‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 173 sur 340 · K.UI · texte numérisé non relu

K.UI

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dd DOS ikcoUés; cela est par&itement anifeste poar les actes qui concerneal le Tième oerveax.

On a fait tour à tour dépendre rintelliofe, les sentiments, les passions, les ins- K(5,etc...da TOluroe du cerveau et de ses vties, de mi densilé, de sa mollesse, de sa »cularil6, de ses circonvolutions et de ses ihciuosités, de ses ^bstances blanche i{rise;de la perfection des organes des k; de la prédoâ)inance de tels ou tels vis- Rs thoraciçues ou abdominaux; du temrimeDt; de la forme des membres, du fini ilamaio plus ou moins habite è agir sur (Objets extérieurs, etc.. Les auteurs de $ stsièmes divers ont cité des faits con- Mots, suivant eux, pour démontrer la vêlé de leurs opinions et la fausseté de tous les autres. C'est qu'en effet, chacun 9QI avait saisi une condition du problème : or erreur consiste à n'avoir pas reconnu le chacan de ces faits indique une condii)n seulement d'une œuvre extrêmement laplexe; à ne les avoir pas classés suivant ur valeur réelle, et leur degré d'impori::e; à n'avoir pas senti qu'au-dessus des >'.ts matérielles et de la matière elle- ^*^^ il 7 a les d vnamismes et le principe i3jt»ieor.

U sdence moderne, pour devenir com« ['t^cei vraie, doit mettre chaque chose à »N<^e; elle doit épurer tous ces éléments en tsjoomettant à une sage analyse; elle doit s réunir par une synthèse vaste et natu- 'ISe, qui représente les objets tels qu'ils Ai dans le monde réel et non dans un AO<le plus ou moins fantastique : alors ^re remplacera le chaos, l'harmonie vien* 1 se substituer à l'antagonisme; le physi- ID) )e chimiste, le naturaliste, le psycope, le médecin, au lieu de relever sans ise avec raison leurs mutuelles erreurs et •r constant exclusivisme, vivront en ptkix isein de la vérité qu'ils auront conquise»

marcheront da concert pour agrandir et Sectionner ie majestueux édifice dont ils iront posé les fondements, par Theureuse «ociatioa de leurs recherches et de leurs

Toutes les fois qu'une fonction doit s'ac« ^ntpijr avec beaucoup de force et de déli-* k^se, on trouve dans les conditions ^iiérieltes de l'organisme un admirable en- ^^ble de détails qui concourent tous è ce j^^- Les membres du lion sont munis d'os '^^h résistants^ avec de profondes cavi- ;'<^l de larges saillies pour recevoir et ^^itre en relief des muscles puissants, des ^f» moteurs volumineux pour exciter le .^>|eme musculaire»; on trouve chez eux des «îuflemenls considérables dans les parties cor- ^^pOQdantes motrices de la moelle spinale *^ar entretenir leur énergie; un système «scalaire riche et abondant pour tout nour- ^feiiout stimuler : l'état physique est en rapl^rtafecles instincts, les instincts avec les ^"^oms, les uns et les autres avec le but tinal i^^ie lion doit remplir. Chez les animaux qui *^ distinguent par la finesse de leur odorat et

qui doivent à ce sens une ampie part des avantages que nous constatons en eux»

