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B^osisieroiis pu daTantage aur ce point de |j Kieace qui n*est pas encore nettement Hiblj et nous jetterons un coup d*ϔl sur
les moufements flbriiiaires.
I Ul — MoDTBmim nBElLLAItES.
Oo doone ce nom à ceux qui se renconleot dans des tissus pourvus de Rbres, et M les rattache k l^élongation ou au ressertoeot de ces dernières. Ces mouvements lOQt perceptibles ou non k l'œil qui les conleoiple; ils sont spontanés ou provoqués» wlootaires ou involontaires» instinctifs, iolést associés» sympathiques, synergiques, Ijrects oa réflexes, raj>idesou lents, forts ou bbies, réguliers ou irréguliers, rbythmiti- ;des,etc.; mais ils peuvent être toujours raaeoés à quelques modes élémentaires, TexiiQsioo ou dilatation, le resserrement ou coninctioo, la situation flxe (306). Pour quelques loieurst la contractilité seule est active, la ■Hilité fibrillaire n'est que de la contractili^, ils admettent avec Birbatune eoturac' Mnimale, et une cantractilUé organique wUle ou tnaettsift/e). Pour d'autres, c est in^sioQ surtout qui est active; pour iiim enfin, il v a également activité dans l'skQi actes. INous nous occuperons avec N^ détail de c^t objet à l'article STSTàuc iiKnaas ; nous exposerons ici les idées Vf AuQis de Montpellier et celles de Du-
l^-- Idéei 4ê Dumat iC-L.), iur la motiUU
fibnUahe.
Roos suivrons pas k pas cet auteur, en ndaot quelquefois son langage plus roobe, en lui a^joutant quelques notes, etc. «Dans la multitude d'eflrets sensibles qui K^ieot Tactivité et la vie, il Ji'est rien de Iqs JDiéressant que cette faculté précieuse, XDDQQQeh tous les animaux, de se mouvoir idararier leur situation k l'égard desob- ^ qui les environnent. Jeté parmi des ^s agissants, mobiles et capables de serroQ de nuire k sa conservation, l'animal ^^ait non-seulement les connaître et juger Qrs qualités bonnes ou mauvaises; il dent aussi être susceptible de déplacement ><ir se Dfocurer les unes et se dérober aux t^s. Or, comme la connaissance des ob* ^ extérieurs nous arrive par les sens, de 'Ole la position de nos corps, relativement l<or influence, est déterminée par le mou* ^nt des membres.
* Oq distingue chez l'animal deux sortes |0)oa?ement : l'un continuel, obscur, caé ou du moins peu manifeste, dont il n'a «une conscience ; Fautre, apparent, visi- (;celQi-ei s'exerce par intervalles et d'une inière beaucoup plua marquée dans les <^cles. Le premier est celui que Stahl et ^wi ont décrit sous le nom de mouve- ^>^t tonique (30T). On a nommé le dernier, 'tiîenient musculaire ou myotilité. La
S^) ^0}. Pemot, Des propriétés élémentairet *«^^»- Thèses de Montpellier 1843.
^^') <^09. Stahl, De moîn lonico. • Les mon* ■«nu des solides vivants sont oa rapides et
tonicité correspond k la contractilité orninique imentibU de Bichat ; la myotilité a sa eontraetilité êmsibU animale ou organique, k VirritabitUé de Haller.
« Le corps animal se meut, et toutes ses parties se meuvent, parce qu elles sont toutes vivantes, parce qu'elles sont animées par un principe actif qui doit être considéré comme la cause eHiciente et première de toutes leurs fonctions, de tous leurs mouvements. Ces mouvements paraissent susceptibles de différentes modifications pour lesquelles on a voulu admettre autant de facultés motrices distinctes, quoiqu'elles ne soient réellement que les dépendances d'une ou de deux forces élémentaires.
« Il y a dans tous les corps de la nature une force qui tend k rapprocher leurs parties constitutives, et qui devient le principe de leur cobésion et de leur solidité. 11 y en a une autre inverse, qui produit des effets opposés. Dans les corps vivants, ces deux forces s'exercent avec des conditions et suivant des lois spéciales. On peut s'en former une première notion en observant la promplitucie avec laquelle une fibre distendue, allongée, cherche k se rétablir dans sa première dimension. Ceci parait être le résul-' tat simple d'une propnété organimie attachée k la structure, au tissu même des parties organisées. Le chanvre, le lin, la* plume, les poils, les membranes, les muscles, le tissu cellulaire, le gluten tiré des végétaux et des animam, toutes ces parties ont une force de contraction semblable oui tend k rapprocher et k resserrer leurs molécules constituantes.
« Cette force réglée, soutenue par l'énergie même de la vitalité, modifie, suivant certaines lois purement vitales, la tendance des molécules les unes vers les autres; et elle détermine la contractilité des organes vivants, qu'il ne faut confondre ni avec une force morte des corps simplement élastiques, ni avec la faculté de se resserrer et de se distendre, inhérente aux tissus des parties organisées.
Dès le temps d'Hippocrate, on avait admis gue le tissu intérieur de nos organes est livré k deux mouvements opposés, l'un Mttractifou de condensation, l'autre répulsif ou de dilatation. Le premier, disait-on, resserre et presse les parties de ces organes; le second les écarte, les relâche et les raréfie. Ces mouvements, dirigés en sens contraire, asitent la substance animale par des sortes d oscillations, des balancements imperceptibles qui se succèdent avec une telle rapidité, qu'ils sont inappréciables dans Tétat sain, et au'ils ne se montrent k découvert que dans les affections maladives où ils augmentent au point de se transformer en spasmes et en mouvements convulsit's. 11 n est point de partie, quelle que soit sa consistance, qui n'ait la propriété de se res-
perceptibles, ou lents et imperceptibles à nos sens: les premiers sont les mouvements musculaires; les seconds sont nommés toniques i (Barth., Nowê» éiém, § 5.)
