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rhistoire naturelle, qui portent le cachet d'un habile obsenraleur.
MILIEU. Plus on contemple le monde, plus 00 recoooaft qu'une des grandes lois qui le dominent, c*est la loi d'barmonie.Toutes les fbùses qu'il renferme, tous les Atres qui le composent, tous les éléments qui le constiloeDt sont faits les uns pour les autres, pour le DIhu qui les a créés, pour le but qu*il lenr idooDé. L'espace et ce qu'il contient, le leiops STec ce qu'on nomme le passé, le préseot et l'avenir, forment une unité dont les (ragioents ne peuvent se séparer, car cha- CDO d'eux embrasse les autres et se trouve embrassé par eux. A.u milieu de ces objets diiers, il en est qui occupent un rang supérieur et forment la clef de voûte de l^ifice; la milieu de ces rapports, il en existe qui mi beaucoup plus intimes : c'est è ces êtres H à ces relations que la science doit s'aiiaclier en premier lieu.
Cbauue être A est plongé dans un milieu Jf uturel et immédiat, avec lequel il se coorbonue tout d'abord; ce milieu est placé dans m autre C, qui réagit médiatement sur A, lie. Le milieu B exerce sur A une influence n&idérable. Cela est vrai pour le règne indique, pour le rè^ne végétal, pour les LiQiux, l'homme. Mais plus ces êtres s'éi^en, plus ils exercent sur le milieu # les entoure une action vaste et puisftntâ ; plus ils peuvent , par leur force l^ï^n^ s'y sou&traire et le modifier, plus ils ^ppentà leur dépendance et h la fatalité. I^aoimaux d'un ordre élevé fuient, dansde certaines limites, le milieuquine saurai tleur ttoreoir. Dans de certaines limites aussi, ils k modifient par des movens que l'instinct brenseiene» que sa faible intellectivité ttumet à des variations légères.
Sous ce rapport, comme sous tous les au*- ^es, rhomuie forme une classe tout à fait è (lart.
LmAoeoce du milieu est si grande sur les torps vivants, que, suivant les conditions ^u 11 offre , Tètre naît ou périt dans son {{t'rme, se dévelo|jpe ou ne se développe pas, |e ressemble k lui-même ou perd ses traits '^plus caractéristiques. C'est surtout dans l^s espèces à métamorphoses que cette in- Bueoce se lait merveilleusement sentir.
^ar étudier un siqet quelconque, et par- ^<c*jhère(nent un être vivant, il ne faut donc ^Qiaisle séparer de son milieu, car c'est l'i- ><>ieren quelque sorte de lui-même.
L'homme est une intelligence douée de uculiésspéciales.CetteinteiUgence est plon- Siiedans un double milieu : l'un est spirij^«li moral, religieux, c'est le monde intel- ^>>ïible, c'est une atmosphère divine, vers laquelle nous sommes entraînés par un attrait, P*r un instinct auquel nous résistons parce lue DOQs sommes libres, mais que nous sen- ^"ûs et que nous pouvons saisir {in illovivi- ^^^mvemur^et iumus) ; l'autre milieu,c'est; ^>ire corps, plongé à son tour dans un milieu* i'^JMque,
l>ans le mosaïsme grec hippocratico-socra* ^% OD parle souvent de ce double milieu.
Ainsi que nous l'avons montré, Time humaine tient k Dieu et au monde intelligible par une racine profonde, invisible, déliée» mais forte comme tout ce qui est spirituel ; elle tient au corps par des racines plus grossières, plus apparentes, qui nous frappent davantage parce aue les sens y pénètrent sans effort. Enfin, le corps lui-même plonge dans le monde physique par des racines destinées à y puiser les matériaux qi^i servent K son développement et à son entretien.