les fosses nasales sont très-étendues, trèshumides, les cornets multipliés, plusieurs fois enroulés sur eux-mêmes, les anfractuosités et les sinus profonds, les nerfs ol« factifs bien étalés sur des surfaces vastes et très-vascularisées; les lobes olfactifs ont des dimensions, une masse, un volume proportionnés à leurs fonctions ; l'intellectivité, les instincts de leur principe animateur sont en harmonie avec ces conditions anatomodynamiques. Chez l'homme qui, seul, a l'intelligence spirituelle, l'appareil instrumental qui sert de support, de condition matérielfe aux facultés spirituelles de son principe noologique, de son ftme en tant qu'agent, pensant, et voulant, offre un développement spécial, une puissance dynamique particulière; ses Sbves intellectuelles, comme dit Bonnet, les cellules grises qui s'y rattachent ont un déploiement, des surfaces, un volume exceptionnels : mais la mémoire, l'attention, la réflexion, les instincts intellectnels, la pensée, la volonté, etc., tout ce qui est spirituel et vraiment humain, ont leur siège réel, primitif, immédiat, direct, dans l'ftme elle-même. On se demandera si le cerveau est simplement un épanouissement des fibres sensitives et motrices, ou s'il a des fibres indépendantes et qui sont bien è lui ? Quand on a égard à ses dimensions si grandes relativement aux nerfs qui le pénètrent, et qu'on étudie soigneusement sa structure intime, on s'aperçoit bientAt qu'il a des fibres blanches qui lui sont propres, comme des cellules qui lui appartiennent ; les fibres sensitives et motrices, empruntées, sont plus nombreuses à la base, qu'à la surface des hémisphères.

Ici se présentent plusieurs questions auxquelles on peut donner une réponse générale. Le cerveau considéré comme instrument agit-il seulement par sa masse, par le déploiement de ses surfaces, par sa vascuiarité, par sa force dynamique, etc.. f Evidemment chacune de ces circonstances a une part dans son action. Ainsi un cerveau volumineux sera un instrument moins puissant, moins utile avec un tempérament trèslymphatique, très-sanguin, etc., il aura dès lors trop peu ou trop de stimulation; ainsi se conçoivent en partie les spécialités intellectuelles et morales particulières aux populations du Nord ou du Midi, aux diverses races, aux Ages, etc. Une excitation convenable accompagne les oeuvres de l'esprit solides ou brillantes ; une excitation trop vive, trop faible, irrégulière, et(;., conduit a la folie, a la démence, à la stupidité; l'esprit succombe alors sous le poids de la matière qui entraîne ouenchatne sa puissance ou sa liberté. L'excitation poétique a été com- }»arée à un état fébrile; dès qu'elle dépasse certaines limites, elle ne se maîtrise plus, et se livre è de danj^ereux écarts; des élans ^ de folie se montraient chez le Tasse au milieu de ses plus brillantes inspirations, mais n y laissaient aucunetrace; Lucrèce composa.

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dii«on, son grand poëme pendant des accès fébriles, etc.. L'exemple de Pascal, de Gilbert et de beaucoup d'autres montrent que l'Ame humaine peut déployer de hautes facultés pendant le désordre de plusieurs autres : nous pourrions montrer que les faits de ce genre, loin de servir d*appui aux localisîations anatomiques« fournissent des arguments pour les combattre. Il faut donc tenir compte de chacune de ces circonstances; voici quelques données que Texpérience a fournies, il. L*intel)igence, dans la série animale,

, s'accroît avec le volume et le poids ab« solu ou relatif des lobes cérébraux. (Foy.

/ Mbckbl, Manuel d^anatomief tom. I, p. 271 ; LoNOBT. Physiol.) etc.. «Sous ce rapport, dit M. Longet, peu d'espèces animales peuvent se rapprocher de l'homme, n Le poids de l'encéphale chez l'homme adulte étant à celui du corps ; : 1 ; 30 ou 1 à 35, il est chez le saïmri II 1 : 22, chez le sfti ; :i : 25, le ouistiti : ; 1 : 28; le dauphin II 1 ; 12; le serin : : 1 ; 14; le taurin ; ; 1 : 23; le moineau ; ; 1 ; 25; le pinson ; ; 1 ; 27; le rougegorge 1 ; 1 ; 32, etc.. il n'y a rien de bien régulier dans cette série, obtenue d'ailleurs

