‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 172 sur 340 · IB^^H · texte numérisé non relu

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tm luiidim) est formée par deux lames Josiées, interceptant un espace triangum dans lequel est contenue nine petite unilié de liquide séreux; Vhorizontal^ figone cirébral)^ dans sa face supérieure, la forme d'un triangle isocèle dont la base it tournée en arrière, tandis que sa face lérieure représente une voûte bifide à iKuae de ses extrémités. 8es angles an-* Inears {pilier$ antérieurs) se divisent eu m bandelettes, dont l'une se confond avec borce blanche de la corne d'Ammon; ntre descend sur le bord interne de Tbip* ocampe et, après un trajet assez ion^, se iroiioe en pointe. Les angles ou piliers ostéheors s*enfoncent dans les coucbes jAtqoes, vont entourer d'une couche de nbsUDce blanche, le noyeau ijris de cbaofi tubercule mamillaire, puis se réilétussent pour aller vers le tubercule anté- Kur de la couche optique.

Les Tentricttles latéraux sont creusés au »ir«de chaque hémisphère; ils représenrnt ao canal presque circulaire oui emm,^6 dans son circuit la racine de Thés^Iitière correspondant. Dans la portion ^/.«rieure de ces cavités, on découvre : 'i'MCifrps striés t qui ont Taspect d'une ib'iie piriforme. Ils se composent de trois /<^ibiis, la supérieure a une couleur grise 'vauMrinférieure; la movenne est blan- ^^i^Mea été décrite par Vleussens sous le t<4u «le double centre aemùcirculaire ; 2*" les «li^Aei optiques qui forment deux renfleiieiii5 irrégulièreoient ovoïdes, d'un volume >o^iHe, placés ea arrière et en dehors des ^ striés , sur le trajet des pédoncules e^i^raox. Leur face supérieure est blanche t convexe, leur face inférieure se confond Unvx avec le pédoncule cérébral, en ar- ^« elle est lisse et présente deux saillies ^corps geuouillés), formées par un noyau Hamineux de substance grise, et par des ^s médullaires qui se continuent avec illes des proce«ni« eerebelli ad testes et du Kceau intermédiaire prolongé du bulbe.

^ coaches optiques sont séparées des ^ps striés par un sillon où l'on remarque Q rabaa gris&tre décrit par Tarin sous le ^ Je frenulum novum et que l'on désigne ''Uâ celui de lame cornée ; on v remarque iissi une bandelette demi-circulaire consti- ^^ [)ar un faisceau de fibres médullaires. |^l<'r(iou inférieure des ventricules pré- ^Qt« plusieurs prolongements médullaires; ^ ^ihi les corps frangés et les cornes d'Am-

^^'Ut corps frangés sont situés au-devant ^^ cornes d'Ammon ; ils ont la forme d'un ^*"ole curviligne très-allongé.

*. Les cornes d'Amman ou pieds d*hippo- *®1« sont des saillies demi-circulaires, oocayes en dedans, convexes en dehors, '^^es à leur extrémité inférieure, bordées

par une bandelette grise {le corps go* dronné).

C. A la partie postérieure des ventricules latéraux, on aperçoit un enfoncement nom* mé cavité digitale^ dont la partie inférieure

E résente une saillie conique fort analogue la corne d'Ammon , et constituée, comme elle, par une circumvolulion retournée à la manière d'un doigt de gant; c'est V ergot d^ Morand (357).

§ III. — Fonctions du cerveac.

L — Rapports généraux avec la motricité^ la sensibL

IHé, etc.

|<*. — Rapports généraux du cerveau avec la

motricité.

Lorsque nous avons étudié les fonctions des cordons nerveux, nous avons vu que leur section prive généralement de la motilité volontaire les parties situées au-dessous d'elle, quelle que soit la hauteur i laquelle cette division ait été pratiquée; la même remarque a été faite relativement à la moelle. De l'observation de ces faits, découle une conclusion rigoureuse, c'est que l'on ne doit chercher ni dans les nerfs ni dans la moelle l'instrument immédiat du

