‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 29 sur 340 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

Les udmaiis inférieurs se rapprochent, mos bieo des rapports, des végétaux ; ils ses élûigaent sous plusieurs autres.

Cbex les animaux supérieurs, la vie sensiuio-tfiimale unie à la vie végétative, prend on développement de plus en plus considérttil« d la modifie dans tous ses détails. Les ictff négétatifis préparateurs se multiplient H ^ compliquent : les ftges et les sexes, les ûârftoces individuelles sont de plus en p)us

Enfio lliomme possède seul la vie humaine. qui oMdifie lés oeux autres avec une puissrace d*autant plus grande qu'elle atteint un pla< haut développement. Les forces végétadTes» sensitivo-aniaiales, intellectuelles et mnnia, offrent dans leur évolution à tra- Tfr$ les Iges une certaine indépendance sur laquelle la plupart des anthropolog;istes ne $e sont pofint suffisamment appesantis.

Après avoir tracé , d'après l'observation, .libtoîre de la force et des fonctions végétabnâ chez les plantes, de la force et des fonctions Tégétattvo-sensitives chez les animaux rnftrieurs et supérieurs, en suivant leurs nriatîoQs dans les divers Ages et les mettant en rapport avec les dispositions matérielles de rof^msme , on peut aborder avec plus &*iTn\a^\e même examen chez Thomme oiiu&iMMneaadjrnamisme, la force intellectutflIe,TieotsejiHDdre aux précédents.

l'^ro/utioo des Ages est soumise chez rbuffioe à èrerses lois primordiales ; nous dt'roas comme exemple, celle de la septenamté.

Certains auteurs ont pensé que la force pu« /i^aiefll biologique ou plastique était tresùibkéèskdébui de la vie, ou qu'elle dép^fidait eielusivement de l'organisation ; à'^itra ont admis qu'elle était alors à son piu5 haut àe^ de puissance ; aucun de ces «NàD« n'est en rapport exact avec l'observation. Au début, la force plastique nutritive <k création individuelle et d'accroissement ^ dans sa plus grande activité, mais elle n'a ^'!»t la régularité qu'elle aura par la suite ; ^l'toedoQoe point aux tissus la consistance et li-'^e qu'elle leur assurera plus tard. La plas< trir créatrice domine si bien l'organisation, ?-*'le la produit de même que les instru- '>ûî.< orçaniques qui devront servir à exé- «î^r les diverses fonctions.

^<ni5 terminerons ces généralités sur l'âge, [«un fragment de notre commentaire sur la f^y*îologie de Stahl (22).

.^ou5 montrerons plus tard que la force »ïiï!eet la vie végétative varient avec les topéraments physiques, avec la crâse, la '«^'tture, la disposition instrumentale de l'a- ^t matériel ; et que de plus, les variait du dynamisme vital ont, dans les diffé- ^ts tempéraments , des rapports positifs *<^ celles des dynamismes sensitifs et in- *<^e€tuels: remarquons maintenant qu'il en cstde même relativement aux Ages.

La durée de la vie, pour chaque espèce ^^^nie, dépend moins de l'agrégat matériel

que du dynamisme vital et des impulsions primitives ou successives données à cet agrégat par l'activité vitale de son dynamisme ; sans cela, on ne concevrait point qu'un cheval ne vive en moyenne que vingt ans, tandis qu'une baleine vit, dit-on, pendant plusieurs siècles. De même, les variations bien déterminées apportées par les Ages tiennent plus aux variations primordiales du dynamisme qu'à celles de l'agrégat et du milieu dans lequel il vit. Ces variations du dynamisme sont soumises à la loi primordiale de la septennalité , loi bien établie expérimentalement , et dont la cause rationnelle, encore mystérieuse, éclairerait bien des points de la médecine si on pouvait la découvrir.

Pourquoi le fœtus est-il viable à sept mois ? Pourquoi naît-il à neuf l Pourquoi i« première enfance finit-elle à 7 ans? Pourquoi la puberté commence-t-elle à 14? Pour- Îuoi la menstruation s'établit-elle d'abord à 4 ans ; se reproduit-elle chaque 28 jours 4 fois?]? Pourquoi finit-elle à 49 ans avec a fécondité, etc. T La mécanique, la physique, la chimie, l'anatomie, etc., sont insuffisantes pour expliquer complètement ces faits, qui sont plus dynamiques qu'organiques.

