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substance organique, y compris le vaisseau qui le coniiuisait, et (]ue le sang noir des veines provenait de la fluidificalion et par suite de la métamorphoi^e des matériaux remplacés par le sanfj artériel transformé : néanmoins cette doctrine a trouvé des partifans. D*après Sachs et Spitta, le sang des veines viendrait h la fois des artères et de la décomposition du corps.

Quelques savants allemands se sont livrés à des recherches sérieuses pour réfuter ces hypothèses; elles ont eu du moins l'avantage de donner des résultats intéressants sur le mouvementdu sang. Parmi leurseipériences»

nous en citerons unequi fait ressortir Terreur de ceux qui professent la mélamorf)hose instantanéi) du sang. Sur un cliien pesant 12 livres, on fit communiquer, au moyen do tubes, la «arolide avec la veine crurale; on calcula qu*en 2k minutes il avait passé de Tartère dans la veine une quantité de sang supérieure au poids de ranima1,el qui par conséquent, n'avait pu être fournie par sa décomposition.

§ 11. — Texture de$ vai$ieaux capillaires,

Les capillaires forment, ainsi que nous lavons dit, le lien de transition entre les ar* tares et les veines, et établissent une continuité non interrompue entre ces deux ortlres de vaisseaux. On ne doit donc regarder comme système capillaire que !a portion du système vasculaire placée entre les artères et les veines, et où les branches produisent ensemble un réseau uniforme, à mailles à peu près également grandes et semblableroent délimitées. Ces canaux, arrivés à une certaine petitesse, ne diminuent plus, et s'anastomosent en conservant leur diamètre dans une étendue assez grande, l^ dimension des plus grêles est mesuréu par celle des globules uu sang, et il n*y a pas de vaisseau capillaires dans lesquels ces globules ne puissent s'engager. Si quelquesuns ont pourtant un diamètre très- légèrement inférieur à celui des globules, ceux-ci, en raison de leur élasticité, s'allongent, çhahgenl de formé et parviennent ainsi à traverser les réseaux les plus fins.

* On distingue trois variétés de capillaires, tfaprès leur structure et leur volume. — V Variété. Capillaires larges de 0,007 è 0,030 de millimètres. Jls sont caractérisés par leur transparence, leur manque de coloration, et |)ar Texistence d*une seule tunique, dont l'épaisseur de 0,001 à 0,0Q2 dç millimètre, soustraite de chaque côté do répaisseur totale, réduit la cavité des vais* seaux les plus ténus à un diamètre moindre que celui des globules sanguins. La tunique e^t homogène, à noyaux uirigés longiludina'ement, sans stries, fissur.es ou éraillures qui* puissent permettre Texlravasàtion du sang. — 2* Variété. Capillaires larges de 0,030 è 0,070 de millimètre. Leur paroi ^st double et épaisse de 0,002 à 0,00i de millimètre. La couche la plus interno n'est que la continuation de la tunique des capillain^s de la |»remière variété. L'externe, soudée h

rinterne, est formée de libres-cellules disposées transversalement, et présente des noyaux très-allongés placés dans le même sens, ce qui la diirérencie de la premit*ro, dont les noyaux sont parallèles à Taxe du vaisseau. — 3* Variété. Capillaires larges «le 0,060 à 0,140 de millimètre. Ils commencent à devenir visibles à Tceil nu, et (es plus gros peuvent être regardés comme artériolcs ei comme veinules par leur distribution. Leur paroi, épaisse de 0,012 à 0,020, oflTre, outre les tuniques précédentes soudées ensend^le, une troisième tunique formée de fibrilles du tissu cellulaire, longitudinales, parallèies onduleuses. La membrane interne, à noyau\ parallèles h la direction du taisseau, correspond è la tunique interne du système va— culaire entier : la seconde, h noyaux transversaux, à la tunique élastique des artères et moyenne des veines : entîn la troisième représente la tunique adventice des gros vaisseaux.

