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DB PHYSIOLO&IB.
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jes ùcvlléê soDldéiDOOtrées et établies par MTS aiaoifesUtions. Le dynamisme, la fa* Allé qui préside à la nutrition, est le dy^ kfflisme, la facalté, la force plastique. Pour j'uoe substance quelconque vienne renouîler nos tissus» ou qu'elle &*en échappe \r désassimilation, elle doit pénétrer dans $sng, et, pour s'y introduire» il faut Telle soit fluidiflée ou du moins dans un and état de division. Cette introduction I fait par riulerTention d'un nouvel acte, kb5orption»qui présente deui modes. Dans premier, il y a introduction dans le sang une substance venue du dehors, c'est l'in- )r[À[ùti ; dans le second* il y a reprise des atériaux lournis par le sang* c'est Texsoruou ou résorption.
Dans le système cutané la résorption ne orie que sur une partie des sécrétions, 'épiderme s'élimine par la séparation de b cellules vieillies et atrophiées. Dans les rganes glanduleux la résorption est trèsiâQtfeste, surtout dans l'état morbide. Cest iQsi que dans les cas d'obstruction du canal liuiéiloque» on voit la bile se concentrer Aus son réservoirs et passer ensuite dans t>aûg. Même effet pour l'urine, etc.
Pjur les parties solides la résorption ùurcei mais d'une manière moins évilirflie. La résorption des orgues tem* ;<>raires est un bit très*normdl et entre ims le plan de la nature ; par elle nous oiOQs disparallre le thymus, l'aiontoïde, à uembrane pupitlairei etc. Tant que les ieux actes d'élimination et de renouvelieuent restent dans une proportion convenable, 10 Tûit l'état bygide se maintenir; dès que un d'eux vient à prédominer d'une macère vicieuse, on voit un état morbide se >ré^)arer ou s'établir.
H. — Ttmpê néces9air$ pour la rénovation.
D'après Topinion générale, il résulterait le l'ensemble des phénomènes de composiion et de décomposition, que le corps humain, au bout d un certain temps, ne renermeraitplus un seul atome de seséléments ^titnitiis. On a cherché à déterminer rigoureosement le temps après laquel a lieu ^ue transformation. Mais ici les divergences ^naions entre les auteurs sont extrêmes ; ''{les tiennent à la complexité du problème *iui réclame un travail analvtique, au peu de f gueur des procédés employés, à rinsufli- *iace des données, etc.
^iosi les uns, avec Bernouilli* ont pensé
que ce renouvellement se faisait dans l'es-
l^ce Je trois ans; Berthold lui en avait as-
s'goé quatre; d'autres l'ont fixé à cinq;
■quelques autres ont porté à sept la durée de
f«Ue révolution complète. Wilbrand etDoel-
"nger sont plus expéditifs : le premier n'ad*
^^^ pas un an, et le second ne demande aue
quelques heures pour que la matière d un
^fi^ne devienne, par de-^ nouvelles combi-
ifiisoDs, celle d'un autre organe vers lequel
»? est transportée. La divergence de ces
•Wmons provient, non-seulement de la dif-
^Uitô de constater un phénomène aussi
mystérieusement caché, mais surtout de la différence qu'il y a dans la durée que mettent les organes à se régénérer, selon leur nature, l'Age et la longévité respective des animaux. £n effet, chaque organe a sa durée propre et indépendante de celle des autres. Chez les animaux qui vivent peu de temps, elle est beaucoup plus rapide que chez ceux gui vivent longtemps ; cnez les jeunes sujets, le renouvellement s'opère avec une ra« {liditébienpiusgrande que chez les vieillards. I est même des circonstances de localité, de saison, d'exercice, de nourriture, d'idiosyncrasie, qui donnent tantôt plus, tantôt moins d'activité à ce mouvement de nutrition. C'est à cette différence qu'il faut attribuer les opinions diverses des physiologistes; ils ont obtenu des résultats divers, selon qu'ils ont expérimenté sur des organes, sur des animaux et à des Açes différents. Alors, en généralisant ce qui était le fait d'un seul tissu ou d'un seul animal, ils en ont fait aux autres une fausse application, et ils n'ont obtenu que des données inexactes, il faudrait étu<lier le phénomène dans chaque tissu, dans chaque animal, et à tous les Âges. Une considération plus importante encore, c'est que ce renouvellement des organes ne se fait pas en masse : il se fait lentement, et molécules par molécules. Par conséquent il faudrait connaître par quelle molécule le travail de recomposition commence, et par quelle molécule il finit. La difficulté d'apporter des faits bien concluants a fait multiplier les opinions ; il serait trop long d'énumérer les raisons positives qui nous manquent. Ce travail difficile n'a pas été fait, et sera longtemps incomplet, parce qu'avec beaucoup de sagacité il demanda une patience, non pas de quelques heures, mais de plusieurs années.