La vie et le dynamisme sensitif, comme la vie et le dynamisme intellectuel, obéissent, ainsi que le dynamisme purement vital ou végétatif, à la môme loi primordiale de la septennalité. Ici encore les théories organiques sont insuffisantes ; il faut v joindre les lois dynamiques. Pourquoi 1 enfant a-t-il plus de mémoire, l'adolescent plus d'ima^nation, l'adulte plus de jugement, le vieillard plus de circonspection? Cela dépend, dira-t-on, de ce que l'adolescent ou l'adulte ont développé davantage, par l'exercice, le matériel de leurs organes cérébraux : ces explications sont trop superficielles. Développez beaucoup le cerveau d'un enfant par un exercice intellectuel prématuré, avant que le dynamisme intellectuel ait pris à l'époque marquée par la nature son développement normal, vous étoufferez ou vous dé* vierez cette intelligence ; vous aurez un arbre précoce qui portera des fruits prématurés, mais imparfaits, et n'en donnera jamais de bons au moment de la maturité. Ce au'il importe de remarquer ici, c'est que le ynamisme vital et le dynamisme sensitif souffriront comme le dynamisme intellectuel, et que la vie, la crAsè, la texture, l'instrumentation seront altérées, au point de vue sensitif et intellectuel , comme dans leur partie végétative ; vous aurez, Menstbilitas €t mens morbosœ in corpore morboso. Pourquoi cela? Parce que l'Ame humaine est un tout végétatif, sensitif, intellectuel, moral ; que ce tout forme, avec la crAse, la texture, l'instrumentation, un second tout harmonique dont l'évolution est soumise à des lois

Erimordiales svnergiquement coordonnées, ertainementi le matériel joue un r61e im-

1^ Yo|. nos Etudes 9ur SfaA(, fascicule 2, Physiologie.

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DICnONNAIRE

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portant, mais le dynamisme est fait pour le dominer.

On voit aisément l'analogie qui existe entre cette doctrine Stahlienne et celle que M. Lordat a développée avec tant de supériorité dans son beau Traité de Viménescence ou agérasie du sens intime f23). Le dvnamisme vital et Tagrégat matériel s'affaiblissent et s'usent avec 1 âge , tandis que le dynamisme intellectuel ne vieillit pas : ce qui manque au vieillard, c'est la force et Tactivite vitales, c'est l'organe physique : artiste consommé, il est trahi nar son instrument. Nous irons encore plus loin ; nous suivrons la tradition Mosaïque adoptée par Platon et

{)ar son école, la pensée de la haute schoastique, celle des Stahliens théologiens , et nous dirons avec eux : « La partie immortelle de l'Âme humaine , c'est-à-dire ses facultés intellectuelles et morales, tendent toujours à grandir pendant cette vie passagère, comme elles continuent à le faire dans un monde meilleur; l'ftme humaine est riche de nombreux trésors obscurs et cachés qui travaillent, suivant l'expression Thomiste, à passer sans cesse de la puissance à l'acte, des ténèbres à la lumière, de sorte que notre vie future {in palria, dans les cieux), où l'intelligence marchera de clartés en clartés, suit absolument, sous ce rapport , la même loi que notre vie terrestre, lorsque nous sommes assez sages pour ne point en dévier. Aussi rhomme qui, pendant le cours de son existence, ménage son organisme physique, son dynamisme vital et sensitif, et développe, par un exercice convenable, les facultés de son esprit et de son cœur, étonne encore» dans sa verte vieillesse, par la maturité, la vigueur, la fermeté des hautes qualités qui le distinguent. » La vraie physiologie médficale et psychologique des tempéraments et des Ages, est un vaste domaine oti nous pourrions recueillir un grand nombre de vérités aussi neuves qu'importantes.

Les différences physiques et morales qui caractérisent les Ages, se lient aux variations de l'activité vitale. C'est par suite des lois qui lui sont propres que l'Ame déploie, pendant chaque Age» des modes spéciaux appropriés à la texture des parties, a l'état des fluides^ aux actes qu'il faut accomplir, au but oui doit être atteint. Ce principe donne la clef des phénomènes qui se manifestent dans les divers Ages. H y a là un plan, un type, une idée générale que l'Ame réalise, en réglant sur eue les quantités, les qualités, les directions de ses forces sensitives et motrices.

On distingue six périodes principales, qui

f)euvent elle»-m6mes se subdiviser : Venfance, a jeunesse, l'adolescence» la virilité, la vieillesse et la décrépitude.