rarun procédé très*peu rigoureux. Lélut iournal du dict. de méd. chirurg^ t. V, page 211) pèse comparativement des cerveaux d'hommes intelligents et d'idiots, et arrive aux conclusions suivantes : 1* chez les premiers, le cerveau est généralement plus pesant ; 2* ceci est vrai surtout pour le cerveau comparé au cervelet. 3' Cette règle souffre de nombreuses exceptions. Le cerveau de Cromwell, dit Baldinger, pesait 2 kilog. 231, mais Sœmmering dit cranium eju8 non est insipniê magnitudinis ; celui de Byron pesait, dit-oo, 2 kilog. 2 38 : 'Ceux de Dupuytren et de Cuvier pesaient i kilog. 436 et 1 kilog. 829, mais le cerveau de l'empereur Napoléon l'Mvait peu de volume, son crAne que Ton disait trèsgrand, avait réellement des dimensions très-ordinaires; Lagrange avait le cerveau et le crftne petits. Il faudrait d'ailleurs tenir comple de Tétat de congestion, d'infiltration, etc.. decet organe plus ou moins modifié par le genre de mort ; le crAne n'est pas le moule exact du cerveau; les élé*ments de cet organe sont très-divers, etc.

B. Le nombre et l'étendue des circonvolutions sont des conditions qu*il ne faut Sas négliger, comme l*ont remarqué Serres, ^esmoulius, car dans le système sensitif, le déploiement des surfaces a une incontestable valeur, mais on ne doit pas l'exagérer. Ainsi le dauphin, Tanimal qui a le plus de circonvolutions, est-il le plus intellectif? Chez les chiens, surtout chez les chiens de chasse (qui ne sont pas les plusintellectifs), les saillies et les enfoncements ne sont guère moins marqués ou moins profonds qiie dans les einges et même dans Vhomme ; 3° les sarigues, les rongeurs, etc., n'ont pas de plis cérébraux, comme les animaux inférieurs. Voy. Desmoulins (Anat. compar.

du syst. ntrv.^ part, ii, pag. 606 et suiv.);

4* chez les ruminants, entre antres le i ton, la surface cérébrale a proportiom ment plus d'étendue que chez le ehi« chat, le renard, etc. (Voy. Leurbt); 5' l'éléphant, les ci rcon vol niions se ra| chenl le plus de celles de l'homme, etc. loi, comme on le voit, a quelque choi vrai, dans son ensemble; mais coi d'exceptions, de variations dans les éb C'est une condition, comme tant d'ai qui n'a été que superficiellement exai Assimilant avec quelque appareN raison, le cerveau k un organe des i quelques physiologistes (Bichat, 6 Mémoires des sav. ^iTrang.), ont ditqi condition importante pour la perfeclM l'inlelligenpe était l'égalité des deai misphères cérébraux ; mais Biohat lai-i Lalande, Louis XVill et une foule S mes très-supérieurs avaient un bémisi bien moins développé que l'autre. On des hommes chez lesquels une porlio sidérable d'un hémisphère avait éléd ou atrophiée, et dont l'Intel ligenceco toute son intégrité ; le plus souren non toujours, elle se fatiguait pias tement.

C. Willis, Vieussens ont regardé la stance grise comme la partie aciJTe veau, Foville en a fait le siège de i gence {Dict. de mid. prat,, art. Enc\ c'est encore une condition matériellt ne faut ni rejeter ni exagérer.

On peut donc, avec plusieurs pbysii tes, considérer le cerveau comme qd nerveux intérieur, un sens interne, l'appareil instrumental principal de gence, mais il n'en est pasleseai.L' gence considérée comme unefoncliofl complexe : elle renferme comise ' les diverses perceptions sensitim venir, leur comparaison, etc.; ek concours d'un grand nombre d*i vant d'instruments, etd'unprincipe^^ l'agent intellectuel qui lesassociej^r quil veut atteindre: voilà poaniuoi placé l'intelligence dans lessensjla épigastrique (V. Helmout) etc. Co leur entra, il y a quelques mois, service de mon collègue M. Bouis teint de cécité par suite d'unecaiarr ble, il était devenu peu à peu idiot racte fut abaissée, la vue recouTrée,ei ligence revint nrogressivementd'uDe complète (Bulletin de FAcadémiedir 2 octobre 1860) : croit-on que To ait retouché le cerveau? On conoalti de ces religieuses qui se croyaieoi môes de temps en temps en cbalies plissaient alors le monastère de leurs ments; la menace du fouet amena uq^ son radicale : pensera-t-on que leur fut ainsi matérialement transformé thérapeutique substitutive?

