II. — La volonté
Certains muscles obéissent à la volonté. N'est-il pas vrai que, lorsque nous voulons rtsmaer nos membres, au même instant, certains muscles entrent en action, et ce mouvement persiste tant que la volonté Texige ? Il est à remarquer que tous nos muscles ne nous obéissent pas également bien : si Ton rencontre des hommes qui, à leur gré, vomissent; si qaelques-uns, comme le gentilbomroe cité par Harvey, peuvent réellement suspendre les mouvements ducœur, la cause lie peut |)asen être attribuée h une action directe de la volonté sur l'estomac et sur le i'Qur. Les muscles eiternes du pavillon Auriculairei mobiles chez divers animaux, le sont aussi chez quelques hommes, à çaase, sans doute, de leur volume, de leur innervation, etc.
La volonté augmente ou diminue Ténergie de la force motrice, sans augmenter ou (iiminuer toujours d'autant le raccourcissement du muscle ; exemple : nous pouvons
(UO) Un cœar vide de sang, ou dont on a lié 1<^ gros vaitfseaax qui apportent ce fluide à se« ven- (nculet, a continué ses mouvements plus ou moins de temps. F, Bérard a fait sur les intestins des eipériences analogues lYoy. F. BCRAse, art. Force muuulaire dans le DicL aeêêàenc. médie.en 60 vol.; v<9. aussi ses Rapporté du pku$. au moraL)
(441) L*univers entier lui-niéioe n*est-il pas mu, datis ses grands ressorts, par un automatisme ana* ^ue, i|uoique bien dilTi^rent sans doute? Quelle autre force meut les autres dans leur spbénis qu*une force spontanée, c*est^à-dire sans autre cause qoVIle-méme, ou nne force intérieure qui «uit paisiblement les lois immuables que lui a imprimées
DiCTIOMI. DB PUYblOLOClE.
fléchir nos doigts au même degré, mais avec une force bien inégale (MS).
m. — La sensation avec conscience.
Il faut séparer les mouvements liés è une sensation avec conscience des mouvements déterminés par une simple irritation, comme les mouvements réflexes. L'observation le constate, sans pouvoir nettement l'expliquer. Dans les opérations chirurgicales, on voit la douleur déterminer un véritable mouvement convulsif, qui n'est pas le même ou plutôt qu'il ne faut ()as confondre avec Teffort vo* lontaire que fait le patient ^lourse soustraire à la douleur, pas plus qu'avec les monve* roents réflexes (U3).
L'impression du flroid Ait entrer en convulsion la mâchoire et les membres. Une sensation particulière dans le gosier provoque la toux, etc. Dans tous les cas, c'est une sensation avec conscience gui met en Jeu la force motrice, quelque éloigné que soit du muscle qui s'agite le point qui. la perçoit.