Pour concevoir l'homme, il faut l'étudier dans ses rapports avec tous ses milieux. Tel est le véritable terrain sur lequel Hippocrate avait posé la science. Aristote avait admirablement développé, pour son temps, ce i>rincipe, qui est un principe éminemment égislateur. Le christianisme et la haute scolastique l'ont présenté dans toute sa grandeur, dans toute sa pureté. On travaille à y revenir aujourd'hui. Parmi les passages nombreux que nous pourrions citer pour le prouver, nous transcrirons le suivant, emprunté au docteur Hoefer :
« Le point culminant du système aristotélique se réduit, selon nous, à ceci : l'en* tendement humain renose, comme l'univers, sur des lois d'après lesquelles se groupent les détails et se dessinent les accidents. Ces lois, appelées catégories, sont pour la faculté intellectuelle ce que le moule est au pIAtre ; sans les notions fondamentales de substance (où«C«) , de quantité (k^oov), de relation (icp^ç Ti), d'espace (noO), de temps (ic6tc), etCk, en un mot, detouteslescaléçories, toutes les impressions transmises à l'intelligence ne seraient qu'une matière brute et informe. —Cette pensée capitale fut reprise par Kant. Aristote eut donc la gloire d'avoir, te premier, entrepris de rédiger le code do l'entendement humain; mais son œuvre ne fut qu'un essai. Des disciples fanatiques Tont pris pour un travail, de \h toutes les erreurs. Longtemps les aristotéliciens no juraient que sur la parole du mettre; c'était dans la philosophie du grand Stagyrite qu'il fallait s'initier à la connaissance du monde.
« Or, pour les disciples, la philosophie n'était que la réunion de la logique et de la métaphysique, tandis que, d'après le plan du mettre, elle devait embrasser tout l'univers, l'homme et le monde; elle devait com- Îirendre la morale, la théologie, la politique, es sciences physiques et naturelles, bref, toutes les connaissances humaines. Voili pourquoi la philosophie, dans le sens restreint du mot, n'a été qu'une sorte de gymnastique propre h former des esprits subtils et sans profit pour Thumanité. Quant à la philosophie telle que l'entendait Aristote, elle n'a jamais régné dans les écoles ; si on l'y avait enseignée, on aurait peut-être depuis longtemps trouvé ce que l'on cherche encore.
« Dès le principe, las hommes se sont di- Tisés en deux camps : ceux qui ne croient que ce qu'ils pensent ou imaginent, et ceux
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qai ne croient que ce qu'ils raient ou sentent. Ces deux tendances font naître des oscillations perpétuelles ; ce spnt les deux pâles du moufement humain, représentés par Platon et par Aristote. Lês idéet^ disent les disciples ae Tun, réminiicetiees au image$ (cCScDXa) (f une vie spirituelle^ sont obscurcieê par lei $eni ; la pentée , eetU énanation di^ vine , cette eéleete étrangère » eeule ne nous trompe point. A quoi les disciples de l'autre répondent : Lee eene $ont le$ excitateurs necesiairei de la pensée; toute connaissance ne nous arrive que par leur intermédiaire ; sans les sensations ^ la pensée serait tmmobile. Mais du choc de ces beaux arguments n*a point jailli la lumière. Pourquoi? c'est qu'on avait oublié un troisième terme » nécessaire à la solution de tout problème scientiGqueou moral. Ce terme, nous allons le faire connaître.
« Les néoplatoniciens, qui accusaient les Chrétiens de leur avoir emprunté leurs doc trinesy régnèrentaux premiers sièclesde notre ère, et, sous des noms différents, pendant une grande partie du moyen Age. Les néoaristotéliciens (que l'on nous permette de donner ce nom aux savants qui ont inauguré la méthode expérimentale et proclamé la souveraineté de l'expérience), les néoaristotéliciens, à leur tour, triomphèrent au xvi* siècle : la religion, les sciences, les lettres, les arts, se ressentent encore de la révolution qui éclata alors sur tous les points à la fois (3M). Cependant ceux qui avaient tant reproché au moyen Age son mvsticisme et sa superstition furent oien tôt obligés de reconnaître que le témoignage si vanté des sens ne suffit p^s toujours pour trouver la vérité, et qu'il existe des choses très-réelles en dehors même de la sphère de nos sensations. Depuis qu'il est expérimentalement démontré que des fluides invisibles baignent le monde et entretiennent la vie, que des forces insaisissables maintiennent l'univers, que des agents impalpable6, comme l'électricité et le magnétisme, pénètrent tous les corps et ne se manifestent que par leurs effets prodigieux, depuis lors c est la science qui ordonne de croire aux mystères.