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serrer ou de se mettre dans un état de contraction et de raccourcissement. Il n'en est point qui ne |)ossède celle de se relâcher ou de passer à un état contraire de dilatation et d*allon{fement. La roideur, le froid, le spasme» les convulsions* sont des degrés de la force qui condense; la détente, la chaleur, le relâchement, l'atonie, sont des nuances de celles qui dilate.
« Lorsque ces deux forces opposées existent dans un rapport convenable, et s'équilibrent, se modèrent mutuellement par des efforts égaux, chaque partie exécute ses fonctions avec aisance , et l'animal iouit de toute la plénitude de la santé. Si 1 une ou Tautre obtient une prédominance vicieuse, les organes trop tendus ou trop relâchés passent h des états successifs de contraction ou de détente, de spasme ou d'atonie, que l'on observe très-bien dans les espèces inQniment variées de maladies nerveuses (308).
«Une lecture attentive des ouvrages de méoecine et de philosophie, écrits par les anciens, nous convaincra qu'ils avaient reconnu dans les corps vivants ces deux forces d'expansion et de condensation, en les désignant souvent sous des noms divers.
Hippocrate et Galien parlent d'un principe de chaleur qui distribue son action en la dirigeant du centre sur tous les points de ta circonférence, et d'un principe de froid qui balance les efforts du premier en se portant de la crirconférence au centre. Unô espèce d'équilibration entre ces deux principes fixe l'état, le ton de chaque partie, et la prédominance de l'un des deux cause toutes les maladies c|ui ne sont compliquées d'aucune dégénération humorale (309).
« L'effet naturel de ces deux mouvements opposés ne se manifeste jamais mieux que par les contractions et dilatations excessives dont les organes vivants semblent tous plus ou moins susceptibles. D'abord, il n v a peut-être pas une seule partie du corps humain qui ne possède la faculté de se contracter. La peau , les muscles, les tendons, le tissu cellulaire, les membranes, la plèvre, le péritoine, le médiastin , les vaisseaux, en jouissent. Les viscères, le cerveau, la moelle épinière, les poumons, le foie, les ligaments, les os eux-mêmes n'en sont point dépourvus. On peut s'en rendre compte par leur composition anatomique intime (310).
« Le saisissement qu'unfroid vif détermine k la surface du corps ; la sécheresse de la
(308} Grimand a longuement amplifié le tableau des actions et réactions de ces forces oppoi^es, dont Tune d'eipansion, qui tend du centre vers la circonférence, et Tautre de condensation, qui tend de is circonférence vers le centre. On lui a reproché d*en avoir fait un usage trop absolu. Voy, sa PÂyêiologiet ses Mémoires $ur la niilrtlton, son Traité dei fièvres^ qui renferment des idées remarquables, soui des formes vieillies et avec des doctrines trop exclusives.
(309) HippocRÀTiL. De diœL^ De carnib.^ De vêler, medic; Galien, De rt(;or., De convuU.^ De différ. m^rb.^ De melhod. med,
(3iD) Dans le cerveau, les poumons, etc., il y a
peau dans les fièvres ardentes ; le spa du premier période de la digestion ; ce du premier stade de la fièvre, tout inov que les contractions les plus vives peii>' s'emparer des téguments. Cette contra* ij est plus intense, plus frappante dans 4 muscles où elle se prouve très-bien en •< pant un muscle transversalement^ ceM* dire par une section perpendiculaire a direction de ses fibres ; chacune des tlons divisées se retire alors vers son ! d'attache et laisse un espace vide qui réi è l'endroit coupé. Lorsqu'on suspeni. • .poids à des fibres musculaires déia d'un cadavre, ces fibres cèdent, sedi:
dent, s'allongent, et elles reviennent à dimension naturelle dès qu'elles (v^ d'être soumises h l'action du poids v chembrœck et Sauvages ont beaucoup > tiplié ces expériences sur différentes ; animales, et il en est résulté que la de contraction est commune è toutes, (]u'elle leur est distribuée d'une o inégale. Yoy. SA€V4GES,JDe/umon6.r/ siot.
« On a admis aussi que le tissu ce se contracte dans certains mouveu]en^
Suliersdes fluides k travers ses lame' ans la contraction de Quelques meir:
qui paraissent toutes celluleuses et de, vues de fibres lisses, dans l'immobii l'eligourdissement des membres i' spasme de ces tissus qui étranglent les : musculaires (.312). Les parties distenn.
la suite de l'accouchement ou d*une m action des muscles se rétablissent, aditydans leur premier état par le mouve contractile du tissu cellulaire. Siiial, ^ belmont, Baj^livi, ont pensé qu'il y ^ mouvement contractile dans toutes lesu branes, même dans celles où nous ne i vons pas des fibres lisses, et ils ont ai ^ que les affections douloureuses de ces ties tiennent è des crispations violente^ suivent leur trajet (313]. Ce dernier a ^
f)Osé qu'il existe des frémissements i^ atoires dans la dure-mère, qui se cou niquent aux diverses membranes, et bflti sur ce fait erroné une grande ti mécanique ; celle-ci est tombée avec le: mème*qui lui sert de fondement (3iV.
« Les vaisseaux artériels ou veineuvH' courcissent en se contractant lorsque coupe; on peut citer l'expérience de.^ ^ qui a vu rartère et la veine crurales
d^abord des ûbres lisses dont la coniraciil > bien démontrée.
