‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 140 sur 340 · ET · texte numérisé non relu

ET

K'fleiWe Interne comme Platon? Oui : que lui manque-t-il donc?

Ici Barthélémy Saint-Hilaire est en opporition, jusqu'à un certain point, avec Gérando, Zévort (Métaph. Introduct.], Chautet {De V entendement y résumé); ne I est-il pas aussi avec la vérité? C'est ce que nous prouverons ailleurs. Dans tous les cas son exposition manque de netteté ; nous verrons si elle ne manque pas aussi de vérité [Voy, fiotre Traité de philosophie). Importance de la méthode historique surtout en philosophie (Barthélémy Saint-Hilaibe, p. 73.) Elle n'est pas à négliger même dans les sciences naturelles.

— Services rendus sous ce rapport par Aristote et l'antiquité. Ici, le baconisme et le cartésianisme ont fait un grand mal, pag.«74 et suiv., cette méthode est une des causes de sa grandeur et de sa force. (Voy. Maret, de la méthode historique en lhéoloçie,pag.81è 103.) — Voir sur la méthode historique, la philosophie d'Aristote, etc., toute la fin de la Préface de Barthélémy Saint-Hilaire. Bonne critique des écoles modernes; — réhabilitation de la scolastique (page 79). — Services rendus par Hamilton (page 78). — Elog^ du xix* siècle et surtout de la France, pour la méthode bistorique (pages 76-80) ; — il n'est pas assez juste pour Te xiii* siècle. Eloge et définition de la philosophie (page 82). — Services rendus par Aristote à la psychologie (page 83).

— « Il a pu se tromper sur la nature de l'âme et ses véritables facultés ; garder un regrettable silence sur sa destinée ; ne pas se rendre compte de la méthode qu'il ^ a suivie à son insu, bien que Platon la lui eût enseignée, etc. (/6td.) »— Pour répondre à toutes ces imputations dubitatives, voy. le Comment, de Coimbrois, De anima^ p. 500 et surtout 504, etc. — Sur Timportanee du doute zététique et de la méthode historique, voy, saint Thomas, Métaph,, p. 73 et suiv. de ses Œuvres complètes, tome II, n* part , DeccUo et mundo, p. 57, etc. ; voy. aussi l'ouvrage étendu que nous publierons bientôt sur saint Thomas, ses doctrines, son influence, etc.

La méthode historique ne sert pas seulement h satisfaire une curiosité légitime, à exciter l'émulation, à rendre à chacun la justice qu'il mérite, à pousser chaque nation, cha-

S[ue école, chaque science, chaque grande àmille, etc., à se rendre digne de ses ancêtres, à tracer le caractère propre de l'humanité, la cause et la nature de ses retards et de ses progès ; h montrer la véritable route et ses moyens, à signaler les écueils; h donner à toutes choses une forme dramatique et saisissante, etc., elle fournit des bases également importantes, à l'art d'apprendre, denseigner et de découvrir, par voie d'enchatnement, d'extension, de rectification, de concordance, d'opposition. Pour cela, il faut faire connaître, avec de nouveaux développements, sa valeur, son génie propre, ses règles spéciales. Ainsi, 1* nous devons adapter nos recherches et notre exposition au but que nous voulons atteindre, selon que nous poursuhroDS des faits, des idées, des dootri«

nés, etc., des ensembles ou des détails. î ii faut s'attacher particulièrement aui faits, aui idées, aux doctrines, aux nations, aiii m> des, aux écoles, aux sciences, aux hm\\]r< qui portent éminemment le caractère législateur ; c'est en partie, en songeant à la ui»thode historique, que nous avons insisté ailles questions de ce genre (Voy. l'art Lkliv lateur) : on doit monter jusqu'au primii radical, que l'on parvient toujours àdéci. ▼rir dans chacun d'eux ; c'est leur point i départ, leur point d'appui, leur fil coridn . teur,le centre et le pivot autour duquiii* tournent sans cesse ; c'est là que nous tr- .- ▼erons leurs secrets. 3' Il est indispeiiv de traduire les livres, les doctrines, etc , iv une langue commune , moderne , avec : ^ modes et les formes de nos jours : ram i. ainsi k une mesure qui est la ni^nic [> tous, qui devient facilement intelligible, • éléments divers peuvent aisément être c parés ; ils s'éclairent et s'enchaînent ^ mutuellement sans embarras et sans ^ Hors de là, on rencontre bien des éc beaucoup d'incertitudes, d'erreurs, de i bres et de confusion. On entre de \)\\i^ • plus dans cette voie ; il faut y marcher i largement, plus ferme et plus droit, eli.. prendre tout ce qui reste a faire, etc.

