I. — Race coHcatiennem
1^ race blanche o« caucasienne occufie l'Europe, l'Egypte et la partie orientate de l'Asie. On lui a donné ce nom par suite de l'opinion de plusieurs naturalistes qui venlent^u^elle soit descendue du Caucase. Cette race présente partout des caract'ères eom* muns; cepen<lant on a trouvé des nuances assez prononcées pour faire admettre a«t moins trois divisions ou races disiinctest l'arabe, l'ariene et l'égyptienne, qui reconnaissent encore un iHus ou oïoins grand nombre de subdivisions.
Dans les instructions données à la commission sdeiitiAque envoyée dans nos possessions d'Afrique, M. Larrey a dépeint les Arabes comme offrant le plus beau type humain. Il y en aurait trois groupes. 1* Arabes orientaux, venant des bords de la mer Rouge, ou de l'Arabie proprement dite. 2* Arabes occidentaux, originaires de la Mauritanie ou des côtes d'Afrique. 3* Arabes Bédouins, errants sur les limites du désert (383).
Les Arabes ont la peau basanée, ies cheveux noirs et lisses, bouclant rarement, de lielles dents, une bouche bien faîte, \es yenx fendus en amande, les membres bien pro- |)ortionnés , leur système musculah'e se dessine sensiblement sous la peau. Leurs sens sont irès-développés : ils sont agiles, adroits, hospitaliers et trèsHntelIigefit§{38'l^).
les Persans, les Egvptiens, les Abyssins, le penplo hébreu, et par conséquent les Juifs. »
Dans ces derniers temps. MM. Lacger, Guyon, Bory de Saint- Vincent, ont distingué le type Kabyle ou Berbère, du type Arabe. Sur le crAne du Bédouin présenté par ce savant à Tlnstilut, le protil s'allonge, Pangle facial devient plus aigu; cependant la voûte du crftiie est élevée. « Nulles Sinilies ou crêtes, même rudfnaefttaires , ne couronnent les arcades sourcillères, qui demeurent à tout ùge unies ei parfaitement lisses, od qui fait quMI n*exiaie pas dé dépression notable eniPt la base do front ei rorigine du nez, oh les os propres» ^s lovgs au*ils ne sont cbei tous les bonimes, delennioent (a courbure aquiline avec une bosse plus oia moins prenoncée dans ta longueur. » Les os de ee crâne sont plus minces que ceux du Kal>yle ; te nex aquilin, c^'esl-à-dire loul d''une venue avec le fronl^ qui donne tant d'élégance et de noblesse à la léte et l'Arabe, ne se rencontre pas ordinairement ches le Kabyle, qui a en outre ta tête plus arrondie.
(5S4) D'après Meckel, la race caocasique représente en quelque sorte un centre d'où partent les autres variétés en deux sens inverses, suivant que la iéte ou la totalité du corps se rétrécit ou devient
Klus large. La compression latérale s'observe dans » races étbiopienne et mataise ; la lanceur plus considérable caractérise las races mongole et américaine
tlfl M,iC UUTIONSAlftlî UaC
(l'ot jist rt!nuif<)tiÀ i-U, uiais j'y e
iiuv M. Vttti'h, ktii > qu'un a donnt^ il<r4 (ïAûr- lui kUuil* (DM).
ktil votiir U Au» [«I
1 1^ quv iet) bbiti* plu:
-iint;ué& dans l(i> tan"
mn C«lla qne i;««ur, t, ttu m tôt* »Uh% Ii-« 1;«iiIi-s lilaçtU 4i*pu'i> l<! )U*it«u rt l>i i;«r<)iti><i )i|ki]ii'i"ii (oulk|« <]* U Birbi<|U« , 0» livil*i> cMLinv 4t>« tir*-
»\taft IdaniUù.
m,,»lk-l.,.ltr.. |1 , i-,
It'ruipie r ttliS-<it I
IIAC
D£ IHYSIOLOGIE.
