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Fonctions

On ne saurait terminer Tétude du développement de Teiubryon sans dire un mot sur ses fonctions.

Les fonctions h étudier sont la nutrition, la respiration, les sécrétions, la circulation, la respiration et les mouvements.

Nutrition. — Peu de (questions ont soulevé des discussions aussi vives que celle de la nutrition de Tembryon et du fœtus. La source et la nature des matériaux, leur mode de transmission ont suscité de très-violents débats. Quant i la source des matériaux, il est pour nous hors de doute qu'ils proviennent surtout de la mère. Ces matériaux et leur mode de transmissino diffèrent suivant la période de la vie intra-utérine ; aussi faut-il admettre deux phases dans la nutrition. Durant la première époque, l'œuf se nourrirait dans la trompe aux dépens du disque proligère d'abord, et puis de la couche albumineusequi l'entoure ;en arrivant dans l'intérieur, il se nourrit des liquides exhalés k la face interne de l'organe gestateur , de l'bydropécium de la caduque, du liquide de la vésicule ombilicale, du corps vitriforme. EnQn les organes qui sont résorbés servent tussi à la nutrition. Tous ces liquides qui servent à nourrir Tœuf fécondé lui sont transmis par endosmose ou par imbibition ; la voie suivie par ces liquides est constituée

Car les villositéschoriales, dont l'extrémité, ien qu'impert'orée, se prête cependant trèsbien è Tendosmose.

Durant la seconde époque Tœuf se nourrit-il aux dépens du liquide amniotique qui pénétrerait par la bouche et serait absorbé par la peau? La vertu nutritive du liquide amniotiaue est incontestable, vu qu'il contient de l'osmazôme et de l'albumine, et on a réussi è nourrir avec ce liquide déjeunes veaux. A ce moment de la vie intra-utérine, le réseau lymphatique sous-épidermique est très-développé , aussi l'absorption est-elle très-aclivo de la part de la peau. Quant h la déglutition de ce liquide, on la dit incontestable ; en effet, on a fait congeler des œufs de vache, et on a trouvé de petits glaçons qui s'étendaient depuis l'ouverture buccale jusqu'à l'estomac.

Hais cette nutrition par le liquide amniotique est-elle suffisante? En la supposant prouvée, elle parait trop peu considérable pour subvenir au développement du fœtus ; i! fnut donc que celui-ci trouve ailleurs les matériaux nécessaires à sa nutrition. Il ne peut les puiser quejdans le placenta maternel, et c'est là sans doute le principal agent de sa nutrition. Sans admettre, entre les vaisseaux maternels et ceux du fœtus, une communication qui n'existe pas, on peut croire avec

raison que, par suite du contact qui eiiste entre eux, il se fait un échange d'éléments, que la partie subtile, vivifiante, nutritive, in sang maternel, l'oxygène, etc., passent ^hu^ le sang fœtal, et que les matériaux imim. près à la nutrition dans le sang de ce dernier sont cédés au sang maternel. Le placenta est donc le principal agent de i nutrition fœtale ;il est aussi esseniielleniHt destiné à l'hématore. Le sang du fœtus ré^':^néré par les éléments oxygénés du st^i. maternel et débarrassé de ses élénHn:> carbonés, est [»ropre à entretenir la vie, :. même que chez l'adulte, le sang ré.;eiié dans le poumon par le contact inédiaiv l'oxygène atmosjihérique et l'exhalaiiuii'jj son carbone sous forme d'acide cartioniqjt Le placenta est d'abord pour le fœtus, ce «l'i » < le poumon pour l'adulte. Ce qui prouve Idi.:logiede ces.organes, c'est la rapidité ave: laquelle succombe le fœtus, quand la cinulation du cordon est interrompue par i^^ phénomènes anatomiques de Tasphn constatés à l'autopsie, par l'antagonisme .u existe entre eux, l'arrêt de la circuiaif ombilicale, dès que l'enfant res[)ire |»ar .poumons, etc. Mais avant le développemer du placenta, on ignore comment selaii^^ respiration.

Sécrétions. — Le foie du fœtus est de lojses viscères le plus volumineux. La sétrtion de la bile commence à cinq mois. L méconium résulte du mélange de la h avec la sécrétion intestinale. La sécrétion l'urine a lieu de très-bonne heure; eilee . évacuée dans les eaux de l'amnios, ce <■ semble indiquer que ces eaux doivent ir-peu servira la nutrition du fœtus. Celle ^lcrélion des urines est parfois si abnii-nx^r que, dans le cas d'imperforation de l'urti- , i leur accumulation a déterminé la rupt.: i de la vessie. i

Circulation.— Là première trace du s^n: ' des vaisseaux commence à se montrer «jaques heures après l'apparition de la li^ primitive. L'a[)pareil circulatoire selo "i en même temns partout; il n'est poiui^l résultat d'un développement centrifuge |irtant du cœuret9'étendaniauxvaisseâui<n>n

Elus que d'un développement cenini î?* e système circulatoire se forme ani pens de la membrane interaiédiiiire Reichert ou du btastêroe primordial. L^' pareil circulatoire n'étant pasconstiiuéi.: tiquement durant toutes les phases de Kn intra-utérine, le cours du sang ne doit i * être identique toujours. De là plusieurs :r culations fœtales. La première comment l'apparition du système circulatoire et î'^ àl'atrophie des vaisseaux omphalo-m»*^ tériques. Le sang poussé par le cœur \<';'^ dans deux troncs qui portent le nou] n ir tères aorliques, de là dans les arièr» s ol^ phalo - mésentériques. Leurs raïu^^'iJ^ ? rendent au sinus terminal; de ceiuHi | sang revient au cœurpar les veines omi'îi-^ mésentériques. ,.