(Principe qui préside à ces mouvements ; si e nerf ou la moelle étaient les instruments directs de cette fonction, celle-ci devrait persister après leur section dans les parties soumises & leur influenco. Mais cet instrument ne se trouve-t-il pas dans un point plus élevé, de sorte qu'en sectionnant celuici, on ne produise aucune altération de ces fonctions dans les parties situées au-dessous de lui? Bien des physiologistes ont pensé que ce point existe, qu'il est le siège du principe ou le principe lui-même. Nous verrons bientôt ce que l'expérience nous apprend relativement à la condition instrumentale du principe moteur, car peut-on dire avec certitude que la matière nerveuse seule soit un agent conducteur? Dans (]uelle partie du cerveau réside l'appareil instrumental que nous cherchons ? Ni les lobes cérébraux, ni les couches optiques, ni ÏQS corps striés dans leur substance cérébrale même, ne déterminent des mouvements à la suite des excitations diverses dirigées sur ces parties. Les irritations de tout genre, les cautérisations avec le feu ou les caustiques, remploi des courants électriques n'ont absolument rien produit. Plusieurs auteurs ont rapporté des faits en faveur d'une opinion contraire ; ainsi, Hailer et ses fervents disciples disent a voir observé des mouvements convulsifs à la suite de Tirritation de la substance cérébrale; mais leurerreur a été promptement relevée: on a bientôt démontré sans peine que, dans leurs expériences, ces auteurs n'avaient pas lésé le cerveau seul, mais qu'ils avaient atteint la moelle allongée ou ses faisceaux orolon-

13 Cet anatomiste. en 16U« en avait donné une très-bonne description; il l'avait désîguce sous

^^f^ ergot.

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gés, et que Ton devait rattacher à ces blessures les mouvements observés par eux. Que se passe-t-il quand on irrite les couches optiques, les corps striés, la protubérance annulaire? On obtient sans doute des contractions, mais elles ne sont bien appréciables que lorsque Texcitalion est dirigée dans leur intérieur, parce qu'alors elle atteint les faisceaux moteurs de la moelle, qui passent à travers ces parties, pour se terminer dans les lobes cérébraux oà. ils viennent s'épanouir. Si la moelle seule ou ses émanations sont excitables, comment concilier ce fait avec la doctrine qui place le principe moteur ou son instrument direct dans les couches optiques, les corps striés, etc.? On a été conduit ainsi à supposer que ces parties ne remplissent plus le rôle de conducteur , mais qu'elles sont chargées d'élaborer le principe du mouvement. En acceptant cette supposition, il faudrait encore nous dire quel est , parmi ces organes, celui où réside celte fonction, quel est le point précis où se fait cette élaboration. Kst-il possiblede ledélerminer aujourd'hui ? Les expériences physiologiques qui établissent l'impassibilité du cerveau sous l'influence des excitations motrices, ont fait croire que cet organe est un centre élaborateur des mouvements et qu'il ne les transmet pas ; mais cette dernière opinion a été ébranlée par des faits pathologiques. En effet, dans des affections aiguës ou chroniques du cerveau, l'on a vu survenir des convulsions; on a observé des accès épileptiques à la suite de ces blessures. Nous avons recueilli plusieurs faits de ce genre, M. Longet en a réuni un certain nombre, et, tout récemment, M. le docteur Bonnefont en a cité un cas remarquable [Montpellier médical^ t. V, pages 248-250). On a voulu expliquer ces phénomènes, en déclarant que les convulsions survenues à la suite de l'excitation morbide du cerveau étaient purement sympathiques, c'est-à-dire qu'elles dépendaient de l'excitation d'une autre partie unie à l'organe lésé par ces liens spéciaux auxquels se rattachent la solidarité, le consensus des différents points de l'organisme ; mais est-il bien certain que, dans un état pathologique, la substance cérébrale ne puisse pas acquérir un pouvoir manifeste de transmission motrice, qui est nul ou peu marqué dans l'état normal? Quoi qu'il en soit, on croit assez généralement aujourd'hui, que les fibres cérébrales sont Tinstrumenl, le centre élaborateur de la motricité volontaire, on a même cherché à les diviser en départements spéciaux. Tout cela soulève de nombreuses objections.

2*. — Rapports généraux du cerveau avec la

sensibUité.

