque manière à l'esprit qui la naître.

t Alors, en comparant ainsi les \.m\ autres les diverses doctrines philosoj^fn sous le point de vue que nous venons ' diquer, nous aurions une sorte de mi:' naturelle pour leur classification; cKition dont les caractères seraient pris d::^ germe lui-même et les racines de chfi< d'elles, dont les signes seraient Ires-si: et véritablement génériques ; le môme m qui aurait servi à définir chaque systtni virait aussi à lui marquer sa place <!• ii^ nomenclature et h fixer ses rapports avi r ' les autres.

« Alors encore, en étudiant l'hisloire re^; tîve des différentes sectes, leur nai^^' leurs développements, leurs succès, 1 luttes et leurs résistances mutuelles r pourrions, toujours à l'aide des mômes i^ cipes, saisir le véritable point de leur *i: gence, la cause de leurs oppositions, Torv de leurs disputes, et réduire h leur e\} sion la plus simple, à une expression i jours amilogue, les problèmes desqutîj

ques que paient, on oomposàt avec toute b •' gence et le jagement requis, un ouvrage f^^ Mintom des anciens philosophes. » (/^>^- "^ caap. 4.)

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pend la décision qui doit les condamner ou b réconcilier entre elles.

c Alors eofin» embrassant dans un même cadre l'histoire entière de la philosophie, Dous pourrions la résumer d'une manière sommaire, et, cherchant à nous expliquer les réTolutioos successives que la philosophie a éprouvées dans les divers pays et les divers lge>,nous en assignerions le principe dans b différents aspects sous lesquels ces questk»ûs primitives ont été successivement envi- Hîées : nous verrions comment quelques liécouvertes obtenues, ou quelques erreurs o^MDinises, ont pu, en se plaçant ainsi à Tofùine même de la science, déterminer les frogrèsde Tesi^rit humain ou occasionner jfs écarts.

I Uû tableau historique, des systèmes rela- ^i$à ces questions essentielles serait donc \ la philosophie elle-même ce c[ue la philorophie est à son tour aux sciences et aux irti;ii serait comme une carte géographique Vâ doctrines et des opinions qui composent - aiHQde intellectuel ; il nous en indiquerait -1 points principaux, les divisions et les difkr.ctes routes.

< C« tableau historique dressé une fois (Hnactitude, offrirait bientôt un nouveau 'T^iBos méditations, et, sur la longue exfTdice qu'il nous aurait fournie, nous ver- '•«csune théorie importante s'élever comme

:"Huôiue. En effet, il suffirait ensuite de npprocber les effets des causes, il suffirait dcbserver comment les opinions que les P<ii!o5ophes ont conçues sur ces questions bti-iiaientales les ont conduits ou les ont isarés dans les questions secondaires ; de looiparer, par une suite de rapprochements, 1 1^ motifs, et la nature, et les conséquen- >^de ces opinions diverses, pour découvrir iquelle de ces opinions est en effet la plus i^.et ce qui peut manquer à chacune d'elles. • Ainsi analysant, dans une seconde rekifcbe, la suite des faits qu'on aurait expo- ^ dans la première, l'analysant avec une ivère critique, on pourrait déterminer le$ ^t» les plus générales de la marche de esprit humain, convertir ces observations Q un code pratique pour . l'administration [^application delà fcience^ en tirer la règle ^miUeur régime pour notre esprit.

< Les réflexions qu'on vient de lire indipeot tout ensemble l'occasion et le but de et ouTrage, les motifs qui l'ont inspiré, et le luo selon lequel il a été conçu.

< Nous avons cru découvrir, par l'étude Fie Dous avons faite de la nature des divers )^mes philosophiques, qu'il y a réelle- ^Qt une question première et fondamenue, qui est comme le pivot de la philoso- '^le tout entière, etc. » Tout cela peut s'ap* uquer aux diverses sciences et à leurs prin*

P« générateurs.

U méthode historique recueille, classe et ^Qdense tous les faits saillants, toutes les laines larges, toutes les lois solides, toutes ^. richesses vraies, tous les éléments vitaux |uiont fécondé le monde passé, pour en ^^re un corps et donner i l'avenir une acti*.

▼ité plus sûre et plus énei|;ique. C'est de nos jours surtout qu'elle a pris une existence distincte, qu'elle a eu conscience d'ellemême, qu'elle a compris sa marche et son but, vers lequel elle s'élance avec une in* domptable ardeur, semant partout des lu» mières qu'elle pouvait seule nous donner. Elle joue un grand rôle dans une transformation radicale qui s'opère parmi nous.

Pendant longtemps on a pris pour base fon* damentale la philosophie et la directibn sensualistes du xtiu* siècle; aujourd'hui on choisit pour base principale la philosophie et la direction spiritualistes du xvii* siècle, du grand siècle, en la perfectionnant pour raccommoder aux progrès qui se sont accomplis depuis deux cents ans; la philosophie du xvnr siècle perd son rftle principal pour prendre une position secondaire, et occuper seulement la place qui lui appartient légitimement : cette époque a* été riche en œuvres et en faits, on en profite ; elle a été plus pauvre en grandes idées générales, neuves, justes, utiles ; il faut donc rappeler celles qu'elle a oubliées, rectifier celles qu'elle a faussées : c'est ce que nous faisons partout , ce que nous essayons de faire en médecine, comme dans les autres sciences. On comprend aisément l'importance de la méthode historique , d'érudition , d'autorité , pour servir de point d'appui, de directeur, dans l'usage du doute, pour aider à parvenir k la certitude et au vrai, et l'on peut maintenant, en consultant les recherches modernes, s'assurer du grand usage qu'en ont fait l'aristotélisme et le thomisme, etc. (Voir llABET , art. Méthode , Théologie chrét. , pages 100-103.)

De Gérando (1804) soupçonne déjh la valeur de la méthode aristotélique. Arittote avait enfn découvert Vart difficile des mtfthodes^ il a été conduit à la plupart de se$ idées par le besoin de développer celles de son maître, etc. (/frtd., p. 38-40, note.)

M. Barthélémy Saint-Hilaire, malgré ses

!;rands et beaux travaux sur le Stagyrite, ne ui a pas rendu, sur ce point, une complète justice. AristotCf dit cet auteur, ,n*a Doin$ connu ni pratiqué la méthode philosophique fondamentede^ ta dialectiqne de Platon et sur^ tout de Descartes (c'est là une grande erreur); mata personne (pas même Bacon), n'a mieuût compris et mieux appliqué que lut, la méthod& eecondairCf celle aobserviUion. (Voyez Bar* thélemy SAiMT-HujkiRB, Psychologie d'iirû* tote^ t. n. Préface, p. lu, uiiet suiv. ; i^vn.) Il a de plus employé la méthode d'exférxmen^ tation. (ifrtd. pag. 58 et suiv.) Ainsi la méthode expérimentale dans tout ce qu'elle a de fondamental est dans Aristole, dans Hiç-

1>ocrate, dans les anciens, d'après BartheemySaint-Hilaire, Voy. pag. 63, 64, son éloge d'Hippocrate et de la médecine.

Barthélémy . Saint-Hilaire, admettant l'infériorité d'Aristote dans les sciences morales et psychologiques, en cherche les motifs dans les procédés divers de ces sciences et de9 sciences physiques, pag. 65, 66 et suiv. Ans* tote n'aurait-il point pratiqué Tobservation

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