(3H) BoRUEU, Recherch. wrUtii9.muq, tf^h De text. erib. Hippocr. Thiekbi, l/ir. ia i^^' ' morb. thet. Parié,
(512) Haller, Opnte, patholog. obsm Maloet, HisL de IWcad. des êâenees, anii. '
(515) Stual, Theor. med. ver. VANHEnJ">^ act, regim. Baclivi, De fibr. motnc. Ajouici servalion de Mcad, q«e dans les cadaTres ^y drophoU.s ou tronvc les niembraiies p'"^ "' et plus tendues qu'elles ne le sont coujn'Uiu ;^
(ôli) Voij. Bm;uvi, De fibr, mine. Uiou^^r lui est eoutciié.
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DS PHYSIOLOGIE
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im sa eoof raeter par la section, au poini in réduites à la moitié de lenr lonear(315). Le iDoavement des vaisseaux I bien augmenté dans les fièvres aiguës bmmaloires, ardentes, où il prend une ensilé si forte, qne le sang tiré d'une pe ouverte jaillit avec plus de vébé- Dce qu*À l'ordinaire. La tension fiie du ilème vascalaire est quelquefois assez lérale, assez rive pour que les vaisseaux glosent plus dur le sang et que ce fluide ée de couler» jusqu'au moment oit elle kl de manière que le mouvement puisse Miabblir. Ainsi le frisson fébrile arrête Ihement le cours des règles, suspend les Borrhagies et ne permet pas au sang de Kir par les vaisseaux que l'état spasmo- |Be a fixement contractés. Baglivi parle iDefiUe bistérique k qui l'on ouvrit douze B iDutilement la veine du bras pour calvdes douleurs cruelles de matrice; le i( De s'écoula de l'ouverture de la saine qu'après que la malade eut été placée itfUQ bain tiède (316). C'est au mouve; m\ contractile des vaisseaux excrétoires ^4b glandes qu'il faut attribuer la rétenhioa Texpulsion des humeurs que ces hp» séparent. Bordeu a montré combien ■Bioose influe sur les fonctions des gtanfcttie mécanisme des sécrétions (317).
I^C^elle que soit la molle consistance de vttios viscères, elle se prête à des efforts bieosion qui,' dans une foule de maladies, Mnctent et resserrent durement leur N- La substance du cerveau, du cervelet, ih moelle allongée, a plusieurs fois paru fme, compacte, durcie et retirée sur ellefane après une yiolente chute, k la suite u grand coup donné è la tête, et dans Rieurs espèces d'affections^ soporeuses, nplecliques, oà il existe un certain res- ■rement des tissus contractiles que l'on ^QTe daus ces organes (318). Scblichting luU'uQdes premiers, des expériences tr les mouvements d'expansion et de resrtement du cerveau. « Cet organe, dit-il, iruuve des contractions et des dilatations teroaiives pendant lesquelles il parait durt è chaque pulsation, comme le cœur qui I reltche et se contracte (319). » Dumas 'Viol.) a réuni un certain nombre de faits fiv démontrer que la consistance ducer- ^Q peut être augmentée ou diminuée
rh \\ mort, selon les états de tension ou relAchement par lesquels il a passé peu- ^ la vie : cela s'explique par l'état des •isseaui (320).
* ta contractilitédesorganes pulmonaires '^ pas douteuse; elle réside avant tout
-^§) Stout, Tramaci. phihiaph. n. 4i4, pag. '**^. aussi rexpérience par laquelle Hanter > prtMité la oontraculité vitale des , vaisseaux (ou
,J*lfi) BiCLm, De fibr, motric. Opcr. omn. pag. r'W.\eneU 1761, in-4*. — Babtb., ouvr. et
l'Iîl ^^^f Recherch. mr /es gland.
iiT SJ*^* MoiCÀGKi, De ud. et cau$. morb.; Bow- "> dcptlcftrct. atua. ; Thierri , Médec. txpér. les
dans les tissus k fibres lisses qu'ils renferment.
« La contraction de l'estomac sur les sub*stances alimentaires ne saurait être révoquée en doute, lorsqu'on a étudié les phénomènes de la digestion. Dans le premier instant, elle est portée au point que les parois de ce viscère s'adaptent avec force sur les aliments» et que ses ouvertures sont exactement fermées. Elle se change quelquefois en spasme dont la violence occasionne des douleurs violentes, des coliques déchirantes que des remèdes relâchants, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, soulagent et modèrent.
«Les intestins, le mésentère, le foie, la rate, les reins, les uretères, la vessie, etc., peuvent se contracter; les effets de cette contraction se montrent dans divers états morbides, tels que les accidents terribles de la passion iliaque et du miserere, les douleurs aiguës de l'un et de l'autre hypocondre dans les affections ictériques, par l'irritation produite sur tout le système orinaire k l'occasion du calcul des rejns et de la vessie, etc. On peut d'ailleurs s'en assurer par l'expérimentation directe.
« La dilatation des organes est aussi sûre, aussi réelle que la contraction, et elle doit de même être admise d'après les faits.
« Non-seulement, dit Dumas {Phyiiolog .)^ c'est elle qui, dans l'état de santé, détermine le resserrement de la pupille, l'érection de la verge, le gonflement des seins et l'expansion de la matrice chez les femmes ; mais elle se montre surtout avec beaucoup d'évidence dans les affections maladives qui développent et relâchent le tissu des parties. Telle est la bouffissure de l'enveloppe cellulaire qu'on observe après les maladies catarrhales, les fièvres intermittentes, l'usage de certains poisons et l'effet d'une grande contention d esprit ou d'une vive émotiofi de l'âme. Telles sont les dilatations des tu* niques artérielles qui causent Tanévrisme ; celles des membranes du bas- ventre qui entraînent la chute des intestins dans les hernies, et celles des viscères qui obtiennent un volume prodigieux k force de se tuméfier et de s'étendre, i En rectifiant quelquesuns de ces faits, cette proposition est incontestable.
