X. — Ya-t-il d'autres agents qui dilatent la poitrine
Magendie invoque la pression atmosphérique qui s'exerce par I intermédiaire de la trachée sur la face interne des vésicules pulmonaires. M.Bérard réfute cette opinion, qui n*est pas en rapport avec les notions de la phvsique. Sans doute» la pression almo* sphérique fait pénétrer l'air dans la poitrine; mais elle ne l'y fait descendre qu'autant que la diFatation préalable de cette eavité et celle du poumon^ qui en est la conséquence» ont raréfié Tair intérieur et produit un vide virtuel dans la plèvre. L'air entre, dit-il, parce que la cavité est plus large» et ce n'est pas la cavité qui s*élargit, parce que Tair entre. Supposez une vessie ouverte plongée dans raimosphère, Tair ne tend pas plus à la dilater qu'a la comprimer. La seule proposition qu'il faille établir est que la pression almos4>hérique,à l'intérieurdu poumon, est-la condition sans laquelle les puissances inspiratrices ne pourraient dilater la poitrine. Si on lie la trachée d'un mammifère» il se consume en efforts impuissants pour dilater son thorax que comprime l'éaorme poids de l'atmosphère. .