‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 292 sur 340 · SS · texte numérisé non relu

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qne de quoiciues degrés celle de Tatroospfaère;rintérieur des cavités participe même è ce refroidissement. Mais dès qae Pair s*écbao^ et acquiert une température égale ou un peu: supérieure à celle qui avait produit Tengourdissement, ranimai se réveille» se réchauffe et ne tarde pas è revenir à son type normal.

L'engaordksement hibernal ne persiste pas chez tous les animaux hibernants pendant toute la durée de Tbiver; il en est quelques-uns qui se réveillent de temps en temps pour manger, et alors leur températore est momentanément élevée; mais* après SToir pris leur nourriture, ils se rendorment et se refroidissent de nouveau. Les eicitaiions extérieures peuvent auesi les tirer de leur sommeil, et Ton voit également ranimai se réchauffer en s*éveillant. U résulte même des expériences de Mangili, qu*un froid excessif peut produire les mêmes effets qu'une excitation mécanique ; au bout de quelque temps l'animal ne peut plus lutter contre le froid^ et tombe dans un état d'engourdissement beaucoup plus profond que le précédent; c'est une vraie léthargie d'où il est ordinairement Irès-diflTicile de tirer l'animal même en [le réchauffant artificiellement; le plus souvent elle se termine par la mort.

Mouvement, — L'état de repos ou de mouvement exerce une grande influence sur la température des animaux. U n'est personne qui n'ait constaté qu'un exercice, même modéré, augmente la chaleur du corps; celte observation vulgaire sn trouve vérifiée par les expériences des physiologi%es; il résulte de celles de Newport et de Datrochet sur les insectes, que la température de ces animaux est toujours plus élevée quand ils sont en mouvement que lorsqu'ils sont en re|)os. Berthold a fait des observations analeèues sur des grenouilles, et a observé une élévation très-notable pendant l'acte fécondateur ; Becquerel a démontré que la contraction musculaire développe de la chaleur, et que la différence entre la température d'un muscle au repos ou pendant la contraction peut atteindre un degré. Enfin, Davy a fait une série d'observations chez divers sujets avant et après un exercice prolongé, et a obtenu les résultats suivants :

avant la marche après ta marche

Pieds. 21% 04. 3a\02.

Mainte. 27% 02 35».08.

^oft U langue. 36*, 07. 37%07.

Urine. 57-, 08. 38%03.

Comme on le voit,, d'après les données précédentes, l'exercice semble augmenter la température de toutes les parties du corps ; il faut tx>tttefois remarnuer que,, tandis que la différence est considérable pour les extrémités, elle devient très-faihle pour les parties profondes, de sorte que le mouvement semble régulariser la distribution de la température, plutôt qu'augrug^Der colle de telle ou telle partie.

Mmentaiion, — La nature de l'alimenta-

tion n'exerce qu'une très-faible influence sur la température des animaux, pourvu toutefois que la quantité des aliments soit suffisante aux besoins de Tanimal ; mais dès que ces aliments deviennent trop peu abondints pour réparer les pertes, la quantité de chaleur produite diminue et la température s'abaisse* Hunter signale ce fait à Eropos d'une souris dont Ta température aissait de plus d'un degré quand on la £ rivait de nourriture. M. le professeur lartins , de Montpellier, est arrivé aux mêmes conclusions chez des canards domestiques; il a constaté chez ces animaux des différences de température notables, selon qu'ils étaient nourris abondamment ou qu'ils n'avaient d'autres aliments que ceux qu'ils pouvaientso procurer dans lacampagne. Enfin, Chossat a étudié avec soin Tinlluence d'une alimentation insuffisante chez des oiseaux et des mammifères qu'il a privés de tout aliment solide et liquide jusqu'au moment de la mort. Jl résulte de ses expériences que l'inanition produit un abaissement croissant de la température, et que les oscillations qui existent entre la température du jour et celle de la nuit sont plus considérables qu'à l'état normal. De plus, l'abaissement devient beaucoup |)lus grand au jour de la mort. Le tableau suivant montre la limite de ces variations :

TEMPÉRATURE MOTXNNI.

PtSeOtt. ^^^ „^|^,^ LflJWW. ^.j,^^^

l*'joar de l'expé-

rÎPDce ... 41,7 i%Z i\fl S8,i S9,0 Auiépéaiiltlème

jour .... S9,8 iOJ 41,9 S8,t 58,8 Péuultième joar . Sa,9 59,0 41,5 57,5 56,0 Au moment de la

'mort. ... 96,î «,9 54,5 «7,0 35,9

IL — Animaux à sang froid.

