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DICTIONNAIRE RAC

3' Cuvier compare l'air* du crûnt ï oc de la face, et trouve que, chez rEuro[ié*^ii, elle est quadruple de celle de la faco; «Jai^ le Kalmoucki I aire de la face a déjà augmenté d'un dixième; dans le nègre, râ.il> mentation est d'nn cinquième; dan> le> npajous, de moitié ; dans les mandnlles, 1.^. deux aires sont égales; dans le lièvre, I m:. de la face est déjà plus grand du lers: dans les ruminants du double, dans le val, il est quadruple, etc.

Ajoutons encore quelques observ;t(i pour prouver que les diverses variéié> ^p l'espèce humaine répandues sur la sun,' du globe remontent en se groupant à m famille primitive, elle-même proventuiij ^^ couple unique, et pour indiquer qiiei; unes des causes de ces variétés. Ni ia fo i. ni la couleur ne sont des choses invaricin dans la nature vivante, et moins encore l'homme que dans les animaux ; parce i. ceux-ci ne sont, par eux-niémes, soud. ^ qu'à l'action des agents extérieurs, tândiv'. 1 homme est non-seulement soumis, loai.:: tout le reste de la création, aux influenres : . dehors, mais, ainsi qu'on l'a dit, son iMii ligence, sa sensibilité, ses habitudes, ^^^ mœurs, ses lois, ses préjugés, ses ca: msont des foyers de perturbation donl I àiin est incessante. La forme qui, par ia nui.: des os, semblerait devoir o;)poser le|ni^ résistance aux modification"*, cède con lut i reste, à iies principes modificateurs, >(»jm:: inconnus. Ainsi l'on voit des familles J< ' tons les membres, ou quelques-uns sei. • ment ont six doigts, soit aux quatre tiicmités, soit aux mains seulement, et u t< difformité se transmet par la génération, j^• qu'à ce qu*une cause aussi inconnue ({u*; '■" principe de cette variété, la fasse disja'l" queiquefors pour toujours, quelquefois supour une ou doux générations seuk. • (396).

Le crâne est la partie du corp*? qui ^i- ' les altérations les plus reniarquable> ; rr. là que se trouve un caractère iuj|)ortHi ^^ races, entres autres, delà rare nègre 3ï'T * on laisse un nègre au milieu .iescircon>t.i i*^ (}ui l'ont fait descendre au Itas de le'iir^ intellectuelle, il^ restera le même. 11 se i ' vera et se dévelof)pera au contraire, si '" " met en présence d'autres sujets d'une ra non identique. S'il est jeune, la forme • sa tète changera avec l'âge, par IVierrHv ' ses facultés intellectuelles, restées en:" ^r

(395) Les caviiés souterraines du mîdt de h l^'rancc, principalemeiil celles de Bézc (Aude) et de Mialel (Gard) ont présenté des débris de respétc humaine mêlés et confondus avec des animaux perdus. Parmi ces débris, on n'en a jamais observé qui {lussent élrc considérés comme ayant appartenu à la race nègre.

Quant aux ns humains rencontrés dans les cavernes du Brésil par M. Lund, ils lui ont paru avoir appartenu à des races analogues à celles qui vivent encore en Amérique. Ces débris humains se font remaniuer par un grand aplatissement dans la partie suprricure de la télé, q'ii a pour effet de rendre le frcnl rxirênicnicnl \nl\l.

Ce caracière av.iit été renrarqué. il y a <k' |i>nglemps. par de lltimboldr,^ v.het pltisi»Mjr> n»f'î américaines et particulièrement chéries iribu> i>idi^^ènes du Chili. (Marcel de Serres.)

(31)6) Diins Tancienne Konie. on dé>ip'naii «'^* familles par le nom de SedigitL Pliue ci d au;r'^ auteurs recommandables en font meotioD.

Maiipertuis a cité de pareils exemptes, rnmi. s'élant produits en AUcmagne. 1^ chirurgien i" Rulie, de Berlin, appartenait â une famille ijui a^ cetie singularilé par le càié mateniel.

(597) Ce n'est passeulemeni b couleur fip 'a if|ui fait le nègre proprement dit, c'est 8}>ociale i !■• ia forme de la lêic et la ulicvclur* Uinciw?.

itirselinaclîves jusqu'alors. Les facaltés, en 5e déTeloppanUroodificni le cerveau ,q«i est la grande condilîon insipumeiitale de la penjéiN el le cerveau r^agtl h son lour sur le crâne.

La cnuîcur se modifle encore avec la même bciliié: ici ce sonl les influences du climal qoi jouent le principal rôle, de même qne les bjbiiudes et les mœurs.