« Tous les organes du corps animal sont donc incessamment livrés è deux actions qui se succèdent et s'alternent pour agiter, remuer, écarter, rapprocher, balancer les éléments dont ils se composent. L'état des solides change, et l'exercice de leurs fonctions s'altère suivant que l'un ou l'autre de ces
faits de Littré, Sabat, etc., apr. la commet, eéréb.
(319) Scblichting, De mot. urebr. Mém. des Sav. étrang. tom. 1. Cehi tient, comme on le sait, à une action vasculaire.
(520) On a vu, dans les commotions sidérantes du cerveau, cet organe plus petit et plus dor : on l'a nié, mais je me suis assuré do fait. L'explication est simple : les vaisseaux sont contractés et presque vides.
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DICTIONNAIRB
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mouvements prédomine. De là tons les vices morbîfiques, fondés sur la tension, le resserrement et le s{>asme • ou bien sur la détente, le relichement et l'atonie. »
« Les affections spasmodiques répondent au itrictum des anciens méthodistes, et elles dérivent de toutes les causes qui agissent sur les fibres solides avec assez de forée pour les contracter et les tendre. Elles se dissipent par Tapplicatiou des moyens capables de ramollir, de relâcher, de raréfier, en quelque sorte, les parties affectées de tension. Necetse ut omnibus modii corporis tenta rarefacere^ disait Galien (331). Les maladies atoniques répondent au /oxum, et elles reconnaissent des causes qui sont diamétralement opposées à celles des affections précédentes. Ces deux états semblent môme destinés, dans le plan de la nature, h se corriger, à se modérer, i se détruire mutuellement; en sorte qu'en général on ne remédie jamais avec plus d'efficacité à l'un, que lorsqu'on tâche (Je procurer l'autre. Nec pertitutatur alio frigidum (spasme) ffuam calido (atonie), née calidum qttam frxgido (322), Aussi la meilleure méthode curative au relâchement admet-elle des moyens propres k resserrer le tissu des organes : nom korum neceiu est corporii tumma densarep comme Galien le répétait (323).
c Un moyen, trop négligé peut-être, et oui assurerait mieui qu'on ne pense l'utilité des remèdes employés contre le relâchement ou l'atonie, est l'usage des bandes qui enveloppent et serrent plus ou moins les parties relâchées. Wan-Svieten parle d'une fille sujette à des convulsions habituelles, qui avaient résisté aux toniques les plus énergiques, et qui cessèrent avec le relâchement des fibres, lorsqu'on eut pris le parti de lui faire bander les bras, les janîbes, les cuisses et le trône (dOh). Je fus consulté, en 1791, pour un homme d'un tempérament lâche et ilegmatiquc qui, s'étant livré à des excès de masturbation , éprouvait un tremblement universel accompagné de tous les signes du relâchement et de la faiblesse. Les toniques, les fortifiants, les analeptiques n'avaient pu réussir k le soulager; l'emploi des remèdes les mieux entendus amenaient è peine un calme momentané; je conseillai au malade de se bander toutes les parties prises de tremblement, et de serrer les bandes par
(331) Galien, Methad. med. lib. xu; Hoffmann, Med. ration.; Pomme, Malad. vapor, in-i.
(5ii) IlippocRATE, De veter. medie.
323) Galien , Methad, med. lib. xii ; Crcynr, Maladic$ nerv,; Kloeckof, De morb, anim, es in/irm, ténor, meduL ureb,
(3ii) Van-Swieten, Comment, in Boerh»
(3i5) Haller,' Elém, phyûal. t. IV. Idem, Mém. êur le$ part, iemib, et irrit. — Les singuliers effets de rirrilabililé n'avaient point échappé aux anciens, qui eurent souvent occasion dol^erver le tremblement des chairs palpitantes sous le couteau du sacrihcaieur. Les poètes en ont fait des peintures vives el animées. Les beaux vers d'Homère, et de Virgile, où le tableau de ces phénomènes est tracé, ne sont ni les moins énergiques, ni les moins
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degrés en augmentant chaque jour cei compression artificielle. Je lui recooimar de continuer, en même temps, rusd;:e :
frictions sèches, de la brosse, des bain^ ir , et de la valériane combinée avec le cm et le quinquina. Ces remèdes, essayés à >; rentes reprises sans succès, opérèrent ii guérison complète dès que leur action aidée par le resserrement forcé que les : des procuraient. L'effet des ligatures i ; bien marqué, gue la violence du tren.
ment augmentait ou diminuait, selon qu • étaient plus lAches ou plus serrées. Le dents disparurent peu à peu, et le malaJ courra sa première santé.
«Ces deux causes de maladie, la tens; le relAchemeut, le spasme et l'atonie, [le. exister ensemble, de manière qu'elle.' st cèdent Tune à l'autre, ou qu'elles se c nent diversement. Leur mélange coi> un état mixte, mtx/t»in,qui se rencon.rc la plus grande partie des affections nerw
« Tous les pliénomènes, tous les de;mouvement vitalseréduisentaus deoi élémentaires de contraction et de Ci^i . qui s'exercent généralement dansio parties du corps animé. La successioi ^ de ces deux mouvements alternatifs ne
f>ermet pas de les saisir tant qu'ils se oppent avec la modération, la douce caractérisent le silence et le repos de n^s. Hais il en est pour lesquels ia m étant essentielle, se manifeste et se ua constamment par des effets visibles qu* terminent tantôt l'impression d'un stu extérieur, tantôt le simple vœu de la vo Tels^ont les muscles, te cœur, les iuie : c|ui, soumis à l'action de Quelques m irritants, comme les acides, le sel, les ['u!> Talcool, la chaleur, les métaux Ja mai électrique, se contractent et se diKitin fa<jon que leurs extrémités s'aiiprochei ' s'écartent par des mouvements précipùt^ se succèdent pendant un temps plus ou il long. Cette circonstance du mouvement \i culaire de pouvoir être suscité par irrita donna l'idée d'une force spéciale, inher aux organes vivants, qui fut regardée ^ : la source et le principe de leur mot Cette force, connue des anciens, imirrilabilUé dans quelques ouvrages u!
nés, est devenue très-célèbre par les trav. de Haller (325).
harmonieux. An livre premier ie YEnéide, oi.