11 y a longtemps qu*on a coopéré veau à un organe des sens, et qu^ cherché même à y trouver plusieurs < de ce genre. Telle est Torigine de^j sations cérébrales. Les anciens e( I

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DB PHYSIOLOGIE

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loderoes ayec eux» placèrent les passions iférieur63daDs les viscères abdominaux ou !urs Qerfs, les passions plus élevées (couige) (Jaos la poitrine* rintelligence dans le îrveau. On trouve des traces de ces do<^ ioes dans Hipoocrate (v. Dé eorde^ de 0bo MO'o, etc.); il finit par reconnaître M ce sont des conditions instrumentales

I des théâtres de manifestations. Galien

II bien plus précis et mériterait une étude [éciale. Les Arat)es profitèrent des localitlioQS antiques qui logeaient le sens commodaDs les ventricules antérieurs, la médire dans les postérieurs» etc., et voulurent le plus exacts (Voy. Avicbnh. Sent, prine. KL c. 5; AvKtROU» De Memor.). Saint bornas résuma ces travaux» Albert son Jtire, eotra dans des détails très-curieux ira^ dans des dessins» la carie du cer- ^8u. Pour Ualebranche» chaque sensation x<e$a trace dans un point déterminé du Tveau. Willis» Boerbaave» Lauoiri, Mor- ^i inclinent vers cette Ojpinion chez

'iniqe; car chez les animaux il faut s'adres* r spécialement aux ganglions médullaire^t» ^œe le soutient Haller. Bonnet (Palingé- ^e'i considère chaque fibre sensible comme >a{«âl organe ayant ses fonctions propres; s reneau est comme un petit livre où jvtes les sensations» toutes les pensées îfiprimentv et TAme n*a qu'à le parcourir ^ voir lout ce qu'il renferme» etc. Néannos, dans sa Lettre à Malaeame (1779»

Suvr. compl.» t. VII» p. 92)» il trouve la ^rmination localisatrice si difiicile, qu'il croit i jamais impossible pour Tanalomie plus délicate. Vicq d*Azvr espérait que, r ses recherches» on découvrirait comlal le cerveau de Thomme est constitué Mesorsanas répandus chez les animaux.

Il a eu Ta prétention de résoudre le pro- Oie dans tous ses détails. Nous ne ferons » ici UD examen critique com^ilet de la cra- «copie; cette œuvre a été faite plusieurs f avec talent; on peut grouper contre elle (arguments psychologiques» anatomiques»

fsiologiques» cliniaue^ irréfutables; nous 15 bornerons è quelques remarques sur le ième de Gall : i*'Des lésions d'une tie quelconque du cerveau» produites ^rimentalement ou observées dans des ^ j)atbologiques» peuvent s*accompagner wsioQs de tout genre » des diverses fa- Hés intellectuelles ; 2* on peut retrancher ^«udffM des portions assez étendues des tiisphères, sans que les fonctions soient ^aes, mais si la perte est plus considé- •«1 dès qu'une perception est perdue»

tes le sont. La faculté de percevoir, de % de vouloir une chose» a le môme Seqae celle de percevoir» juger» etc.» une re. (Floubknb loe. cit. (1842)» pag. 98.) ^1 qa*en effet le cerveau est instrumeat ÎQMrument dans son ensemble. 3** Gall C€ l'intelligence dans les lobes antérieurs» imaniiy d'après ses études sur le cerveau U aliénés» la logeait dans les lobes pos-