Nous retrouverons ici des questions analogues à celles que nous venons de traiter. Aristote, dont la théorie n'a pas été présentée dans son ensemble, refuse la sensibilité à la substance cérébrale. Galien dans son De causiê symptomatum (Cl. 1, cap. 8) émet la

même opinion, mais il ne la ronserre toujours ; ce |)0int bistorioae exige d'aillé de nouvelles études. DnlaureDs, dans BUtoria anatomica humani corporû ti i gularium ejus partium^ nous dit : Fu/n tum eerebrumf nihil sentit^ quamii oo specillo ejus substantiam premat^ oui eadem aliquid detrahas^ quod ego lirpii servavi. La substance du cerveau, dit Loi {Mém. de l* Académie des Set ence», 1760,1.] p. 352) est tout à fait insensible. Les auf sont presque unanimes pour admettre opinion. Nous avons assisté à beau d'expériences relatives à ce sujet, en avons fait un grand nombre auxqiiel nous pouvons joindre plusieurs observatii recueillies par nous sur des malades attei de blessures du cerveau ousoumis à Topi ^ion du trépan, et nous avons toujours connu l'insensibilité de la substance brale quand elle n'est pas malade. Oi divise couche par coucne sur un a' sain sans lui entendre pousser an cri. I moins Haller et plusieurs pbysioloj de son école ont soutenu que le cemi sensible. M. Serres (de l'Institut) d cette doctrine. Il affirme que lorsque plonge un instrument dans les lobes oraux une vive douleur se manifeste; les expériences déjà anciennes de t^elles Dien plus récentes et plus préci MM. Flourens, Longet, etc.t ne doqs mettent pas d'accepter de pareilles assert démenties d'ailleurs par tout ce quel avons vu nous-mème. L'insensibilité hémisphères cérébraux se retrou?e substance propre des corps striés^ couches optiques. Le cerveau ne rfF

[>oint à l'excitation sensitive uas pli^ 'excitation motrice. Ton a été supposer qu'il élaborait ragei| , comme le principe moteur, ouqt*^^V principe; on a cherché ensuite à ^"^ vers départements sensitifs. Nous ^^ trouvons au fond, dans l'ancienoe i^ des esprits moteurs et sensiiifSi 3"^" on a joint aussi les esprits in(tl^^^ moraiêx sécrétés par le cerveau. Nooss^ déjà parlé de la faveur obtenue au ter Stahl par cette hypothèse, et du joE^ que le professeur de Halle en avait | Mais le cerveau enflammé ne devicDl-i' sensible comme le péritoine? Cocu conçoit-on que le cerveau élabore tje>l ceptions et des mouvements? csl-ce'* théorie, et ne se paye-t-on pasdeffioU gués et mal analysés?

S*» — Rapports généraux du cerreau rt

rinteUigeoce.

Si nous sommes peu avancés dans détermination un peu précise des rapP du cerveau avec la sensibilité, nous le J mes encore moins quand il s'agit de u ligence. Saint Eucher.évèque de LvôHi»

auteur d'un remarquable écrit sur «j^ de, disait : Quomodo corporeœ r« tj'^^nj conjungitur^ et corpori anima wis(ff' homo efficiatur^ ita homo conjunciiii '''

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S. ErcH», ia eoncîone De tiaiu animœ^ ap. ÀuD. lib. Ilycap. 9.]. Cette union ost aassi i)t>iérieuse pour nous que pour le pieux krivain du v' siècle. Aristote avait déjà reuarqué chez l'homme» comparé aux aiiitMuXfUD très-grand développement proporidcnel de l'encéphale « en harmonie avec la fo[>criorité de son intelligence. « De tous b animaux , disait-il , Thorame est , à pro- [tirlioo de sa ;;randeur, celui qui a le cerwau le {dus volumineux (358). » Les anciens avaient irès-bien qu'un front largo et élevé « nMtcoiitre en général chez ceux qui se Ihiinguent^ar leurs facultés intellectuelles. )ii avait essaj^é depuis longtemps d'assinerà relie.s-ci un siège spécial dans les dii«he$ parties de Tencéphale» avant que Gali ihl ps:>ayer de créer une science phrénolo- P'jue complète , et qu'il donn&t à ses hypoiièses un si grand retentissement. « J'ose l^uier de la vérité de semblables opinions, idiiun auteur célèbre; il me répugne de i'oireque la pensée relève d'une aporécial'ii de poids ou mesures , et que l'esprit laisse s'évaluer en millimètres. » Voici le i^smcot de Horeau à ce sujet : « La corn- 'mson du cerveau dans les différents in- • viQsde l'espèce humaine non affectés de s^'»die et bien conformés, n'a encore fourni '^iMuésiiltat dont la philosophie puisse «t.r.tbir (Moreav de lk Sarths, édit. des Oim. de Vjcq d'Azir.) »