La couleur blafarde des Albjnos n'a-t-eUe Ms été surtout le résultai d*une affection morbide ? La science possède bien aujourd'hui un grand nomurede données incontestables h nos yeux, sur lesquelles on ^'appuie pour admettre nne race unique de lafiefle nous descendons tous, mais il est encore des lois occultes que Ton n'a pas pu dé-% lonvrir. En effet, Fétai naturel de l'homme n'est |>as la barbarie, ni ta vie sauvage ; les ))euples qui vivent dans ces conditions, n y font arrivés que par la dépravation, comme If prouvent les vices bonteui de ces peujilps. Ne doit-on pas recourir, pour l'expliquer, à la paresse, rexcilation des sens, la superstition, auxquelles conduisent des températures extrêmes?

L'albinos et le crétin, dit Eusèbe de Salles, peuvent être rorsidérés comme deux sentinelles placées en permanence aux deux eitrémités de la famille humaine : l'albinos ronsole le nègre, en Itii faisanl entrevoir la régénération ; le crélin tempère Forgueildes blanrs par la menace de la décadence.

Tous descendent de la même famille , et l'on peut dire que les races différenles du tvp« primitif ne sont que des accidents inbVrents surtout aux climats , à leur action l'Iivsfqne et morale, dont l'homme, vivant sans cesse dans ce milieu d'une manière fonliriue, n'a po parvenir à triompher. Tout pnmve la tendance de la nature à la simplicilé, à l'unité dans l'origine des choses. Examinons un peu l'analogie qui existe entre les animaux et l'homme. Dans des^ cirronstances particulières, une espèce d'ani- B<iux forme des variétés , aussi distinctes que celb^squ'on observe dans l'espèce humaine. Nous avons le droit d'arguer de la HiodiBcation actuelle de l'une à la modification probable de Tautre. Citons un exemple : la forme du crftne du mâtin et do la levrette diffère beaucoup plus que celle de l'Européen el du nègre : si on ne vent pas comprendre ces deux extrêmes au milieu dewiuels se Irouve une gradation intermédiaire, il est impossible de rien expliquer. Le crâne do sanglier, observe Bluincnbach, oe dilfère pas moins de celui du cochon domfstîqoe, son descendant indubitable , que ceux de deux races humaines quelconques ne diffèrent entre elles.

Dan5 chaque espèce de béleil oomeslique, un trouve des variétés aussi frappantes.

DE PHYS10I.0GIK.

RAC

Itif

(c98} L'espèce qui funmîi Pénonne bœuf

^ de

DvrlniD a été produite anitkietlemem, en la rreixinl avec des imlividos qui semblaienl réunir le (!» de poini% de perfection de loule cs^èvc ; la

Le changement de conleur et de structure des chevaux est encore un lait ordinaire. Cn Guinée, selon Beckman (Yoyagt io andflrom Bornéo^ London, 1748), les volailles et les chiens sont aussi noirs que les habitants. Le bœuf de la Campagne de Rome est gris ; il est rouge dans les autres parties de l'Italie, etc. etc. La forme générale et la structure des animaux sont sujettes aussi aux plus grandes variations. Le climat ou d*autres circonstances locales réduisent, en peu de générations, une espèce d'animaux amenée d'un autre pays, è la mèn)e condition que la race native, lellemcnl qu'elle en devient totalement distincte. D'après Bosman, les chiens européens transportés dans la nouvelle Guinée, dégénèrent promptement.

Leurs oreilles deviennent longues etdroitCJi comme celles du renard : ils prennent même la couleur de cet animal, et, au bout de quatre à cinq générations, ils cessent d'ebojer et font entendre è la place une sorte de glapissement.

Des variétés accidentelles se produisent également. D*après M. Prichard, nous allons citer un fait assez curieux, h propos d'une race de moutons élevée depuis peu de temps en Angleterre et connue sous le nomdeilficon ou race de loutre. Cette race naquit d'une difformité dans un animal qui a communiqué à ses produits ses singularités d'une manière si complète, que la race est finalement établie et promet d'être perpétuelle (398).

De tous ces faits, on peut admettre une grande base d*anaIogie applicable à l'espèce humaine. Les mêmes causes dont nous venons de parler, ne peuvent-elles pas s'opérer similairement et produire des effets non moins durables TNous ne voyons pas d'arguments sérieux propres à détruire celte théorie.

H nous parait donc évident que, dans chaque race de l'espèce humaine, il s'est produit, par des influences que l'analyse peut établir, des variétés tendant à|.v introduire lus caractères de quelque autre. Nous n'avons l>as, il est vrai, des exemples de nations entières qui se soient ainsi changées, mais nous ne pensons |)as que cette objection puisse infirmer notre opinion ; nous espé- . rons, dans le traité sur les rapports du physique et du moral, fwursuivre l'ensemble des idées éiiologiques indiquées ici en passant, et les appuyer sur des preuves plus positives. Passant' à un autre ordre d'idées, el considérant Thomme dans la vie sociale» nous trouverons une similituiie d'affection et une facilité àse modifier qui prouvent quo la faculté correspondante à linstinct des animaux est identique dans la race entière.

Les habitants des peuplades sauvages, par leurs relations avec les Européens, ont ap-

base élaril le Kyloe ou pctilc race des lliglands, vi loin le bctail qui arrive k quelque dimension extraordinaire est allié à cetUs race.

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