RAC
nao
^nerueiU ^ur se lier avec ceux des autres liAiions, Aiment la paix; l'epeniianl le nord lie l'Asie à fourni quelques hordes de coni)it<frant5 : ainsi les Taiiares, les Turcs» les O.Muanli:$, les Mantchonx et les Tongouses uot conquis la Chine. Gengiskan était de la «fiuWio Mon^olique proprement dite : les Huns» conduits par Attila, étaient aussi de allé racp.
Nous répéterons ici ce qun nous avons déjk dit au sujet de la race caucasique » c'est aue les climats, les contrées et la nationalité )*euTent changer grandement le caractère de (bjque nation; mais il n^y a pas de modiQ* laiions essentielles ap|)oftées h Tétat phyliologique de leurs fonctions.
M. Ëilwards a démontré que le type des Hum s*e$t conservé au centre de la Hongrie, tandis que les autres régions de ce fiajs sont habitées par des races slaves. Il est curieux de voir le type mongolique décrit \)èr ceux qui ont tracé le poi trait des i/ufu, et même celui d'Attila. Les Huns, ijtiordanès, sont laids ^ noirs, petits; leurs >eux sont petits et de travers, leur nez tcras/: leur visage sans harbe ressemble à one tourte diflTorme. Voici ce que Priscus liu d'Auila : Sa taille était courte, sa poitrine l^rge, sa télé démesurément grande, ses yeux petits, sa barbe rare, son nez (^paté, sa peau noire (ce qui veut dire brune). (Béeaiio.)
§ III. — Race américaine»
La race rouge ou américaine constitue les t)euplcs (|u'on a trouvés dans le nouveau noode. Nous n*entrerons pas dans le détail l'une foule de discussions ethnologiques, ippuyées sur tels ou tels documents histori- |ues, auxquelles t;e(te race a donné lieu. ^ vaste continent de TAmérique du Nord iourrissait une race ou espèce divisée sans ioutfîen tribus nombreuses, mais présentant ncore aujourd'hui les caractères généraux inTants : La peau offre une teinte de cuivre ouge qui a fait appeler les habitants peaux ^}tges. Ce qui distingue les crânes améri- •^ins, suivant Morton, c*est le défaut de ailiie de la partie occipitale du crâne. « Vu Ar derrière, le contour occipital s'aplanit ers la protubérance, et se renfle de ce point »5t)u'à Touverlure de Toreille; des bosses iriétales existent au vertex, les parois crAtenues se rapprochent, de manière h don* er, dan*^ leur ensemble, une surface coni- 'ie ou plutôt prismatique. » Huniboldla fait I remarque qu'aucune race n'a l'os frontal i^si fuyant et le front aussi petit.
Larcade zygomatiuue conserve un peu de îXi es d'écaVleinent latéral du type Mongol. i partie caractéristique de la physionomie ^s Américains, c'est la saillie d'un nez ar- Je, mais non aquilin; c*est ce qui leur )nne cet aspect que quelques-uns ont «p- ^lé héroïque.
" y a de remarquable» chez les individus i cette race, un grand développement des
fosses nasales et une Qnesse excessive de Todorât.
Les cheveux des Américains du nord sont noirs, lifises, très-longs, brillants, et ayant quelquefois le reflet du plumage du corbeau.
Les facultés intellectuelles qu^ils possèdent sont toutes faibles : les Américains sont peu aptes à les perfectionner nar Tétude. Aussi les arts, les sciences et les lettres sont choses inconnues chez eux. Cependant nous devons citer les deux grandes nations Mexicaine il Péruvienne comme ayant laissé des traces de monuments dignes des peuples les plus civilisés.
Les Mexicains d'aujourd'hui conservent ce caractère d'orgueil et de courage stoïque, si célèbre chez leurs ancêtres. Ils ont un esprit d'isolement et d'indépendance qui no leur permet plus de former ni ):euple ni nation comme ils en ont formé. Aussi, ajoute Brachet, ils (iniront par disparaître complètement, h mesure que les conquêtes des peuples civilisés leur enlèveront des pays qu'ils ne peuvent plus ni garder ni défendre, sans leur faire cependant une guerre de destruotiou.