« Restée stationnaire pendant le long rèffne de ces discussions stériles sur le sujet et l'objet, le moi et le non-moi, le macrocosme et le microcosme, le positif et le négatif, etc., termes antagonistes qui ont défraye tous les systèmes des philosophes , la science fait des pas de géant depuis qu'elle a
(304) Tout en rendant hommage à la science et aa talent de M. Hœfer, nous ne partageons pas toutes ses opinions sur Aristoie, les platoniciens, leur antagonisme, Kant, etc.*. L'œuvre d'Aristote n'est pas un simple essai, c'est une magniAque méthode, et un grand cadre où une foule de parties sont nettement tracées et enrichies de détails d'une remarquable profondeur. Aristote n'est pas le véritable maître ae la haute scolastique qui le commente, Teiplique, le transforme au contact d^une lumière supérieure, et prépcre véritablement Tére moderne dont le zvii*
découvert l'action nécessaire, absoluf^, por manente du milieu physique, letroisièni terme , dont la connaisance avait échappé tous les investigateurs jusqu'au milieu •, xYui* siècle. Voilà, selon nous, le secret nos conquêtes toutes récentes sur Yqsv?< et le temps, les plus belles conquôies • l'esprit humain. La donc la lumière en [an la science a atteint son but f305).
c Or, comme tout se lie et s enchaîne, çç <v est vrai dans l'ordre physique doit IV aussi dans Tordre moral. Si lesconstitut: politiques et sociales n'ont pas encore at leur but, qui était, selon Aristote, le i heur, cela tiendrait-il aussi à quelque n lieu modiQcateur interposé entre le sujei l'objet, entre la théorie et la pratique? a tat de repos, théoriquement, tons les b p mes sains d'esprit et de cœur aiment laj! stice et la vérité ; mais , dès qu'ils agi ^^ la scène change. C'est qu'en effet un ir fatal s'interpose entre l'idée et l'acte, ei milieu fait fléchir la justice et la rr . comme l'air fait dévier les rayons ck ] mière. La conscience et le bon sens, \r blés rayons de la lumière interne, d nous donnent h chacun des intentions tes ; tous nous voulons ce qui est beau, j vrai , honnête, utile. Uais ces intenii* parties du fond de notre &me, passent .^^ tout par notre milieu moral, par ce que n pourrions appeler l'océan humain, conj; de nos passions, de nos instincts , de : faiblesses,'de nos misères, de nos habitu' de nos préjugés ; là , les intentions les [ pures se modifient, s^écartent plus ou mo\ de la ligne droite, et viennent, traduite^ actes, frappera côté du but que leur imii la morale universelle. C'est alors seuleu:
Sue les hommes se réveillent en sursrj s s'indiffnent,et,dans leur colère aveu:
prenant 1 effet pour la cause, ils brisent i .
Suille gui les trompe sur l'heure, au h^ e corriger le mécanisme qui la fait rn voir; ils se reprochent des vices qui si leur commun partage, la dispute s'enveniii^ la guerre éclate, et les vainqueurs du ii demain recommencent le jeu de la vei : écoliers perpétuels qui , à chaque correct
Sue leur inflige IMmpitoyable logique u vénements, promettent toujours d'être p sages à l'avenir ; et cet avenir, comme 1 1 rizoo, recule sans cesse*. — Tel est l'état < tuel des sciences morales; on tâtonne <' core dans les ténèbres , parce qu'on ne ne pjss compte du milieu qui fait fléchir la j:^tice et la vérité. »
siècle est pour nous le précarseor le plus in^^ diat , par son action poissunte , qoe nous cn^'mençons à comprendre aujourd'hui (L. B.)