'Les trois variétés que nous venons de décrire ne forment pas une chaîne que le sang soit forcé de parcourir successivement. La communication d*une artère et d'une veine peut avoir lieu directement p<ir un ca[)illairede la 3* espèce. Le mode suivant lequel se fait cette communication e^t très variable d'ailleurs. Tantôt, et t'est Ip plus simple, une artériole se recourbe et se continue immédiatement avec une veinule : tantôt cette artériole et cette veinule, dans leur trajet parallèle, s'envoient des brandies capillaires transversales, et finissent en s\inastomosant de la même façon : tau lût enfin, la transition a lieu par un lacis des capillaires, un réseau caractéristique, k mailles plus ou moins serrées, à forme circulaire ou polygonale, auquel viennoiii aboutir les ramifications des veines et des artères. Pour donner une idée de la riche^sc de ce réseau, il nous suffira de dire qu'il y a des organes dans lesquels les mailles circonscrites ont si peu d'étendue qu'elles ne dépassent pas en largeur le diamètre mé.ne des vaisseaux capillaires. Ce mo<le de nunmunicalion qui est de beaucoup le [►Uk commun chez les mammifères, offre le seul véritable exemple de la circulation capillaire, car c'est entre les capillaires artériels et veineux dits vaisseaux de transition, que .^^ trouve la partie réticulaire composée de vaisseaux capillaires proprement dits. Ce réseau présente des dispositions très-variables dans les diverses parties du corp>, mais constantes dans les points homologues des mômes organes. L'anatomie descriptive à fait connaître les vasa vorticosa de la choroïde, les vrilles du placenta, les houppes de la langue, les arborisations de rinte>iin et de répididyme, etc.

On sait que Ruysch avait avancé que la matière organique est exclusivement composée de vaisseaux. Cette théorie d'une vascnlarité générale était facile à réfuter : 'I est cependant quelques tissus, tels que l« poumon, dans lesquels la trame organique esi pour ainsi dire perdue au milieu des

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réscaiii serrés c^ui TenYeloppent de toutes }Mir(s. D*auires tissus sont regardés au contraire comme privés de ?aisseaiix. La vascuiarisation est, en général» subordonnée à Tactivilé des organes. £iie se montre surtout prononcée dans les glandes destinées à >éparer du sang quel(]ue principe. Les mus- < les* la substance crise cérébrale, qui fonctionnent très-énergiquementy quoique différemment, renouvellent leurs forces aux ilépens du sang qui leur est apporté en abondance, tandis que les instruments presque {tassifs des organes sans cesse en activité, tels que les tendons et les ligaments, t*n sont comparativement dépourvus. On a ronslalé Tabsence des vaisseaux dans certaines (lartîes comme Tépiderme, les ongles, IVmail et Tivoire des dents, le tissu du cristallin. La question est moins tranchée au sujet des cartilages articulaires. Les vaisseaux capillaires les plus Qns se rencontrent dans le système nerveux, le poumon» la peau, les muscles; les plus gros sont Deux des 08, du rein et des membranes muqueuses.

Une qtiestion intéressante, et peu élucidée jusqu'à présent par les recherches histolo- ^iq*jes, serait de savoir s'il y a des canifaires bien plus ténus encore, et dans lespiels le séritm du sang puisse seul circuler. La nutrition serait certainement très-concerable à l'aide de pareils vaisseaux; sans appeler la théorie imaginaire de Boerhaave lu sujet des vaisseaux décroissants, et les ilaiiients décrits par Fontana, nous devons pourtant consigner les observations aiHrmaivesdeRraûse et de Henle, et tenir compte ic Topinion de quelques micrographes moiernes.

Quant à la communication, admise ration» lellement par Bichat, entre les capillaires ;<^néraux et l'origine des lymphatiques, •our expliquer l'absorption, avant la découerte des lois de rcndosmose,elle estmain- [>iinnt rcjeiée par tous les anatomistes.

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