Quelques physiologistes, entre autres Kemma, médecin à Halle, et Martini, ont admis une trame cellulaire primitive, dans les mailles de laquelle le sang dépose des principes différents, suivant la nature de chaque partie. Cette base ne se détruit et ne se repare point : elle conserve ses molécules toute la vie. Les substances dont elle se trouve imprégnée se renouvellent seules.
L'opinion du docteur Gabillot, de Lyon, a Quelque rapport avec la précédente, ce médecin physiologiste a, dans son ouvrage sur les phénomènes de la vie, assuré que la trame des tissus organiques est inaltérable, qu'elle reste la même depttis le commencement de sa formation iusqu'à la mort, que $a con\po$Uion et sa décomposition con^ tinuelles sont mensongères , imaginaires* Il admet que la matière des corps organisés est aussi permanente, aussi immuable que la forme. Ils s'appuient tous : i* sur ce ^ue l'enfant n'a pas besoin de décomposition, puisqu'il ne fait que croître ; 2* sur la mé* moire, qui ne peut s'exercer que par lacon-> servalion des molécules qui ont reçu Tîmpression qu'elles reproduisent; 3* sur la formation îiu cal et de la cicatrice, qui restent toujours distincts du corps de Tos et
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des autres parties; 4* sur Thérédité des ressemblances; 5* sar les progrès de ]*Age ; 6** sur ta persistance du tatouage et de ses couleurs, et sur celle de la coloration bleue des téguments après l'usage de Tazoïate d'argent; 7« sur la sre&e végétale qui continue Tarbre d'où elle sort, et non celui qui lui fournit la sève; 8** sur la non-reproduction des parties enlevées. Pour expliquer les degrés différents d'embonpoint et d'amaigrissement» Gabillot admet dans chaque tissu deux éléments : l'un fixe, immuable, qui reste toujours, qui tire son origine de principes infusés dans les germes; l'autre accessoire, susceptible de changer, et soumis aux lois de la nutrition : phénomène complexe, dit-il, qui explique tout à la fois la persistnnce de certains matériaux, et le changement de plusieurs autres ; de là cette fixité de formes, cette existence bornée, avec ces variations journalières et ces variétés infinies. Selon cette théorie, les molécules organiques constantes entretiennent l'unité et la succession de la vie dans le même individu. Leur renouvellement.par le mouvement de composition et de decom-
f)Osition les ferait changer d'un moment à 'autre, et avec elles les propriétés des tissus. « Uhomme, dit-il, peut quelquefois ralentir l'usure de ses organes; mais il est impuissant pour les régénérer. Ils périssent donc parce qu'ils ne se renouvellent point. C'est par la nutrition que les corps grandissent et se développent dans tous les sens; mais les parties accrues ne rétrogradent plus ; leur accroissement est permanent. » Blumenbach avait déjà hésité. Il avait admis le renouvellement pour quelques tissus, et l'immutabilité pour d'autres. M. Gerdy a aussi exprimé une sorte d'embarras à cet égard. « A chaque moment, dit-ii, nous assimilons des matières à notre propre substance, et h cha-
Ïue instant nous en rendons à la nature, ette circulation de matière à travers nos tissus est au moins manifeste et hors de doute ; mais l'est-il que, pendant le peu de temps qu^elle reste dans nos tissus, elle fasse essentiellement fjartie de nous-mêmes et soit animée de la vie ; ou, au contraire, j a-'l-il une trame organique permanente ou plus lentement muable danslaquelle celle-ci vient se déposer pour un moment? » Muller et la plupart des autres physiologistes croient au renouvellement intégral. Ils regardent comme impossible que l'accroissement et les changements incessants des corps organisés se fassent différemment. Au reste, ce renouvellement, plus actif dans la jeunesse, va en diminuant avec l'âge. La nécessité du renouvellement de la matière ressort déjà des changements continuels que subit la forme des organes, depuis l'enfance jusqu'à la décrépitude; car, ces changements ne peuvent être opérés que par la mutation incessante des molécules organiques. Quelque séduisantes que puissent être les raisons qu'on allègue, elles tombent, si l'on, fait attention que le tatouage dépose la matière colorante dans un tissu quii lui-même, est