Nous n'examinerons pas ici la phrénolo- [«•laas ses détails; nous nous bornerons Ijire observer que dans les autopsies des hi'ué^ on no trouve souvent aucune altélti')n matérielle appréciable dans le cer- Mu. Arela, plusieurs auteurs répondent l«(e résultat négatif est dû à l'imperfec- NI de nos sens et de nos moyens d'inves- (Uon; uais ce n'est pas là aujourd'hui ^e objection bien st'rieuse auand on retient à Teiactitude de nos recherches et à la ^Wsion de nos instruments. Une foule de liiiuliés s'élèvent contre la doctrine des eaiisalioDS, dont les rares partisans nous Fr^nttaotde dissidences, dès qu'ils arri- ^t aux détails. N'oublions pas les sages tn/lesde saint Jean de Damas: « L'Ame est ^ tout entière à tout le corps, et nou partà{;ariie(3o9).»

- Rapporti ipéciaux des dheuet partie* du ^tau avec Uê facuitéê êenêUtvei, motricetf etc.

1** Des couches optiques.

1^ mot couches optiques porterait natu- ' -ment à croire que ces parties ont des ^ai.ons intimes avec la vision. Il n'en est '^rtaot pas ainsi. Leur désorganisation '•tere point l'action visuelle ; après leur *iaiioD, Ton observe toujours la persistance î» contractions de l'iris; celui-ci ne prenne pas d^oscillation quand on les irrite. '^r excitation produit des contractions <Qs les muscles du tronc et des membres;

'^^) 'f^in Sè Tûv CoMiiv èyxéçoXov irXctarov 4v- *"^'i^ xaiTà aércOo%. âhistot. De parlib. %nm» »• «, cap. 7.

si l'on fait usage d'un appareil h induction puissante, l'on détermine, dit-on , des mouvements dans l'estomac et les intestins. Les effets moteurs sont croisés. A|ais peut-on admettre, avec Saucerotte, Serres, Loustau, Schiff, Foville, etc., que les couches opti-

3ues président seulement aux mouvements es membres thoraciques? Les expériences de M. Longet et les nombreuses observations cliniques de M. Andrai, ne permettent pas de croire à ces localisations. En lésant les couches optiques d'un c6lé,MM.Lafargue et Longet amènent, chez des lapins, une giration circulaire du côté opposé ; elle a lieu du côté môme de la lésion chez les grenouilles, d'après M. Flourens. Après l'ablation des hémisphères et des corps striés, un animal qui a subi cette mutilation peut encore marcher et se tenir debout ; mais dès qu'on lui enlève une couche optique, on le voit tomber du côté opposé à la lésion. Ce fait est établi par les expériences de Saucerotte, Serres, Scoiff, Loustau, Longet , etc. ; plusieurs auteurs , entre autres MM. Foville , Serres , Andrai , etc. , citent des observations pathologiques chez l'homme , qui viennent confirmer cette proposition. L'influence des couches optiques sur l'appareil du mouvement ne saurait donc être contestée ; elle est due sans doute aux fibres médullaires motrices qu'elles ren« ferment.

2* Corps striés.

MM. Saucerotte , Serres , Foville , avaient cru trouver dans ces parties le siège des mouvements du membre abdominal : cette hypothèse n'est point en rapport avec les faits (voir les expériences de M. Longet). Les corps striés exercent une certaine influence sur les mouvements, mais elle est bien moins caractérisée que celle des couches optiques. Magendie a prétendu qu'il existe chez les mammifères et chez l'homme deux forces antagonistes, dont l'une les pousse à marcher en avant, tandis que l'autre les contraint à reculer; la première résiderait dans le cervelet et l'autre dans les corps striés. Des recherches ultérieures n'ont point conflrmé cette théorie ; elle est démentie par les expériences de MM. Lafargue, Schiff, Longet. Valentin affirme que les corps striés agissent sur le cœur et les intestins. 11 n'y a là rien de constant et de spécial. On peut en dire autant des rapports que plusieurs auteurs ont voulu établir entre ces organes et Tolfaction. WilHs y avait placé le sensorium commune: là devaient aboutir, d'après lui , toutes les sensations; en eux résidait le principe de tous les mouvements volontaires. Cette supposition , toute gratuite , n'est plus adinise aujourd'hui. Les nombreuses expéiiences auxquelles on s'est livré pour la vérifier en ont démontré toute la fausseté. Les corps stries

(559) 'H 5è 4rt)x*) ff^vW/etai tcp atiuaxc ôXw ica\ où |Aéoo{ i&épei. J. Daiusg. De fide ortkod. tom. 111, cap. z.