Les Algonquins et les Iroquois, principales familles des Américains du nord, occupaient la plus grande partie du Canada et la partie des Ktats-Unis qui est h Test du Mississipi. Les Hurons formaient la principale tribu. A Touest du Misissipi, dans une immense étendue, se trouve la nation des Sioux, à laquelle appartenaient, enire autres, les Telous, les Osages et les Mandants ; la nation située plus au haut que la Californie est celle des Nootka- Colombiens, ou des têtes plates, ainsi appelée parce que ces peuples ont le ridicule usage de déformer le crAne en le comprimant dès le moment de la naissance.
Nous ne pouvons pas parler de toutes les tribns ou nations de cette race : il nous suflit de faire connaître les caractères généraux, les liens communs qui ne permettent pas de* les séparer. Certains savants ont faitdescendre cette race soit de l'Asie par les communications du nord , soit des Fhéni< iens ou des Carthaginois» ou de quelque autre peuple, par des vaisseaux perdus. Elle nous paraît tout aussi distincte des autres populations qu'aucun autre type. D'autres ont fait de la race américaine des types particuliers et distincts, tels que le type nord américain, le californien, le mexicain, le brasalio-gunranien, le pampéen, l'ando-péruvien» l'araucénien.
S IV. — Race hypttboréenne.
Cette race ne se trouve que sons la zone glaciale près du pôle arctique, en Asie, en Europe, en Américiue. Ce sont principalement les Samoyèdes, les Ksquimaux, les Lapons, les Kamschadales (386).
Les hyperboréens sont d'une petite sta-
CM) D'après la relation faite p.ir le capitaine on voit qu*il ne restait chez eux aucun souvenir >ts de sa rencontre avec une tribu d'C$quinia:ix, cravoir communiqué avec Ir irslc du griire buinain %
RAC
RAC
lure ; ils ont \ù tèle volumineuse, enfoncée entre les épaules, le corps maigre, mais irapu , ^â face élargie en travers et rélrécie dans le sens verticai, les lèvres larges et renversées en dehors, les cheveux noirs, la peau presque glabre. Tous ont la peau colorée, malgré le climat qu^ils habitent : ainsi , les Groenlandais Tout d'un brun olivâtre, les Samoyèdes d'Archangel, jaunâtre : d'après le cirpitaine Ross, les Esquimaux avaient la peau d'une couleur cuivrée saFe, une taille de 5 pieds (anglais), une certaine corpulence, les cheveux noirs et durs comme du crin.
Certains ethnologisles ont refusé h ces peuples le caractère spéciat d'une race parce qu'ils ont quelque point de ressemblairce avec la race mongole entre autres. Cependant ils ont une physionomie propre et commune entre eux.
Ils vivent presque tous du prodoit de leur chasse et de leur pèche : le nom de Samoyèdes signifie mangeurs de saumon, et fc nom d'Ësauimaux est, selon Charlcvoix clié par Pritcoard, déri\éd*un mot algonquin qui signifie mangeurs de poisson cru.
L'ingratitude du sol et du ciel, la température rigoureuse, l'absence trO|» longue de kl lumière solaire, en font un type à partau physique comme au moral , qui se conserve ainsi qu^ln même langage dans une immense étendue de pays.
^ V. — Race éthiopienne»
La race noire ou (éthiopienne appartient h l'Afrique. C'est principalement dans la liuinée, le Soudan, la Cafrerie et la Mozambique, au Sénégal, qu'on trouve les nègres. Dans toutes ces vastes conlrées, on comprend qu*ils doivent apporter des nuinces dans >eur physionomie, et présenter des variétés; ainsi lesHoltentots.
