RÉSULTATS OBTENUS PAR M. DESPRETZ
Evatmtion de M, Deêfrretz.
Lapine de plusieurs années. 90,4 calories.
Même lapine. 85,8 —
6 lapins de 15 joors 8i, 1 —
Lapin mâle. 86,7 —
Soochoosd'Iode miles adultes 88,8 —
S cochons d'Inde fem. adultes 88,9 —
(iiienne de 5 ans. 80,8 —
Qiieone de 7 ^ 8 mois. 7 4,1 —
t cbieones de 4 à 5 semaines 74,5 —
Chat oAile ao-dessus de f ans 80,6 — •
3 pigeons miles adultes. 78,8 —
Cane adulte. 79,2 —
toc|ad«Ke. 79,7 —
EvaluaUon corrigée.
10 1,8 calories.
Grand duc de Tifgtnte adulte 77,0 4 rboueitcs. 74,6
4 pies nouriies I la viande 75,4
Moyenne générale.
Comme on le voit par les nombres qui précèdent, la quantité de chaleur produite est toujours plus faible, que relie qui est
gerdue dans le même temps par ranimai, n admet que Pexcèsde cette dernière est développé |)ar la combinaison d'une partie de Toxygène absorbé ; cette chaleur ne saurait Atre mesuré par les procédés qu*onl employés MM. Dulong et Despretz.
Dans toutes leurs expériences, ces obser* vateurs ont« déplus, signalé Texhalation d'une faible quantité d'azote, dont ils ont toutefois beaucoup exagéré Ja proportion.
Quelques années plus tard, M. Regnault reprit celte importante question, en employant pour son étude des appareils admirablement conçus et construits nvec une remarqur.4)le perfection. M. Regnault réalisa les conditions dans lesquelles s'était déjn placé Lavoisier : elles consistent à maintenir autour de l'animal en expérience une atmosphère aussi normale que possible, en absorbant constamment S'acide carbonique formé, et réparant la quantité d*oxygène absorbé. Les produits de la respiration ont été analysés avec le plus grand soin, et la quantité de chaleur produite, calculée d'après la proportion d'acide carbonique exhalé.
M. Kegnault a constaté que, dans le plus grand nombre des cas, il y a dégagement d'hvdrogène et d'hydrogène proto-carboné ; mais il n'hésite pas à rapporter la production de ces gez au travail de la digestion. la quantité d'acide carbonique exhalée par la peau, chez les mammifères et les oiseaux, n'est ((ue les huit millièmes environ de celle fournie par l'animal tout entier; ce rafiport est au contraire beaucoup plus élevé chez les animaux inférieurs. Les phénomènes de la respiration restent à peu près les mêmes dans une atmosphère très-riche en oxygène, et l'absorption de ce gaz ne présente pas de variations sensibles. On peut également rempincer l'azote de l'air par de l'hvdrogène sans produire de dilféreoces notables dans les résultats; enfin, il y a exhalation d'une petite quantité d'azote.
Toutes les méttiodes expérimentales que nous venons d'indi )uer font connaître avec plus ou moins d'exactitude la Quantité de gaz acide carbonique formée et la production de chaleur qui en est la conséquence. Quant k la combustion de l'hydrogène, aucune ne peut même démontrer ce fait expérimentalement. Ce n*est que par des hypothèses, très-probables sans doute, que Ion est fondé à admettre que l'excès d'oxygène absorbé a dû se combiner à l'hydrogène et fournir ainsi une nouvelle Quantité de chaleur. On conçoit en effet qu il n'est pas possible de distinguer dans les produits aqueux exhalés par un animal, ceux qui proviennent de la respiration, de ceux qui sont iotroduits par ralimcutation et éliminée
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