La vie corporelle (nutritive et sensitive) qui sert de base et de support à la vie intellectuelle et morale et qui la précède, est celle dont l'Ame doit s'occuper spécialement

(25) Les germes de celte pensée Hippocratique avaient été déjà largement commentés par Aristoie et son école, et surtout par plusieurs médecins du

dans renfonce ; les systèmes nutritif et son^ sitif sont alors les centres d'une grande actin vite. Les appareils digestifs (bouche , csto-^ mac, intestins, glandes correspondantes j vaisseaux lymphatiques, ch^lifères, organe^ séôréteurs, la peau, etc.) d'une part, les or^ gaines 'des sens de l'autre, deviennent U siège d'un travail considérable et incessant \ aussi est-ce vers la tAte, l'abdomen, etc., qud se dirigent les mouvements fluxionnaires] L'enfant mange» sent et dort pour développeii son corps, se mettre en rapport avec If^ monde extérieur et réparer par le sommeil cette fatigue de la veille. Le tourbillon nuii i^ tif et sensitif est considérable ; le pouls es^ rapide sans être fort» parce que les fluide^ sécréteurs ont besoin de traverser promiiie^ ment toutes les parties, et qu'ils le font san^ effort, au milieu de tissus tendres, lâclies] aréolaires, d'une extrême perméabilité. LtH systèmes moteur et sensitif présentent U\ même caractère : l'impressionabilité est vivt; prompte, mais inconstante et superQcieile les mouvements, très-multipliés, ont pei^ d'énergie, peu de persistance, ils sont inc('H tains et mal déterminés; les excrétions sonW abondantes et actives, comme les sécrétions et la nutrition; la mémoire et l'imagination se développent successivement et dans un temps assez court ; mais ces facultés sont j avant tout, sensitives. L'enfant saisit vite e^ se rappelle aisément, mais il réfléchit à k hAte et n'approfondit pas.

Ceci nous explique toute la physioloçcid des enfants et leur pathologie ; ses malailieil ont surtout pour siège la tète et la fac«! (l'encéphale, les yeux, les oreilles, la bon che, etc.), les systèmes digestif et lynipha tique, la peau, les muqueuses, etc. Le caraco tère de ses affections est, de plus, nerveux spasmodique, convulsif.

Les questions nombreuses relatives à V^y^o seront traitées à l'article Vis (Histoire eh ru noiogique de la vie humaine)

ALIMENTS.— Ce mot a été employé d.?n divers sens. Incertains auteurs, lui accorc) ai j la signification la plus étendue, ont donné c\ nom à toutes les substances douéqs de 1 propriété de réparer les pertes dynamique ou matérielles des organismes vivants, iVvu\ tretenir et d'exciter la vieou la vivacité vitalcj dans ce sens, l'air ou plutôt l'oxygène est u{ aliment; c'est le pabulum vitœ. Hais, airH qu'il faut l'observer, pabulum vtto n'est poiij pabulum corporis: l'oxygène, en oxydant Id matériaux de l'organisme, tend àlesdétruirf il excite la force et les actes vitaux, mais dévore le corps lui-même ; c'est un combu va n et non un combustible ; c'est un aliment il la vie, et non un aliment réparateur; il ^ rapproche, sous ce rapport, de la chaleur, (1 la lumière, de l'électricité, etc., qui sont d< excitants de la vitalité, et non pas des al ments.S'il devient aliment, c'est par ses con binaisons avec d'autres substances, combina

moyen Age et de la renaissance. (Voir ârtst.» f anima, avec les commentaires d Albert le GrarH de S. Thomas» des Goimbrois, etc.)

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soflf dMS lesquelles il change de caractère.

iifiâ.oooibme avec rhydrogeae» il forme de

feau; afec Phydrogène et le carbone» des

nhjluioes grasses ou amylacées ; avec l'hy-

drasboeje carbone et l'azote, des substances

^bamuMHdes.

Caraoan^ues relatives à Vaction djrnamique

de raro'sTaieat point échappé à Hippocrate

di plusieurs de ses commentateurs, è Stahl,

ilirthex: c Minus probabile est quod aer sit

ciftsoQO maxime vescuntur animantes,quam

(;aoilu>ipso in pulmone inhalante sumatur

qodddaiD fokulum vUœ^ seu materia vivlûca

meozDÎta.» (Bakthkz, Nova doctrina de fun^

ctimkui, 1774, p. 32. )

