‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 315 sur 340 · I. — Action de coevr · texte numérisé non relu

I. — Action de coevr

Les expériences que nous avons citées pour établir cette influence dans les capillaires peuvent, servir également è la rendre évidente dans le système veineux. C*est ainsi qu*après la ligature d'un tronc artériel , le tronc veineux oui lui correspond ne se vide qnetrèa-imparfeitement. Il nest \^s de chi-

rurgien novice qui ne sache que Toblitération de Tartère humérale par une ligature trop serrée, arrête presque immédiatement la saignée par suite de la suppression de l'action du cœur. Les objections de Bordeu* de Bichat doivent tomber devant des faits aussi matériels, et sans être aussi exclusif que Rarvey, nous dirons que le cœur est le plus important des agents de la circulation Teineuse. Un autre ordre de preuves a été donné k Tappui de cette opinion par M. Poiseuille, qui le premier a démontré TexiMence des pulsations veineuses. Ces pulsations se font sentir, il est vrai, un peu après celles des artères, mais il est facile d en comprendre te motif, après l'explication que nous ayons déjh donnée du léger retard qu'éprourent les battements des artères éloignées du cœur sur ceux des artères Toisinos.

U. — Action des artères.

Nous renverrons pour la démonstration de cette cause k ce que nous avons dit en traitant de la circulation capillaire. Les arguments déjà cités et leur interprétation s'ap- {>liquent également bien aux veines. Nous érons même remarquer que dans cette étude nous avons été forcés de commettre une sorte de pétition de principe, en ne jugeant l'action du cœur et des artères sur la circulation capillaire, que par l'observation dn mouvement du sang dans les veines. Nous rappellerons de nouTcau que la réaction élastique artérielle n'est qu'une force d'emprunt» qui ne peut rien ajouter à l'action primordiale du cœur, et que la contractilité de ces vaisseaux, par cela même qu'elle ne s'exerce que lentement et (lar intervalles irréguliers, ne peni être considérée comme un agent d'impulsion très-puissant. Il est quelques cas pourtant où cette force prend une certaine prédominance. Une expérience curieuse de M. Brunner le démontre. Sur un chien, dont la carotide et la veine jugulaire correspondante sont adaptées chacune à un hémodynamomètre, on suspend pendant un temps très-court les mouvements du cœur; la tension du sang s'abaisse aussitôt considérablement dans T'artère, et celle de la jugulaire devient au contraire è peu près tri|»ie de ce qu'elle était d*abord. I^ colonne artérielle se vide par conséquent dans la colonne veineuse, et l'augmentation de la tension dans la veine ne peut être attribuée qu'aux influences combinées du resserrement vital et de l'élasticité vasculaire.

lU. — Action des capillaires.

Nous STons agité ailleurs la question de savoir si les capillaires pouvaient jouer le rôle d'un cœur qui renverrait par les veines au moteur central le sang qu'il en aurait reçu par les artères. D'un autre côté, M. Poiseuille s'est efforcé de démontrer leur nullité d'action. L'expérience qu'il regarde comme la plus décisÎTe en sa faveur eoneiste è pratiquer de nombreuses piqûres

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tiux artères dnns le voisinage des capillaires; (tn voit, immédiatement la circulation vei* nBuse se ralentir et la tension diminuer; d*où il résulte, d*après M. Poiseuille» que c'est le cœur seul qui meut le sang dans les veines. La conclusion n*est pas juste. L^expérience démontre très-bien, en etfet, la puissance de l'action du cœur» mais ne présente aucune signification relativement à Tintluence des cafiillaires, en ce sens que Ton conçoit très-bien que la tension du sang veineux s*al>aisse suivant que Tune des forces qui la produisent vient k s'amoindrir» surtout si c'est la plus énergique. Au point t)ù en est la science aujourd nui» faction de4 capillaires est parfaitement incontestable»

auoique le degré de son importance soit idicile à préciser. Sans nous prononcer ï «et égard» nous dirons seulement que le cœur, les artères, les capillaires nous (paraissent être très-certainementla cause principale de la marche du sang dans les veines» et que par leur action mutuelle et incessante» ils fournissent k ce liquide l'impulsion nécessaire pour surmonter les obstacles multiples qui sont opposés à son cours.

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