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ALF

Uùo bà\e de ee qu'aucune des diverses subs-

tiocâ organiques ne se rencontre à Tétat

^fr>iefl)eiit dans un organe, et ne peut jouer

itrôlede Dourriture, elles perdent aussi en

pdni< cette dernière propriété lorsqu'elles ne

ioDlpts combinées avec des substances inor-

ptmqiKi. Quant à ce qui concerne celles-cit

Ven iaile peut , iusqu'à un certain point,

ns^v l'ol&e d'aliment.

J. Teaa, plus ou moins combinée, fait

yâttf cooslituanle du sang, comme aussi de

&a^> ks parties solides et liquides de l'or-

' l' Eite est la base de tous les aliments li-

quidts, et passe dans le sang. Scbuitz a trouvé,

cvmaie terme moyen de trois observations

JMTMl i€ Hufelaad, 1838, cah. IV , p. 27),

qa'uD bœuf qui vient de boire a dans le

H£< 0,057 d'eau de plus qu'auparavant , et

ftk. de soixant&Hdouze livres d'eau qu'il

l'aie, près de quatre passent très-prompte-

oèoi dans le torrent de la circulation : chez

un de cesaBimaux qui n'avait pas bu depuis

mgu^lie heures, le sang ne contenait

que 0, ils d'eau, tandis qu'après qu'il eut bu

abondamment, la cjuantité de cette dernière

s 5 élevait à 0,840. Au dire de Botta, les cha-

vMam qo^ime longue abstinence dans le dé-

stTwtîàx maiçir, repremient leur ancien

emboopoûildèscpûb, parvenus auprès d'une

fontaine, ils ootprb un peu de repos et une

poipée tfeiboffage : évidemment cet effet

tiefiia ooe tuigescence qui dépend de l'aug-

HieflU^on dé h masse du sang par l'eau, les

T^aerni capillaires, jusqu'alors affaissés,

smp^ai de nouveau. L instinct démontre

Mâ^^ Tew est ce qu'il y a de plus néces-

contre Dour la formation du sang ; Piorry a

rmvfd qu'une perte abondante de sang

ai! oaitre une soif vive, sans faim. En effet

1 «-au doit fiûre la base du sang, et en tenir

Ip pnoc/pes dissous dans une juste propor-

^> la chien fut privé d'aliments et de bois-

>}Q pendant vingt-quatre heures, au bout

--^^dies on lui présenta de l'eau, dont on

' j-fitonna encore une demi-livre après qu'il

^ Ul On le tua une demi-heure plus

^rd le canal thoracique était gorgé de li-

V^^ et, le conduit ayant été ouvert, il s'en

^ Cl ane grande quantité de lymphe peu

'-•i^, d'un blanc Jaunâtre, formant un cou-

*:«: rapide. Cette iVmphe contenait fort peu

->ibàance coagiuable, car ce ne fut qu'au

«'.u d'une heure qu'on vit apparaître, au

^cu du liquide limpide, un petit caillot de

Vc, qui, après vingt-quatre neures de re-

^^1 était réouii à quelques flocons. La sé-

'''^■^, examinée au microscope, ne conte-

'^.: que des globules Ivmphatiques clairs,

'^ f ft distants les uns des autres. Le sang

''''>rux semblait bien, en général, plus cou-

*...|u'à l'ordinaire^mais le microscope cons-

^> que les lobules du sanç n'y manquaient

- "^L L'estomac et Tintestin gréle conte-

'-•^ encore un peu d'eau mêlée de mucus.

-4 iDéoe liquidité du çhyle fut observée

*^ tta chien atteint de la maladie , qui,

'^aat plusieurs jours avant d'être mis à

^A n'avait pris que de la nourriture li-

Dumoim. ni Pbtsiolooib.

quide. Chez celui-là, le chyle n'offrait pas la moindre trace de lactescence;il était jaune et limpide, comme de l'urine très-chargée. La quantité en était très-considérable, et une heure après l'ouverture de la citerne, il s'en écoulait encore. Ici également on ne put découvrir, avec le microscope, que des globules clairs, très*éIoignés les uns des autres, et le liquide, reçu dans des verres de montre, ne forma pas de caillot régulier, mais se couvrit seulement d'une pellicule très- mince de substance coagulée. Je dois signaler, comme faisant contraste avec cet état du chyle, la consistance épaisse que j'ai observée sur celui d'un lapin qui n'avait été nourri que d'orge, et que cette nourriture uniforme avait fait périr oe faim ; le canal thoracique et la citerne ne contenaient qu'une petite quantité d'un chyle fort épais, qu'on ne parvenait qu'avec peine à faire sortnr du vaisseau par expression ; ce chyle était jaunâtre et hmpide; le microscope y montrait peu de globules épars dans une substance homogène, limpide et géldtiniforme (Addition d'Ernest Burdachh

2* Tous les aliments solides contiennent cle l'eau à l'état de combinaison ; mais ils deviennent plus faciles à digérer quand on y 2qoute de l'eau à l'état de liberté. Lorsqu'on ne donne aux animaux que du fourrage, il se produit, d'après Leuret et Lassaigne (AecAerche$ sur la aigestion , p. 197), moins de chyle que quand on les a fait boire en même temps.

3* La nutrition par les liquides est généralement propre aux degrés inférieurs de la vie, et la, surtout chez les végétaux , l'eau peut servir de nourriture , même sans être mêlée de substance organique. Duhamel, après avoir fait germer des haricots entre des éponges humides, les mit dans des carafes, de manière que les racines plongeassent dans l'eau ; les plantes parvinrent à trois pieds de hauteur, et quelques^nes donnèrent de petits fruits. En agissant de la même manière, il conserva des marronniers deux ans, un amandier quatre ans, et un chêne huit ans dans de l'eau de Seine filtrée et claire : à la vérité le chêne prit moins d'accroissement pendant les deux dernières années, parce que ses racines semblaient souffrir; cependant il avait une tige haute de plus de dix-huit pouces, et dont la circonférence était de vingt pouces, environ. (HUt. de VAcad. de$ ac., 1748, p. 275.) Tillet sema des grains de blé dans un sable pur ou dans du verre pulvérisé , qu'il arrosait avec de l'eau; il obtint ainsi des plantes qui avaient des racines extraordinairement nombreuses et longues , et qui donnèrent des graines mûres. T/6., 1772 , p. 1 18, 123, 136.) Crell, ayant semé des graines d'hélianthe dans du sable humide (Crell, CAtfmiscKe Arniden, 1799, t. II, p. 111) et dans de la poussière de cailloux rougis au feu,

3 u'il arrosait avec de l'eau distillée, obtint es plantes dont les graines, traitées de la même manière l'année suivante, rapportèrent également des graines mûres. (Obhlbr, Jour^ nal fuer Chemie, t. IX, p. 157.) Âbernethy a vu germer des {praines de chou semées sur de la flanelle imbibée d'eau distillée : un la-

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