L'oijrg^eest donc tantôt un aliment dynamique, tantôt un aliment réparateur. Les di- \w>ts substances alimentaires devront être csiminées sous ce double point de vue. On 6tm chercher le rôle qu'elles jouent sous ces Jeta rapports, immédiatement ou consécutmme&t,par eDes-mémeSypar leurs transforiDitioQs,lain combinaisons, leurs éléments Tiriéâ. Ùair Dourrit la plante par le carbone desoD aride carbonique, peut-être par l'azote qu'il renferme; il l'excite par son oxygène qui peut coBlriboer également à sa réparation. Usilimeatsoommés respiratoires (féculents, ttce\iana&, hûleux, graisseux, etc.) agissent dmuDe eicîAanls caloriGques, quand ils sont brùM&,eleffi&ïïie réparateurs essentiellement plaâbq^ lorsiiuHs passent à Tétat de principe$ fUf (enuires azotés. Les aliments plas- Mes, i letir tour (aliments albu min oïdes, maunoses), deviennent respiratoires, lorsficperibot leur azote, ils descendent dans bcwe d'aliments féculents ou gras (hydroorft^oésouhydato-carbonés). La question N dooc très-complexe, et réclame une miflutiettse analyse. Par suite de mélanges, de toobiBaiscMis, de transformations, de déplac^meots moléculaires, une même substance Tihe dans ses propriétés dynamiques ou plas- U /ues et réparatrices ; il est tonique ou émolfwol, excitant ou sédatif, réparateur ou inerte ; ^ )« change en médicament ou en agent V'iiijQe. Un acide concentré ou étendu, in- Uci ùu décomposé» ioue alternativement ces ^^Qts rôles. Le physiologiste, l'hygiéniste. If 'aoiden, le micrographe, le chimiste, doi- >c:s associer leurs etforts, pour résoudre ces {njôlèmes difficiles, en portant, de plus, leur iQ-otion sur l'état matériel et dynamique â ua (acteur très-important : l'organisme viiflt lui-même.

i* Cd grand nombre de physiologistes n'ont (OQserré le nom d'aliments qu'aux substances nsceptibles de réparer les pertes matérielles d 00 organisme vivant, de servir à son dévei'9pement, à son accroissement, à son entrera, en s'assimilant à ses parties, en s'incor- (lorant avec elles. La classe des aliments reste c&<*ore fort étendue, puisque les parties vivotes ont des éléments très- varies : mais il Oï faut pas oublier que certains principes Ifemiers peuvent par leurs combinaisons produire un grand nombre de principes seojods. Pour qu'une substance soit alimentaire, ûlaot qu'elle contienne des principes répa-

rateurs, qu'elle les cède avec une facilité suffisante, sans altérer l'organisme, san^ produire en lui de modification trop vive, soit dynamique soit matérielle. Quand elle ne remplit point ces conditions elle est ou elle devient médicament ou poison. Les organismes vivants présentent des dispositions trèsvariées en vertu desquelles, ce qui est aliment pour les uns cesse de l'être ou est insuffisant pour les autres. Ainsi l'air et l'eau seuls, nourrissent en général les végétaux qui peuvent s'accrottre sans autre secours; les animaux, surtout lorsqu'ils appartiennent à des classes plus élevées, exigent une alimentation plus compliquée, parce que leur puissance assimilatrice est moms prononcée. Il leur faut des principes albuminoïdes, graisseux, azotés, et de plus, certains aliments minéraux (de l'eau, des phosphates, des carbonates, etc.), dont la privation amène un dépérissement plus ou moins rapide ou même une mort

f prompte selon le rôle qu'ils remplissent dans 'économie. L'alimentation de l'animal, pour être complète, doit être bien plus variée que celle du végétal.

La variété de l'alimentation est de rigueur pour les animaux d'un ordre élevé; elle est nécessaire ou utile à l'homme, même dans un état de civilisation peu avancé. Â mesure aue celle-ci prend un développement consiaérable, elle crée des habitudes, des modes

f)articuliers de l'organisme, dont il faut absoument tenir compte dans les prescriptions diététiques. Ainsi les voies digestives affaiblies comme l'organisme tout entier, chez les habitants des grandes villes,^ réclament aujourd'hui des assaisonnements, des substances

toniques, sans lesquels l'assimilation n'aurait lieu qu'avec de srandes difficultés. Mais il ne faudrait point abuser de ce principe; nous devrions même faire tous nos efforts pour rentrer dans une voie plus naturelle et pour secouer le ^joug de ces nécessités factices que nous n'aurions plus besoin de nous imposer si nous pouvions les attaquer dans leur ori-

Sne. Nous avons pu nous convaincre que lydrothérapie doit une partie de ses succès à une sage application de ces principes. Un officier supérieur Prussien qui avait recouvré à Greffemoerg sa santé perdue depuis longtemps, me disait que ce résultat avantageux était principalement dû pour lui comme pour beaucoup d'autres, à ce qu'on leur avait imposé pendant un temps considérable une vie plus simple et plus naturelle. (Foy. nos Études sur l'hydrothérapie, 1843.)