(305) Tout ne s'est pas borné jusqu'au xvi' s ^^ aux discussions dont parle M. Hoefer , et toute» u^ discussions n'ont pas été oiseuses. On a m 'J|
frands travaux sur la méthode et Toniologi^^ ^^;' | tudié avec un grand soin les sciences iiiorjit>s > religieuses, Tliomme întérienr, la psychologie. e((-* où soni les racines de la science; on a/^"'^' ' Timportance des sciences et de rohservaiH'» f». sique, on en a ouvert les voies, etc. (L* *^'i
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lEo rfeuméyil est impossible de résoudre n problème p;ir A B , si « au lieu de deux >nDes, il en faut trois. Là réside la cause e toutes les luttes, de toutes les doctrines iriies du genre humain. Pour arriver à es solutions fécondes» qui satisfassent à la fi.« la raison» rintelligence et le cœur, il odra désormais, tout au rebours de ce que ra a lait iusgu'ici, s'appesantir beaucoup ms sur les idées et les choses en soi, que ir les circonstances et les conditions qui simodifient constamment et nécessairement, 'est sur cette base, ainsi élargie, qu'il imorte de reconstruire l'édifice de la science airerselle , de la Traie philosophie. Hais, our 006 pareille tâche, il faudrait un second rUtote. > HoBPBR, art. Aristote de la Bio^ npkii DrooT, t. m, p. 333 et suiy. (1852).
U milieu moral dont parle M. Hoefer a Bcore plus d'étendue qu il ne l'indique ; il « rdigieux et moral tout à la fois. Pour ^re largement moral , il fout qu'il soit hau- «n^nt religieux , car la morale humaine ii^saforcedu principe religieux, soit d'une uaière apparente, soit d'une manière caàliCelQi qui remplit ses devoirs envers mmblables et envers lui-même, et qui fVipiiser ses inspirations dans ses prom^rces, méconnaît la main invisible qui ■(Mdoit. Dans les circonstances difficiles, i fait par succomber, s'il ne remonte pas Aectement h la yéritable source, s'il n'jr ^be point la lumière qui lui manque, nbe^ie qui l'abandonne, le fil directeur lÙTabientAt lui échapper. Nous ne découvons pas aujourd'hui pour la première fois ni)oriaQce du milieu moral ; c'est h sa re« br.-he que la haute scolastique s'est le pi us lbché6;il est seulement heureux que nous i fompreoions de «nouveau. Le monde phjri^ue, ie monde sensible, considéré comme ^tu, nous a dévoilé, nous dévoilera bien |K mystères; nous a livré, nous livrera UDmenses trésors : cultivons cette étude ^CQD6 ardeur infatigable; elle devient tloj attrayante et donne de plus abondantes Moissons à mesure aue nous avançons dans larrière.Mais n'ounlions pas que le monde ^liigible, le monde des idées, milieu tn- ^^«v«(, mom/, religieuXf avec tout ce qu'il ^oferme, est encore plus vaste et plus fé- '*'>i. Vainement nos découvertes dans le ^'n<lede la nature nous assureront sur elle JM-lus grand empire, vainement elles nous "'rirooi les moyens de satisfaire plus largei^m DOS besoins et de multiplier nos jouis- »Qc€s, elles deviendront pour nous une '^l^^ce de dangers, si le développement mo- ^"de Thommeet de ses institutions ne vient ^l^^^blir réquilibre et ne le force point è J^ï'er l'emploi de ses richesses, pour le ren- ^^ plus sage, plus heureux et meilleur. La I^Qsidération du milieu a beaucoup occupé, ^Qpe beaucoup aujourd'hui Fécole de *^'%llier ; nous citerons entre autres l'en- ]*OïWe des travaux du professeur llibes et
wi'*'!?** éludes climatologiques du pro- *^tir Fuster.
MOUVEMENT, Motiutê, Motbigit*.
Article V\ — Cohsid&rations eiwiaALBS*
Indépendamment des mouvements dus aux causes physiques et chimiques, on en rencontre d'autres particuliers aux êtres vivanls,qui se distinguent des premiers parleur origine, leurdurée, leur but, leurs lois, legrs caractères. Ces mouvements sont nombreux et variés ; ils animent , sous des modes divers, les liquides aussi bien que les solides; ils se trouvent dans les fonctions végétatives, comme dans les fonctions de relation. Certains auteurs ont voulu ramener tous les actes de la vie entière è des mouvements. Pour eux, la sensation n'est qu'un mouvement du fluide nerveux, les oscillations ou les vibrations d'un impondérable psychobiotique; la pensée elle-même ne serait qu'un mouvement. En admettant que ce ne soient le que des métaphores hardies, des conceptions analogiques, nous devons nous tenir en garde contre les entraînements qui en sont la conséquence. Nous présenterons ici quelques généralités sur les mouvements, en nous occupant surtout de ceux qui changent les rapports réciproques des parties vivantes , ou qui déplacent un corps vivant dans sa totalité.