térieurs^eitruveiihier confirme son opinion, ik* Des aliénés» des monomanes présentent des cerveaux à Tétat normal, et ces faits ne sont pas très-rares» malgré des lésions fonc^ iionnelles déterminées. 5* Gall» dans ses déterminations cranioscopiques chez les animaux» a commis des erreurs nombreuses relevées par Leuret, Lafargue» etc.» et qui ébranlent son système dans ses fondements. En prenant le corps calleux pour point de départ, Leuret a montré que les parties antérieures du cerveau sont plus développées et plus riches en circonvolutions chez le mouton, le bœuf, etc., que chez le chien» le renard, {e singé, l'éléphant. Les lobes postérieurs sont plus volumineux que chez la chèvre et le mouton, Thomme l'emporte sur tous les autres : nous devrions donc avoir les instincts animaux correspondants» les plus prononcés; cérébralement parlant, (excusons le mot), le mouton serait plus intellectif que le chien et l'éléphant ; la compensation s'établirait-elle par l instinct^Lafargue de son côté est arrivé expérimentalement aux conclusions suivantes :

i* La forme du cr&ne et du cerveau est nécessairement en rapport avec l'attitude de ranimai et la largeur de la mâchoire inférieure.

8* Des animaux de mœurs différentes se ressemblent par le crftne s*ils se ressemblent

Ear l'attitude; des animaux de mœurs semlables diffèrent par le crftne, si la station est dissemblable. Les masses cérébrales se développent donc dans un sens, ou dans un. autre» non pour représenter directement 1 intelligence et ses diverses facultés ; mais pour satisfaire aux conditions d'un problème mécanique {Voy. LiiFAaouB» Aopréeiat. de la phrénolog., thèses de Paris, 1838, n. 115). Les objections de MH. Lélut et Leuret ne sont pas moins pressantes ; d'après le système de Gall, le porc-épic»' le marsouin. Téléphant» la marmotte seraient plus carnassiers» plus courageus, plus rusés que le lion, le tigre» le renard» etc. Il n'y a donc pas plus de localisation intellective ou intellectuelle dans le cerveau que dans l'Ame, dont celui-*ci est un grand instrument.

£n considérant le cerveau comme condition anatomo- dynamique de perception^ d'intellectivité» de volition» et.» on peut lui appliquer analogiquement, d'une manière générale» ces paroles de saint Augustin: L'âme ne peut point $e morceler ; elle est une et toute entière dans tous ses mouvements, dans tous ses actes ; toute elle 9oit et toute elle se souvient de ce qu'elle a vu ; toute elle odore, et ^oute elle se rappelle les odeurs; toute elle goûte et distingue les saveurs par la langue et le palais ; ainsi elle est toute yeux, toute oreilleSftoute mémoire ; quand toute enr tiire elle veut, elle est toute volonté; quand toute ^iire elle pense » elle est toute pensée ; quand toute entière elle aime^ elle est toute amour; car elle ne peut ni aimer, ni penser par moitié (360). Une par sa nature » a dit

'^) « Mon potest namqae ex parte cogitare et ex parte diligere , > etc. ( De epiritu et anitme ,

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Claudien Mamert^ râmê montré cette unité dam la multiplicité mime de ie$ actes et de ses modifications ; ce n'est pas l'ail oui voit^ ce n'est pas l'oreille qui entend ^ ce n est pas la main qui touche : c'est l'âme ou l'intelli^