Tergora diripiont cosUs el Yiicer>ou(iâiii , Pars in frusU sécant, Terabusque tremeaLia u^
Ailleurs, en parlant de l*anUiropopbage Pu! [ me, U dit :
Vidi âtro cum roembra floeolU tabo Manderet, et lepidi Iremerent sub deniibiis »r > >
{Sneid. Mb. i, «ers. ^-^
Enfin, au sujet d'une main ampoiée, 1' "^ doigts se remuaieut encore, il s^exprime am^'
Seml animeiqQe mîcaot digiti, femniqoe retn <J" -
[Ibid. Mb. X, vers. ^'^
Les pbysiologistcit anciens désignèrcui q»c v
MOU
tCe physiologiste attribua'au principe d'iribiliié une partie des * oiourements de Dflial. Il eo distiogA deux espaces* une itabilité Tive et une irritabriité morte* etc.» liosi DaoMs admet dans toutes les parties
DE PHTStOLOOIB. MOU 851
donne aux flaidet éloitiguu leur propriétâ caractéristique; on connaît les effets expansifs de l'électricité, les répulsions qu'elle établit entre les molécules* les Récitons qui en résultent sur les fliaments d'une masse
tupiiniiviiéei une conlrocli'/t/^ (sensibles ^ de coton, sur les cheveux d'un individu sou-
iD&eosibles), actives et vitales, l'une et Rri-; elles représentent le strictumf le um, le mixium des méthodistes, président m les mouvements, et donnent la clef Kflund nombre de phénomènes normaux fiuiologiques.
[H. îdia de Dugèê 9ur la mobUité fibrillaire.
has allons exposer d^mème la doctrine î^h^ en lui empruntant un long passage. I J'entends, dit Dugès, par mouvements nioaux, les mouvements sensibles k nos n»mais considérée dans le tissu môme k lei opère , et abstraction faite de leur itioation ultérieure. Ils sont de deux gen- %\ixpan$Um et eontraeiion.
h — De Texpanslon.
Cette' manifestation de l'activité vitale larciiresse, dilate, gonfle les orsanes, rariilH humeurs, augmente à la fois la sou- ÎMet l'élasticité générale, produit la r/- ÉRttdes tissus animaux, la rigidité, la Mte des végétaux, ne pouvait échapper ti«!/(/es observateurs, et cependant bien lii|rbjsiologiste:tf, aujourd'hui encore, la ÉouMissent et la paspnt sous silence, ftoe bien des pathol^istes en ignorent lefl iléDaturent les effets les plus manifes- Ifties plus communs. C'est à elle que se portent nettement les mots de turgeicence^ wy^ne. Tout en reconnaissant ses effets, AuQd, Barthez, Ghaussier font regardée iBiDe UD mode de la force tonique. D autres ^teot ravoir confondue avec l'extensibi- 1^ tout inerte, toute passive de nos tissus, •iicbat parait être surtout tombé dans cette vtur,qa*on peut bien plus positivement |ç»re reprocher à Winterl, Callisen,Wilson blip. Hebenstreit Ta bien mieux comprise fh désignant par le nom dejurgor vUalii^ f^rvé par Sprengel et la plupart des pby- ^^ogisies allemands; chez nous, Prus Cdt '^.ue le seul qui lui ait accordé toute l'im- ^oc^ qu'elle mérite, en lui donnait le '^ que nous avons adopté.
* Nous V voyons une prépondérance mani- "^<les forces vitales sur les physiques, de *^esur la texture et l'élasticité, un effet de 'iinerTslion en tout comparable à ceux que ''Nuisent en général, sur les molécules de |i&atière, les agents dits impondérables. .'^ agents, dit de Blainville, sont opposés h 'Uraciion et produisent l'expansion : le «orique dilate les corps les plus durs,
^ «le seDhlible à rirritabîlité, par les noms de ^Nftjica, de tû tn/lam museuloi, (Galier* De *^«t t>tadmin, anal.. De nsu part.) Giisson» te IH^i^r, appela irritabilité le principe des forces mo-
<^qui,dâiula machine animale, cUienl soumises ' '^''^■^ni externe et à une sorte de percep- «• mjériettre et naturelle. (Glisso?!, De ventrie.
'^<x*c. 7.) Le vil ffruriem de Boerhaave, îe
mis à son action, comparaison déjà posée par Barthez; on connaît aussi les attractions
3u'elle développe entre tels et tels liquides» ont elle favorise le passage, détermine l'afflux (endosmose). ^
« Tout ce qui augmente l'énergie de Tinnervation, tout ce qui l'excite fortement augmente l'expansion. La santé, la jeunesse, la chaleur externe, la fièvre, la colère, l'ivresse , épanouissent tous nos tissus, gonflent les chairs, rendent trop étroites noa chaussures, nos bagues et nos vêtements même, donnent k la lace un embonpoint factice et des couleurs plus vives (face vultueusé) en raison du sang qui afflue dans les capillaires. Une piqûre, un frottement gonflent et rougissent la peau. Dans une partie enflammée, où l'exaltation des fonctions nerveuses est si bien marquée par l'accroissenjent de la sensibilité (aolor), de la chaleur (calor)^ n y a aussi expansion Uumor)^ épanouissement des capillaires, afflux du sang {rubor) : un érysipèle du visase vous en donnera une démonstration parlante. Et Ton a voulu voir là une augmentation de la tonicité!, comme si la contraction des vaisseaux n'en devait pas chasser le sang et affaisser les tissus : et d'autres ont cru qu'il y avait là faiblesse, langueur, parce que le sang circulait plus lentement (Hunter, -Wilson Philip Alison), s'arrêtait même dans ces vaisseaux; il sont distendus sans doute, mais par les liquides qu'y a appelés leur ampliation active (326). Inflammalib videtur esse turgor vitalis prœler naturam (tdaucius (Martini). .
