II. ^ Des muscles qui dilatent là poitrine
iPrèsqUe tous les muscles qui sMnsèrent eu thorat contribuent plus ou moins è la dilatation de la poitrine. — Le diaphragme peut être placé en première ligne.
Lès muscles intercostaux externes se placent en seconde ligne. Quant aux intercostaux internes, ils ne sont inspirateurs que dans le voisinage du sternum.
En dehors du diaphragme et des intercostaux, les scalènes, le grand dentelé, agissent puissamment poui dilater la poitrine; si le petit dentelé [loslérieur et inférieur a une action, elle doit être bien faible.
Le petit pectoral ne doit agir que dans les insuirations dilficiles.
M. Bérard pense que le sous-clavier» pren^nt son point fite sur la clavicule, agit comme auxiliaire des scalènes, mais sa aircction e^t peu favorable.
Les fibres inférieures du grand pectoral agissent seule.^ dans les respirations difficiles, mais il faut ehcore que rhumérus soit iixé. C*est ce que font instinctivement les malades qui ont une dyspnée. Winslow a nié d*une manière absolue TacUon inspiratrice de ce muscle.
Quand le bras est fixé, on conçoit que les faisceaux du grand dorsal, dont l'insertion se fait aux côtes, élèvent celles-ci et dilatent la poitrine dans les respirations difficiles, fiafler et Winslow professent cette opinion, mais MM. Beau et Maissiat la rejettent, parce qu'ils n'ont jamais constaté aucune contraction dans les dyspnées les plus laborieuses.
Haller a reconnu le piemier aue le sternocléido-mastoîdien contribue à élever la poitrine dans les inspirations difficiles. Mais, pour que cette action ait lieu, il faut que la tête soit fixée. Cette action se fait plus sentir chez ceux qui respirent par le type costosupérieur.
Les faisceaux du sacro-lombaire qui s'insèrent aux côtes* peuvent lea élever quand le cou est fixé.
* Quelques autres muscles du troue et du cou servent à Tinspiration d'une manière indirecte, en fitnnt les points d'appui des muscles que nous venons de voir. Tels sont les muscles sus-hyoïdiens el sous-byoldiens, les muscles postérieurs du cou, le traj èxe,
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rangulaire de romoplale et le rnomboïde. O'S trois derniers soulèvent le moignon de Tt^paule et enlèvent ainsi un poids assez. considérable qui n*est plus à soulever par les muscles qui agissent immédiatement.
Il ne faudrait pas croire que tous ces muscles agissent dans une inspiration ordinaire. l>e diaphragme, les intercostaux insf)iratcMirs, les surcosiaux, les scalènes, suffisent ordinairement, et chacun d*eux est plus ou luoiDs employé, suivant le lype respiratoire.