‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 210 sur 340 · HK · texte numérisé non relu

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DE PUrsrOLOGIE.

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i penser qoe la terre est (lartout couverte de rariétés ou d'espèces secondaires ou hybrilles : qQ*il D*en est peul-fttre pas une seule qui soit pure de tout saii^ étranger. — Soo opinion est étayée sur les tiùts suivants: migrations et invasions des peuples les uns rh'>z ks autres, commerce des soldats avec le^f(Mllmes des lieux envahis; arnii^es étrangères, dont les conqui^rauts Romains, Goths, Huns, Arabes, Tartares ou Turcs (grossirent leurs rangs et leurs nations; captifs arrachés (le leurs paysoo pris sur une armée vaiucue» v\ vendus, dispersés en masse.

Quoi qu*il en soit, nous pensons qje Ton peut conclure que, dans Télat actuel de nos connaissances, un ne doit plus hésiter à admettre Tunité de Tespèce humaine. Nous ne pouvons pas sans doute calculer encore d*uiie manière rigoureuse Faction de toutes iesrauses si complexes dont Tinfluence a pu, en parlant it*une seule espèce primitive, produire un si grand nombre de variétés tii^iinctes dont les caractères sont persistants, tant que des circonstances en dehors d'elles ne viennent pas les modifier pnr leur puissance; maïs nous devons constater uue ces variations, quelque grandes et inuitipiiées qu'elles nous paraissent, sont moindres que celles que Ton fait éprouver aux asàinaux domestiques.

Tous les hommes sortent d'une même famille dont Adam et Noé sont les premiers aimeaux. Ajoutons que la facuhé de reproduciion générale, entre les races les plus différonte.s est une preuve de Tidenlité de l'espèce humaine. En effet, les animaux qui ne sont pas de la même espèce, ne se reproduisent )»asetilre eux: seulement les espèces il*un tnéiue genre, ou tout au plus celles des genres voisins ou analogues, donnent naissance à des métis liont la fécondité s*arrête epUis souvent è la première ou à ladeutième génération : il est rare qu*eile s^tHemie u^qirâ la quatrième. (Duput : Echo dumonde dtant.)

Le ilocteur Prichard est arrivé à une papille conctusion, en considérant qu*il existe >n grand nooibre de races humaines interiiéuiaires entre les principales de ces races, lui toutes se (iropagent et se perpétuent. Mes se perpétuent, puisqu'il r«*existe auun empêchement A leur reproduction , lémc d<ins le cas ou le croisement a li«'u ntre les races les plus disseu»blables (393).

fui parait donc constant, d*après ces l'aile, ue toutes les races humaines appartiennent une njême espèce ou h une même famille, moins que Ton ne veuille supposer qu*il y pour le genre humain une exception h la '^l<' à laquelle obéit tout te reste dos êtres ^^nisés. {Histoire naturelle de l'homme ou fchercheê sur Us causes des différentes races

t*>D3) Le phénomène des crDisemenls, quoique core peu coDiiii, a la plus liaulc importance ^ttr les êtres vivants. Lorsqu'il sera mieux élu - ?» il permettra probablement d*expl*qner la p|ii. rt des anouialies i^ue Ton reiuarouc chez riiomme

Aumamea, pur Prichard, traduit de Vtmgtais par le docteur Roulin ; Paris, 18i3.)

Disons quelques mots sur l'ancienneté de ces diverses races, en résumant le travail de M. Marcel de Serres , dont nous avons déjài parlé. L'histoire et la nature nous tiennent le même langage; Tune aussi bien que Tautre, nous apf)rend*que Thomme est depuis peu snr cette terre, qui cache Téfioque de sa formation et remonte à des temps dont la durée indéterminée nous restera probablement inconnue. Les traditions et les monuments historiques les plus anciens nous montrent le genre humain commençant par un seul homme de race blanche, le premier et Vunique chaînon de Thumanité. Loin de contrarier la date donnée h l'apparition de rhomroe par le plus ancien des livres, ils la conflrment au contraire de toute leur puissance.

Parmi les nombreuses tribus humaines qui couvrent maintenant la surface du globe, une a précédé toutes les antres, et Ton ne doit pas la chercher parmi les races colorées.

On a attribué aux nègres la source oCk les autres nations auraient puisé leur origine, supposition bien gratuite assuréiTient, car ils auraient dû les précéder dans la civilisation, et mootrer, par la perfection de leur langage» quelques traces de leur ancienneté.

Aucun des anciens tombeaux de l'Europe, ni peut-être d'aucune des parties du nouveau monde, n'a jaaiais offert le moindre vestige qui pût être rapporté h la race nègre.

Les ossements humains mêlés dans les ca* vernes à ossements, avec des espèces perdues, remontent au-delà des temps historiques; ce sont les traces les plus anciennes que nous ayons observées jusqu'à présent de l'homme sur la terre. Osl <lonc parmi ces ossements que l'on devrait découvrir les débris de la race nègre, si elle avait été i*éellement la souche de laquelle seraient provenues les autres variétés de notre espèce, et comme, à [proprement parler (394), il n'en existe pas, on ne saurait admettre qu'elle est la plus ancienne des tribus humaines.

En outre, les monuments, les statues el les peintures de la plus haute antiquité se rapportent tous è la race blanche, quoique souvent elle y soit représentée avec des nuances plus ou moins foncées. En résumé,, les faits physiques, de même que les faits historiques, nous apprenn<*nl que la souche , du genre humain, placée à son origine, auprès des grantls fleuves de TAsi»*, s'eàl abâtardie, en s'éloignont des contrées fortunées où elle avait été établie. La vie errante el aventureuse des tribus qui ont abandonné leur mère commune, jointe à l'intluence des climats nouveaux dont elles ont éprouvé rimpression, a puissamment contribué h

el chez les êtres qni se développent soas son influence. [Note de M. Marcel db Serres.)

(3S)4) Sauf quelques trarcs douteuses dans les cavernes de la Belgique, d'après M. P. Scbmerliei^

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