Î^ence qui touche par la main, qui entend par 'oreille^ qui voit par l'œil ; ces facultés sont diverses , mais Came est une et leur communique son unité (361). Si nous admettions avec Gail que toutes les lacultés intellectuelles sont douées de perceptivité» d'attenlîon,de souvenir, de mémoire, de jugement, d'imagination, il faudrait en conclure que chaque faculté forme toute une intelligence: il y en aurait donc plusieurs, diverses intelligences auraient différentes facultés, et Ton devrait trouver un siège pour chaque faculté de chaque intelligence , sans compter les nuances et les modes ; le cerveau serait ainsi une république où chaaue fibre remplirait une fonction; quel serait Vorgane coordinateur de toutes ces actions partielles indéfiniment multipliées ? La raison proteste contre de si étranges théories, qui ne sont pas moins contraires à tous les principes de la morale, car le meurtrier, Thomme qui se livre aux vices les plus honteux, déclareront qu'ils n'agissent point en vertu de leur volonté, mais simplement parce que la nature a placé dans leur cerveau un vaste organe de la débauche ou de la destruction. En refusant toute liberté à l'homme, on est conduit nécessairement au fatalisme le plus absolu, c Si les qualités intellectuelles et morales, dit F. Béra rd (Loc. ct^, p. &75), n'étaient que le résultat du développement relatif des organes appropriés è ces qualités, chaque individu exercerait toujours ces qualités a peu près comme un automate ou une machine qui vont dès qu'ils sont montés; il n'y aurait nul rapport entre l'exercice des facultés morales et les causes exté^ Heures; le poëte ferait toujours des vers, le musicien de la musique. » Gall s'est trompé quand il a voulu établir un rapport précis entre les facultés intellectuelles, morales, etc., et leurs organes cérébraux, et qu'il a prétendu que le développement de ceux-ci est Télément fondamental d'activité pour les facultés dont ils sont le siège ; il a commis une erreur nouvelle en soutenant que ces organes aboutissent en s'isolant è la superficie du cerveau , de telle sorte que cette surface est exactement en proportion avec celle des diverses parties de cet organe, il veut juger celui-ci par sa surface, cette surface par la face interne du crâne, qu'il détermine à son tour par sa face externe. Mais la surface du cerveau représenta infidèlement ses profondeurs; elle n'est pas exactement moulée sur l'intérieur du crftne, et ce dernier est loin de correspondre à l'extérieur de la boite encéphalique. Breschet, Cruveilhier, etc., ont parfaitement dé-montré que la mansuration au crAne ne peut faire connaître les dimensions du cerveau et

de ses diverses parties : il est des sujets ; ont la boite osseuse très-épaisse, isn qu'elle est mince chez plusieurs auir* cette épaisseur peut varier d'un point ù autre; on doit tenir comple dessai extérieures plus ou moins grandes ; un > veau peu volumineux peut a?oirune^ vite vitale i)Ius considérable, etc. Lm! gence devrait se mesurer par retendue parties postérieures du crêne, si ] on ' avec Tiedmann , Spix , Neuroann, et> .. ^

3ue les facultés intellectuelles ont leur ^ ans les lobules occipitaux, etc. DV1[^t^ expériences tentées sur les anima ji, mouton, ainsi qu'on l'a démontré, > être plus intelligent que le chien, cir cerveau a plus d organes intelleciueb .^ engageons nos lecteurs à lire a?ec 3;t l'ouvrage de Lafargue, dont nousav r^ posé les idées en peu de mots. Dr r auteur, les carnassiers ont des imy^ veloppées ; ils sont astucieux, voleur> ^ guinaires. Or le castor, frugivore. \ etc. , a des instincts et des babii>iiV> fait opposés, et cependant ilpré^^v configuration cr&nienne è unde^r^i prononcé. 11 y a peu d'animaux pluv' siers que le luret, Therroine, id bel:. néanmoins ils sont loin d'offrir une v:' ble disposition anatomique, car leur :.i présente un cône allongé, rétréci an-^.

des apophyses zygomatiques. Ga>l pr que les carnivores ont un cerveau |i!ii> que les herbivores; Tiedmann, Serre>.

lut, etc., ont montré par des faits bien tifs qu'il existe de nombreuses e\t^t

AbT. vil — Du CBBVELET.

S I. — AlflTOHlB.