Rappelons quelques mots que nous av déjà dits, Génie du xix- siècle (1857), sur méthode historique et le principe d'asstion auguel un peut la rapporter, [ i qu'elle formule l'association du passé avei présent et l'avenir.

Depuis que les hommes observent, e^i r mentent, méditent et agissent, ils ont wsemblé bien des trésors, et les ont conti-^ la tradition orale ou écrite, Malheureument la plupart de ces recherches sent- 1 ^ sent et sont dévorées par l'oubli : chaque < • cle njarche en partie sur les pas des sier qui l'ont précédé, et en fait disparaîtra ! traces quand elles n'ont point laissé des ei preintes si profondes que rien ne peut effacer. Les générations s'entassent sur générations, détruisant ce qui avait été ro' truit à grands frais, et reprenant vingt î des œuvres qui vingt fois avaient été ai ((■•' plies : c'est l'ouvrage de Pénélope, qui a\ j: peu parce qu'on le recommence toujours ' méthode historique a pour objet de p* r: tuer ce qui doit être conservé, et de rei-^ immortelles toutes les conceptions fori.^ utiles qui ne doivent point périr.

11 faudrait de longs développements [ montrer tout ce que l'on peut attendre iir méthode historique, toutes les condij qu'elle doit remplir pour s'élever à la t. teur de sa mission et occuper dans la ^c î la place qui lui appartient, quand elle f-n tout ce qu'elle doit lui donner. C'est (Jh i jours, surtout, que cette méthode s'est ne. ment constituée.

Les développements et les formes >péc!

qu'ont pris depuis vingt ans parmi n<ni^ sciences historiques, constituent un des w ractères fondamentaux de notre époque. i>i d«s gîâiKls éléments de nos progrès tutur?

MET

MET

Dq n'en a point assez compris, ou Ton en a bassement contesté Timportance. Quelques luteurs ont cru que notre retour sur les tralaux du passé indiauait chez nous un affai* ^.iiseoient de l'intelligence, tandis qu'il mon* K la force que notre esprit possède , et qu'il ijoute chaque jour à celle qu'il a déjà. Nous le nous bornons pas è une érudition lourde, Dorte e( stérile. La nôtre est profonde, active, ivaûte et rivifiante ; elle sert de base à une nlique nrogressive. Nous faisons marcher k front les sciences et leur histoire ; nous rritons l'histoire de Thomme et de l'huma* ii(é,quj,s'appuyantsur la Providence divine, èk que le christianisme nous Ta démontrée, >faoce d'un pas ferme et assuré vers les btioées sublimes que Dieu lui a faites sur nie terre et au delà du tombeau. Tous les nods siècles, tous les penseurs du premier inir« ont marché comme nous, mais souvent mi bien que nous , guidés par le flambeau k la critique historique. Jamais celle-ci n'a ^ndu un éclat aussi vif, jamais elle n'a [«Qéiré à une semblable profondeur. Chaque >Mt s'assimile l'auteur ancien auquel il iitucbe, s'empare de ses idées fondament>«s,et les porte au contact des faits antiques ^lï^ireaux qui les soutiennent; il les étend, b QûdiGe , les transforme par un travail f^^erérant, en leur donnant une couleur AK;/ffli8, et en tire les conséquences que le ffm^ auteur en aurait tirées s'il eût vécu mÀ nous. Platon , Aristote , Galien , VanleiiDûnl, Baglivi, Descartes, Leibnitz,etc., Brteot du tombeau, se débarrassent des Mi^ qui obscurcissaient leurs pensées i leurs doctrines , et parient leur véritable Bgue dans les écrits de fidèles interprètes. K nianuscrits précieux se découvrent et se Kbiienttous les jours, des langues oubliées ^retrouvent. On écrit l'histoire de ia pensée nuine depuis sa première origine, nonniement à Vaide des livres , mais aussi avec > secours des traditions et des monuments lel'oQ eihume, qui se contrôlent, se com- Eteot et s'expliquent mutuellement. On ^uve l'histoire du monde au moyen des cherches géologiques et paléontologiques : terre rend ses morts; on les interroge; ils ^ répondent et nous instruisent.