On rapporte les mouvements vitaux è une force propre aux parties vivantes, que l'on nomme moliliti; celle-ci est excitée par uu autre ()rincipe moteur qui la met en jeu , la mo/rtct<^,qui suppose encore quelque chose au-dessus d'elle.
Aut. il — MonvBMBiiTS en pabtiguubb.
On a divisé les mouvements en mouvements browniens ou moléculaires, mouvements ciliaires, et mouvements fibrillaires.
§ I. •— HOUVEBBNTS BROWNIENS.
Le botaniste Robert Brown ayant placé sous le champ du microscope divers corps traités par des acides et par la chaleur, remarqua une vive agitation dans leurs molécules.Ces mouvements moléculaires, observés depuis dans diverses parties des végétaux et chez les animaux, ont reçu le nom de mouvements browniens. Si l'on place en effet sous le champ d*un microscop^se des cellules piffmentaires prises dans Tépiderme ou dans Tes mailles de la choroïde,, oa constate que les granulations pigmentaires contenues dans ces cellules sont animées de mouvements très-variés. Les cellules q.ui renferment la chlorophylle végétale psésentent les mêmes phénomènes. Les globules blancs du san^ et les infusoires, en se décomposant, laissent échapper des molécules 3ui offrent au plus haut degré l'agitation ontnous parlons. L'agitationdecescellules li'est pas toujours la même ; tantôt elles tournent autour d*un centre Actif, tantôt autour de leur axe, tantôt encore elles décrivent des circonvolutions plus ou moins sinueuses. On pense que, probablement, les mouvements browniens existent dans toutes les jeunes cellules contenant un liquide non solidifié.
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On a cherché è expliquer ces mouvements par la position des objets examinés, parleur évaporation inégale, ou bien encore par les courants d'entrée et de sortie qui caractérisent les fonctions des cellules végétales et animales. La première idée tombe d'ellemême, puisque, pour une même cellule observée dans la même position, le mouvement a lieu dans les sens les plus divers. On peut accorder une certaine valeur à la seconde : rien n'empêche d'assimiler les molécules des corps examinés, à celles d'nn liquide placé dans un vase et soumis à l'évaporation : sous l'influence des variations de température, on voit les molécules du liqniae monter, descendre, osciller, etc. ; mais les mouvements n'auraient lieu que dans des sens peu variés. La troisième théorie fournirait une explication plus satisfai- ^ santé. Quand on mouille les cellules en observation, on augmente l'énergie des courants d'endosmose, d*exosmose. et les mouvements acquièrent leur plus haute intensité. Il faut du peste remarquer que les mouvements browniens sont très-lents; ils ne nous paraissent rapides que parce que les instruments grossissants en exagèrent rétendue. Si en effet un molécule parcourt dans le champ du microscope et en une seconde un espace équivalent è 2 millimètres pour un grossissementdei^OOdiamèlres, cela revient à dire qu'elle n'a parcouru réellement qu'un espace kOO fois moindre, c'estft-dire 1/200* de millimètre. Lorsaue ce mouvement se manifeste dans un élément ayant la forme de cellule, il montre gu'il y a dans celle-ci une paroi et une cavité distinctes. On sait en effet que lès cellules des vertébrés présentent cette forme pendant la vie embryonnaire; dans le végétal, au contraire, cette forme existe toujours. D'après les théories aue nous venons d'exposer, les mouvements browniens seraient dus à âe$ causes exclusivement physiques; mais la science est-elle complètement fixée sur ce sujet ?
§ II. — Mouvements caïAiRES.