Le cervelet est situé dans les fosses pitales inférieures; il est symétrique gulier, aplati de haut en bas, plan à v supérieure, et convexe à sa face infén 11 ne présente pas h sa surface e\te:

descircumvolutions; on y observe seui^ un grand nombre de sillons concei:u un peu irréguliers, qui pénètrent à une fondeur inégale ; ils forment des seg; des lames et des lamelles.

Comme le cerveau, le cervelet se n^r de substance blanche et de subsiâni^Vr:

Celle dernière représente à peu pr-^ deux tiers de sa masse totale. Le ih'\ centre médullaire du cervelet se rei chaque côté au niveau des hémisplur centre médullaire partent des ira • ments qui s'étendent vers les ioim lames, les lamelles : ils ont été dessous le nom d'arbre de vie des lobe^ raux; on les met à découvert au n d'une coupe pratiquée sur rhéui.^ cérébelleux parallèlement au p^' ' moyen. M. Baillarger, qui a étnait > beaucoup de soin la texture du cei^^ observé que la substance grise otîrt J stratification semblable à celle quiN'^

ne Oronis ista una anima est ; proprietalcs quidem divers» in substantîa una, > c(i {^^' ^' ^ e spiritu et anima^ cap. 13 et 25.)

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jl recoonae dans la couche corticale des rconTolutions du cerveau.

§ IL — FORCTIORS.

Il est peu d*organes dont les fonctious tôt donné lieu à autant d'opinions di* rses. Pendant longtemps on lui assigna Dôme rôle qu'au cerveau ; de là son nom (cervelet ou petit cerveau. Plus tard Willis plaça l'origine de la vie organique et des (Mivements involontaires; u en fit émaner graod sympathique : Cerebelli officium u tidetur^ ait-il , spiritus animaleê nervië ukitfam iuppeditarej quibut actioneê invO' ntariœ (cujusmodi $unt cordis pulsaiiOf ipira/io, alimemi concoclio^ chyli protru'^ p, et muîtœ aliœ) quœ nobU insciis aut titii eomianii ritu fiuni^ peraguntur.

Willis, De anat. eerebri, cap. 15, pag. 113). Cette opinion fut acceptée jusqu à Lorry : s eipénences de toutes sortes entreprises épais, les faits pathc ogiques soigneusement bserrés, ne permettent pas de l'admettre. ^ peut enlever le cervelet» et l'animal n'en ittiinue pas moins de vivre » le cœur ne m pas de battre. On cite môme des cas iii il fie s'est prolongée malgré l'absence 'tR&iilète de cet organe. La|}eyronie et Petit a-ut reconnu que la lésion du cervelet Me lieu à une exaltation de la sensibilité «e la peau, ou bien è un froid général, y ;îicèrent le siéçe de la sensibilité générale ; iaocerotte, Foville, Pinel,Lallemaud, Dugés «1 partagé cette opinion; mais, d'après un innd nombre d'expériences et plusieurs faits itliûiogiques, on ne saurait la défendre au- ^ord'hui. Ainsi, chez une jeune fille dépour^ oe de cervelet, dont Combette (Revue médU ■<(. 1831, tom. Il, paçe 57) a recueilli l'obcrvaiioD, lesorganes des sens fonctionnaient ormaleaient. Ce que Ton sait de plus <>iitif sur le cervelet, c'est qu'il est peu ou oint sensible ; on peut le piquer, le ^ler, le déchirer, l'animal reste a peu près Bipassibie : ses lésions, le plus souvent, ne Ionisent ni douleurs, ni convulsions. Elles ■terminent ordinairement des paralysies 'Môté opposé à ta partie blessée; il est ^urtant des cas où l'on & observé le con- '«•re. Plancus (Clin. méd. d'Andral, t. V, H1%) et Rostan en citent chacun un [^^[ûple {Recherchée sur le ramolliêt. eéré" H p. 143). La paralysie était survenue à '^sniie d*un abcès et d'un ramollissement f^ftiel; de plus, il faut ajouter qu'on a vu ;*?iails semblables sans qu'il y ait eu pa- '«IJsie.Son action est donc surtout dynapae. Le point sur lequel les auteurs ont '^pia$ insisté et se sont le mieux accordés, «t relatif à son influence motrice. Rolando yj^mi qu'il était l'origine de tous les j^^QTements ; Reil émit la même idée ; ils *f^J?Wrèrent à une pile dont les circon- ^oiioos forment les disques par la superrwiiion alternative des substances grise et a nXÏÏ?' ***'^ c'est surtout M. Flourens qui