3* Plusieurs auteurs ne regardent comme aliments véritables que les substances organiques : ils font remarquer que l'eau n est qu un véhicule ou un dissolvant des éléments organiques,et que les animaux n'avalent point, pour se nourrir, des phosphates, des carbonates, du fer, du manganèse, etc. (Voy.

Brachet, Physiol. t. n , p. 3, 1855.) Ces observations ne manquent pas d'une certaine justesse. On peut néanmoins objecter que cette définition de l'aliment ne s'applique point aux végétaux et aux animaux inférieurs ; que l'homme lui-même use de sels; qu*il

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trouve dans les végétaux et les animaux dont il se nourrit, des substances minérales indispensables pour sa réparation; que les animaux prives des aliments qui ne contiennent pas de phosphate calcaire ont les os mous et privés oe la consistance solide réclamée pour leurs fonctions, etc. En un mot, si les aliments organiques sont nommés esseniiehf et les inorganioues, accessoires, on doit reconnaître que ces oerniers (même en dehors de l'eau) sont nécessaires pour que l'organisme soit normalement réparé.

4'' Pour traiter les questions relatives aux aliments, il faut :

I. Embrasser tous les êtres vivants, en s'élevant par une voie progressive des végétaux convenablement classés, aux animaux inférieurs, de ceux-ci aux animaux d'un ordre supérieur, de ces derniers è l'homme considéré dans les divers pays, dans les différentes classes, dans les clegrés si divers de civilisation, etc. ;

II. Mettre sans cesse en regard l'aliment et ses éléments constitutifs immédiats et médiats,d'unepart,et d'un autre coté, l'organisme à entretenir, à développer, à accroître, à modifier considéré sous les mêmes points de vue, sans oublier la grande influence des milieux. On sera alors frappé des remarques suivantes :

1. Le sol et l'atmosphère sont en quelqno sorte les voies digestives et réparatrices des

f)lantes, dont la respiration ordinaire (par 'acide carbonigue) n'est du reste qu*une digestion. Les végétaux parasites externes et internes trouvent un sol de plus dans les végétaux ou les animaux sur lesouels ils sont fixés. Les véritables ferments végétaux sont des germes vivants, et les prétendus actes chimiques connus sous le nom de fermentation sont, en partie du moins, des actes physiologiques de nutrition suscités par eux et autour d'eux. {Voy. articles Feruent et Fermentation.)

2. Les végétaux se nourrissent surtout d'éléments inorganiques binaires (acide carbonique), air (bydro-azoté), eau (hydro-oxygënej, et de quelques sels qu'ils séparent, réduisent, recombinent ou réunissent, pour en former les aliments des animaux (féculoses, substances grasses, albuminoses ). Parmi ces substances, les principes carbones sont surtout, pour leur propre compte, plastiques ou réparateurs.

Les animaux inférieurs se rapprochent des végétaux par leur alimentation et leur puis* sance plastique. Les ferments animaux sont, comme les ferments végétaux, des germes vivants qui se développent dans la substance fermentescible : l'étude des parasites animaux présente aussi un grand intérêt.

3. Les herbivores, les granivores, etc., en un un mot ceux qui se nourrissent de substances végétales sont en quelque sorte des estomacs et des laboratoires préparateurs pour les carnivores, comme les végétaux l'ont été pour eux-mêmes. Us ramassent pour eux des aliments saccharins, graisseux, fibrineux dont les carnivores font ensuite leur profit.

Le sol et l'atmosphère, le végétal, les d ri maux inférieurs, les herbivores, tels sont J appareils successifs par lesquels passe matière inorganique pour devenir de plus plus organique, jusqu'à ce qu'elle atteijj dans les carnivores son plus haut degré d nimalisation. Arrivée à ce point, la substan organique ne nourrit pas convenablement , est peu recherchée; il faut qu'elle se décm

{)ose et se transforme pour recouvrer les (jt ités qu'elle a perdues. Ainsi lestions ne nournssent guère ni délions, ni de tigres, d'animaux essentiellement carnivores, ji plus qu'ils ne vivent de végétaux. Les qti <» t éléments fondamentaux de la subsi/ui organique, oxygène, hydrog;ène, carhon azote, ont leur rôle spécial qui doit être h'u étudié.