Dans plusieurs parties, le type caucasien et le type mongol vient moijiher cette race noire. Les nègres ont le crâne allongé, peu ilevé, mais saillant sur la face, et surtout trèsdéprimé vers les tempes et sur les côtés. Son ^ngle facial est très-aigu : il varie entre 65 et 70 degrés. Bérard dans son cours de Physiologie, combat cette assertion, s'nppuyant sor l'inspection qu'il a faite du crâne de plusieurs nègres,
L*os maxillaire supérieur s'incline en devant ; ses apophyses montantes sont écartées rn bas et rapprochées en haut: parconsé(f(ient les os propres du nez se trouvent presque écrasés, et >e nez devient épaié et
se porie en avant, L*arcade zygoiiiaiiq»»-» forme un écertement latéral assez pronoiiipt les lèvres présentent quehjuefois un a^iei énorme et renversé : les dents sont pro( li>> . L'œil est brun et la sclérotique est jauritre chez la phipart : chez quelques vapié é% elle est d'un blanc d'ivoire. Les cheveux kj courts, crépus; ils ont peu de barbe ei freque pas de poils sur le corps. Us ont h |f << douce, fraîche et teinte de nuances plu^ oî moins brunes ou noires. Leur snrnr ed'une odeur forte et spéciale (387). Lpl*^ membres supérieurs sont allongés ; i!^ - ' peude raolFels. Leur pigmehtum esl sif > de toute pièce dans le lieu qu'il doii oi > per avec les mômes matériaux que le r :mentura des blancs. Le réirécis>eDieni ;.
1>résente Fe crâne ferait supposer qm* lei > acuités intellectuelles tenrient peu à se - velopper : c'est bien la règle gén^'rnle. l ^ nègres sont impressionnables el uioliiM-, mais peu capables de réflexion : ils sont , * industrieux; chez eux pas d'an, ra> science.
M. Schœlder prétend qu'avec une ( • taine éducation on pourrait civiliser le<cgres, comme on le remarque chez qneiii ^ nf'^grcs maliométans d'Orieni, qui om [tr . une partie de leur Ixarbarie. Ardents ellv cifs, les nègres se livrent avec fir aux rapports sexuels plutôt (|u'dui pkii^ de l'amour. Il fnut que ia fécondalion y rr : tiplie beaucoup pour fournir aux exi^j; tions delà traite, et aux destructions .. guerres [)erpéluclles qu'iis se fonl.(BR-4c.': :
Les os du nègre sont plus durs, \^\\> i pactes, pins pesants, et, dii-en, plus l .^! que ceux de l'Européen; les os sésaui' i y sont plus nombreux.
Quoi qu'il en soii de toutes ces diiT r ces, on peut, en dernièro analyse, av.n qu'au point de vue affeclif, les nè^^res ' présentent pas une différence aussi ira:.' qu'au point de vue f>hysique; ils soni ei! néral affectueux, sensibles, reconnfl!>N^ capables d'un dévoneraeni héroïque ti' vent prendre place comme nous, à liire < tre;^ libres, dan^ la grande famille luimv (388). Nous avons parlé des Holtentol> ro:i ; présentant dans la race noire quelques pv culariit^s : il en e.-t de même des Bon!. " man<. Arrôlons-nous-y un instant. D:< le \*oyageur Levaillant , qu'on rrù comme digne de foi, le Hotlentoi a {\^r.- > traits un caractère |>articulier qui le .^e eu quelque sorte du commun d^s hoirutles pojimeltes soi>l lrès-proéminenle>i ■
Ils se croyarient seuls au monde, el eepnidant ils ptirenl converser a«oc un Esquimau amené pur noss Invités à visiter le vaisseau , qu'ils avaient pris pour une eréalure pourvue (IVde^, Fun d*eu& ft arrête ï liuit cent pas, et «dre«s»ul la parole au tàiiment : Qui es tu? d'où viens-lu ? est-ce du soleil ou de la lune ? lui crÎA-t-il ; s'arrètani un peu eaire ili;i<|ue question et se tirant le nez de la manière^ la plus solennelle. Quand on parla à Vvn d'eux d*iin r:trc tout-puissant, créateur de toutes choses, il demanda vîveoient où il demeurait ; et ÎDformf' qiir» Dieu était partout, il en fut très alar-
mé, el devînt inip.'i lient de reraonler sur le p'^ni vaisseau. Phtfsiofoyie de Béraud.