mé dans ces études une bien plus grande r^^^^^on : les expériences de MH. BouiU

*^ Hariwig, Longet, etc., sont venues

répandre un nouveau jour surcetle question, ft Lorsque, dit H. Flourens (De la vie, p. 40, U), on enlève le cervelet petit à petit sur un animal, celui-ci perd peu à ueu l'éguilibration de ses mouvements de locomotion : il ne peut se tenir debout avec aplomb, m marcher, ni courir avec régularité ; si on enlève tout le cervelet, il perd toute faculté de se tenir debout, de marcher, de courir, de voler régulièrement. Cependant tous les mouvements partiels |»ersistent, et l'animal peut même les exécuter quand il le veut; ce qui est tout à fait perdu, c'est l'équilibration, la coordination de tous les' mouvements partiels en mouvements d'ensemble et déterminés. » M. Bouillaud, qui a répété ces expériences, n'admet pas que le cervelet soit seul le coordinateur de tous les mouvements; ceux de la parole soraient d'après lui réglés par les lobes antérieurs du cerveau ; ceux des yeux, de la glotte, des organes de la mastication ne seraient point soumis à l'influence du cerveIeL On peut combattre ces deux doctrines par Tanatomie comparée, les vivisections, 1 anatomie pathologique. M. Andral, sur quatre-vingttreize cas de maladies du cervelet, n'en a observé gu'un seul qui pût justifier l'opinion de M. Flourens : notons que, dans ce fait, il s'agit de lésions anciennes de cet organe : or l'on doit se souvenir de cette remarque judicieuse de Morgagni, « que les fonctions peuvent jusqu'à un certain point survivre à l'altération grave de tout organe encéphalique, quand elle s'opère lentement.» Chez les animaux enivrés par l'alcool, nous avons trouvé de l'injection dans le^ cerveau comme dans le cervelet; dé nom- ^ breuses vivisections nous ont démontré que l'ingénieuse théorie de M. Flourens est trop exclusive. Les mêmes objections s'élèvent contre la doctrine de M. Bouillaud {^oy, entre autres les faits de MM. Audral, Cruveilhier, Lallemand, Longet,) etc. Nous en avons recueilli plusieurs tout aussi démonstratifs). « La parole a été conservée malgré la désorganisation , le broiement des deux lobes antérieurs; une jeune idiote présentait une absence complète de ces deux lobes ; pressée par la faim, elle prononçait quelques mots nettement articulés. » (Lonokt, PAye.) Suivant M. Foville, le cervelet jouerait le principal rôle dans les phénomènes relatifs à la sensation, le cerveau d'après lui seraifc affecté aux mouvements. En lui rapportant la sensibilité tactile et musculaire, on expliquerait plusieurs phénomènes qui suivent ses lésions. Gall plaçait dans le cervelet le siège de l'amour physique; cette opinion a été admise par un grand nombre d auteurs, parmi lesquels nous citerons Larrey, Voisin, Budge, Valentin, etc. Desmoulins le premier a réfuté cette doctrine perdes arguments solides en rapportant bon nomt>re de faits concluants à l'appui de ses objections * Andral, Mûller, Pétrequin, Lélut, Leuret, Parchappe, Calmeil, Flourens se sont élevés aussi contre cette théorie, et en ontdémoniré toute la fausseté. On connaît l'exemple de

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