On entend par ce mot le mouvement qui s'exécute sur l'épithélium è cylindres des membranes muqueuses au moyen des cih tn'ftra- It7ef • Ces derniers sontdes filaments très-fins, hyalins, transparents, homogènes, d'une petitesse remarquable (0^,005 è 0~,050), dressés snrtoutelasunaceousurunepartieseulement de certains éléments anatoroiques, tels que les cellules épithéliales, les spermatozoïdes des animaux vertébrés. On les rencontre surtout chez les animaux inférieurs, chez les reptiles, par exemple. On les voit aussi dans les plantes, surtout dans les cryptogames. Les algues, les coriferves, portent ces cils appelés zoospores, oui leur servent à se diriger dans leur élément. Les cils vibratiles peuvent être observés sur les muqueuses des animaux vivants, mais la putréfaction les fait disparaître. Pour les recueillir, il sutiit de promener une plume sur la partie iirofoade de la cloison nasale. On enlève
aussi du mucus (]ui entraîne avec lui de cellules d'épitbélium vibratile que Ton pe étudier. Quand on examine ces>cils, on vo qu'ils ont un mouvement spontané iUu> même sens ; on* l'a comparé au mouvpuiHr des gerbes d'un champ de blé agiiées i.. le vent. Dans ce mouvement, les liqui if qui se trouvent è la surface sont entrair:; e( suivent l'impulsion générale. Ainsi, dv l'épithélium de la grenouille le liquide ^ emporté avec une vitesse de 0*,1 à 0'",2 m seconde. La rapidité, au reste, est proi : tionnée à la densité du liquide. Le nomi des élévations et des abaissemeois est de : è 150 par minute sur la mouche et la ^ nouille, de 250 à 300 sur le polype d^ douce. Ce qu'il va de remarquable (kra • mouvement, c'est qu'il alieu sansTinlluK des nerfs. On peut même laisser les par: 24^ ou 60 heures séparées de l'aniiual . des conditions de liquide et de tempém convenables, sans arrêt^er ce mouvert cela fait que, souvent, oh a pris desc^^ pour des animaux. On cite Tépii vibratile de la tortue comme consenv plus longtemps ses mouvements. Si, en.
on a soin de le préserver contre le d* chement, on peut constater les vibrai plusieurs semaines après la mort de i ^ mal. On a divisé les cils vibraiiles : V cils vibratiles proprement dits ou des e menls anatomiques : ce sont ceui qn trouvent chez les animaux à sang chau<; ^ les cellules d'épithéliuro cylindrique se. ment, chez les autres animaux, en ouire, ^ les cellules d'épitbélium sphérique, {:
mental res et nucléaires, enfin, chez les m matozoides, les algues, les mousses ei cryptogames vasculaires; 2* en orgmf^ l fitamenti vibratiles^ situés sur la suilJ • I corps des animaux sans être sardes celii i mais bien en continuité de substance .>>rt{ la nature homogène granuleuse ou non 'ki( surface de ces organismes; 3* en infus'hn Valentin et Purkinje distingueni ddib il cils vibratiles un mouvement d'entor'V.i un mouvement de vacillationf un mouiai ondulatoire. Plusieurs auteurs rd[>f<'f ces mouvements à un tissu moteur \ è la base des cils. M. Gosselio {Mémoir la Société biologique (1851), f. 58 et su a étudié rinfiuence exercée sur ces niou ments parla lumière, la chaleur, lé' cité, les acides, les alcalis, les aka i ] Teau, le sang, la bile, etc., les iuhin'< qui agissent sur le système nerteux ne dirent pas ces mouvements.
Il resterait h établir le rôlephysioio;
de ces cils vibratiles. Dans les espea^ férieures, ils paraissent avoir des eonftv
intimes avec la respiration. Leur bui^»
aussi de renouveler le liquide à Ifl ?•'' des membranes absorluintes, de rej' ' li<|uide vicié et d'attirer le liquide ; >^ N'est-il pas probable que les cils vi •; des trompes servent à faireavaiuerii^^ dans l'utérus? Que les cils quiseni/''^ dans les petites bronches faciiile"^ • j^^. 1 sion des mucosités pulmonairesi etc. .
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