(387) Sdivaiil llnmbiïldt, le» Péruviens pav r suivre les nègres k la piste.
(588) On elasse dans U>s ▼ariélés j\hT'^ '^'^ peuples iiomiiiés Kourilirns, ayant ta pet» *^"' leiub^ Krim fiincé , romparée à Ja coiili r écivvisses vivantes, el la peau velue. Ilshii'i > les îles Kotiriles, au nord-est de la CI)ine. r^ ' raisscnl avoir été menli{jnn<^s pins de d u\ i"' ans avant Tére chréficwnr p.ir Co^ fuciu<, 5 ;> * noai 'l'honinics vflii>..
Il»
RAC
RAC
nu
u-lie sorte que sou visage 'étant fort large lUns cette partie» et sa 4iiîchoire au contraire eicessiveaienl étroite, sa physionomie va loojoars en diminuant jusqu'au bout du rueuton. Cette configuration lui donne un air de maigreur qui fait paraître sa tète trop pclile pour un corps gros et bien formé, eU\
Ceux qui accompagnaient Levaillant n'avaient pas ta moindre notion religieuse. La coutume de s*entevcr une plialange et un Ursticule existe seulement ciiez les Gessi- ([uoiset les Koraquois.
Le fameux tablier des Hotlentotes n*apl'trlient qu*aux femmes des Bosnhismans : re nest pas un tablier fait aux dépens de la peau du ventre, mais bien un prolongement f icessif des petites lèvres, qui pendent de 5,6, 7 ou 8 pouces do longueur, otTrant dans leur épaisseur un tissu ércctile hypertrophié, tfiii leur donne une couleur bleue, livide et I apparence des pendeloques de certains gallinacés. Leurs mamelles, allongées en iK)ire, sont si ila^iques, qu'elles peuvent les faire |asscrall-de^sus de réjiaule (389).
La Vénus Hotlenlote dont on a tant parlé éiail une Hoscbismane. Le mot Boschisnian Manille homme des buissons : d'après Le- T9illant, les lloschisnians n'ont |>oint de un : cela consiste chez eux en deux narines éjaiées. lis sont les plus petits des hommes, comme ils sont les plus agiles.
§. VL — Race australienne.
C'est dans la cinquième partie du monde qiron a découvert une population, qui, à lause de ses caractères distincts, a reçu le nom de racis océanienne, ou malaisienne, ou australienne. On la trouve dans la Malaisie , la Polynésie, l'Australie; dans iestles Sandwich, dans les îles Philippines, laNouvelle-liuinée, eic. Malgré leurs analogies, ces habitants ne peuvent pas être rattachés h une roi^e compléli^nient idenli- <|ue : aussi o-t-on distingué les Malais, les Taïiiens, les Polynésiens , les Papous, les Australiens proprement dits, les nègres océaniens.
Ce type par conséquent ne présente pas «les caractères aussi spéciaux, aussi distinctifs que les autres types, parce que les hommes qui en font partie paraissent dériver «il partie des types voisins : ainsi les Malais et les Polynésiens se rapprochent de la race mongole : les Taitiens, les habitants de Tlie Sandwich présentent quelques points de ressemblance avec la race caucasique, de n)6me que les nègres océaniens de la péninsule malaise, des lies Philippines, paraissent (lesceodre de la race noire éthiopienne.
Ou voit en somme qa*au lit^u d'une race océanienne type, nous en avons plusieurs :
, (5S9) Sur les fesses des feinines Bosebisinanes, ^ Varcumule d*énorroes masKcs de graisse, qui k;ur doDnenl nn relief tout à fait extraordinaire. Le Toy^cur La* vaillant ligure un enfant boschisinan M tenant debout sur les fesses de sa mère, comme un laquais derrière une voilure.