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ont dODC des rapports généram ayec la mo-lilité ; mais leurs fonctions spéciales , s*ils en ont p nous sont encore toat k fait inconnues.

3* Corps calleux » Yoûte à trois piliers, etc.

Cette dernière remarque s'applique complètement au corps calleux, a la voûte à trois piliers , h la cloison transparente , aux ventricules latéraux, à la corne d'Ammon, à ]a glande pituitaire, etc. On ne trouve sur ce sujet que des notions vagues, incertaines, hvpolhétiques, auxquelles il est impossible d accorder quelque confiance. Ainsi Lapeyronnie, Louis , Saucerotte, ont fait du corps calleux le siège de TAme; Tréviranus (Jour-nal comp, du dici. des tcienas médicaUêp t. XVII, p. 36) a prétendu qu'il est la cause de Tunité des fonctions intellectuelles. Galien croyait que le sens de Todorat réside dans les ventricules latéraux. Sensum odo^ rû, dit-il, in ventriculit cerebri anterioribuê fieri existimavimus {De instrum. odor. cap. k^ p. 869). Willis combat cette opinion : pour lui , ces cavités servent simplement de réceptanle«aux humeurs séreuses du cer?eau. D'après M. Foviile, la corne d'Ammon est le siège spécial du principe des mouvements de la langue ; l'expérience et des faits pathologiques nombreux sont venus renverser cette théorie. Tout ce que l'on sait d'un peu certain à ce sujet , c'est qu'en les irritant avec un appareil à induction assez puissant, on détermine des contractions dans les muscles de la face. L'influence sensitive et motrice des parties que nous venons d'examiner est due évidemment aux fibres médullaires sensitives et motrices qui entrent dans leur composition. Quant à leur action élaboratrice f elle serait plus générale que spécialisée. On ne peut accepter ces centres giratoires, en manège, antérieurs, postérieurs. A côlé de la mécanique des nerfs, il y a des djnamismes, un principe animateur qu'on ne saurait supprimer,

4** Hcmisphéres cérébraux.

Si des principes universels et absolus se trouvent dans certaines sciences et leur impriment un caractère particulier, il faut, dans plusieurs autres, se tenir en garde contre eux et contre les théories trop exclusives. On en voit de nombreux exemples dans le sujet qui nous occupe en ce moment.

1*" Sensibilité. — Plusieurs auteurs fort recommandables ont prétendu que la sensibilité avec conscience dépendait exclusivement du cerveau; l'on ne saurait douter que l'intégrité de cet organe ne soit une condition du premier ordre pour Taccomplissement de cette fonction : mais n'est-ce pas une simple condition ? Jusqu'à quel point est-elle fonctionnelle ou dynamique? Estelle absolument indispensable dans tous les cas ? Un assez grand nombre de faits pathologiques semblent démontrer qu'il n'en est pas toujours ainsi. On a recueilli plusieurs observations qui démontrent qu'après des hémiplégies provenant du cerveau, les par-

ties paralysées onl recouvré progressivement leur sensibilité, en procédant dei.^> en haut : avons-nous, dans nos théories r(gnantes , une explication satisfaisanie de phénomène? N'a-t-on pas renconiré dcompressions , des lésions diverses du r ,! veau, sans trouble fonctionnel corrof. . dant ? Nous avons vu bien des fau> ié genre dont plusieurs ont été publié : < voici un récent qui a été recueilli par M docteur E. Batigne. Un bomioe fui di d'un cancer à l'œil, qui s'étendit au \: gagna ensuite les régions profondes, de sit les parties osseuses et mit à nu phale ; le cerveau lui-même Tut bien vahi. Ce malade ne tarda pas àsu<<:

au milieu d'horribles souffrances. A, .

