C. Quinze minutes après celle-ci, laf
motrice a encore augmenté. Elle est alors général, la moitié ou les trois quarts de qu'elle était avant. Quelquefois elle ad atteint le degré oix elle était avant la secdi
D. Vinçt ou vingt -cinq minutes d|^ cette dernière, la force motrice est, ea^ nérai, la même qu'avant l'expérience.
E. Au bout d'une heure, la force motd s'est encore accrue. Elle est quelqueu alors le double de ce qu'elle était dansf^ normal'^ en général, cependant, elle a pas tout à fait doublée.
F. Quand deux ou trois heures se d écoulées , la force motrice est, en géoi le double et quelquefois le triple de qu'elle était chez l'animal sain. Arrivée) degré, elle n'augmente guère plus que di minime quantité. Quelquefois elle a lors atteint sou maximum; mais cela rare.
G. Après vingt-quatre heures, la motrice est, en général, parvenue è maximum. Quelquefois cepeuilant il deux, trois ou quatre jours pour qoe maximum soit atteint; mais, dans tous cas, l'accroissement est extrêmement i dès que quelques heures se sont éco après l'opération.
Quand la force motrice est arrivée i maximum, elle reste à peu prèsstaiio pendant cina, dix, quinze ou vingtjoo après cela, elle décroît peu è peu; et, s grenouille survit plusieurs moiStlair motrice Gnit par être inférieure à ceçuj était normalement. Chez des g qui ont survécu six, sept ou ïi'às^ elle a été réduite , peu a peu, i#\f moitié ou le tiers de ce qu'elle m\\ tivement.
Peut-être la force motrice ne di rait-elle pas si le sujet opéré était nourri, et si l'on excitait jsouvenl des vements dans les membres postérieurs.
C'est ce que tendent à faire admettre dj observations mentionnées dans le méo^N de l'auteur.
Dans un autre travail sur la faculté réûi de la moelle épinière (Voy. Compta rt\ de la Société de biologie^ 18&9, 1. 1 P* M. Brown Séquard a rapporté de noini)!
ses expériences , dont voici les priQci résultats :
A. En excitant vivement, et un nombre de fois, des mouvements réliej sur un anima! qui a subi la section irai versale de la moelle épinière eu arrière renflement brachial, on peut faire disparut presque en totalité la faculté réflexe
B. La reproduction de cette faculiéi son épuisement , se fait si prompien)« quand l'animal est laissé en repos, gt'^' 1 espace de^quinze à vingt minutes,i8Di, épinière a recouvré presque autaatde»
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DE FHTSIOIXXÏIE.
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Oeie qa*elle en peut posséder (sartoui ti les oiseaux.)
f. La moelle épinière des grenouilles, seréede rencépfaaie, peut, en vingt-quatre ores produire assez de force réflexe pour ulever par un de ses membres postérieurs lOO à 250 grammes, par fractions de 5 150 grammes à la hauteur de 2 è 5 millt- (ires; d*où il suit que le travail de ce nobre, en un jour, sons Tinfluence de la rolié réflexe, est de 4 à 5 dixièmes de kigramme.
J). La moelle épinière des pigeons aduls, séparée de l'encéphale, peut, en vingtlalre heures, produire assez de force pour ire soulever, par un des membres postéeurs, de 500 i 800 kilogrammes, par fracon$, à une hauteur d'environ trois cenlilèires, ce qui donne un travail d'environ Uiiogrammes pour ce membre en un lar. (Bidwif SiQOARo , Comptée rendus de hitUut, 1847, t. XXIV, p. 849.)
Les faits précédents démontrent que la •rn* excito-motrice propre de la moelle spîiii;i; fjifflinue considérablement au moment itlteest séparée des centres supérieurs, RTii pourrait s'expliquer, en partie du i^tttfpar le traumatisme même; mais elle \< icrsflQuIe ensuite rapidement de manière i (^cf45$er de beaucoup son énergie ordiaire! Y a-t-il production plus grande de l(ii:eoerveuse?ya-t-il moindre déperdition, iiàauil admettre que la moelle est le foyer nnci(ial de cette production qui rayonne muiiedans tous les sens 7 Plusieurs au- ^ faits analogues qui se passent dans di- ^^s parties séparées pourraient nous mrnirdes éléments précieux pour la solu- «Q de ces questions.