Après ces recherches on peut passer pli aisément en revue la série des questions su vantes si souvent controversées : l*Qucl est sens de cette phrase Hyppocratique : Il n'y qu'un seul aliment, et il y a plusieurs siil> tances alimentaires (De alimento et nufr tione) ? a** Faut-il à tous les êtres vivants ui alimentation variée, et quelle est la cause < celle nécessité? 3» Quelles doivent ôl/e

auantité, la qualité, la nature des aliments i\ es boissons? 4* A quoi se rattachent l«.nj digestibilité, leur pouvoir nutritif, réparaleu dynamique? Toutes ces questions seroi traitéesaansdiversarticles.(Foy.NouRRiTUKi

Nutriment, Nutrition, Régime, etc.) '

Nous terminerons les réflexions nrélimi naires qui précèdent par quelques idées eni pruntéessurtout à la Physiologie de Burdacli ce sont des matériaux utiles que nous plaeoi sous les yeux de nos lecteurs, nous proposa^ de les mettre en œuvre et de les interprol dans la suite.

Les aliments sont empruntés aux dei; règnes organique et inorganique.

A. — Subitanees organiques.

L Les principes immédiats alibiles d substances organiques sont : pour les véij;»| taux, des matières non azotées (amidoij huile...), ou azotées (gluten, albumine vJ gétale, etc.); pour les animaux, des maliôr non azotées (graisses, sucre de lait...), ou a?»! tées (fibrine, albumine, etc.). Prout voul.i| réduire les aliments à trois classes, réponda^ aux principes constituants du lait (albuminj sucre, substance grasse) . Voici leurs princ paux caractères communs.

1" Ils sont très-répandus ; chaque cor] vivant en contient plus d'un. 2* IndifférenI par rapportàrorganisme,ils occasionnent pH de changement dans sa composition njak!

rielle et ses actions vitales (son dynamisin vivant), et n'amènent pas de décomposiiin chimique. Ils se montrent pour la plupaii au point de vue de la chimie, rapprochc^s «i l'indifférence, telle qu'elle nous apparaît dai l'eau, toutefois avec une certaine prédom nance du caractère basique. Ainsi, tandis qu dans les résines et les alcaloïdes, qui jouisseii de propriétés excitantes, la proportion d l'hydrogène à l'oxygène est généralenieii

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lel:I(ndel:S,eneestde1 : 3 et de plus dans U Sbrine, la fl^latine et l'albumine, tant ani*

|oauM ei 1 anuaoD ; enua ae i : lu jusqu tt dis» il tannin et les acides, qui ne sont bomKbfubslances nourrissantes. Cependant iiAdîferesce par rapport à l'organisme tient tix-tftà d'autres circonstances, car la pro- >iftAO de l'hydrogène à l'oxygène est de 1 t .11 dans rnuile grasse, et de 1 : 1,53 dans

IL Lfi^ deox règnes fournissent la matière Li&Je, mais c'est le règne animal qui la donne ta j).iis grande abondance. Les animaux des «emièrts classes, infusoires, polypes et en- Vttoaires, se nourrissent de substance ani* eii>. Od peut en dire autant de la plupart ^^ Kilres animaux sans vertèbres, è 1 excepn 3 ()ts insectes, dont la majorité vit de vé- ^uai. La nourriture animale prédomine égakrucnl chez les poissons et les reptiles, et ne cttie le pas à l'autre que chez les oiseaux et ics mammifoes; mais, parmi ces derniers, les herinvores sont nourris du lait de leur iiwT« peadanl les premiers temps qui suivent \a bsttsance, de même que certains insectes i^^î&idesohAances animales à l'état de larve» eidisvâetottsi^étales à l'état parfait.