€ C'est surtout dans leMiisseaux capillaires, nommés par nous viéi/rarrères, que se passent les pliénomèj^es de l'expansion chez l'homme et les animaux supérieurs : dans les végétaux même il en Q3t ainsi, puisqu'ils n'ont, à proprement parler, pas d'autres vaisseaux que des capillaires. C'est ce qui explique, pour l'homme, les rougeurs locales, les gonflements partiels nés sous l'influence dlrritations limitées. Ce sont, pour ainsi dire, des capillaires gigantesques que les vaisseaux dont l'intrication constitue les tissus caverneux ou éreciileSf où Texpansion se prononce d'une manière si manifeste, sous l'influence d'une excitation locale ou lointaine, de l'influx cérébral en I)résence d'un autre sexe, etc. Le pénis de 'homme, le clitoris de la femme, l'urètre du premier, les nymphes de la seconde sont
sensus naturaUs de Gbarleton, la force eontraetite de Bellini, les oscillalions de Baglivi, le mouvemenl tonique de Stbal, la force vitale de Gorter, se rapprocbent plus ou moins de cette idée.
(3i(Q f Galenus scripsit non partes inilammari propterea quod majore sanguinis copia replentor, sed ideo uberiorem sanguinis quantitatem accipere, quod inflammatione teneantur » (Martlhi)»
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les seules parties où cette organisation soit bieo ériden(e.
« Ce n'est plus une ére'Stî^n vasculaire, mais une expansion toute nerveuse que celle du mamelon d'une nourrice : l*or« gasme des mamelles qu'on nomme le trait ou la montée du lait, celui des glandes saliyaires è Taspeot d'un mets savoureux, toutes ces érections, comme les nomme fiordeu, ne sont certainement pas dues k une organisation caverneuse, bien que \e sang y afflue en même temps que le travail sécréteur y redouble d'activité.
« Sans doute, une érection toute vasculaire^ comme celle de la verge des mammifères, produit le gonflement du pénis chez les oiseaux palmipèdes où il atteint une si grande longueur, chez l'autruche, les reptiles è écailles; mais en est-il ainsi du long pénis des mollusques gastéropodes (limaces, etc.), dont !a circulation est si peu active com[>arativement k celle des vertébrés? En est-il ainsi du singulier appendice charnu, jaune, humide, odorant, que la chenille du machaon fait saillir, en forme de longue fourche, au voisinage de la nuque (327), de ceux que la chenille des dicranoura fait sortir de sa double queue, des vessies rouges que la malachie fait sortir de ses flancs, des pédicelles que les oursins, les astéries, font sortir de leurs ambulacres? Doit-on penser de môme de la diastole des méduses, de l'allongement du corps des polypes, des vorticeiles, des appendices si lon^s et si nombreux des physalies, des porpites, des branchies en forme de roue des brachions et des rotifères, des lobes du manteau de divers mollusques, des porcelaines par exemple, qui en (Recouvrent tout l'extérieur de leur coquille, etc.? Ces divers mouvements, tout volontaires, il est difficile de dire jusqu'à quel point ils sont étrangers à la contraction musculaire (338) : celte contraction peut au ipoins présider aux déploiements ou dédoublements d'organes cylindroïdes, comme elle le fait pour la langue du caméléon, les tentacules du limaçon, etc.
« Dans les animaux supérieurs, aucun mouvement d'expansion n'est assurément soumis h l'empire de la volonté (Tiedemann); les muscles eux-mêmes ne sont pas soustraits k cette règle; leur expansion est toute involontaire, toute opposée k la contraction, et joue un grand rôle, comme nous le verrons bientôt, dans les phénomènes de celleci. Nous la voyous augmenter avec la cha-
(327) Cet appendice est formé de deux bourses réunies à leur base et susceptibles de se renverse au-dehors ; on y trouve deux membranes, une épaisse, toute chargée de granulations, Tauire mince et pellucide. L'une et Tautre, et surtout la première, montrent aussi des fibrille* longitudinales, mais non des fibres musculaires ; il n*y a pas la moindre apparence de fibrilles transversales, mais la situation de cet organe entre les muscles et la peau peut expliquer son expulsion par compression. En pareil cas, le corselet de la chenille se racourcit et se renverse constamment en arrière. L'extrémité postérieure de cette bourse offre des points noin;,Je crois qu*un muscle rét/actear y est attaché.
leur, avec la fièvre, et produire 1 npi vtnum, mais rien de plus. Cesi sans i ment que Bartbez et son école, que > ger et quelques autres accordent am des une force d'élongation puissent ses effets; l'allongement des annéiid^», 11 tissement des sangsues (Thomas, sii mouvements musculaires que nuu> q querons ailleurs par l'action des Obr*^ : verses. Nous expliquerons de la mt nière, en les rattachant h la e i..
musculaire, et les mouvements de ia et ceux de la trompe de réléphant.