Cest ainsi que l'histoire nouvelle réunit ^ un même tableau tous les faits impor- ^ tous les événements majeurs, toutes les '«Mies idées scientifiques, artistiques, indu»ï^lles; elle les coordonne et les interi>rète. ■f elle nous saisissons le but et les lois du [^; par elle nous voyons dans quel ^ les sciences naissent, s'enchaînent et ' prêtent un appui mutuel; par elle nous fl>renons pourquoi l'antiquité n'a pu sortir Bpron^s circulaire, tandis que le spiritua- ((De chrétien, dont elle comprend Tesprit, "^adonné te progrès continu, rectiligne, ^PMssable; par elle nous démontrons les ^positions que nous avons avancées ; nous [^ affermissons dans nos espérances d'ave- >f, nous voyons comment on peut les réali- ^- La voie est ouverte; on s'y engage hardi- ^î tt restera à la parcourir : C6 sera l'œu^

vre du temps. Avec du courage, ce temps aura pour nous des ailes.

La méthode historique varie ses procédés selon qu'elle s'applique aux sciences naturelles, anthropologiques^, théologiques; pour ces dernières, elle a des richesses spéciales. C'est dans l'histoire de l'humanité que la psychologie humaine peut être étudiée en grand, et que l'homme se révèle tout entier; c'est là surtout, c'est dans la tradition, c'est dans le développement humanitaire, que le christianisme apparaît avec ses caractères éminemment divins. Ceux qui contestent cette çrande vérité ne veulent point lire dans l'histoire.

Nos trois grandes méthodes ne peuvent s'isoler : sans la méthode rationnelle, la méthode expérimentale n'est pas même de l'empirisme; sans la seconde, la première n'est qu'une forme vide; elle n'a pas de corps et ne s'applique à rien. Séparée de l'une ou de l'autre, rhistoire est une collection d'épisodes sans lien: elle n'a plus de sens, plus de valeur pratique. Sans l'histoire» l'expéiience et la raison resteraient immobiles et n'avanceraient point; l'humanité n'aurait plus des Ages successifs : elle recommencerait sa vie à chaque instant , et serait condamnée à une perpétuelle enfance.

Principe d'association. — L'esprit d'association est le fonds de notre nature ; en lui réside la plus grande de nos forces vives. Bien dirige, il fait de l'humanité un seul homme, et opère des miracles; mal employé, il crée partout des luttes insensées , renverse l'ordre, étouffe les semences les plus fécondes.

Le christianisme seul a posé et compris ce grand problème; il en contient dans son sein les grands principes; il en a donné les plus admirables applications. Les règles et les lois de l'association constituent la grande préoccupation du monde civilisé, surtout depuis deux siècles; les sciences sociales ont pris, de nos jours, une prodigieuse extension et une existence distincte. Sommes-nous dans le progrès? En voyant les théories bizarres et contradictoires qui ont passionné tant de grands esprits, on pourrait croire que le problème est peu avancé et que les solutions en sont peut-être impossibles; mais l'observateur attentif reconnaît bientôt que ses éléments principaux ont été profondément étudiés au point de vue spéculatif et pratique; les chefs de tous les Etats civilisés en font l'objet de leurs méditations constantes, et appellent de tous côtés la lumière. Soumises aux explorations réunies de la triple méthode expérimentale, rationnelle, historique, les grandes questions qui s'y rattachent se sim-

Slifient et s'éclairent; les associations scientiques, industrielles, administratives, religieuses, internationales, etc., si utiles pour accélérer, régulariser, conserver le progrès réel et pratique dans tous les genres, tendent à se former en s*enchatnant par leurs liens naturels, et cette grande œuvre s'accomplira de nos jours, en s'appuyant sur ses véritables bases. Quand on étudie l*évohition des pou*

DICnOKXAIIIB

1 liHirtln- Lt î'ùlaiii-'ir ■r^lîvn. dicirJiuiu lu

d>-)"«i<-fclimiif< fth fT3<)aut> I |aj». i riiuuuulin: U es

Page 1