‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 31 sur 340 · EN GRAMMES. EN MILLIÈMES · texte numérisé non relu

EN GRAMMES. EN MILLIÈMES

ÉTAT Â LA fIN.

mauvais aspect, près de mourir, bieu portant, faible, bien portant

faible.

mort, mort.

Xiis ce aa*il y a de plus surprenant encore, c ^ que, d'après les observations de Magen* étt, les lapins ne vivent pas au delà de quinze jiQrs, lorsqu'on ne leur donne qu'un seul de ^atrs alimenisordinaires, et toujours le mèmei oroUes, choux, orge, etc.

Bardach a fait l'expérience suivante sur trois Upins non encore complètement adultes,

Eeaant de la même portée, et en tout sem- \es les uns aux autres quant au sexe, à la frweur, à la couleur et au reste de la con-

formation, «r A l'un, dit-il, je ne donnai, outre deTeau, que des pommes de terre, qui lui furent fournies à discrétion; il en mangea sept onces le premier jour , six seulement le second jour, et ainsi de suite de moins en moins; son poids, qui était de 161 gros le seolième jour, était réduit, le treizième jour, à 93 gros; ranimai mourut ce jour-là, complètement épuisé et amaigri. Le second lapin lut nourri de môme avec de Yotçq seule : il en consomma le premier jour vmgt gros , le troisième

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quatorze» puis chaque jour de moins en moins jusqu'à quatre gros ; le poids de son corps s éleva, pendant les premiers quinze jours, jusqu'à 182 gros, puis tomba à 164 dans la troisième semaine ; la mort eut lieu la semaine suivante. Le troisième lapin reçut alternativementunjour des pommes déterre, et Tautre de l'orge; il consomma, terme moyen, 44 gros des premières, et 8 d'orge chaque jour : son poias s'accrut iusqu'au dixneuvième jour; il était alors de 204 gros; mais comme alors il demeura stationnaire, je présentai à Tanimal, dans la troisième semaine, des pommes de terre et de l'orge à la fois; il mangea des premières 20 à 24 gros, et de grain 6 gros par jour, conservant sa santé et sa vivacité. » (Addition d'Ernest Burdach). Tous ces faits s'accordent avec d'autres bien connus; une nourriture uniforme n'est

Eas absolument dépourvue de propriétés aiiîles : car certains animaux inférieurs, notamment les chenilles, sont astreints à une seule espèce de nourriture, et il y a même des mammifères qui supportent très-bien un pareil régime. Magendie a vu un coq conserver sa santé, bien qu'on ne lui donnât que du riz, qui ne contient pas d'azote, et un chien ne pas non plus tomber malade sous l'influence du pain bis pour unique aliment. De même, suivant Collard de Martigny, les jeunes animaux auxquels on donne dès le principe une nourriture simple, n'en prospèrent pas moins, tandis qu'elle devient pernicieuse à ceux d'un âge plus avancé, qui ont déjà contracté l'habitude d'une nourriture mixte. Mais, généralement partant, la variété des aliments réussit mieux et elle est un besoin pour les animaux supérieurs. Il n'y a pas d'oiseau qui se contente d'une seule sorie d'aliments, quoique chacun ait sa nourriture favorite, avec laquelle il prospère mieux qu'avec toute autre (Nau- MANN, Naturgeschichte der Yoegel DeuUch»

lands^ 1. 1, p. 89] Chaque mammifère herbivore a également un cercle d'alimentation d'une certaine étendue : Linné a reconnu que la chèvre mangeait 449 plantes sur 575, la brebis 387 sur 528, la vache 276 sur 494, le cheval 262 sur 474, et le cochon 72 sur 243. On remarque d'ailleurs, sur les animaux qu'on nourrit, que les uns aiment davantage la variété , et qu'elle plaît moins à d'autres,