(390) Il eût été difficile de tracer Tbistoire des '*<ût océaniennes il y a soixante et quelques années ;
cependant, ces peuples présentant quelque* liens communs de conformation, on les a réunis en un seul groupe.
Exposons les caractères ethnologiques des
t)rincipaux groupes de ces insulaires d'après a division de l'amiral Dumoot d'Urville (390).
Tous les navigatenrs ont reconnu deu»
espèces d'hommes dans l'océan Pacifique.
Les uns ont des formes et des traits réguliers, le teint brun ou jaunAtre plus ou moins clair; ils sont intelligents, vivent en corps de nation ou en monarchie. Ce sont les Polynésiens. Les autres ont un teint sent* blable à celui de l'Ethiopien : leurs cheveux sont frisés, crépus : leurs traits disgracieux : ils vivent pour la plupart è l'état sauvage^ L'ensemble des lies qu'ils occupent a reçu de M d'Drville le nom de Mélanésie, C'est l'Océanie méridionale.
La variété polynésienne occupe l'orient de la mer du sud dans un immense développement, et confine on a dit, c'est un fait bien curieux que l'existence d'une même race d'hommes dans des lies si distantes les unes des autres : on a vu en eux les membres d'une môme famille à cause de la communauté de langa{je, de leurs traits, d*un certain degré de civilisation, de l'usage du kava, de la pratique de certaines superstitions. Leur taille est avantageuse : leurs memhres sont robustes et volumineux : leur angle facial est un peu moins ouvert que celui ues Européens: leurs lèvres sont un peu grosses: il y n un lé^cr é{)atcment du nez : leur peau est jaune cuivré, ou d*un brun olive peu foncé.
Dans les lies Sandwich, leur taille atteint six pieds (anglais). Ils ont marché si vite dans la civilisation depuis 60 ans, qu'ils n'offrent guère de <lifférences, à certains égards, avec les nations européennes (Bi« babd).
Les femmes de Nouka-hiva- (Mes Marquises}sont,dit-onr les plus belles de l'C^céanie; leur teint légèrement cuivré va jusqu'à la blancheur.
La variété malaise qui occupe les lies Philippines, de la Sonde, Bornéo, les lies i\es Célèbes, les lies des Moluques, se fait remarquer par une légère obliquité des paupières et la saillie des pommettes qui rapproche ces peuples des Chinois. Leur leiiit est couleur de rhubarbe ou jaune, leur bouche large, leurs lèvres renversées. Le crAne des Malais est presque globuleux : sou diamètre antéro-postérieur est peu allongé, il est aplati en arrière, et large aux pommelles. Le nez est plat, les arcades alvéolaires et les dents saillantes (Bérard)»
Dans le type mélanésien se trouvent
mais elles ont été fréquemment visitées, observées et décrites à la fin du dernier siècle et dans celuici. Les voyagea de Wallis, du cominodo'C Byron. de Carteret, de Cook, de Bottf^tnviile, de Lapeyrouse. les relations de Tamiral Dûment d'Urville, de MM. Quoy et Gaymard nous pcrnietionl de lt*s étudier aujourd*bui.''(Vofr surtout les Helalions du voyage de ces derniers.)
(IW lui: DH.TKI?«HAIMK ÏIAL
ipiM ■■,■:■: ,,^j^ |(liH..iHiHtr)H ttiiii t
«•rt^iéo de li^^^l
ift^^^^H
■ ■ -■ ■ "■ ''■ (>l.É'1|.tl||l . !■ H-, MVIIf 1
1 ri^iMH. (Jintv fiA,\Vfiinr(l, ellinAi.
iiois ii.'.i en- ,
^H' «èHtri* il AIm'Iou , 1 - M .1 .h-
^^^^KifTiifti iclat <lv >c* ^lorii'iTs. ri cflut uu> 1'»- M<|if<"<
^^^^^^^^H^ tr