La seconde circulation commence A '^ parilion des vaisi^eaux ombilicaux et iiû>» <

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la naisMfice. Quelques notions anatomiques préalables serviront à en faciliter l'intelligence. 1* Le cœur se eoropose de deux ventricaleset de deux;oreiilettes ; chaque rentricule commanique avec son oreillette, mais ils ne communiquent pas ensemble» tandis qoe les deux oreillettes sont mises en com- Dunication par une ouverture nommée trou de Bolal. Du ventricule droit naît Tartère polmonaire» du ventricule gauche natt l'artèreaorte, le canal artériel s étend deTartère à l'aorte. L'oreillette droite reçoit les deux veines caves supérieure et inférieure; dans l'oreillette gauche s'ouvrent les quatre veines pulmonaires. EnQn, de plus que l'adulte, le fœtus possède deux artères ombilicales qoi naissent des hypogastriques, et une veine ombilicale qui, née du placenta, arrive dans la scissure du foie où elle se divise : une branche nommée canal veineux se jette dans la veine-cave inférieure, Tautre s unit 1 la veine-porte avec laquelle elle constitue le canal de réunion. Ces notions étant acquises, quel est le cours du sang? (^lui-ci Mrl du placenta, monte dans la veine ombiluale ; de Ik directement ou indirectement, par les veines sus-bénatiques, il est versé dans la veine-cave inférieure, dans t oreillette droite ; il passe par le trou de Botal

dans Toreillette gauche, dans le ventricule gauche, l'aorte ascendante; il est poussé de celle-ci vers les parties supérieures du corps, en est ramené parla veine-cave sii[>érieure, arrive dans l'oreillette droite, dans le ventricule droit, est lancé dans Tartère pulmonaire ; une faible partie va aux poumons la presque totalité passe par le canal artériel dans Taorte descendante; de celle-ci une petite quantité se distribue aux vaisseaux des organes sous-diaphragmatiques, tandis quela plus grande portion, chassée dans les artères ombilicales, va se régénérer dans le placenta. Après la naissance, le trou de Botal, les artères, la reine ombilicale, le canal artériel s'oblitèrent. La circulation se fait de la manière suivante: Le sang qui a servi à nourrir les organes est ramené par les deux reines-caves dans l'oreillette droite, de là il passe dans le ventricule droit, dans l'artère pulmonaire, arrive aux poumons où il se régénère, est ramené des poumons par les quatre veines pulmonaires dans l'oreillette

f;auche, dans le ventricule gauche, dans 'aorte, qui le pousse dans tous les organes qu'il sert k nourrir. Les mouvements du fœtus ne commencent à être perçus (lar la femme que du 4* au 6' mois, c'est là un signe sensible de la grossesse.

PARTIES ERECTILES, Tissus «rbctilks.

— A Tarticle Movvembiits, Motilité, nous avons vu que toutes les parties vivantes possèdent, a des degrés divers, une certaine force d'expansion, de dilatation; celle-ci se njonlre d'une manière spéciale dans le tissu érertile.

La condition fondamentale de ce phénomène dépend, anatomfquement, par rapport à ce tissu, de l'existence de dilatations veioenses unies à des fibres musculaires lisses, à des Obres élastiques, à des fibres lamineuses. Sous rinQuenoe d'excitations diverses, les tissus érectiles deviennent le &iége de sensations très-vives; ils reçoivent et retiennent une grande quantité de sang, segmentent de volume et de consistance; cet étal se nomme érection : les corps caverneux péniens et l'urètre, étant le type du tissu érectile, c'est là surtout que nous allons l'étudier.

La distension du c<>rps caverneux, du corps spongieux de l'urètre et du gland, est due à l'accumulation du sang; mais le mécanisiDo de cette stase sanguine, étant assez difficile à comprendre, il ne sera pas sans otiliié, pour l'intelligence de cette question, ^ faire conoaltre la structure anatomique des organes dans lesquels l'érection s'accomplit

U corps caverneux pénien natt par deux racines oui s'attachent à la lèvre interne des brancnes iscbio*pubienneS| et remontent

ensuite jusqu'au-devant de la sympnyse pubienne où s'opère leur adossement : ces corps ne se fusionnent jamais ; ils restent toujours séparés Tu n de I autre i^rune cloison fibreuse. L'espace triangufaire , intercepté inférieurement par les deux corps caverneux, se trouve occupé par le canal de l'urètre. Le corps caverneux est formé par un cylindre fibreux très-résistant , constituant pour ainsi dire la charpente de cet organe, et par un tissu aréolairc. Cette membrane est très-résistante, et jouit en outre d'une extensibilité et d'une élasticité qui se manifestent, la première, dans le phénomène de l'érection ; la seconde, dans le relâche^ ment qui la suit.

Le tissu érectile est formé d'espaces irr^guliers ou cellules communiquant les unes avec les autres, ainsi qu'avec les veines. Celles-ci s'abouchent ensemble par des perforations latérales, puis les communications deviennent plus multipliées, et enfin, dans le corps caverneux, toute trace de raisseau distinct s'efface. C'est au moyen des injections au'on démontre cette communication des cellules entre elles, et des cellules avec les veines caverneuses. Enfin, ce tissu érectile possède aussi des capillaires artériels , qui viennent s'ouvrir dans l'intérieur des cellules par des extrémités dilatées en forme d'entonnoir.

La |K)rtion spongieuse du canal de l'urètre olTre une structure identique à celle du

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