1* Qd'j a poinl de différence absolue entre les dtm soiies de nourriture ; loin de là même, ëlespasseai de l'une à l'autre par une grftiitiooûbeiKible.La nourriture animale est canctêmée au plus haut degré dans la chair H tt 4flg des animaux à sang chaud, et elle senppfwbedela végétale dans la substance ^/tptiltis et des poissons, mais plus encore âios celle des animaux sans vertèbres. La b'jmiUïrt Totale se montre à nous aussi puf? que possible dans les sucs acidulés et le frujL'age des plantes, tandis qu'elle se rapfn^'he de l'animale dans les racines, les ihiiîs, et sQitout les graines oléagineuses et Gzi.* lacées. Il n'y a que les animaux Carnivore^ plus robustes, comme l'aigle, le lion, <içt, etc., qui se laissent mourir de faim pa!4que de toucher à des végétaux; les ^3^:15. les chats et autres carnivores devenus fr.i'i, s'habituent à la nourriture végétale, pr^ièrement au pain. Il est plus rare en- '^t'iueies herbivores dédaignent au besoin *^'i!iments tirés du règoe animal : bien loin >. là, ils finisseat par s'y habituer au point  leur accorder la préférence; des pigeons •Q avaient été forcés de manger de la viande, 'f*^ qu'on les avait privés de toute autre >vriture, ne voulurent plus ensuite du exQ.HiixKa, Elém.pkyiioL^ t. VI, p. 190). ^^ bêles à cornes et les chevaux qu'on a •Jurhs avec du poisson, vont à l'eau pour ;tQer, et.quaod les sauterelles ont dévasté ^prairies, les bestiaux, pressés pjir la faim» -^ï^at point h les manger (Froriep, Abto». t lixVU, p. 55).

r Des animaux très-rapprochés sous le ^J^ d« tue de l'organisation, s'éloignent les ^ des autres relativement à leur mode d'a- •^eoiation. Tandis qu'en général les polypes ^tat eidusîTement de matières animales^

que les hydres mangent même de petits poissons et de la viande hachée, dédaignant les substances végétales, ou les rendant sans les avoir digérées, la Tubularia gelatinosa se nourrit des fleurs et des graines de la lentille d'eau. La plupart des gastéropodes vivent d'animaux; mais quelques-uns, qui sont terrestres, et les aplysies, parmi ceux de mer, mangent aussi des plantes. Parmi les coléoptères, certains genres sont herbivores, et d'autres du môme groupe, carnivores. La même chose s'observe, dans la classe des mammifères, chez les ours et les cétacés.

3* Beaucoup d'animaux font usage, indistinctement, de nourriture animale et de nourriture végétale. Les oiseaux palmipèdes et échassiers, dont les aiiments sont surtout tirés du règne animal, mangent, non-seulement des poissons, des reptiles, des insectes, etc., mais encore des plantes aquatiques et leurs graines. Les passereaux vivent en partie de fruits et de semences, en partie d'insectes et de vers; peu d'entre eux n'adoptent que l'un ou l'autre de ces genres de nourriture, et la plupart usent indifféremment de tous deux. Les gallinacés sont dans le même cas, car leurs aliments comprennent d'un côté les reptiles; de l'autre, le feuillage de certaines plantes. Les corvidés surtout mangent des graines et toutes les substances animales qu'ils peuvent rencontrer, insectes, reptiles» jeunes oiseaux, petits mammifères, charognes. Parmi les plantigrades, la taupe vil de vers, d'insectes, de crustacés et de racines; le hérisson, le blaireau, le glouton et l'ours, de vers, d'insectes, de reptiles, d'oiseaux» de mammifères, de fruits, de graines et de racines. Le renard et la martre aiment les fmits» et l'hermine les champignons. Tandis que les rongeurs sont généralement destinés à vivre de matières végétales ; le loir, le muscardin, le spermophue, le hamster dévorent aussi des insectes, des vers, de petits oiseaux et de petits mammifères. Les différentes espèces du genre Mus mangent à peu près tout ce qu'elles rencontrent.

4* Ces exemples, qu'il serait facile de multiplier, suffisent pour mettre en évidence ce qu on doit penser de l'assertion des écrivains qui ont prétendu que l'homme doit tirer sa nourriture d'un seul des deux règnes organiques (Haller, loc. ci'r., t. VI, p. 189). Rousseau disait qu'il doit vivre uniquement de végétaux, parce qu'il a deux mamelles, comme les herbivores, et qu'il ne fait d'ordinaire qu'un seul petit à la fois. Helvétius, au contraire, lui assignait la viande pour nourriture exclusive, à cause de la brièveté de son cœcum. La faiblesse de pareils arguments saute aux yeux. Tout, dans l'organisation de l'homme, annonce qu'il est destiné à une nourriture mixte : ses dents ressemblent à celles des carnivores, mais ses incisives ont proportionnellement plus de largeur, et par conséquent plus d'analogie avec celles des herbivores; ses canines sont plus petites, et les couronnes de ses molaires n'offrent pas des pointes si saillantes : son estomac se rapproche aussi davantage de celui des carnivores, ce qui, du