On donne généralement le nom d'animaux à sang froid aux reptiles, aux moissons et à tous les invertébrés ; cette dénomination vicieuse dérive d'expériences mal faites, de faits mal observés, qui avaient introduit dans la science l'idée que ces animaux ne produisaient pas de chaleur par eux-mêmes, et se mettaient toujours en équilibre de température avec le milieu ambiant. Il résulte, au contraire, des observations modernes, que tes animaux dits h sang froid se condoisgot comme les animaux supérieurs et possèdent comme eux une température propre plus élevée que celle du milieu ambiant. Ils en diffèrent toutefois |)ar la quantité de chaleur qu'ils produisent, quantité quelquefois si faible qu*elle faite ueine équilibre aux causes e^érieures de refroidissement.

On conçoit, en effet, que l'évaporation qui s'effectue è la surface du corps de tout être vivant enlève nécessairement à celui-ci une certaine quantité de chaleur ; le refroidissement qui en résulte peut acquérir, dans certaines circonstances, une intensité suffisante pour contrebalancer et surpasser

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même la quantité de chaleur produite ; des obserrations grossières accuseront alors une température égale ou même inférieure à celle de Tatmosphère; mais ces anomalies disparaissent si I on a soin d*erapèclier toute évaporation en plaçant Tanimal dans de l*air saturé d'humidité. De même, les animaux qui vivent dans Tcau sont soumis à des influences semblables, qui roruJenl fort difïiciles des tléierminntions thermiques. Cn poisson, en ell'et, réchauffe pnr sa chaleur propre l*eau qui reiiviruniie ; mais cetie eau échciiiirée s'élève nécessairement à la surface, è cause de la dirninulion de sa densité, et se trouve rcMnpIacéc par de Teau Il une température inférieure, qui devra nécessairement refroi'lir Tanimai.

Knûn, le volume de beaucoup d'animaux inférieurs est extrômemenl polit, et les IheriDomètres ordinaires ne sauraient donner de bonnes indications, à cause de leur masse relativement considérable; aussi', n'est-ce que par remploi des appareils thermo-électriques que I on est arrivé à des notions exactes sur la température des animaux qui, tels que les insectes, ont un faible volume, en même temps qu'ils ne produisent que fort peu de chaleur.

Cependant les animaux qui nous occupent, diffèrent essentiellement des mammil'ères et des oiseaux relativement à leur température. -Tandis que ceux-ci résistent aux conditions extérieures et n'éprouvent que des changemcnis insignifiants sous Tiniluence des variations extrêmes du milieu dans lequel ils vivent, les premiers, au contraire, subissent toutes les variations de ce milieu; ils 8*échauffent et se refroidissent comme lui en conservant une température supérieure d'un petit nombre de degrés seulement ou même d'une fraction de degré è celle de Tatmosphère qui les environna.

Un très-grand nombre de déterminations ont été faites par divers observateurs sur les diverses classes d*dnimaux ihférieurs, et leur ensemble tend à confirmer Topinion qui vient d*être avancée; les Quelques exceptions que Ton pourrait signaler tiennent à des expériences mal faites dans lesquelles on n'avait pas éloigné avec assez de soin les causes d'erreur que nous venons de signaler. Nous citons ici quelques nombres empruntés aux divers travaux publiés sur ce sujet, aOn de donner une idée de Texcès de température que les animaux des diverses classes peuvent, en moyenne, présenter sur la température du milieu ambiant.

Excès de la tempérnîure de C animal sur celle du

milieu ambiant.

Couleuvre d'EscuIape.

Lézard.

Vipère.

Iguane.

Laceru agilis.

roissoKs.

Brochet.

Carpe.

Anguille.

Tanche.

Ueqain.

Truite.

Ablette (471).

AETICULÉS ET 4X?ltLIDCS.

Carabus horteiisis.

Ver luisant.

Crillon.

Guêpe.

Chenille de ver à soie.

Hanneton,

Sangsues.

Lucanus ccrvus.

Cetonia aurata.

Blatte.

Sphinx airoprrs.

HOLLtSQUbS

l/imaoes.

Escargot. Octopus vulg^rÎH.

Aplysia lep4#rina.

lOOPHYTES

lloloturia lubulosa.

Ecliinussax»lili!%.

Pelagta denticulata.

Asci<lia.

Actinia concentricas

Comme on .e voit par les nombres qui précèdent, la température propre des animaux inférieurs est toujours très-basse et ne dépasse que d'un petit nombre dedegré> celle du milieu qui les enioure. Il est toutefois utile de noter que cette température semble devenir plus basse à mesure que l'on descend dans récheile zoologique. Valenlln,à qui nous avons emprunté un grand nombre dci résuluts précédents, a établi des moyennes \mT les diverses classes d'animaux qu'ila étudiés, ei ces moyennes l'ont conduit à admettre que la température propre des animaux, et far suite leur faculté de produire de la chaleur, est d'autant plus considérable que leur or;:anisalion est plus parfaite et qu'ils occupent une place plus élevée dans Téchelle zoologique. Le tableau suivant montre ces reiaiion^

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