3ue, par exemple, les cochons d'Inde ne tarent pas à se lasser d'une nourriture toujours la même. (Bbchstbin, Gemeinnuetziae ffatur" gescMchte Veutschlands, 1. 1, p. 899.) La variété des aliments pris simultanément exente aussi une influence salutaire; on a observé que les genettes, qui vivent de viande et de végétaux, ne sont pas aussi complètement nourries lorsqu'on leur donne un jour de la viande, et le lendemain du pain et du lait,

Îue quand on leur fournit chaque jour ces eux sortes d'aliments à la fois (Froriep, Notixen, t. XXXV, p. 264), et, pour engraisser les bestiaux, on leur présente une nourriture, mixte, par exemple, des pommes de terre avec du foin (Thakr, loe. cit., t. IV, p. 369 ; Hurtrel Darboval , Dic$. de médecine , de chirurgie et éFhygiine vé$&inaire$ , art.

Indigestion, t. m, p. 255, Parti, 1838 1 L'homme est également déterminé par soi goût, tant avarier ses aliments, qu'à k-i combiner ensemble de diverses manières, mêler le fade avec le piquant, le gras avec I salé, l'azoté avec l'acide végétal, etc., conibt{ naisons qui flattent son palais, en mùuw temps qu'elles accroissent la digestibiiit<{ Prout a reconnu (Froriep, JYofûen, t. XX X(

f>. 228) qu'une alimentation complète exijj;! 'association des trois classes de substancci nutritives admises par lui, ou au moins di deux d'entre elles. Caméron (New theory c\ the influence ofvariety in diet in heailh an\ diieasê, Londres, 1732] parle de deux femiriti qui, sous l'influence d'un régime exclusive ment composé de thé et de pain beurrt devinrent tellement scorbutiques que Tun d'elles mourut : l'autre ne recouvra la saut qu'en changeant sa manière de vivre. Le essais que Stark a faits sur lui-même prou vent, en général, les mauvais effets du régime unuorme, mais ne conduisent pas d'autre résultat. Cet expérimentateur coiu mença par ne prendre que du pain et < l'eau pendant quarante-cmq jours, savoir vingt onces de pain chaque jour, durant le douze premiers, trente pendant les \'\u\i\\ cinq suivants, et trente-huit durant les huii derniers; le poids de son corps diminua di huit livres. Ainsi affaibli, et sans prendre 1 temps de se remettre dans l'état normal, passa immédiatement au régime du pain d du sucre, continué pendant un mois, puis celui de l'eau et de l'huile d'olive, dunii trois semaines, etc., jusqu'à ce qu'entln succomba au huitième mois. Rumiord a ol>i tenu des résultats plus intéressants d'obsc ri vafions faites pendant plusieurs années su la nourriture des pauvres: l'alibilité du aliment dépend moins , suivant lui, de i

auantité de ses principes nourrissants, qu u choix des condiments et du mode d\ préparation par le feu; ces conditions éUn remplies, une très-petite quantité d'alimotr solides suffit pour le maintien de la sdnt< une portion suffisante pour rassasier corn pi tement un adulte bien portant, de la sou [ préparée d'après sa recette, ne contient p plus de six onces de substance solide, conl sistant ;,en gruau, pois,|pommes de terre pain.

B. — Subitaneei inorganiquei.

Parmi les matériaux immédiats des cor] organisés il y en a aussi qui se rencontre i| dans le règne organique et qui doivent étii admis dans l'intérieur de l'organisme cl remplacement des pertes éprouvées, qui, pd conséquent, doivent être considérés con)iii| aliments. Ces substances inorganiques n\ i tant jamais à l'état de pureté dans le cor;! vivant, et s'y présentant toujours combiiuMi avec une matière organique particulière, elld ne peuvent non plus déployer de propriélti alibiles qu'autant qu'elles sont réunies à 11 substance organique. Par là elles diirèreti des aliments de la série organique. Cepeu dantla différence n'est que relative. AbUrac

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