des mollusques céphalopodes, etr.; aussi nous dirons*ce qui a pu f^ire •: Yésale, Fantoni, Pecblin et aul^e^ cœur distendait activement et tiu .
ses parois.
c Revenons au cas où la tu:g'> ^ plus manifeste et s'accompagne : •.
d'humeurs appelées par la siimui.:
Uimuluif t(î fluxus) ou par une u centrale ; nous en trouvons d aii::
pies dans les divers gon&emeni) v chez les animaux dans letemp^iiir fesses et aux joues des cvnocé['Àt moulins), au cou du cerf, à la i dromadaire (329), au prolongeaient r macrorrhin ou phoqne h trompe, aii\ cules du dindon, au [!)ouce du oiâle : nouilles, au dos de la femelle du pi: '
3ue le mflle y a porté les œufs qu ei e pondre. C'est certainement aussi u:
pansion bien remarquable, quoiijUL' autre senre, que la rapide ampliai ' ailes cnez les insectes qui subisse:.
dernière métamorphose , c'esi-à-cii; passent de l'état de nymphe h celui d parfait: je l'ai observée surdesiépiû'sur des orthoptères, des névrO[)t^r > hémiptères, et j'ai vu, chez les uns t. autres, l'aile courte mais épaisse, [Ii^^ ondulations très-serrées, molle et p'ei sucs, se déployer, s'allonger, s é; ^ s*amincir graduellement tant pa; I a'> l'air que nnsecte aspire largement, f-' celui du sang blanc qui continue nucirculer chez certaines espèces, coniiu' ' le verrons ailleurs : chez les léfidi' ^ le déplissement ne fait qu'agrandir k> ches et les lignes colorées, mais en conservant les mômes rapports; de là ^ que la distribution des couleurs, dac^ parfaite, est exactement la même que l'aile rudimentaire de la nymphe, ma ^ une plus grande échelle.
(328) Il est bien plus diflleile encore <Je <N cette question en ce qui concerne les rhi/ de Dujardin, petits animaux à coquille, ran; ^ dinairement parmi les mollusques ce|iiia (d*Orbi^ny, etc.). Ils lancent, pour ainsi (i' pourtour de leur boucbe, de leiiss et no:: filaments irrégulièrement ramiGés, au mov" quels ils exécutent une locomotion fort jt''' qui ensuite se rétractent au point de (li>|>'' entièrement.
(329) D'après Sa^l, ce serait une pvrt;" voile du palais poussée en avaut par le ^ ]usqu'à la commissure des lèvres.
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re^t aussi à TaiDaence des liquides et lirdans leurs Taisseaox et leurs tissus les plantée doiveot leur rigidité; un feaa suffit pour redresser une plante \ H fanée : c^esl parce que l'évaporation me la fermeté de la tij^e du tournesol lé échauffé par le soleil, que la fleur ioe ters cet astre; c'est parce que le le moins éclairé des tiges est plus ré de sucs, plus distendu, que les bes semblent chercher la lumière liodolle); c'est parce que les cellules ieares des capsules de balsamine sont gonflées, plus turgides que les intéts, qu'on ¥011 leurs valves se courber, lier brusquement, dès qu'on les sépare 'uD supprime ainsi leur soutien mutuel ucfaet); enfin, c'est évidemment pour la ) raison que les deux moitiés d'une tige Kée, et surtout d'une tise fistuleuse, uidioalement fendue, tendent à se rou^ t) dehors, c'est-k-dire du côté où les îes, retenues par leur adhérence à l'épile, sont moins amples ou extensibles ; lomène très-marqué surtout si la tige iH^e est plongée dans l'eau. Tout re- Mftt ce mouvement a été rapporté k iMie de contraclilité vitale par un bo- Mia^lais, H. Johnson : les poisons ont Ifmlnaux plantes cette propriété; mais, liom, c*est en les désorganisant, en les nKûioii^ comme il l'a noté lui-même.
iBOQissement des fleurs nocturnes, la m des diurnes peuvent être aussi attrisii une inégale absorption d'humidité, I one des deux faces! de leurs pétales : retendu sommeil des plantes légumias, eut durant lequel les folioles abais- M)nl rigides^ s'expliquerait aisément lojème manière; lélongation des ra- ( vers un terrain humide rentrerait endaos cette classe de phénomènes, et losioQ des globules du pollen, des vési- ^ de la moisissure, par le contact de Didité, pourrait s'y rapporter aussi.
Hais, dans tous ces cas, l'aiilueuce des «les pourrait être considérée comme ) physique, comme un simple phéno- N'eodosmose sans augmentation réelle activité vitale; il est d'autres cas où, itchei les végétaux, il y a plus évidem- 1 accroissement de la vitalité, influence ^ sensibilité quelconque sur la pro- ^ de l'expansion. Si la radicule s'alla si opinifttrément vers le centre de la Neilatigelle vers le ciel, ces deux ex- Aoos en sens inverse ne tiennent-elles « une polarUé particulière? Ne sont- I pas déterminées par l'ascension perpé- '^ de Télectricité du sol dans les airs, {«r émanation directe, soit par l'entrai- ^''Qtdes vapeurs, et cette obéissance aux tttûces électriques n'est-elle pas pour
f] yêlecirlcité n'exerce, dit Becquerel, au- ^i|ii|iienee sur ce mouvement ; au contraire, l^'iiveen éprouve des effeu (Giulio), mais i II, ^ ^ <»D les conq^re à c^ux qu*elle (»ro- «f les uûDiaax.
les plantes une sorte de vitalité? N'est-ce pas k des causes semblables qu'on attribuera le retournement des feuilles d'une branche renversée? Si une tige volubile se couriïe du côté du support qu'elle vient k toucher, n'est-ce point un effet de vitalité que celui qui augmente l'aiflux des liquides, qui gonfle les tissus du c6té opposé k ce support? Et, dans l'épanouissement des fleurs en général, dans l'élongation de la tige en spirale du vallisneria femelle, n'y a-t-il pas une activité d'expansion oui suppose quelque chose de plus qu'un phénomène purement physique, quelque chose de comparable k Térection des organes génitaux dans le règne animal ? L'augmentation de chaleur qui a souvent lieu alors, les mautements que manifestent les étamines de l'épine-vinette en particnlier, ne démontrent-ils pas la vitalité de cette érection ?