psie, on reconnut que l'hémisphère ctr gauche était presque complètement :.

ganisé ; le lobe supérieur de rbéciiv droit se montrait superficiellenQeni il ^ u6 ; tout était plongé dans une i»i .

considérable de pus. Malgré ce> r dres, on n'avait constaté aucunes: :

dans l'intelligence, la sensibiiiié.bi • lité , les douleurs éprouvées pat r. ^ jet étaient caractéristiques du Fi frenx dont il avait été victime. Ai:r , en n'enlevant pas au cerveau son ai gitime, OD doit éviter tout eicliis;\r.

prendre garde de conclure trop lé:è^ dans des questions aussi difficiles Fr rard {Doctrine des rapports duphyfviw:

morale §75 et suiv., p. 93 et suiv.j.

porté généralement dans ce sujet b< j de largeur et de justesse, fait une |a ]:>etite a Tinfluence du cervean sur la s tion. « Les animaux décapités corist:

dit-il, le sentiment dans le tronc. Je n convaincu par mes expériences quecii absolue etgénérale s'applique à lous le> maux. Ceux qui regardent les mou vu:

qu'ils exécutent alors comme pur^ automatiques n'ont jamais expérimenc soin et sans prévention. Si l'on ra| ; deux grenouilles dont l'une ait sa lèie t. l'autre soit mutilée, mais qu'elles se, : rangées de manière qu'on ne puis>e j ^ percevoir de cette différence ei qi^ pince, qu'on les tourmente deTaniunit ^uinesoit pas dans le secret de rei|t-r il ne balancera pas à dire qu'élite > toutes les deux, et il sera même eu^t dans certaines circonstances pour uc quelle est celle gui a été mutilée. •

On a pu voir, par les eipénen u> M. Cl. Bernard, qu'il y a unediirére' i facile h saisir, quand on y porte de l'ai Les deux grenouilles exécuteront ik^ vements, mais, chez la grenouiliequ: ' été décapitée, ces mouvements seroni liers et parfaitement coordonnés, lan :i^ chez l'autre ils seront beaucouf» iu<>'^^' ordonnés. Evitons pourtant une eïa:^ opposée. La grenouille décapitée a t:

des sensations avec perception, mais ^ sont confuses; ses oiouvements sont ' dirigés vers un but, mais coofuMii d'une manière moins marquée îut^^^

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DE PHTSIOIX)GIB.

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q'/ a pn laalement, cooime on Ta dit, une itioQ purement réflexe. Ceci est bien plus aoifeste encore chez les insectes ; certains eotre eux, après la dëtroncation complète, idéfeodent avec intention, et montrent une lear croissante contre les attaques dont ils Mil l'objet, ainsi que Dugès l'avait très-bien sonou. Nous avons multiplié les expémes sor ce sujet. Plusieurs habiles pbyoiogiites, tels que Dumas, Gall, etc., assuifi( que la perception n'a pas lieu d'une aoière immédiate et exclusive dans le cer- NU. Poar F. Bérard cet organe n*est pas la m$6 essentielle et absolue, ni l'instrument irect et exclusif de la perception. Je partge cette dernière opinion, qui aurait bem de développements étendus. Je n'ai oiDt été convaincu par les travaux d'expéioeoiateurs, très-distingués d'ailleurs, qui Brroent que l'ablation des lobes cérébraux Rtraloe la perte de toutes les sensations : ^soDten contradiction avec d'autres expét^oces tout aussi récentes et plus précises, «^(^uelles il résulte que cette soustraction '«iclai pas d'une manière absolue la peripiioQ simple des impressions cutanées, »^^éralei, etc., mais qu'elle empoche seuti&eat la formation ultérieure des idées en ii(i<Kt avec cette perception. (Koy. Lonobt, iic (il. p. UO.) Pour résoudre nettement tefoestions, il faudrait les étudier d'à* i»û isolément dans les diverses classeSf b genres, les espèces soologiques; se kner k des analyses anatomiques, biologipies psychiques, précises et minutieuses, «insister sur les détails avant d'affirmer des iis générales. Les perceptions de sensibiké générale persistent-elles après Tabla- ^ des deux lobes cérébraux? Non, dit LFIourens; Oui, disent avec raison MM.

