IV. — Rapports du bulbe avec ta sécrétion urînatre
D'après M. Cl. Bernard, il existe, un peu au-dessus du centre respiratoire, un autre centre remarquable. Il commence un peu plus haut que l'origine du nerf pneumogastrique, au point dont la piqûre n*abolit plus les actes respiratoires, et s*étend jusqu'un peu au-dessus de l'origine du nerf auditif. Il exerce une influence sur la circulation abdominale. En le pi* quant, M. Cl. Bernard {loc. cit. tom« 1*', p. 392-397) a rendu les animaux momentanément diabétiques. On remarque alors une augmentation dans la quantité de l'urine et l'apparition du sucre dans ce liquide : cela s'observe lorsqu'on pique au milieu, si l'on agit plus haut, Turine est moins abondante, moins chargée de sucre, mais elle renferme souvent de l'albumine. Le bulbe rachidien a donc une action réelle sur la sécrétion du sucre : on sait que M» de Beker a démontré par l'expérience, que toutes les fois que le sang renferme plus de 0, i pour 100 de sucre, il s'en débarrasse par la voie des sécrétions.
I II. .-- Fonctions bb la frotubéraiice AtowLAiBS.
L Les faisceaux sensitifs et moteurs trayersant en partie la protubérance, celle-ci doit être dans certains points sensible et motrice. La sensibilité est surtout (>ronon<cée à ^a surface postérieure, la motilité est particulièrement marquée en avant et dans son épaisseur : aussi quand on dirige des excitations sur ses régions profondes, on détermine des contractions musculaires dans diverses parties du corps. D*après Uertwig, sa lésion produit alors un mouvement de rotation très-rapide. M. Longet a vu ce mouvement s'accomplir toujours du c6té opposé à la lésion. Cette doctrine serait confirmée en partie par un travail de Giibler qui a pour but d'établir Texistence de l'action simultanée de la protubérance
en arrière de la îonclion des pyramides, la respiration faciale subsiste ; à la pointe du v de substance Srtae toute respiration est abolie, i ( Flocrefts, e la vie et de rintetUgence, 1858, p. 81 et 8S; Fauteur a expérimenté sur des chiens et des lapins.)
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6ur le côté correspondant de la face et sur ]e côlé opposé au corps. Dans certains faits pathologiques on a noté que la paralysie d*un côté du corps et du côté opposé de la face coïncidait avec un élat morbide de la protubérance.
II. Cet organe n'est pas seulement un conducteur, il est aussi un centre d'action. Il contient dans son intérieur un noyeau considérable de substance grise : c'est là surtout qu'on a placé le siège de la sensibilité générale et du mouvement locomoteur.
Suivant M. Longet, la production du principe incitateur des mouvements de locomotion est plus spécialement sous la dépendance du mésocéphale ( protubérance).
Quanta la sensil)ilité générale, la protubérance est pour elle |un centre de perception qui, suivant les cas, agit seul, ou réclame le concours des lobes cérébraux. Le mésocéphale Jouit du pouvoir réflexe. Son action paratt croisée, du moins pour les mouvements. Chez des sujets soumis à des opérations pendant la chloroformisation, on observe assez souvent des mouvements et des cris qui semblent annoncer des sensations perçues ; cependant il n'est pas rare que les malades, en sortant du sommeil anesthétique, déclarent n'avoir rien senti : plusieurs auteurs ont prétendu que les cris dépendaient alors simplement d une action réflexe; M. Longet s'élève contre cette opinion. Pour lui il y aurait eu sensation de douleur, mais le souvenir s*en est effacé. « Assurément, dit-il, il n'y a souvenir que lorsqu'il y a eu perception; mais il n'V a pas nécessairement souvenir toutes les fois qu'jine perception a existé. Dans l'état de demi-sommeil, que d'idées aussi traversent notre esprit, et qui Tinstant d'après nous échappent. ( Longet, Phyjiiol. u, p. 404.)
{ m. T- Des fonctions des pédoncjles cérébelleux. I. — Pédonculeg cérébelleux inférieurs.
Ces cordons sont la continuation des faisceaux postérieurs (sensitifs), de la moelle. D'après M. Fiourens, leur section détermine chez ranimai un mouvemen de recul t prononcé : sur plusieurs lapins, dit7il,j*ai liesse les pédoncules postérieurs du cervelet, et l'animal s'est mis à reculer (Flou- BBNS, loc. cit. p. kW). » Une autre propriété qui résiderait en eux est celle qui a été signalée par Rolando et Magendie : pour eux la section du pédoncule cérébelleux déterminerait un mouvement giratoire en arc dont la concavité se trouverait tournée du côlé de la blessure: mais suivant M. Longet, ce phénomène apparaît seulement lorsque le faisceau sous-jacent au pédoncule, c'est-à-dire le faisceau intermédiaire du bulbe a été lésé. M. Brachet pense que ces pédoncules ne servent qu'à transmettre à L'encéphale la sensation des corps restiforroes dont ils sont la continuation : cette opinion parait la plus probable.
U. — Pédonculei cérébelleux iUfférieurê,
Il est très-diflicile de les mettre à décou-
vert; ils sont, comme on le sait, en pai la continuation des cordons postérieui la moelle, et servent ainsi à trausmeurf sensations; leur irritation s'accomia toujours de douleur; ils ne seuibknl avoir d'influence sur le mouvement.