« Nous arrivons ainsi k des phénomènes plus vitaux encore, aux mouvements oscillatoires des folioles de rAedysarum yy-i rafM, qui semblent n*ètre que des systoles et diastoles dépendant de la circulation des fluides, activée par la lumière et la chaleur du jour (330). Enfin, les mouvements accidentels et comme volontaires des folie* les de la sensitive, du dionœa^ etc., sont bien décidément sous l'influence des irritations locales, et ne sauraient conséquemroent être considérés comme exempts de vitalité. Or ce sont bien des phénomènes d'expansion et non de contraction ; Dutrochet l'a positivement prouvé en excisant, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, le renflement que ^chaque pétiole du la sensitive offre a sa base et constatant que toujours la flexion avait lieu du côté même de la résection. On comprend que ce serait tout l'opposé dans une nartie musculaire^ et l'on eu a la preuve dans les excisions que les vétérinaires pratiquent sous Ja queue des chevaux pour la tenir relevée.
€ De tout ce qui précède il résulte que les humeurs entrent comme partie trèsessentielle dans tous les phénomènes d'expansion, bien que souvent elles n'y jouent qu'un rôle secondaire et relatif k leur surabondance. On peut se demander pourtant si certaines humeurs ne concourent pas k ces phénomènes car un changement dans leur constitution intime, si elles ne sont pas susceptibles elles-mêmes d'un certain degré d'expansion (331). On prouvera môme aisément qu'il ne neût en être différemment pour le sang de l'nomme dans beaucoup de circonstances* quand il y a, par exemple, expansion générale (chaleur, fièvre, ivresse). Il n'en est plus ici comme d'un végétal qui emprunte k la terre et k l'air l'eau nécessaire k sa turgescence; la quantité absolue du sang reste la même,
(551) Une goutte d^eau, enfermée dans une sphère de verre assez épaisse que traversent seulement deux fils métalliques très-fins, brise cette splière avec violenGe quand on y fait passer une décharge électrique (Bkquerel).
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et pourtant le corps s^est universellement giinflé, la peau a rongi de toutes parts» ce qui indique la plénitude des capillaires; les teines se montrent tendues et considérablement amplifiées; la grandeur, la force du pouls et des battements du cœur dénotent qu'il en est de même des artères et de tout rap|)areil circulatoire. Il est certain que le sang tiré des veines diminue de volume dans le vase ob on Ta reçu; mais il y a \h évaporation et coagulation» condensation, ce qui n*e liste jamais dans les vaisseaui du corps vivant. H y a donc exagération dans cette assertion purement conjecturale de Roose« que le sang circulant a dix fois plus de volume que le sang privé de vie. L'expansion est plus grande dans le sang artériel que dans le veineux (Schwenke, Crawford), et, en somme, la ra^ réfaction de ce liquide est assez généralement admise. Mais est-elle uniquement due a la chaleur? Est-ce un effet purement physique? Ce qu*il y a de sûr, c*est que l'au^meniation de chaleur accompagne toujours la raréfaction du sang; c'est que, si la transpiration et la sueur diminuent cette raréfaction (332), elles diminuent aussi la chaleur ; nous l'avons dit précédemment. Mais ce <au*on peut objecter de plus juositif k ropiulon qui mettrai!»^ raréfaction et rexpansion en général *sT)us la dépendance de i» chaleur, c'est que Télévation de température n'est jamais assez forte thertnométriquement, si Ton peut parler ainsi, f>our produire une aussi considérable dilatation du liquide circulatoire: cette dilatation est donc, en grande partie, due k l'influence de l'agent vital; de là vient que, quand la mort arrive, il y a d'abord petitesse du pouls, affaissement universel des tissus et pâleur extrême, même avant qu'il y ait refroidissement sensible. Souvent, il est vrai, il y a aussi des refroidissements partiels et c'est surtout quand le refroidissement est devenu général, que l'expansion cesse totalement; parce qu'alors et les liquides et les solides ont k la fois perdu ce qu'ils de* valent k la vitalité et ce qu'ils devaient physiquement k la chaleur. Des organes enflammés perdent souvent toute inflammation, toute rougeur après la mort; l'expansion faisant place, aussitôt après Tagonie, k l'élasticité, propriété plus mécanique, plus physique que rexpansibilité, et
(352) On peut Tobserver, même partiellement, 4|aand les doigts gonflés par la chaleur sont plies avec quelque difficulté ; on leur rend leur souplesse en les couvrant d*un gant qui les met en moiteur. Y a-t-ii alors diminution de matière par exbalallon ? Cela doit être, ei il faut convenir qu'il n'y a guère diminution de chaleur.
(535) ie ne parle pas ici des psychodiaires de Bory-Satnt-Vincent, des trémelles, etc., où l'on observe des mouvements très-réels et qui pourraient être rapportés à la contraction peut-être aussi bien qu*à rexp«nsion. ( Voy. la première partie. Au du deuiième chapitre.)
(33i) Dn des pnénomènes que de CandoUe rapporte à U contractilité dans les végétaui mérite 4|uc)ques es^pUcatioas : c'est rej^pulsion «tes sucs
liîî
dont nous allons avoir k nous occuper spécialement dans l'article suivant.