en dehors de l'absorption, et que dès là les vaisseaux absorbants n*y toucbenl pa tandis que la même matière déposée m d'autres tissus y est fort bien absorM au reste, on a démontré qu'il finissj par être absorbé ; que rinamovibilité liej substance cérébrale n'explique pas mie la mémoire que son renouvellement. Coi ment, en effet, comprendre l'accamulati d'un aussi grand nombre de souvenirs dïn sur les mêmes molécules ? Ce quines'y reoo velle pas, c'est la vie, et c'est elle qui doo aux molécules nouvelles, comme aai ciennes, la propriété dont elles jouiss D'ailleurs, ce renouvellement ne se faii tout à la fois, comme on l'a supposé; il se fait que lentement et par molécules i perceptibles, de façon que chacune a temps de s'organiser et de s'identifier a* le tissu dont elle vient faire partie, sans l'organe ait cessé d'être. Si les molén restaient les mêmes, indépendammeot l'inutilité de la circulation et d'autres f( tions analogues i)Our les actes plastiqi le corps resterait inaltérable, ou ne vieil rait pas, comme il le fait. S*il vieillit raj dément, c'est parce que des molécules dr rentes ont remplacé les précédentes, et pris le caractère de l'Âge auxquei elles ^ partiennent. Qui n'a pas vu ces atroplii générales ou partielles, dans lesquelles 1 tissus disparaissent en entier pour faire pî à un retour d'embonpoint convenable? < n'a pas vu des hypertrophies générales locales élever les organes au double oo quadruple de leur volume ordinaire, [ les y laisser revenir après? Ne voii-on des organes temporaires disparaître en ei* tier 7 Ne voit-on pas la compression ainipte une glande, un tissu, et les faire réw^ M. Brachet a vu un malheureux, atteai^ anévrisme de l'aorte, présenter Ja duifr tion de trois côtes sternales supériearej,q un amincissement tel des téguments, qo^l rupture était imminente. Par des soios coi venables le mal fut modéré, la tumeor^ minua au point de ne faire presque piusd saillie au dehors ; la peau alors reprit plB d'épaisseur, et les trois côtes se régéD^èreni seulement elles restèrent plus larges et F plates. Dans ces parois si minces restait du derme, de l'os, etc. ? n'y a-t-il paseai sorption de ces tissus, et ensuite reprod* tion? Les os eux-mêmes ne diminueût^ pas d'épaisseur en vieillissant, tout eo quérant plus de densité? Ne sait-on pas le squelette d'un vieillard pèse moins le squelette d'un adulte de mêmetailie?l> cavités osseuses qui se forment et qui s grandissent peuvent-elles le fairesaos^^ y ait résorption de la matière osseuse, i pression ne fait-elle pas disparaître queM fois on os, comme on en a de uotnW exemples dans les anévrismes ?
Des considérations précédentes emp tées en partie à M. Brachet, et que Toopo rait beaucoup étendre, ainsi que de ce'lesu' M. P. Bérard (art. nutrition), Ton doit crr dure que la nutrition renouvelle tooifû^'^
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les (enps et âTec des modes plus ou moins ariés. ue qui domine dans la désassimilaion, c'est la liquéfaction préalable; elle oarqne aussi le aébut de Tassimilation.
m. — LoU de Cabiorption.
Les produits liquides sont saisis par les emphatiques et les veines^ pourvoyeurs lu système artérieL Mais les premiers s'em- Mrent surtout des matériaux réparateurs !t organiques (graisse» amyloïdes, albumiloides) ; les secondes se chargent plus pariculièrement des substances inorganiques, sels, eau, etc.)» et semblent travailler a dé- Dolir plutôt qu*k réparer; elles sont effé- :votes plus spécialement qu'afférentes.
Selon la pré<lominance respective de l'asùmilation ou de la désassimilation, on voit rarvenir la pléthore, l'exubérance, l'hyperirophie, ou bien Tatropbie, Tamaigrisseœent, etc. C'est en se basant sur cette connaissance des faits qu*on aété amené è prescrire une diète sévère dans les maladies bypertrophiques, avec congestions actives, épanchements, etc., et dans toutes celles où il T avait beaucoup k attendre delà résorption . Ma^endie et Collard de Martigny ont observé nitintes fois que les vaisseaux lymphatiques étaient pleins chez les animaux soumis k uoe longue abstinence.
Toutes les parties ne se résorbent pas itec la même facilité. En première ligue, nous devons placer les liquides ou les demi-liquides ; après eux viennent le tissu adipeux, le tissu cellulaire, puis les muscles, les os, les tissus fibreux, qui opposent une grande résistance, etc. Quant aux cellules épidermiques, épithéliales, etc., elles s*atrophient et s'aplatissent en vieillissant et se séparent par écailles. Un autre fait digne de remarque, c'est que la résorption est souvent en raison inverse de Tabsorplion.
Collard de Martigny a constaté sur les animaux que, pendant la digestion, lorsque le chyle est en voie de formation, les vaisseaux lymphatiques sont vides. L'activité Titale s'applique è s'emparer alors des principe» réparateurs fournis parTalimentation. La résorption dans les divers organes est soumise a cette loi générale d*après laquelle, toute partie de noire corps, qui ne peut se iDaintenir par sa propre vitalité, doit cesser d'eu faire partie et disparaît par élimination. Suivant Hunter, les tissus de création récente, surtout quand ils ont quelque chose d^béiéroplastique , comme les cicatrices, sont facilement détruits ou résorbés, parce que leur résistance vitale est peu considérable; lorsque Tinflammation survient consécutivement et les attaque, elle contribue beaucoup à ce travail destructeur par les iQodes spéciaux qu'elle revêt. Une pression inécanique, en diminuant la nutrition d'un organe, amène une résorption anormale, C'<ist ainsi que nous avons vu s'établir t atrophie du cerveau, du foie, des os, à la suite de la présence d'bydatides dont ces organes ont été le siège.