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reste, a lieu également pour celui du cheval et du cochon ; Tintestin n'est m aussi long que chez les herbivores, ni aussi court que chez les carnivores; le cœcum est infiniment plus court que chez les herbivores, et l'intestin anal plus long et plus ample que chez les carnivores. Gall avait signalé encore un caractère dans la conformation de la tôte : il prétendait qu'en tirant une ligne de l'apophyse zygomatique à l'apophyse mastoïde, et abaissant sur cette ligne une perpendiculaire qui traverse le conduit auditif, celle-ci partage le crÂne en deux moitiés égales chez l'homme, tandis que la moitié antérieure est plus forte chez les herbivores, et la postérieure plus considérable chez les carnivores, ce qui indiquerait, chez ces derniers, un plus grand développement du cervelet et des lobes postérieurs du cerveau. Mais l'observation ne confirme pas pleinement cette assertion. Nous ne pouvons pas davantage admettre ]*opinion de Broussonet, qui pensait que la proportion des canines aux autres dents détermine la

Proportion normale de la nourriture animale la nourriture végétale.

5* Ce qu'il y a de plus important, c'est l'instinct qui porte à faire usage d'une nourriture mixte, et l'effet que cette nourriture produit sur l'état de la vie. Un régime exclusivement végétal entraxe, en général, des acides dans les premières voies, desflatuosités, le défaut d'énergie musculaire. Les matières animales contiennent la substance alibile plus concentrée ; il n'est donc pas nécessaire de les prendre en aussi grande quantité ; elles chargent moins les organes digestifs, et par ce motif déjà, et parce qu'elles sont plus feciles à assimiler; enfin, elles procurent plus de force musculaire; mais leur usage exclusif engendre la pléthore, et prédispose tant aux maladies inflammatoires qu'aux sécrétions anormales, principalement des reins et de la peau. Une nourriture mixte réunit les avantages des deux autres, et peut être modifiée en raison des circonstances : ainsi, par exemple, les aliments tirés du règne végétal sont préférables toutes les fois que les actions vitales éprouvent une surexcitation quelconque, et le régime animal convient, au contraire, dans les cas oti l'excitement ne snfSX pas, de même qu'après de grandes déperditions.

III. On a cherché à déterminer le deçré d'alibilité d'une substance d'après les pnnci{)es chimiques qui entrent dans sa composition. Prout admet que le carbone est le principe nutritif proprement dit, et que la proi)riété nourrissante d'un aliment est pro-

Eortionnée à la quantité qu'il en contient, ans cette hypothèse, les matériaux immédiats des corps organisés devraient être rangés delà manière suivante : gomme (0,422), sucre (9,424), amidon (0,435), gélatine (0,478), albumme animale (0,528), fibrine (0,533), albumine végétale (0,549), matière caséeuse (0,597), graisse (0,760). Cependant les alcaloïdes, les résines et les huiles essentielles contiennent plus de carbone que certaines substances alibiles» ou même que toutes. Sui-

vant Davy, Talibilité des plantes correspon à la quantité qu'elles renferment de principe solubles dans l'eau, d'où il suit que la gomm devrait être très-nourrissante, et l'huile gras< ne pas l'être du tout. On a voulu aussi d( j terminer le degré de propriété nutritive dt I diverses espèces de viande d'après la propr^i tion de la eélatine, de l'albumine et de J{ fibrine qui s^y trouvent contenues, et en con séquence on les a rangées comme il suit cabîau(0,18), stockfisch (0,21), cochon (0,24 veau (0,25), bœuf (0,26), poulet (0,27), mou ton (0,29). Cependant il peut très4)ien se in i r que le même principe immédiat subisse dr modifications particulières dans chaque os pèce d'animal, et que par conséquent il j pQssèdeun degré spécial d'alibilité. A l'exfM | rience seule il appartient donc de décider sou ce point de vue, et c'est chez les aniinau

Îu'elle y parvient le plus aisément, à eau s e la simplicité de leur régime. Mais les ami maux nous fournissent la confirmation d u.'l fait qu'on remarque aussi chez rhoninie| savoir, que la propriété de nourrir d'une in«n nière convenable ne dépend pas seulement d'\ la quantité des principes alibiles, et tient au^sii au volume des aliments; d'où il résulte qu'il une nourriture concentrée on doit ajouter dcH substances moins nourrissantes, offrant au^ organes disestifs une masse suflSsante poiii l'exercice oe leur action vitale. Au reste, oi| ne

stance qui dépend tomac, ni d'après l'action que tel ou tel a 1 1 ment exerce sur l'état des forces, puisqu'il a des substances qui accroissent ou qui dirn] nuent l'énergie musculaire sans nourrir beau

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