m. 1* D une manière générale, la moelle RiDJère aurait, par sa partie blanche, la faille de conduire le sentiment et le mouvet^nt, qui se répandraient dans les nerfs itquels elle donne naisance ; par sa partie n$e, elle serait centre de sensations vitales Ne mouvements involontaires, réflexes, te- (Cette théorie a besoin d'être revue et Niûée). Son influence sur les fonctions ■enJrait surtout aux nerfs sensitifs ou mo-» ^'ir$ qui en émanent, à leur distribution , "* i son pouvoir central. 2* Elle aurait sur ^nrcalation une action fonctionnelle et 'ïû* action dynamique. L'application de Tal- ^1 sur la moelle accrott les battements ^l^ilaqQes; celle de l'opium et du tabac les lîinenle , puis les diminue (W. Philipp.). "^ *ie>iruction subite accélère un instant ''^ mouvements, puis en diminue prompte- '^'jni l'énergie d'une manière considérable '"II, \yedemeyer, Nasse, Longet). Dans '*^ inyéliies chroniques, le pouls reste irréb^iier le matin pendant plusieurs heures, [;uis il reprend son rhythme habituel quand -^^lercice a dissipé la congestion. Mais "«lagérnns pas cette influence : chez des '•Husamyencéphales, la circulation a eu lieu ^ normalement pour gue'la vie se soit ««atcnue jusqu'à la naissance , et que le
développement se soit accompli : la circulation s'est donc efl'ectuée sous l'influence seule du grand sympathique, ne puisant au* cune force dans l'axe encéphalo-rachidien» qui n'existait pas. Les ganglions de ce nerf offraient un développement insolite (Voy. la thèse de Lallbmand, Paris, 1819, et la Physiol. de Brachet). Rappelons aussi les expériences de M. Brown Séquard {Compte rendu de la Société (toi. , 1850 , et Journal de physiol.) . Chez de jeunes pigeons , la destruction d'une partie considérable de la moelle spinale n'a pas empêché un développement presque aussi rapide que sur des pigeons parfaitement sains. Plus tard, il détruisit la moelle sur un jeune chat , depuis la onzième vertèbre dorsalejusqu'au coccyx : l'animal survécut du 8 avril au h juillet (près de trois mois). La circulation , la digestion, la calorification,etc., étaient restées normales. Le développement en longueur^ la sécrétion des poils et des ongles dans les parties paralysées, ne furent pas altérés : ta mort survint par accident, 3" L'influence respiratoire do la moelle est en rapport avec celle des nerfs qu'elle fournit ; à mesure que la section (ju on lui fait subir porte plus haut, la respiration devient plus gênée,
Earce qu'on supprime un plus grand nombre de nerfs intercostaux, les nerfs des grands dentelés , les diaphragmatiques, ctc«
Art. V. — Fonctions db la hoeixb bncé-
PHALIQUK.
§ I*'. — Bulbe bacbidi£N.
Ce bulbe forme en quelque sorte le passaue entre la moelle spinale et la moelle crânienne. Comme la moelle spinale, il est conducteur de sensibilité et de motricité; comme elle aussi il est centre do mouvements involontaires, réflexes; il constitue de plus un centre spécial pour la respiration, le nœud vital de M. Flourens.
L — Sensibilités motriciiém
Les cordons postérieurs (pyramides postérieures) sont sensitifs , les antérieurs (pyramides antérieures; sont moteurs; mais quel est le rôle des faisceaux latéraux et des olives? quel est celui des corps restiformes? Pour M. Serres, l'olive est excitateur des mouvements du cœur, le corps restiforme de la respiration pulmonaire, le faisceau intermédiaire de 1 estomac. Dugès croit que les olives, absentes chez la plupart des vertébrés , très-dévelôppées chez l'Iiomme, auraient des fonctions liées avec la voix. Les faisceaux latéraux m'ont paru spécialement moteurs. Quant aux corps restiformes» ils sont sensitifs comme les pyramides postérieures ; mais d'oii leur vient leur sensibilité? M. Brown Séquard coupe les faisceaux postérieurs de la moelle au niveau du calamus scriptorius ; les corps restiformcs restent unis à la substance grise du
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bulbe et au cervelet ; néanmoins leur sensibilité a disparu dans une notable étendue au-dessus de la section ; au-dessous de celleci» (es faisceaux postérieurs sont très sensibles. Il 7 a dans le tronc et les membres une très-grande sensibilité.
La transmission du sentiment et du mouvement est-elle directe ou croisée? Pour MM. Magendie et Flourens p expérimentant sur des pigeons et des chienSyîes effets sont directs ; MM. Calmeil et Longet disent qu'ils sont croisés dans les faisceaux postérieurs (sensitifs) , directs dans les antérieurs (moteurs). Pour M. Oré, la sensibilité et la mottlité sont croisées l'une et l'autre, mais d'une manière partielle.