My»Bouillaud, Longet; seulement cette ■Rteptlon est très-confuse. M. Brown-Sé- B8rd adopte l'opinion négative de M. Flou- (Bs. < Car, dit- il, les prétendus actes de (rcepiion se retrouvent après la soustrac- 1^ da mésocéphale, ce qui en reporterait i partie le siège dans la moelle et la prokbérance rachidiennes. » Qu'y a-t-il de si Nnge, si ces organes sont seulement des (froments, des conditions plus ou moins hportanies et prochaines de cette percep-

Pour les impressions sensorielles de )a •^.de l'ouïe, de i'odorat,du goût, M. Flon- ^>i soutient l'abolition complète de leurs r^rcepliODS, après la soustraction des lobes ^braux;mais il est en opposition avec îifers expérimentateurs. M. Longet a prou- [^ «itte l'erreur tient au manuel opératoire, liablation simultanée de lobes cérébraux, îfrébeileux, olfactifs, etc. Voici ses conclunons'.cii me parait impossible d'isoler expé- ^loemalement le sie^e des perceptions ^Dsoriales brutet, du siège de l'intelligence ^l^e la volonté, et je ne crois pas possible udmettre que la perte absolue de la per- ^>^l'tion de toutes les sensations résulte né- ^^^sairement de la soustraction des lobes ^rébraai. Il y aurait aujourd'hui de la témé-

I>icTioNN. ni Phtsiolooie.

rite à proposer telles ou telles localisationa. Je n'en considère pas moins le cerveau proprement dit, comme l'organe de perfectionnoment, l'organe d'élaboration essentiel» où les diverses sensations doivent arriver pour produire tout leur effet, pour être en quelque sorte appréciées à leur juste va* leur. » LoNOET, Phy$. t. Il , p. tw. Foy. aussi CvviEB, Rapports $ur h$ travauas de Flouren»9 Bouiltaud^ etc.) Dans l'école de Stahl, on dit de même, que le cerveau est le principal laboratoire de rAme* en tant que consciente, intellective , iutellectuelle, voulant, etc. Cette expression est plus nette» et cependant elle ne rend pas complé* tement la pensée du Maître. Ches les êtres vivants, les organes, les systèmes organiques sont surtout des conditions instrumentales qui permettent au principe animateur d'exercer ses facultés avec lesquelles ils sont en harmonie. Létat du sang, sa présence, etc., sont des conditions majeures pour l'innervation. Aussi, la syncope, l'asphyxie, l'éthérisation, etc., suspendentrexercice de la sensibilité; la ligature de l'artère principale d'un membre rend celui-ci insensible, comme la ligature d'un nerf» etc.

9- Motiliié volontaire. — L'on S'est de* mandé si la motricité volontaire réside exclusivement dans les lobes cérébraux comme condition, comme instrument, comme cause efficiente; si elle réclame leur intégrité, si elle a dans ces parties plusieurs départements organiques, etc. On peut répondre négativement h la première question, quand il s'agit des animaux inférieurs : pour l'homme et les animaux supérieurs, il semble que la réponse doit être absolument affirmative, et cependant il y a des faits qni nous commandent la circonspection et qui réclament un examen approfondi. En voici, parmi beaucoup d'autres, un dont J'ai été le témoin, et qui me frappa vivement.

Eu 1829, un homme exerçant la profession de portefaix reçut sur la tète une barre de 1er qui lui enleva par une section nette, le lobe frontal tout entier de rhémisphère cérébral gauche; la masse encéphalique fut emportée comme par un instrument tranchant : le malheureux fut transporté dans un état désespéré, à l'hôpital Saint-Eloi, où j'étais chirurgien interne. Après une violente inflammation , une suppuration abondante, il se rétablit. Il a vécu pendant 22 ans, succombant en 1851 à une pneumonie. Pendant tout ce temps, on n'a observé aucune diminution dans les sens, la mémoire, l'intelligence, la vigueur musculaire. J'ai trouvé une hydatide du volume d'une grosse orange, oui comprimait fortement les deux hémisnnères cérébraux, sur un homme chez lequel rien ne pouvait faire soupçonner une lésion de cette nature.

Quels sont les effets produits par l'ablation des lobes cérébraux ? Desmoulins {Anat, du système nerveux^ p. 626) affirme cpe l'ablation des deux lobes cérébraux chez les rep-

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